Le
jury présidé par William Karel et composé de
Cathie Dambel, Lorène Debaisieux, Alain Dugrand et Stan
Neumann a remis, mercredi 3 mai 2006, les quinze Etoiles de la
Scam.
* Au-delà de
la haine
d'Olivier Meyrou
Au-delà de la haine a reçu en 2006 le Teddy
du meilleur documentaire au 56e Festival International du
film de
Berlin. A partir d’un fait tragique, le meurtre d’un
homosexuel de 29 ans, François Chenu, par trois skin heads,
dans la nuit du 13 au 14 septembre 2002 à Reims, Olivier Meyrou
présente le travail de deuil de la famille. Un cheminement
qui passe de la haine et de la douleur à un combat guidé par
la mémoire, la tolérance et le respect d’autrui.
Genre : Documentaire
Production : Hold Up Films
Diffuseur : France 5
Date : 3 juillet 2005 à 15h02
Durée : 86 mn
Biographie
Après des études à la Fémis puis à la Tish
School of the Arts, Université de New York, Olivier Meyrou réalise
plusieurs documentaires. En 2001, Célébration, son premier documentaire
raconte la passion et le savoir-faire d’un grand styliste, Yves Saint-Laurent
et ses deux dernières années professionnelles. Bye Bye Apartheid
qui évoque la réconciliation en Afrique du Sud, a obtenu le Prix
Jean lods de la Scam en 2005.
*
Crimes suprêmes à Shanghaï
de Sylvie Levey, Pascal Vasselin et Jérôme
Legrand
Victimes de violences conjugales ou des mauvais
hasards de la vie, trois femmes, Liu, Long, et An, ont basculé un jour dans
la criminalité et sont condamnées à perpétuité pour « crimes
graves » par la justice chinoise. Un huit clos dans la prison
de femmes à Shanghai où Sylvie Levey dévoile
l’histoire personnelle de chacune de ces femmes avec, en
parallèle, leur quotidien carcéral : travail obligatoire
associé à la redoutable rééducation « idéologique » des
esprits. Crimes suprêmes à Shanghaï a reçu
le prix du documentaire au Festival du Scoop et du journalisme
d’Angers en 2004.
Genre : Documentaire
Production : Roche productions
Diffuseur : France 2
Date : 24 novembre 2005 à minuit
Durée : 55 mn
Biographie
Après des études aux Langues O, Sylvie Levey, originaire
de St Malo, se consacre en free lance au journalisme et à la
réalisation aussi bien dans le domaine de la presse écrite
que de la télévision. A partir de 1999, accréditée
en Chine populaire, ses enquêtes s’attachent à travers
des témoignages, à montrer les grandes mutations
de la société et ses clivages entre modernisme et
tradition. L’Etrange destin du colonel Jin Xing (2002) est
le portrait de la première transsexuelle chinoise officielle,
ancien colonel de l’Armée populaire devenue femme
et chorégraphe.
Aujourd’hui, caméra sur le bras, Sylvie Levey, a entrepris,
depuis cinq ans, le tournage dans les bas-fonds de
Shanghaï d’une famille confrontée à la
démolition de leur maison et du quartier.
* De
guerre lasses
de Laurent Bécue-Renard
« Des nations, des peuples, des hommes et des femmes s’affrontent,
en guerre civile ou étrangère. Le jour vient où les armes
se taisent. Parfois même, un traité de paix peut être signé.
Les hostilités semblent terminées. Ce n’est bien souvent
qu’apparence. Entre pulsions de mort et forces de vie, au travers des corps
et des esprits, la guerre tente de se perpétuer. Et chacun à sa
manière, dans l’intimité de ses sentiments, continue de vivre
ce conflit qui le façonne à jamais. Comme si cette bataille silencieuse
ne pouvait cesser. Comme si elle devait se transmettre insidieusement entre générations.
Chronique d’un combat quotidien où les femmes, d’ordinaire,
sont en première ligne. Chronique de Sedina, Jasmina et Senada, trois
jeunes femmes nées dans une Europe qui se croyaient libérées
des démons guerriers de leur passé. Quatre saisons du deuil, de
la vie et de l’amour. Quatre saisons de la parole. » Laurent Bécue-Renard
Primé dans plusieurs festivals internationaux : Prix du film de la paix,
Berlin 2003.
Genre : documentaire
Production : Alice films
Diffuseur : Arte
Date : 4 juillet 2005 à 22h35
Durée : 103 mn
Biographie
Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris,
ancien élève de l’Essec, Fulbrigth visiting fellow à Columbia
University, il est responsable à Sarajevo, durant la guerre en Bosnie
du magazine Sarajevo Online, diffusé sur Internet. Ses Chroniques de Sarajevo,
recueil de nouvelles, sont publiées
sur ce site entre 1995 et 1996. Il se tourne vers l’image pour recueillir
les témoignages. De Guerre lasses est son premier film pour
le cinéma.
* L’eau
du diable
d'Amirul Arham Sheikh
Chaque jour 75 millions de personnes au Bangladesh
et dans l’Etat du Bengale consomment de l’eau contaminée
par l’arsenic. Dans ce qui a été appelé le
plus important empoisonnement de masse de l’histoire humaine,
l’OMS estime que l’étendue du coût humain
dépasse maintenant ceux de Bhopal et de Tchernobyl réunis.
Des millions de pauvres continuent de souffrir en silence, mourant
doucement de divers cancers et d’autres complications.
Le film L’eau du diable raconte l’histoire de trois
jeunes femmes dont les vies ont été douloureusement
affectées par l’empoisonnement à l’arsenic.
Le film montre comment elles sont atteintes par cette tragédie
avec, en toile de fond, les scientifiques qui examinent les causes
et les effets de cette contamination de l’eau et qui s’efforcent
d’y apporter des solutions.
Genre : Documentaire
Production : Real productions
Diffuseur : France 3 région
Date : 23 novembre 2005 à 00h12
Durée : 52 mn
Biographie
Amirul Arham Sheikh, né au Bangladesh en 1956, comédien,
metteur en scène et réalisateur, se découvre
une passion pour le documentaire à l’école
de Jean Rouch. Auteur de plusieurs films documentaires, sa dernière œuvre L’eau
du diable a été sélectionnée
au Figra 2006, Festival International du Grand Reportage d’Actualité et
du documentaire de société, au Palais de l’Europe
au Touquet. Il est également sélectionné au
Silverdocs, Discovery Channel Documentary Festival et FAIF International
Film Festival aux Etats-Unis. Amirul Arham Sheikh, prépare
actuellement un long métrage Prattabartan.
*
Louisiane : chronique d’une catastrophe annoncée
de Catherine Monfajon
Deux ans après la réalisation
du reportage Les Ouragans du Delta en Louisiane du Sud,
Catherine Monfajon et son équipe retournent sur
place, dix jours après l’ouragan Katrina.
Ils partent à la recherche de ceux qui avaient
annoncé cette catastrophe, et dénoncé l’abandon
de cette région. A la lumière d’un
présent apocalyptique, les images et les témoignages
offrent une résonance saisissante à une
tragédie clairement anticipée, qui ne doit
rien à la fatalité.
Genre : Reportage
Production : Via Découvertes
Diffuseur : France 3
Date : 7 octobre 2005 à 21h
Durée : 36 mn
Biographie
Auteur, réalisatrice de télévision
depuis plus de quatorze ans, Catherine Montajon a commencé sa
carrière dans la presse écrite. Elle a
parcouru le monde, notamment l’Afrique du Sud où elle
a vécu pendant près de dix ans. Elle est
actuellement en montage d’un documentaire sur les
babouins chacma et prépare un grand format sur
la Louisiane.
*
Made in Italy
de Fabio Wuytack
Le point de départ de ce voyage en Toscane est la découverte
par Fabio Wuytack de bobines des frères Lumière,
des images filmées en 1897 dans une carrière de marbre à Carrare
: l’arrivée d’une locomotive sur l’ancienne
ligne de chemin de fer de la « Marmifera ». Débordant
d’humour, ce documentaire, à la fois enquête
et parodie de films d’aventures, joue sur des associations
métaphoriques, sur le lien entre la naissance du cinéma
italien et les origines du réalisateur lui-même.
Made in Italy a reçu de nombreuses récompenses internationales
; A Nyon (Suisse) le « Prix Regards neufs »
2005 au Festival International du Film « Visions du réel », à San
Francisco, à Barcelone, à Bruxelles, à Aubagne
et au Portugal et dernièrement au Liban au Festival Docudays,
le prix du meilleur documentaire international.
Genre : Documentaire
Production : Fabio Wuytack
Diffuseur : Canvas
Date : 2 août 2005
Durée : 29 mn
Biographie
Fabio Wuytack fait partie de cette génération de
jeunes réalisateurs qui se concentrent sur les histoires
de notre vie non écrites. Ses deux documentaires, Two
Hands (2004) et Made In Italy (2005) témoignent de sa recherche
de véracité qu’il expose à travers ses
mots la réalité m’a dévoilé un
de ses secrets: elle dépasse l’imagination individuelle.
*
Les Mots d’Esther
de Denis Gheerbrant
Esther avait été l'initiatrice au Rwanda du cinéaste
d'Après, un voyage dans le Rwanda. Les mots
d’Esther est entièrement consacré à la parole de cette
rescapée du génocide qui, dans la petite ville d'Allemagne
où elle vit maintenant avec ses trois filles et son nouveau
mari, reconstruit les mécanismes de l'horreur pour mieux
comprendre le crime et comment la société rwandaise
se reconstruit depuis le génocide il y a maintenant 10 ans.
Caméra à la main, il tend l’oreille vers Esther,
rescapée du génocide des tutsis vivant et l’accompagne
dans les retrouvailles de son pays et ses lieux emprunts de souffrances.
Genre : Documentaire
Production : les films d’ici
Diffuseur : Cityzen T.V
Date : 25 juillet 2005
Durée : 54 mn
Biographie
A sa sortie de l’IDHEC (section réalisation et prises
de vues), Denis Gheerbrant, s'engage à la fois dans la photographie
(exposition Festival d'Automne à Paris) et le métier
de chef-opérateur sur de nombreux films dont ceux de Jean-Pierre
Denis - Histoire d’Adrien (1980 – Caméra d’or à Cannes)
et La palombière (1982) -, René Allio et Alain Bergala.
Il enseigne notamment à la FEMIS, il participe à la
création et à l'animation de l’Association
des cinéastes documentaristes, ADDOC. Revendiquant un cinéma
direct, il s'affirme sur grand écran avec des films comme
Et la vie (1990), La vie est immense et pleine de
dangers (1992),
Grands comme le monde (1996), Le voyage à la mer (2000)
et Après, un voyage dans le Rwanda (2004).
*
Mourir d’amiante
de Brigitte Chevet
Avec comme fil conducteur la société Eternit, principale
entreprise française de fibrociment, Brigitte Chevet retrace
l’histoire de l’amiante en France et tente de comprendre
le comment et le pourquoi d’un énorme scandale sanitaire.
Eternit, c’est six usines, une mine et 1300 cas de maladies
professionnelles enregistrées, des veuves, des procès
en cours, des contaminations environnementales graves : cette enquête
documentaire tente de donner des clés, à travers
des témoignages bouleversants, et de soulever la chape de
plomb et de silence qui entoure ce drame. L’amiante en France,
c’est entre 50 et 100.000 morts annoncés, et toujours
aucun procès en vue, ni aucun responsable nommé…
Genre : Documentaire
Production : Aligal Productions, Rennes.
Diffuseurs : France 3 Ouest, Nord-Pas de Calais, Sud, Case de l’oncle
Doc.
Dates : 12 novembre 2005 (Ouest), 15 novembre 2005 (national),
Durée : 52 mn
Biographie
Après des études de langues et de journalisme (CFJ
Paris, 1986), Brigitte Chevet a d’abord travaillé comme
indépendante pour des magazines de télévision
(Faut pas Rêver, Littoral) et collaboré à diverses
agences de presse (Point du Jour, Capa). Depuis son installation
en Bretagne, elle travaille majoritairement avec France 3
Ouest, sur des cases documentaires ou d’enquête, souvent
en coproduction avec d’autres chaînes. Elle est l’auteur
d’une vingtaine de films unitaires (portraits, films d’archives,
sujets de société…).
*
Premier Noël dans les tranchées
de
Michaël
Gaumnitz et
Marie-Pierre Duhamel-Müller
Premier Noël dans les tranchées
restitue, lors du conflit de 1914-1918, le vécu des soldats des deux
côtés du front. A l’aide d’images d’archives,
de lettres de combattants, de scènes de reconstitutions
tournées dans les décors du long métrage « Joyeux
Noël » et d’animation graphique, Michaël
Gaumnitz donne à voir la vie dans les tranchées sous
tous ses aspects, depuis l’intensité des souffrances
et les rares moments de détente, jusqu’à la
magie des actes de fraternisation de Noël.
Genre : Documentaire faisant appel aux nouvelles technologies
Production : Nord-Ouest documentaires
Diffuseur : France 5
Date : 08 novembre 2005 à 14h45
Durée : 52 mn
Biographie
Michaël Gaumnitz, originaire de Dresde a longtemps été partagé entre
la France et l’Allemagne avant de s’installer à Paris.
A partir de 1980, il renoue avec une passion de jeunesse : la peinture
qui l’avait amené à vingt ans à l’Ecole
des Beaux-Arts de Berlin puis à Paris. Depuis 1984, il se
consacre à la création vidéographique. Ses
films en animation, ses vidéos et ses documentaires de création
ont été diffusés à la télévision,
sa démarche a toujours été d’investir
le champ audiovisuel à l’aide d’outils technologiques
d’expression graphique.
* Le Rêve
de São Paulo
de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana
Depuis des dizaines d’années, mus par un violent désir
de vivre, les paysans du Nordeste du Brésil émigrent
vers São Paulo, ville-mirage d’un rêve essentiel à chaque
pauvre de la terre : manger, nourrir sa famille, être reconnu
comme quelqu’un. Il y a cinquante ans, ce rêve a été celui
d’un enfant devenu célèbre, Luis Inácio
da Silva, dit Lula, Président du Brésil depuis le
1er janvier 2003.
Jean-Pierre Duret et Andréa Santana ont suivi José,
18 ans, tout au long des 3000 kilomètres de route qui séparent
son village au Nordeste de São Paulo. Son rêve, et
les rêves de tous les personnages croisés sur la route,
sont la matière du film, son ossature, son cœur. Devant
le chaos dans lequel ils vivent, l’unique don de l’avenir
est ce désir de vie.
Genre : documentaire
Production : Ex Nihilo
Diffuseur : Arte
Date : 13 juin 2005 à 23h05
Biographies
Jean-Pierre Duret
Depuis 1987, Jean-Pierre Duret collabore, en tant qu’ingénieur
du son, à de nombreux films français auprès
de grands réalisateurs (les frères Dardenne, Nicole
Garcia, Maurice Pialat, Jean Marie Straub et Danielle Huillet,
Agnés Jaoui, Agnès Varda…). Parallèlement,
il passe à la réalisation en 1986 avec Un beau jardin,
par exemple ; dix ans plus tard, Les Jours de la lune,
et plus récemment en 2001, Romances de terre et d’eau.
Andréa Santana
Originaire du Brésil, architecte et urbaniste, Andréa
Santana, coréalise, depuis cinq ans, les œuvres documentaires
avec Jean-Pierre Duret.
* Saddam Hussein, histoire d’un procès annoncé
de Jean-Pierre Krief
Pendant quinze mois, Jean-Pierre Krief, a mené une enquête
unique en Irak à partir de documents, de témoignages
et d’images inédites. Ce documentaire-enquête
retrace, de manière exemplaire, la genèse, les coulisses
et les enjeux de la préparation du procès de Saddam
Hussein. Un travail qui tend à éclairer les nombreuses
zones d’ombre qui entourent le procès le plus discuté de
l’histoire contemporaine.
Genre : documentaire
Production : KS Visions
Diffuseur : Arte
Date : 27 septembre 2005 à 20h40
Durée : 105 mn
Biographie
Auteur-réalisateur depuis vingt ans, Jean-Pierre Krief travaille
dans le cadre de sa propre structure de productions KS Visions
qu’il a créée en 1987. Il a réalisé de
nombreux documentaires consacrés à de grands photographes
dont les 33 numéros de la série Reporter photographe
coréalisés avec Roger Ikhlef et 16 numéros
de la collection Contacts (de 1997 à 2004). Il est également
l’auteur de Julia de Varsovie (1988), Miles
Davies : deux mots, quatre paroles (1991), De l’autre côté du
monde (1996) et Rage et le rêve des condamnés (2002).
Aujourd’hui, il se partage entre la création et la
production, l’enseignement (Université Paris VII-Denis
Diderot pour le master sur le documentaire) et le CNC où il
est, depuis 2005, membre de la commission d’aide au documentaire.
* Sauve qui peut… les poulets
de José Bourgarel et Hubert Dubois
A l’heure où la pandémie de la grippe aviaire
menace le monde, Sauve qui peut… les poulets lève
le voile sur les coulisses et les enjeux méconnus du commerce
mondial du poulet. A travers les portraits croisés d’exploitants
traditionnels et de businessmen du poulet, ce film témoigne
de la mutation d’un produit alimentaire de base devenu une
marchandise commerciale génératrice de profits considérables,
et s’interroge sur la disparition programmée du droit
fondamental de chacun à produire sa propre nourriture.
Genre : documentaire
Production : Mat films
Diffuseur : France 5
Date : 11 novembre 2005 à 14h45
Biographie
José Bourgarel
Ancien journaliste, José Bourgarel est aujourd'hui auteur-réalisateur
de documentaires géopolitiques et de société.
Il a notamment réalisé, Luanda, après la guerre (Arte,
2003), Dans
la peau d'un sourd (France 5, 2003), Viva Lula
! (Arte, 2002), Liberté, égalité, surdité !
(France 5, 2001), La Ferme des vallées (France
2, 1999), Et vogue la galère (Arte, 1997).
Hubert Dubois
Après avoir été grand reporter (TF1, Sigma
TV, CAPA) et rédacteur en chef de La Marche du Siècle,
Hubert Dubois est aujourd’hui auteur-réalisateur de documentaires
traitant particulièrement des grands problèmes de
société internationaux. Il a réalisé notamment
: L’enfance enchaînée (nominé aux Emmy
Award en 1993 et 1er Prix du documentaire de Banff 1994), Les
Poubelles de la mondialisation (Prix Ptolémée 2004), Le
Sourire de Déborah (Sélection FIPA 2004) et récemment
Les Clients, diffusé sur France 3.
* Petits morceaux choisis
de Radovan Tadic
En confrontant les cultures occidentales et orientales, Radovan
Tadic met en évidence des liens surprenants entre des sujets
et des concepts aussi variés que la nourriture, le tennis,
l’espionnage, les jeunes filles et les vampires, la psychanalyse
et les mythes.
Le réalisateur s’inspire de l’approche sémiologique
de Roland Barthes, recherche dans la mythologie et concepts psychanalytiques
pour pénétrer dans le labyrinthe d’un monde
contemporain truffé d’ambivalences et de correspondances.
Genre : Documentaire et grands reportages unitaires
Production : Archipel 33
Diffuseur : Arte
Date : 13 septembre 2005 à 23h40
Durée : 83 mn
Biographie
Croate d’origine, Radovan Tadic vit en France depuis près
de trente ans. Après avoir suivi des études musicales
pendant dix ans, il entreprend des études universitaires
littéraires et artistiques à Zagreb. De 1972 à 1975,
il travaille comme correspond étranger et critique de cinéma
pour la Radio Zagreb à Paris. A partir de 1978 et pendant
dix ans, il réalise et monte des films publicitaires et
institutionnels, avant de se tourner vers le documentaire avec
Monsieur Marco en 1981. Ses films Erreur de jeunesse (1989), Les
Vivants et les morts de Sarajevo (1993 – Prix Scam du meilleur
documentaire) ont reçu de nombreux prix.
* Renoir(s) en suivant les fils de
l’eau
de Jean-Pierre Devillers et Anne-Marie Faux
Le cœur de ce documentaire est l’envoûtement partagé par
deux artistes pour la magie de l’eau entre un père
et son fils, Pierre-Auguste Renoir, peintre impressionniste et
Jean Renoir, cinéaste. La voix de Jean Renoir
guide ce film. Les similitudes et les dissemblances de regard sont
mises en lumière par un jeu de juxtaposition
d’œuvres. Les choix artistiques : de plan, de composition,
de travail de mise en lumière sont exposés au fil
de cette promenade œuvres après œuvres.
Genre : Documentaire
Production : Les films du Worso
Diffuseur : France 5
Date : 13 septembre 2005
Durée : 83 mn
Biographies
Anne-Marie Faux n'est pas venue
au cinéma "par le train" comme
John Ford mais par coups de chance. Auteur de quelques essais et
poèmes (Charlot, le dépaysé invariable / Conversations
en archipel / Préparatifs de hasard /Changer son matin)
et de textes de tout genre ; travaux divers à quelques auteurs
et tentative, à présent, avec eux de filmer le voyage
en Corse dont rêva Rosa Luxemburg.
Jean-Pierre Devillers, après avoir fait des études
d’arts plastiques, enseigne l’audiovisuel à des
enfants sourds. Il retrouve l’oralité sur les plateaux
de télévision dans l’aventure Canal +. Sa cinéphilie
et son écriture au fil du temps le guident dans la famille
du documentaire où la réalité des faits flirte
sans cesse avec la fiction.
* Tahar, l’étudiant
de Cyril Mennegun
Tahar donne une vision nouvelle, celle de la galère
de l’étudiant
boursier et de la solitude qui règne dans les facultés
et les cités universitaires. Il s’agit d’un
portrait d’un jeune homme français d’aujourd’hui
issu de l’immigration, d’un étudiant à la
recherche d’un demain qui n’appartienne qu’à lui.
"Je veux vivre mieux, je veux vivre bien, on m’avait
dit que pour réussir il fallait étudier".
Production : Zadig productions
Diffuseur : France 5
Date : 5 octobre 2005 15h40
Durée : 52 mn
Biographie
Jeune réalisateur autodidacte, Cyril Mennegun, lors de son
expérience de régisseur de tournée au Centre Chorégraphique National de Franche-Comté, observe,
assiste le tournage des vidéo-danseurs, chorégraphes
et vidéastes et se découvre une nouvelle passion.
Quel travail (2002), Nous, les apprentis (2003), Jours
précaires (2004) et plus récemment Le
journal de Dominique (2006)
sont autant d’œuvres qui révèlent sa sensibilité et
son engagement. L’exercice de ce métier m’ouvre
les yeux sur le monde, j’aimerais faire des films sur toutes
les personnes que je rencontre, leurs histoires banales ou extraordinaires
; je veux me confronter au monde, ses hasards, m’obliger à être
curieux à m’ouvrir et surtout à casser mes
idées reçues Cyril Mennegun.