décembre
2005
Lettre n°23
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La
Scam a signé un accord important avec le Syndicat des éditeurs
vidéographiques
(Sev) qui permet aux auteurs de percevoir leurs rémunérations via
la Scam, lors de l’édition en DVD de leurs œuvres audiovisuelles
et de leurs traductions. Cet accord général est le premier accord
de ce type, signé dans le domaine audiovisuel. Il est le fruit d’une
longue négociation qui a été rendue possible grâce au soutien et à la
confiance des auteurs membres de la Scam dans leur société.
La Scam a confié la gestion de la reproduction des œuvres inscrites à son
répertoire à la SDRM (Société pour l’administration
du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs),
comme la Sacem, et la SACD l’on fait. Cette société est
donc chargée de percevoir pour le compte de la Scam, les rémunérations
dues à ses auteurs membres lorsque leurs œuvres sont reproduites
sur support vidéographique.
La SDRM a signé le 12 juillet 2005 un protocole d’accord avec
le Sev (Syndicat de l’édition vidéographique) dont plusieurs
grands éditeurs sont adhérents (Arte vidéo, France Télévision
distribution, MK2, TF1 édition…). Ce protocole d’accord
détermine le taux qui sera versé à la Scam en contrepartie
de son autorisation d’éditer sur un support vidéographique
(DVD, VHS…) une ou plusieurs œuvres audiovisuelles de son répertoire.
Il est entré en vigueur le 1er avril 2005.
Les œuvres concernées sont les œuvres audiovisuelles et les
traductions d’œuvres audiovisuelles étrangères relevant
du répertoire de la Scam et dont les auteurs sont membres. L’accord
ne s’applique qu’à ces œuvres, lorsqu’elles sont éditées à titre
principal et vendues sur un support vidéographique.
Taux
d’intervention de la SDRM
Pour
les œuvres audiovisuelles :
•
3 % jusqu’à 10 000 exemplaires sortis des stocks ;
•
6 % à compter du 10 001e exemplaire sorti des stocks.
Pour les traductions :
0,24
% quel que soit le nombre d’exemplaires sortis des stocks (ce
taux est le même que celui appliqué par la Sacem aux traductions).
Ces pourcentages seront facturés par la SDRM à l’éditeur
sur son chiffre d’affaire net, de façon périodique,
au fur et à mesure de l’exploitation.
Reversement par la Scam
Le pourcentage
s’applique par vidéogramme et non par œuvre
ou par auteur. La Scam répartira la somme reçue de la SDRM
pour le vidéogramme de la façon suivante :
•
Si une seule œuvre est éditée sur le vidéogramme,
avec un seul auteur, l’auteur percevra la totalité du produit
du pourcentage (après déduction des cotisations Agessa et
de la retenue statutaire).
•
Si une seule œuvre est éditée, avec plusieurs auteurs,
les auteurs se partageront le produit du pourcentage selon le partage indiqué sur
le bulletin de déclaration de l’œuvre.
•
Si plusieurs œuvres sont éditées sur le même vidéogramme
(exemple : édition de plusieurs reportages d’un magazine sur
un même DVD), comprenant chacune un ou plusieurs auteurs, le produit
du pourcentage sera divisé au prorata du minutage de chaque œuvre,
et pour chacune, réparti entre les auteurs selon le partage figurant
sur le bulletin de déclaration de l’œuvre.
Les
clauses du contrat avec un producteur
Le
contrat que les auteurs signent avec leur producteur doit toujours comporter
une référence à la gestion collective
des droits par la Scam.
Pour la télédiffusion, une clause prévoit que lorsque
l’œuvre audiovisuelle est télédiffusée,
l’auteur percevra sa rémunération auprès de
la société d’auteurs dont il est membre. De la même
façon, pour l’édition vidéographique, les
auteurs doivent veiller à ce que leur contrat prévoie expressément
l’intervention de la Scam.
À
cette fin, les modèles de contrats de production audiovisuelle
de la Scam comportent la clause correspondante à insérer
(v. article rémunération / exploitation par vidéogramme)
dans les contrats.
Selon un protocole d’accord du 6 avril 2005, signé entre
la Scam, le Spi (Syndicat des producteurs indépendants) et l’Uspa
(Union syndicale des producteurs audiovisuels), l’auteur peut,
le cas échéant, convenir avec son producteur qu’il
aura la charge de rémunérer l’auteur pour l’édition
vidéographique. Le contrat doit alors stipuler une clause suffisamment
claire à cet égard. Le producteur devra alors avertir l’éditeur
qu’il rémunérera directement l’auteur selon
un pourcentage déterminé d’un commun accord. Dans
ce cas, la Scam n’assurera pas le recouvrement de la rémunération
de l’auteur, le producteur en portera l’entière responsabilité.
Les démarches pour percevoir les droits liés à l’édition
vidéographique d’une œuvre
Les
démarches sont les mêmes que pour la télédiffusion.
Si l’auteur n’est pas membre, il faut remplir et signer un
acte d’adhésion.
Si l’auteur est membre mais que l’œuvre concernée
n’est pas déclarée, il est nécessaire de compléter
et signer un bulletin de déclaration d’une œuvre audiovisuelle
La Scam est généralement informée de l’édition
vidéographique des œuvres via la SDRM ou des catalogues. Toutefois, les auteurs ayant connaissance d’une édition
vidéographique de leurs œuvres, peuvent en informer la
Scam afin de lui permettre la bonne perception de leurs droits.
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