Les
prix Scam radio 2005
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de la meilleure œuvre
sonore de l’année Christophe Deleu et François Teste pour La lointaine 38’ – diffusée sur France Culture le 7 septembre 2004, dans l’émission Vif du Sujet La lointaine Documentariste à France Culture depuis 1997, Christophe Deleu est aussi l’auteur d’une thèse de sciences politiques soutenue à l’Université de Lille 2 en 2002, Usages, fonctions et portée de la parole des gens ordinaires à la radio. Il enseigne à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, où il est responsable de l’atelier documentaire de radio. Christophe Deleu a fait ses débuts dans les émissions Les Nuits magnétiques et l’Atelier de création radiophonique. Il conçoit aujourd’hui des émissions pour Surpris par la nuit, Le Vif du sujet et Radio Libre. Il est également l’auteur d’une fiction radiophonique, Je n’irai pas voir (2005). Son documentaire Deux ou trois choses que je ne sais pas de Florence Rey (1999) a été sélectionné au Etats Généraux du film documentaire (Lussas, 2000). Christophe Deleu a été l’invité « coup de chapeau » au Festival Longueur d’Ondes, à Brest en 2003, où plusieurs de ses documentaires ont été diffusés. François
Teste, chargé de réalisation à Radio
France depuis 1987, collabore dans un premier temps à l’émission
Le Pays d’ici, sur France Culture. Dans ce cadre, François
Teste reçoit le prix de la Scam de l’œuvre
de l’année 1989 pour Maguelonne ou la mouche pensive,
dont la production est assurée par Thierry Grillet. Pendant
deux ans, de 1996 à 1998, il séjourne en Amérique
du Nord et travaille avec la CBC Radio Canada. De retour à France
Culture, il travaille avec diverses émissions telles Le
Vif du Sujet ou Radio Libre, et l’on citera entre autres
sujets : Les enfants d’Izieu (2002) ; La France des Justes
I et II (2003-2004) ; Dans l’hiver des bergers de la
Crau (2004) ; Le Monde des dockers (2005)… Cartier
libre, c’est une chronique matinale, dans la tranche d’information
du « 7 - 9 » de France Inter. Ce sont quatre minutes de sons bruts
diffusés à 7 h 52, savamment ciselés et fondus par un
(puisque ce mot-là ne connaît pas encore le féminin dans
nos dictionnaires) orfèvre des ondes. Caroline Cartier ne laisse jamais
entendre sa voix. Elle écoute et, au hasard de ses tribulations en ville,
donne la parole à ceux qui, souvent, ne l’ont guère. Ou
encore, elle s’isole en studio et extrait des journaux télé ou
radio une moelle qu’elle accommode à sa sauce toute personnelle.
L’information, ainsi traitée par Caroline Cartier, devient création
sonore. A 20 ans, Caroline Cartier « monte à Paris » pour y suivre ses études (mathématiques, histoire médiévale) qu’elle finance grâce à son banjo, dont elle joue dans les rues. Sur un coup de tête, elle tape à la porte de France Inter et, malgré ce CV de saltimbanque pas tout à fait conforme, obtient sa chance. Elle fait ses classes avec Gilbert Denoyan, Kriss, Brigitte Patient… En 2001, Pascale Clark l’invite à rejoindre « Tam Tam » et avec elle, Caroline Cartier « prend [sa] première leçon de journalisme. » |