retour site Scam      
           
    Les Prix Scam 2006
> audiovisuel
> radio
> nouvelles technologies
> institutionnel
> littéraire


 

> audiovisuel
Prix pour l'ensemble de son oeuvre
Rithy Panh
Rithy Panh est né en 1964. Il a onze ans lorsque les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh. Comme des milliers de Cambodgiens, il est envoyé dans des camps de travaux forcés. Il parvient à s’en échapper en 1979 et rejoint le camp de réfugiés de Mairut, en Thaïlande. Arrivé en France à l’âge de 16 ans, il reprend ses études.
Diplômé de l’IDHEC, hanté par le besoin de retourner sur les lieux de son passé, il réalise son premier film documentaire, Site II, dans l’urgence et de manière instinctive. Le cinéma n’est encore qu’un moyen de survivre.
En 1990, pour la série Cinéma de notre temps, il réalise un portrait de Souleymane Cissé. Cette rencontre sera décisive. L’œuvre réalisée par le cinéaste africain, son soutien et sa vision du cinéma lui entrouvrent des portes jusque-là condamnées. L’imaginaire, les sentiments, le plaisir, l’amour – autant de formes de liberté que les
camps avaient détruites – renaissent peu à peu. C’est, dira-t-il plus tard, sa « plus grande victoire sur les Khmers rouges. »
Dès lors, à travers films de fiction et documentaires, il s’attache à reconstruire la mémoire de son pays. « La fiction, pour moi, c’est une manière de faire le deuil de mes personnages documentaires. Les Gens de la rizière rend ainsi hommage aux réfugiés de Site II.» S 21, un centre de détention situé au cœur de Phnom Penh, principal « bureau de la sécurité » sous les Khmers rouges, est devenu aujourd’hui le musée du génocide de Tuol Sleng. Ainsi S 21, le film documentaire éponyme, représente, pour son auteur, l’aboutissement de ce long processus de reconstruction. Rithy Panh se consacre dorénavant à décrire son pays au présent et traite d’une autre forme de déshumanisation– économique cette fois – réduisant l’homme à une force de travail échangeable ou jetable. En filigrane transparaît aussi l’urgence absolue, pour le peuple cambodgien, de se réapproprier son identité et ses racines. Il a co-fondé le Centre de ressources audiovisuelles du Cambodge, Hanuman.
Filmographie :
Site II (1989) – Grand Prix du meilleur documentaire de la Scam 1989 ; Grand Prix du documentaire, Festival d’Amiens, 1989 ; Mention Spéciale au Cinéma du Réel, 1990
Souleymane Cissé, Série « Cinéma de notre temps » (1990) Cambodge, entre guerre et paix (1992) Neak Sre / Les Gens de la Rizière (fiction -1993-94) – Sélection officielle, en compétition, Cannes 1994 ; Silver Screen Award, meilleure interprétation féminine (Singapour) ; Prix Spécial du Jury (Hawaï) The Tan’s Family (1995)
Bophana, une tragédie cambodgienne (1996) – Prix du Public, Vues sur les Docs (Marseille) ; Médaille d’argent URTI, Meilleur Documentaire de création (Monte-Carlo) ; Prix Spécial du Jury, festival international de télévision (Sendaï, Japon) ; Mention
spéciale du Jury, Vues d’Afrique (Montréal)
Un soir après la guerre (1996-97) – Sélection officielle, Un Certain Regard, Cannes 1998 ; Prix Spécial du Jury, Festival Mar del Plata (Argentine) ; Prix du Public, Ciné 32 (Auch) ; Prix de la Fondation Gan pour le Cinéma Lumières sur un massacre, « 10 Films contre 110 000 000 de mines » (1997) Van Chan, une danseuse cambodgienne (1998), pour la série documentaire « 50 ans et un monde» La terre des âmes errantes (1999) – 14 récompenses internationales, dont le Grand Prix du Cinéma du Réel ; Prix du documentaire, Visions du réel (Nyon, Suiss) ; Prix du documentaire, Festival des films francophones de Namur (Belgique) ; Prix du documentaire, Festival dei Popoli (Firenze, Italie) ; Grand Prix du documentaire du Festival Traces de Vies (Clermont- Ferrand) ; Golden Gate Award (San Francisco) ; Golden Matchstick, Amnesty International (Amsterdam) ; Grand Prix Global Télévision, Festival de Banff (Canada) Que la barque se brise, que la jonque s’entrouvre (2000) S21, la machine de mort khmère rouge (2002) – 18 récompenses internationales, dont le Prix Albert Londres audiovisuel (2004) ; Documentary Award, European Film Academy ; Prix Italia ; The Award, 3rd International Human Rights Film Festival (Nuremberg) ; Médaille d’argent, URTI, Festival international de Télévision (Monte-Carlo) ; Grand Prix Spécial du Jury (Copenhague) ; Runner-Up Prize (Yamagata, Japon) ; Golden Dove for Documentary Film (Leipzig, Allemagne) ; Grand Prix, Festival de Valladolid (Espagne) ; Humanitarian Award (Hong Kong) ; The Vaclav Havel Special Award et Best Director Award (One World, Prague) Les Gens d’Angkor (2003) Les Artistes du théâtre Brûlé (2005) – Sélection officielle, Festival de Cannes (2005)

Prix du meilleur documentaire de l’année

Stan Neumann pour
"La Langue ne ment pas"
France, 80’, 2004.
Production Les Films d’ici, Arte. Diffusé le 15 novembre 2004 sur Arte.
Victor Klemperer, professeur d’université, a vécu à Dresde de 1933 à 1945. Privé par les lois racistes de son travail et de ses libertés les plus élémentaires, il occupe ses journées à rédiger un journal secret. Il y raconte une vie quotidienne que la dictature en place rend de plus en plus misérable et que la peur de la déportation hante chaque jour un peu plus. Mais, il entend aussi faire la chronique de la langue sous le IIIe Reich, de son évolution et de la façon dont elle est instrumentalisée par le pouvoir en place.

Biographie
Stan Neumann, né à Prague en 1949, étudie le cinéma de 1969 à 1972 (IDHEC), puis travaille comme chefmonteur jusqu’en 1984. Il vient à la réalisation en 1989, « presque à reculons, poussé (et c’est à peine une image) » par son ami Richard Copans, qui, depuis, a produit la quasi-totalité de ses films. Une collaboration basée sur une « confiance, parfois rugueuse, et une complicité qui dépasse les questions de production ». Evoquant ceux qui l’entourent, à l’image, au son, au montage (Ned Burgess, Catherine Adda, Juliette Garcias, Béatrice Wick, entre autres complices) il dit l’indispensable partage, «cette dimension collective de notre travail. C’est elle qui, film après film, me donne la liberté d’aller là où je crois, à tort ou à raison, devoir aller.»
Filmographie sélective : Les Derniers marranes, Prix Futura, Berlin (1990). Paris, le roman d’une ville, Prix de la Ville de Bordeaux, au FIFARC (1993). Culture(s) commune(s) (1992). Louvre, le temps d’un musée (1993). Nadar, photographe, Grand Prix au Festival du Film d’art, Montréal (1995). Rainer Maria Rilke (1996). Une maison à Prague (1998). Norman Mailer, histoires d’Amérique (1998). Apparatchiks & Businessmen (2000). Buren au Guggenheim (2005). Depuis 1992, il dirige, également avec Richard Copans, la collection « Architectures », consacrée aux réalisations les plus marquantes de l’architecture moderne. Dans ce cadre, il a signé près d’une quinzaine de titres, dont les plus récents sont : La Maison de verre de Pierre Charreau (2003), La Maison de Nancy de Jean Prouvé (2004), L’Abbatiale Sainte Foy de Conques (2004), Le Palais des Congrès d’Adalberto Libera (2005)..


Prix Découverte
Rémi Mauger & Guy Milledrogues pour
"Paul dans sa vie"
France, 1 h 40’, 2004.
Production : Les Films d’Ici. Diffusé sur FR3 Normandie en septembre 2004
Cette fois, c’est sûr, Paul arrête. A son âge, c’est plus sage. Et Paul Bedel est un sage. A Auderville, son village du cap de la Hague, il vit dans la ferme où il est né il y a plus de 75 ans. Il y demeure avec ses deux sœurs, célibataires comme lui. Ensemble, ils ont arrêté le temps il y a bien longtemps. Sans aigreur, ni rebuffade, Paul a laissé passer le progrès. Il a préservé et cultivé son lien à la nature. Au 21e siècle, il nous l’offre en héritage.
Ce film a obtenu le FIPA d’Argent 2005. Sortie en salles le 3 mai 2006, à l’Espace Saint-Michel (Paris).

Biographies
Rémi Mauger est né en 1958. Journaliste et réalisateur pour la télévision et la radio, il collabore avec FR3, TF1, Antenne 2 et RFI et participe à l’aventure des radios libres (Gilda la Radiopolitaine). Depuis 1985, il travaille à France 3 Caen. Il a réalisé une vingtaine de magazines et documentaires pour la télévision, on citera notamment : La mère Denis, sa vie, son œuvre ; Fugue en sol mineur ; L’honneur perdu des paysans ; La Vache dans tous ses états ; Bobosse, le flibustier du blocage ; Thérèse Superstar (Prix du documentaire, Festival du Film d’histoire, Pessac 1997) ; Atomes crochus (sélection FIPA, 2000) ; Petites lucarnes de France ; Un siècle à nous deux ; Paul dans sa vie (Fipa d’argent, 2005).
Guy Milledrogues, d’abord spécialisé dans le travail du son (chef opérateur son pour Radio France puis pour France 3 jusqu’en 1985), s’est ensuite dirigé vers l’image. Journaliste reporter d’images pour France 3, il participe à la fabrication de reportages, documentaires et magazines d’information, dont plusieurs sont le fruit de sa collaboration avec Rémi Mauger (Bobosse, le flibustier du bocage ; Soumont, mine de fer en Normandie ; Les Iles cotentines ; Thérèse Superstar ; Atomes crochus). Avec Laurent Marvyle, il a signé, S.M.N., chronique d’une mort annoncée et Le Mont imaginaire.

Prix International de la Scam (ex aequo)
remis au Cinéma du réel, Paris, mars 2006

Stefano Savona pour
"Carnets d’un combattant kurde"

France/Italie, 80’, 2006. Production : JBA Production.
Akif a quitté l’Allemagne pour rejoindre la guérilla du PKK. Il parle Anglais et a été désigné pour accompagner le cinéaste et un groupe de quatre combattants vers les zones de combat, à la frontière turque. Le groupe compte deux filles : Slav née en Allemagne, enjouée et familière des manières occidentales et Ozgur, fille de militant,
secrète et butée. Et deux garçons : Aram, bavard et moqueur, et Siyar le chef, secret et conscient que rôde« l’ange de la mort ». Pendant trois semaines, dans les montagnes du Kurdistan irakien, le groupe fait connaissance. Autour du feu, à la tombée de la nuit, ou pendant les interminables marches dans la montagne, les jeunes combattants livrent leurs rêves, leurs doutes et leurs peurs.


Biographie
Stefano Savona, né en Italie, a mené différentes campagnes de recherche après ses études d’archéologie et d’anthropologie (Italie, Soudan, Egypte, Turquie). Il a ensuite étudié le cinéma et réalisé de nombreuses installations en Italie, en France et au Japon ainsi que des documentaires. On citera notamment : Roshbash Badolato (57’, 1999) ; Siciliatunisia (23’, 2000) ; Alfabe, abbecedario curdo (20’, 2002) ; Un Confine di Specchi / Une frontière en miroirs (72’, 2002 – documentaire plusieurs fois récompensé en Italie.) Il a également signé plusieurs ouvrages photographiques, Verso il Kurdistan, (1998, Ed. L’Epos, Palermo) ; La TV del Rifiuto, antropologia della ricezione televisiva (2004, Ed. Bruno Mondadori, Milan) et Light from the Box (2005, Ed. Mediaset/Motta Fotografia, Milan)

Tizza Covi & Rainer Frimmel pour
"Babooska"

Autriche, 100’, 2005. Production : Vento Film (Autriche)
Babooska est une jeune artiste. Elle gère avec sa famille un cirque ambulant en Italie. Leur combat existentiel de nomades modernes – une espèce en voie de disparition – est raconté sans fard, sans commentaire, sans interview. Pendant une année, au cours d’une odyssée dans la campagne reculée italienne, le film éclaire les coulisses d’un microcosme en marge de la société. Tizza Covi et Rainer Frimmel décrivent avec humour et mélancolie un art de vivre en déclin, un état d’esprit partagé entre le doute et l’espoir que l’avenir, bien qu’incertain, soit toujours comme « un cirque moderne bien chauffé ».

Biographies

Tizza Covi
, née en 1971 à Bolzano (Italie) a vécu à Paris et Berlin avant d’étudier la photographie à l’Ecole de Graphisme de Vienne. Elle s’installe ensuite à Rome et, pendant plusieurs années, y travaille comme photographe indépendante. Artiste, cinéaste, elle réside maintenant à Vienne. Elle a co-réalisé avec Rainer Frimmel, en 2001, un premier documentaire, Das ist Alles / C’est tout (2001, 1h45’), qui a reçu le Prix Regards neufs au festival Visions du Réel à Nyon en 2002. Babooska est leur second film commun.
Rainer Frimmel,
né en 1971 à Vienne, a lui aussi étudié la photographie à l’école de graphisme de Vienne. Il a obtenu, pour son travail photographique, de nombreuses bourses d’études pour Rome, Paris et New York. Cinéaste et photographe, il a réalisé trois documentaires. En 1997, un film intitulé Che bella è la vita, puis, l’année suivante, Wien : Sieben Szenen. En 2000, il monte les vidéos privées d’un brancardier viennois : Aufzeichnungen aus dem Tiefparterre / Croquis de l’entresol. Ce film a été sélectionné dans de nombreux festivals, tels IDFA d’Amsterdam (International Documentary Festival, Amsterdam), International Film Festival (Rotterdam), Visions du Réel (Nyon, Suisse), Duisburger Filmwoche (Allemagne), International Film Festival de Cork (Irlande)…
Tizza Covi et Rainer Frimmel ont fondé en 2002 à Vienne, la société de production Vento Film.



> radio

Prix de la meilleure œuvre sonore de l’année
Luis Mendez pour
" Mémoire d’Ene Asche Troie"

France, 2 h 18’, 2005.
Diffusé du 24 octobre au 18 décembre 2005 sur Radio Canal Sud
De 1984 à 1993, le comité d’établissement de l’usine AZF à Toulouse fit publier cinq numéros du recueil Ene Asche Troie. Se définissant comme revue de littérature et d’imaginaire, elle rassemblait les écrits de salariés d’AZF, Tolochimie, SNPE et Sanofi. Ces entreprises constituaient alors le pôle chimique sud toulousain. Loin de l’écriture ouvrière, ce projet s’inscrivait avant tout dans un lieu, l’usine. L’ambivalence du rapport à ce lieu transparaît dans les textes : l’attachement, le rejet, la violence, mais toujours la passion, souvent animée par la verve syndicaliste. Et puis, le 21 septembre 2001, se produit l’explosion. Aujourd’hui, AZF et Tolochimie ont fermé leurs portes, l’avenir de la SNPE, rebaptisée Isochem, est fortement compromis. Pourtant l’aventure Ene Asche Troie continue : un nouveau numéro de la revue littéraire est en préparation.

Biographie
Luis Mendez fait ses débuts dans la radiodiffusion associative en 1987, et participe bénévolement à l’émission Jazz Contrastes de Canal Sud. Devenu salarié au sein de la radio, il collabore dès 1990 aux émissions d’information politique, syndicale et culturelle. A partir de 1995, son BEATEP en poche, il travaille en tant qu’animateur socio-éducatif (spécialisation radio) et réalise des documentaires tels que Histoires de quartier, quartiers d’histoire (1999), L’école de Mirès (2001). Il rejoint en 2001 l’équipe de Radio Solidarité et participe à la vie de cette antenne avec ses casquettes de journaliste, animateur et technicien. Il signe à cette période un documentaire intitulé De Mathausen à Loïblpass (2003). Le projet Ene Asche Troie avait préalablement obtenu l’aide à l’écriture radiophonique de la Scam en 2004.

Prix Jeune Talent
Jean-Jacques Chauchard pour
" Mémoire vive"

32’, 2005. Diffusé le 31 décembre 2005 sur RFI dans « Territoires de Jeunesse »
Mémoire vive est un projet éducatif qui s’appuie sur la réalisation d’émissions de radio professionnelles comme outil pédagogique auprès de jeunes suivis par la Protection Judiciaire de la Jeunesse. A partir de thèmes comme l’amour, la peur ou encore les racines, les jeunes se retrouvent en situation de création radiophonique, avec les exigences et les contraintes que cela implique, mais aussi la satisfaction qu’ils en retirent. Réalisée en février 2005 par huit jeunes encadrés par des professionnels de la Police judiciaire de l’Hérault, cette émission mêle impressions, souvent mouvantes, sur le rapport que ces jeunes entretiennent avec la « mémoire» et reportages. Les interviews ont été réalisées avec un « docteur en mémoire » pour l’aspect physiologique, un informaticien pour le numérique, un résistant déporté pour le devoir de mémoire et, enfin, un ancien instituteur pour la mémoire d’un quartier dit « sensible ».

Biographie
Jean-Jacques Chauchard est né à Rodez en 1971. Après des études de mathématiques, il suit une formation d’éducateur de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse). Il dessine son premier projet éducatif utilisant la radio à Villemomble, en banlieue parisienne, et réalise sa première émission amateur avec un public de jeunes en difficulté, suivis par des magistrats pour enfants (PJJ). Sa rencontre avec Edouard Zambeaux, producteur journaliste à RFI en 2000, lui permet de donner une ampleur professionnelle à ce projet et de réaliser une émission en 2001 autour de la Prison. Depuis, la municipalité de Villemomble a mis en place un partenariat avec
l’émission Territoires de jeunesse sur RFI. Jean-Jacques Chauchard suit alors une formation de professeur technique PJJ et conçoit de nouveaux projets en
relation avec des enseignants spécialisés dans la pédagogie pour enfants inadaptés, à Paris, à Malakoff, à la Source ou à Montpellier. Depuis septembre 2003, il a réalisé plus de quinze émissions, avec RFI, Radio Clapas, Radio des Suds (Arles)…


> nouvelles technologies
Prix de l’œuvre d’art numérique interactive
Du Zhenjun
Du Zhenjun est né à Shanghai en 1961. Après avoir suivi une formation classique à l’Ecole des Beaux Arts de l’Université de Shanghai, il enseigne la peinture traditionnelle chinoise et la sculpture. Arrivé en France dans les années 1990, il découvre les supports analogiques et la photographie. En 1997, il acquiert son premier ordinateur et sent qu’un « nouveau langage va enfin émerger ». Il obtient un mastère de l’Ecole régionale des Beaux Arts de Rennes (Espaces numériques, 1999).
Le pouvoir des nouvelles technologies, la dictature de l’information et la souffrance humaine sont au centre de ses créations. Il porte un regard distancié sur notre monde, amusé sur l’art contemporain.
« L’art est un théâtre d’ombre, l’ombre d’une fausse réalité que l’Homme fait semblant de tenir pour vraie… L’Homme dont je parle est un homme universel. L’Homme dont je parle est le même, qu’il vive en Chine, en Occident, en Amérique Latine, qu’il vive aujourd’hui ou il y a deux mille ans…Le système, la morale, les règles du jeu sont différents. Mais ces différences ne sont que des leurres, les traductions mensongères dues à la culture. Mon travail consiste à aller au-delà de ces mensonges pour tenter d’atteindre la vraie nature de l’homme… L’art est ce qui me permet de parler au-delà du masque.»


Prix de l'oeuvre d'art numérique
remis au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, février 2006
Edouard Salier pour
"Empire"
France, 2005, 4’. Production : Autour de Minuit Productions.
La Pax Americana veille sur notre tranquillité, assure notre confort, garantit notre prospérité. Une carte postale idyllique du Nouvel Empire. Empire superpose les deux facettes du mythe américain. La force guerrière que l’on voudrait transparente,
presque invisible, se retrouve au cœur des images de béatitude quasi-publicitaire.

Biographie
Edouard Salier est né à Bordeaux en 1976. Après quatre ans passés à l’ESAG enninghen, section Arts Graphiques (Paris), il rencontre Doctor L (producteur des premiers disques d’Assassins) et conçoit les pochettes de ses premiers albums solos, puis son tout premier clip, Mountains. Véritable boulimique de l’image, Edouard Salier multiplie depuis, à un rythme effréné, les expérimentations graphiques et audiovisuelles via des courts métrages, clips, habillages TV, installations et VJing… Empire a été sélectionné dans plus de 40 festivals et a reçu le Prix du Public au Brooklyn International Film Festival


Prix Jeune Talent

Valérie Pirson pour
" Pistache"

France, 2005, 9’. Production : ENSAD Animation
Retranscription mouvementée de la pensée confuse d’un individu L qui tente de comprendre ce qu’il lui faut pour aller bien. Ce film de fin d’études a été réalisé en animation directe sous caméra (banc-titre) à base de papiers découpés et de divers petits objets.

Biographie
Valérie Pirson est née en 1981 à Woluwe Saint Lambert en Belgique. Après un Bac S, elle entre à l’ENSAD (section cinéma d’animation). Diplômée en 2005, Pistache à peine terminé, elle rencontre Michel Gondry et participe à l’animation de son troisième long métrage, Science Of Sleep. Suivront dans la foulée, plusieurs pubs et clips qu’elle réalise pour la société Partizan. Elle appartient à un collectif, « Midi 6 », rassemblant 14 jeunes autres plasticiens, qui intervient dans l’animation d’événements tels Le Festival du vent, le Carnaval de Marseille, le Salon Emmaüs
Valérie Pirson prépare actuellement son second court métrage.


> institutionnel
Prix pour l'ensemble de son oeuvre
Georges Pessis
Georges Pessis peut s’enorgueillir d’avoir produit et réalisé plus 300 programmes audiovisuels. Ces films, aux sujets les plus diversifiés (industrie, société, science, environnement, tourisme, art, presse, éducation, histoire….) étaient destinés à des institutions internationales, à des administrations publiques ou des entreprises industrielles. Ses activités l’ont naturellement entraîné à parcourir la planète – du Brésil (il maîtrise le portugais) au Japon, en passant par l’Egypte, les Etats-Unis, le Canada (il parle évidemment l’anglais), l’Allemagne (il parle aussi l’allemand), la Suède, l’Italie (et il comprend l’italien !)… sans oublier le Mexique, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Ghana, l’Inde, le Danemark, la Norvège, la Grèce…
Georges Pessis a également enseigné la communication audiovisuelle de l’entreprise, la réalisation et la production à l’Université de Paris Dauphine, à l’ESRA (Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) et à l’IIIS (Institut International de l’Image et du Son). Il a régulièrement donné des conférences sur la communication audiovisuelle institutionnelle à l’INSEAD de Fontainebleau, à l’Institut de l’image d’Angoulême et aux Etats-Unis (Department of communication/Stanford University et Centre for Media Study/State University of New-York). Entre deux films et trois conférences, il a pris le temps de signer des publications, dont Entreprise et cinéma, 100 ans d’images (Documentation française, 2000) ; Dictionnaire bilingue de l’audiovisuel (Ed. Dixit, 3ème édition 2002) ; L’œuvre de commande (INA, 1995) ; L’entreprise et son double (Ed. Dunod, 1992) ; Film et Vidéo, miroirs de l’entreprise (Ed. d’organisation, 1989). Parallèlement à ces activités pédagogiques et professionnelles, il a siégé au Bureau Directeur de la CST, présidé la commission de néologie des termes de la communication au sein du ministère de la Culture et de la Communication. Il assume aujourd’hui le poste de Délégué Général des Archives nationales audiovisuelles des
Entreprises et des Collectivités et du Festival international du Creusot. Il prépare actuellement un film de montage sur le centenaire du ministère du Travail.
Quelques films
Un temps pour la mémoire (pour la Ville de Jérusalem). Avec Jean Négroni et Catherine Sellers. Scénario de Elie Wiesel. Musique : Ivry Gitlis. Dialogues : Edmond Jabès. Sélection française au Festival de Cannes 1969.
Les Choix de la liberté (pour le ministère de la Défense). Primé au Festival de Biarritz. 2ème Grand Prix au Festival International d’Amsterdam.
Entrée en matière (pour le CERN, Laboratoire européen des Hautes Energies). Avec Niels Bohr, Jean de Broglie, Werner Heisenberg. Commentaires de Max-Pol Fouchet. Musique de Martial Solal. Grand Prix du Festival International du film scientifique.
La Face cachée de la Terre (pour Ifremer). Premier Prix Festival de San Sebastian. Deuxième Prix au Festival de Berlin. Trophée de Bronze au Festival de New York.
Espaces-vie (pour Roussel-Uclaf). Primé au Festival de Biarritz. 2e Grand Prix au Festival International de Tokyo. Cindy Award au Festival de New York.
Toujours (pour Jeanne Gatineau). Commentaires de Pierre Gascar. Musique de Martial Solal. Cinémascope et images multiples. Primé au Festival de Biarritz.


Prix de la meilleure oeuvre institutionnelle de l'année
Didier Pourcel pour
" Un train catalan"

2006, 7’. Production Procitel, pour le groupe Eiffage
La nouvelle ligne à grande vitesse Perpignan-Figueras dessine un trait d’union entre les deux villes mythiques de Salvador Dali.

Biographie
Didier Pourcel apprend son métier dans les années 1970, auprès de réalisateurs comme Alexandre Astruc, Marcel Camus, Jean-Claude Brialy, Patrice Leconte ou Dino Risi. Il réalise ses premiers courts métrages d’auteur (nomination aux Césars, sélection officielle à Cannes) et se lance dans le film publicitaire et le cinéma
d’entreprise. En 1988, le TGV lui porte déjà chance avec Le Serpent bleu, qui obtient le Grand prix aux Festivals de Biarritz, de Chicago et de New York. En 1995, avec la complicité de Richard Bohringer, il crée le premier clône 3D de comédien pour le projet 20.000 lieues sous les mers. Il réalise ensuite la série en images de synthèse Xcalibur, coproduite par France 2 et Canal +. Aujourd’hui, réalisateur et infographiste indépendant, il retrouve le TGV avec Un train catalan.

> littéraire
Prix Joseph Kessel
Pierre Haski pour
"Le sang de la Chine - Quand le silence tue" - Ed Grasset

P
rix François Billetdoux
François Maspero pour
" L’ombre d’une photographe, Gerda Taro" - Ed du Seuil




Contact > Eve-Marie Cloquet, directrice de l'action culturelle au 01 56 69 58 80

 

archives
> prix Scam 2008
> prix Scam 2007
> prix Scam 2006
> prix Scam 2005
> prix Scam 2003
> prix Scam 2002

télécharger
(pdf)
> le dossier presse des prix 2006

contact
> Eve-Marie Cloquet
au 01 56 69 58 80