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> audiovisuel
Prix
pour l'ensemble de son oeuvre
Rithy Panh
Rithy Panh est né en 1964. Il a onze ans lorsque les Khmers
rouges entrent dans Phnom Penh. Comme des
milliers de Cambodgiens, il est envoyé dans des camps
de travaux forcés. Il parvient à s’en échapper
en 1979 et
rejoint le camp de réfugiés de Mairut, en Thaïlande.
Arrivé en France à l’âge de 16 ans,
il reprend ses études.
Diplômé de l’IDHEC, hanté par le besoin
de retourner sur les lieux de son passé, il réalise
son premier film
documentaire, Site II, dans l’urgence et de manière
instinctive. Le cinéma n’est encore qu’un
moyen de survivre.
En 1990, pour la série Cinéma de notre temps, il
réalise un portrait de Souleymane Cissé. Cette
rencontre sera
décisive. L’œuvre réalisée par
le cinéaste africain, son soutien et sa vision du cinéma
lui entrouvrent des portes
jusque-là condamnées. L’imaginaire, les sentiments,
le plaisir, l’amour – autant de formes de liberté que
les
camps avaient détruites – renaissent peu à peu.
C’est, dira-t-il plus tard, sa « plus grande victoire
sur les Khmers
rouges. »
Dès lors, à travers films de fiction et documentaires,
il s’attache à reconstruire la mémoire de
son pays. « La
fiction, pour moi, c’est une manière de faire le
deuil de mes personnages documentaires. Les Gens de la rizière
rend ainsi hommage aux réfugiés de Site II.» S
21, un centre de détention situé au cœur
de Phnom Penh, principal « bureau de la sécurité » sous
les Khmers
rouges, est devenu aujourd’hui le musée du génocide
de Tuol Sleng. Ainsi S 21, le film documentaire éponyme,
représente, pour son auteur, l’aboutissement de
ce long processus de reconstruction.
Rithy Panh se consacre dorénavant à décrire
son pays au présent et traite d’une autre forme
de déshumanisation–
économique cette fois – réduisant l’homme à une
force de travail échangeable ou jetable. En filigrane
transparaît aussi l’urgence absolue, pour le peuple
cambodgien, de se réapproprier son identité et
ses racines. Il a co-fondé le Centre de ressources audiovisuelles
du Cambodge, Hanuman.
Filmographie :
Site
II (1989) – Grand Prix du meilleur documentaire de
la Scam 1989 ;
Grand
Prix du documentaire, Festival d’Amiens,
1989 ;
Mention Spéciale au Cinéma du Réel,
1990
Souleymane Cissé, Série « Cinéma
de notre temps » (1990) Cambodge,
entre guerre et paix (1992) Neak
Sre / Les Gens de la Rizière (fiction -1993-94) – Sélection
officielle, en compétition, Cannes 1994 ; Silver Screen
Award,
meilleure interprétation féminine (Singapour) ;
Prix Spécial du Jury (Hawaï) The
Tan’s Family (1995)
Bophana,
une tragédie
cambodgienne (1996) – Prix
du Public, Vues sur les Docs (Marseille) ; Médaille
d’argent
URTI, Meilleur
Documentaire de création (Monte-Carlo) ; Prix Spécial
du Jury, festival international de télévision
(Sendaï,
Japon) ; Mention
spéciale du Jury, Vues d’Afrique (Montréal) Un
soir après la guerre (1996-97) – Sélection
officielle, Un Certain Regard, Cannes 1998 ; Prix Spécial
du Jury, Festival Mar del
Plata (Argentine) ; Prix du Public, Ciné 32 (Auch) ; Prix
de la Fondation Gan pour le Cinéma
Lumières sur un massacre, « 10 Films
contre 110 000 000 de mines » (1997)
Van Chan, une danseuse cambodgienne (1998),
pour la série
documentaire « 50 ans et un monde» La
terre des âmes errantes (1999) – 14 récompenses
internationales, dont le Grand Prix du Cinéma du Réel
; Prix du
documentaire, Visions du réel (Nyon, Suiss) ; Prix
du documentaire, Festival des films francophones de Namur
(Belgique)
; Prix
du documentaire, Festival dei Popoli (Firenze, Italie) ;
Grand Prix du documentaire du Festival Traces de Vies (Clermont-
Ferrand) ; Golden Gate Award (San Francisco) ; Golden Matchstick,
Amnesty International (Amsterdam) ; Grand Prix Global
Télévision, Festival de Banff (Canada)
Que la barque se brise, que la jonque s’entrouvre (2000)
S21, la machine de mort khmère rouge (2002) – 18
récompenses internationales, dont le Prix Albert
Londres audiovisuel
(2004) ; Documentary Award, European Film Academy ; Prix
Italia ; The Award, 3rd International Human Rights Film
Festival
(Nuremberg) ; Médaille d’argent, URTI, Festival
international de Télévision (Monte-Carlo) ; Grand
Prix Spécial du Jury
(Copenhague) ; Runner-Up Prize (Yamagata, Japon) ; Golden
Dove for Documentary Film (Leipzig, Allemagne) ; Grand
Prix,
Festival de Valladolid (Espagne) ; Humanitarian Award
(Hong Kong) ; The Vaclav Havel Special Award et Best
Director
Award (One World, Prague)
Les Gens d’Angkor (2003)
Les Artistes du théâtre Brûlé (2005) – Sélection
officielle, Festival de Cannes (2005)
Prix
du meilleur documentaire de l’année
Stan Neumann
pour
"La Langue ne ment pas"
France,
80’, 2004.
Production Les Films d’ici,
Arte. Diffusé le 15 novembre 2004 sur Arte.
Victor Klemperer, professeur d’université,
a vécu à Dresde de 1933 à 1945. Privé par
les lois racistes de son travail et
de ses libertés les plus élémentaires,
il occupe ses journées à rédiger un
journal secret. Il y raconte une
vie quotidienne que la dictature en place rend de plus
en plus misérable et que la peur de la déportation
hante chaque jour un peu plus. Mais,
il entend aussi faire la chronique de la langue sous le
IIIe Reich, de son évolution
et de la façon dont elle est instrumentalisée
par le pouvoir en place.
Biographie
Stan Neumann, né à Prague en 1949, étudie
le cinéma de 1969 à 1972 (IDHEC), puis travaille
comme chefmonteur
jusqu’en 1984. Il vient à la réalisation en
1989, « presque à reculons, poussé (et c’est à peine
une
image) » par son ami Richard Copans, qui, depuis, a produit
la quasi-totalité de ses films. Une collaboration
basée sur une « confiance, parfois rugueuse, et une
complicité qui dépasse les questions de production ».
Evoquant ceux qui l’entourent, à l’image, au
son, au montage (Ned Burgess, Catherine Adda, Juliette Garcias,
Béatrice Wick, entre autres complices) il dit l’indispensable
partage, «cette dimension collective de notre travail.
C’est elle qui, film après film, me donne la liberté d’aller
là où je crois, à tort ou à raison,
devoir aller.»
Filmographie sélective : Les Derniers marranes,
Prix Futura, Berlin (1990). Paris, le roman d’une ville,
Prix de la Ville de Bordeaux, au FIFARC (1993). Culture(s)
commune(s) (1992).
Louvre, le temps d’un musée (1993). Nadar,
photographe, Grand Prix au Festival du Film d’art, Montréal
(1995). Rainer Maria Rilke (1996). Une maison à
Prague (1998). Norman Mailer, histoires d’Amérique
(1998). Apparatchiks & Businessmen (2000). Buren
au Guggenheim (2005).
Depuis 1992, il dirige, également avec Richard Copans, la
collection « Architectures », consacrée aux
réalisations les plus marquantes de l’architecture moderne. Dans ce cadre,
il a signé près d’une quinzaine de titres,
dont les
plus récents sont : La Maison de verre de Pierre Charreau (2003), La
Maison de Nancy de Jean Prouvé (2004),
L’Abbatiale Sainte Foy de Conques (2004), Le
Palais des Congrès
d’Adalberto Libera (2005)..
Prix Découverte
Rémi Mauger & Guy Milledrogues pour
"Paul
dans sa vie"
France,
1 h 40’, 2004.
Production : Les Films
d’Ici. Diffusé sur FR3 Normandie en septembre
2004
Cette fois, c’est sûr, Paul arrête.
A son âge, c’est plus sage. Et Paul Bedel
est un sage. A Auderville, son village du
cap de la Hague, il vit dans la ferme où il
est né il y a plus de 75 ans. Il y demeure avec
ses deux sœurs,
célibataires comme lui. Ensemble, ils ont arrêté le
temps il y a bien longtemps. Sans aigreur, ni rebuffade,
Paul a
laissé passer le progrès. Il a préservé et
cultivé son lien à la nature.
Au 21e siècle, il nous l’offre en héritage.
Ce film a obtenu le FIPA d’Argent 2005. Sortie
en salles le 3 mai 2006, à l’Espace Saint-Michel
(Paris).
Biographies
Rémi Mauger est né en
1958. Journaliste et réalisateur pour la télévision
et la radio, il collabore avec FR3, TF1, Antenne 2 et RFI et participe à l’aventure
des radios libres (Gilda la Radiopolitaine).
Depuis 1985, il travaille à France 3 Caen. Il a réalisé une
vingtaine de magazines et documentaires pour la
télévision, on citera notamment : La mère
Denis, sa vie, son œuvre ; Fugue en sol mineur ; L’honneur
perdu des
paysans ; La Vache dans tous ses états ; Bobosse,
le flibustier du blocage ; Thérèse Superstar (Prix du
documentaire, Festival du Film d’histoire, Pessac 1997) ;
Atomes crochus (sélection FIPA, 2000) ; Petites
lucarnes de France ; Un siècle à nous deux ; Paul
dans sa vie (Fipa d’argent, 2005).
Guy Milledrogues, d’abord spécialisé dans le
travail du son (chef opérateur son pour Radio France puis
pour
France 3 jusqu’en 1985), s’est ensuite dirigé vers
l’image. Journaliste reporter d’images pour France
3, il participe à
la fabrication de reportages, documentaires et magazines d’information,
dont plusieurs sont le fruit de sa
collaboration avec Rémi Mauger (Bobosse, le flibustier
du bocage ; Soumont, mine de fer en Normandie ; Les
Iles cotentines ; Thérèse Superstar ; Atomes
crochus).
Avec Laurent Marvyle, il a signé, S.M.N., chronique
d’une
mort
annoncée et Le Mont imaginaire.
Prix International de la Scam (ex aequo)
remis au Cinéma du réel, Paris, mars 2006
Stefano Savona pour
"Carnets
d’un combattant
kurde"
France/Italie,
80’, 2006. Production :
JBA Production.
Akif a quitté l’Allemagne pour rejoindre la guérilla
du PKK. Il parle Anglais et a été désigné pour
accompagner le cinéaste et un groupe de quatre
combattants vers les zones de combat, à la frontière
turque. Le groupe compte deux filles : Slav née en Allemagne, enjouée et familière
des manières occidentales et Ozgur, fille de militant,
secrète et butée. Et deux garçons : Aram, bavard
et moqueur, et Siyar le chef, secret et conscient que rôde«
l’ange de la mort ». Pendant trois semaines, dans les
montagnes du Kurdistan irakien, le groupe fait
connaissance. Autour du feu, à la tombée de la nuit,
ou pendant les interminables marches dans la montagne,
les jeunes combattants livrent leurs rêves, leurs doutes et
leurs peurs.
Biographie
Stefano Savona, né en Italie, a mené différentes
campagnes de recherche après ses études d’archéologie
et d’anthropologie (Italie, Soudan, Egypte, Turquie).
Il a ensuite étudié le cinéma et réalisé de
nombreuses installations en Italie, en France et au Japon ainsi que
des
documentaires. On citera notamment : Roshbash Badolato (57’,
1999) ; Siciliatunisia (23’, 2000) ; Alfabe,
abbecedario curdo (20’, 2002) ; Un Confine di Specchi / Une
frontière en miroirs (72’, 2002 – documentaire
plusieurs fois récompensé en Italie.)
Il a également signé plusieurs ouvrages photographiques,
Verso il Kurdistan, (1998, Ed. L’Epos, Palermo) ; La TV
del Rifiuto, antropologia della ricezione televisiva (2004, Ed. Bruno
Mondadori, Milan) et Light from the Box
(2005, Ed. Mediaset/Motta Fotografia, Milan)
Tizza
Covi & Rainer Frimmel pour
"Babooska"
Autriche,
100’, 2005. Production : Vento Film (Autriche)
Babooska est une jeune artiste. Elle gère avec sa famille
un cirque ambulant en Italie. Leur combat existentiel de
nomades modernes – une espèce en voie de disparition – est
raconté sans fard, sans commentaire, sans
interview. Pendant une année, au cours d’une odyssée
dans la campagne reculée italienne, le film éclaire
les
coulisses d’un microcosme en marge de la société.
Tizza Covi et Rainer Frimmel décrivent avec humour et mélancolie
un art de vivre en déclin, un état d’esprit
partagé entre le doute et l’espoir que l’avenir,
bien qu’incertain, soit toujours comme « un cirque
moderne bien
chauffé ».
Biographies
Tizza Covi,
née en 1971 à Bolzano
(Italie) a vécu à Paris et Berlin avant d’étudier
la photographie à l’Ecole de Graphisme
de Vienne. Elle s’installe ensuite à Rome
et, pendant plusieurs années, y travaille comme photographe
indépendante.
Artiste, cinéaste, elle réside
maintenant à Vienne. Elle a co-réalisé avec
Rainer Frimmel, en 2001, un premier documentaire, Das
ist Alles / C’est tout (2001,
1h45’), qui a reçu le Prix Regards neufs au festival
Visions du Réel à Nyon en 2002.
Babooska est leur second film commun.
Rainer Frimmel, né en 1971 à Vienne, a lui aussi étudié la
photographie à l’école de graphisme de Vienne.
Il a
obtenu, pour son travail photographique, de nombreuses bourses
d’études pour Rome, Paris et New York.
Cinéaste et photographe, il a réalisé trois
documentaires. En 1997, un film intitulé Che bella è la
vita, puis,
l’année suivante, Wien : Sieben Szenen. En 2000, il
monte les vidéos privées d’un brancardier viennois
:
Aufzeichnungen aus dem Tiefparterre / Croquis de l’entresol.
Ce film a été sélectionné dans de nombreux
festivals, tels IDFA d’Amsterdam (International Documentary
Festival, Amsterdam), International Film Festival
(Rotterdam), Visions du Réel (Nyon, Suisse), Duisburger
Filmwoche (Allemagne), International Film Festival de
Cork (Irlande)…
Tizza Covi et Rainer Frimmel ont fondé en 2002 à Vienne,
la société de production Vento Film.
> radio
Prix de la meilleure œuvre sonore de l’année
Luis Mendez pour
" Mémoire d’Ene
Asche Troie"
France,
2 h 18’,
2005.
Diffusé du 24 octobre au 18
décembre 2005 sur Radio Canal Sud
De 1984 à 1993, le comité d’établissement
de l’usine AZF à Toulouse fit
publier cinq numéros du recueil Ene
Asche Troie. Se définissant comme
revue de littérature et d’imaginaire,
elle rassemblait les écrits de salariés
d’AZF, Tolochimie, SNPE et Sanofi.
Ces entreprises constituaient alors le pôle
chimique sud toulousain. Loin de
l’écriture ouvrière,
ce projet s’inscrivait avant tout dans
un lieu, l’usine. L’ambivalence
du rapport à ce lieu
transparaît dans les textes : l’attachement,
le rejet, la violence, mais toujours la passion,
souvent animée par la
verve syndicaliste. Et puis, le 21 septembre
2001, se produit l’explosion. Aujourd’hui,
AZF et Tolochimie ont
fermé leurs portes, l’avenir
de la SNPE, rebaptisée Isochem, est
fortement compromis. Pourtant l’aventure
Ene
Asche Troie continue : un nouveau numéro
de la revue littéraire est en préparation.
Biographie
Luis Mendez fait ses débuts dans la
radiodiffusion associative en 1987, et participe
bénévolement à l’émission
Jazz Contrastes de Canal Sud. Devenu salarié au
sein de la radio, il collabore dès
1990 aux émissions
d’information
politique, syndicale et culturelle.
A partir de 1995, son BEATEP en poche, il
travaille en tant qu’animateur socio-éducatif
(spécialisation radio) et
réalise des documentaires tels que
Histoires de quartier, quartiers d’histoire (1999), L’école de Mirès
(2001).
Il rejoint en 2001 l’équipe
de Radio Solidarité et participe à la
vie de cette antenne avec ses casquettes
de
journaliste, animateur et technicien. Il
signe à cette période un documentaire
intitulé De Mathausen à Loïblpass (2003).
Le projet Ene Asche Troie avait préalablement
obtenu l’aide à l’écriture
radiophonique de la Scam en 2004.
Prix Jeune Talent
Jean-Jacques Chauchard pour
" Mémoire
vive"
32’, 2005. Diffusé le 31 décembre
2005 sur RFI dans « Territoires de Jeunesse »
Mémoire vive est un projet éducatif qui s’appuie
sur la réalisation d’émissions de radio
professionnelles comme outil pédagogique
auprès de jeunes suivis par
la Protection Judiciaire de la Jeunesse. A partir de thèmes
comme l’amour, la peur ou encore les racines, les jeunes
se retrouvent en situation de création radiophonique,
avec les
exigences et les contraintes que cela implique, mais aussi
la satisfaction qu’ils en retirent.
Réalisée
en février 2005 par huit jeunes
encadrés par des professionnels de la Police judiciaire
de l’Hérault, cette émission mêle
impressions, souvent mouvantes,
sur le rapport que ces jeunes entretiennent avec la « mémoire» et
reportages. Les interviews ont été réalisées
avec un « docteur en mémoire » pour l’aspect
physiologique, un informaticien pour le
numérique, un résistant
déporté pour le devoir de mémoire et,
enfin, un ancien instituteur pour la mémoire d’un quartier dit « sensible ».
Biographie
Jean-Jacques Chauchard est né à Rodez en 1971.
Après des études de mathématiques, il
suit une formation
d’éducateur de la PJJ (Protection judiciaire
de la jeunesse). Il dessine son premier projet éducatif
utilisant la radio à
Villemomble, en banlieue parisienne, et réalise sa
première émission amateur avec un public de
jeunes en
difficulté, suivis par des magistrats pour enfants
(PJJ). Sa rencontre avec Edouard Zambeaux, producteur
journaliste à RFI en 2000, lui permet de donner une
ampleur professionnelle à ce projet et de réaliser
une émission en 2001 autour de la Prison. Depuis, la municipalité de
Villemomble a mis en place un partenariat avec
l’émission Territoires de jeunesse sur RFI. Jean-Jacques Chauchard suit alors une formation de professeur
technique PJJ et conçoit de nouveaux projets en
relation avec des enseignants spécialisés dans
la pédagogie pour enfants inadaptés, à Paris, à Malakoff, à la
Source ou à Montpellier. Depuis septembre 2003, il
a réalisé plus de quinze émissions,
avec RFI, Radio Clapas,
Radio des Suds (Arles)…
> nouvelles
technologies
Prix de l’œuvre d’art
numérique interactive
Du Zhenjun
Du
Zhenjun est né à Shanghai en 1961. Après
avoir suivi une formation classique à l’Ecole
des Beaux Arts de l’Université de
Shanghai, il enseigne la peinture traditionnelle chinoise et
la sculpture. Arrivé en France
dans les années 1990, il découvre
les supports analogiques et la photographie. En 1997, il acquiert
son premier ordinateur et sent qu’un « nouveau langage va enfin émerger ».
Il obtient un mastère de l’Ecole régionale
des
Beaux Arts de Rennes (Espaces numériques, 1999).
Le pouvoir des nouvelles technologies, la dictature de l’information
et la souffrance humaine sont au centre de
ses créations. Il porte un regard distancié sur
notre monde, amusé sur l’art contemporain.
«
L’art est un théâtre d’ombre, l’ombre
d’une fausse réalité que l’Homme
fait semblant de tenir pour vraie… L’Homme dont je parle est un homme universel. L’Homme
dont je parle est le même, qu’il vive en Chine,
en
Occident, en Amérique Latine, qu’il vive aujourd’hui
ou il y a deux mille ans…Le système, la morale,
les règles du
jeu sont différents. Mais ces différences ne
sont que des leurres, les traductions mensongères dues à la
culture.
Mon travail consiste à aller au-delà de ces mensonges
pour tenter d’atteindre la vraie nature de l’homme… L’art
est ce qui me permet de parler au-delà du masque.»
Prix de l'oeuvre d'art numérique
remis au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand,
février 2006
Edouard Salier pour
"Empire"
France,
2005, 4’. Production : Autour de Minuit Productions.
La Pax Americana veille sur notre tranquillité, assure notre
confort, garantit notre prospérité. Une carte postale
idyllique du Nouvel Empire.
Empire superpose les deux facettes du mythe américain. La
force guerrière que l’on voudrait transparente,
presque invisible, se retrouve au cœur des images de béatitude
quasi-publicitaire.
Biographie
Edouard Salier est né à Bordeaux en 1976. Après
quatre ans passés à l’ESAG enninghen, section
Arts Graphiques (Paris), il rencontre Doctor L (producteur
des premiers disques d’Assassins) et conçoit les pochettes
de ses premiers albums solos, puis son tout premier
clip, Mountains. Véritable boulimique de l’image,
Edouard Salier multiplie depuis, à un rythme effréné,
les expérimentations
graphiques et audiovisuelles via des courts métrages, clips,
habillages TV, installations et VJing… Empire a été sélectionné dans
plus de 40 festivals et a reçu
le Prix du Public au Brooklyn International Film Festival
Prix Jeune Talent
Valérie Pirson pour
"
Pistache"
France,
2005, 9’. Production : ENSAD Animation
Retranscription mouvementée de la pensée confuse
d’un individu L qui tente de comprendre ce qu’il lui
faut
pour aller bien. Ce film de fin d’études a été réalisé en
animation directe sous caméra (banc-titre) à base
de
papiers découpés et de divers petits objets.
Biographie
Valérie Pirson est née en 1981 à Woluwe Saint
Lambert en Belgique. Après un Bac S, elle entre à l’ENSAD (section
cinéma d’animation). Diplômée
en 2005, Pistache à peine terminé, elle rencontre
Michel Gondry et
participe à l’animation de son troisième long
métrage, Science Of Sleep. Suivront dans la foulée,
plusieurs pubs
et clips qu’elle réalise pour la société Partizan.
Elle appartient à un collectif, « Midi 6 »,
rassemblant 14 jeunes
autres plasticiens, qui intervient dans l’animation d’événements
tels Le Festival du vent, le Carnaval de Marseille,
le Salon Emmaüs…
Valérie Pirson prépare actuellement son second court
métrage.
> institutionnel
Prix pour l'ensemble de son oeuvre
Georges Pessis
Georges
Pessis peut s’enorgueillir d’avoir produit
et réalisé plus 300 programmes audiovisuels. Ces
films, aux
sujets les plus diversifiés (industrie, société,
science, environnement, tourisme, art, presse, éducation,
histoire….)
étaient destinés à des institutions internationales, à des
administrations publiques ou des entreprises industrielles.
Ses activités l’ont naturellement entraîné à parcourir
la planète – du Brésil (il maîtrise le
portugais) au Japon, en
passant par l’Egypte, les Etats-Unis, le Canada (il parle évidemment
l’anglais), l’Allemagne (il parle aussi
l’allemand), la Suède, l’Italie (et il comprend
l’italien !)… sans oublier le Mexique, la Côte
d’Ivoire, le Gabon, le
Ghana, l’Inde, le Danemark, la Norvège, la Grèce…
Georges Pessis a également enseigné la communication
audiovisuelle de l’entreprise, la réalisation et la
production à l’Université de Paris Dauphine, à l’ESRA
(Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) et à l’IIIS
(Institut International de l’Image et du Son).
Il a régulièrement donné des conférences
sur la communication audiovisuelle institutionnelle à l’INSEAD
de
Fontainebleau, à l’Institut de l’image d’Angoulême
et aux Etats-Unis (Department of communication/Stanford
University et Centre for Media Study/State University of New-York).
Entre deux films et trois conférences, il a pris le temps
de signer des publications, dont Entreprise et cinéma, 100
ans d’images (Documentation française, 2000) ; Dictionnaire
bilingue de l’audiovisuel (Ed. Dixit, 3ème édition
2002) ; L’œuvre de commande (INA, 1995) ; L’entreprise
et son double (Ed. Dunod, 1992) ; Film et Vidéo, miroirs
de l’entreprise (Ed. d’organisation, 1989).
Parallèlement à ces activités pédagogiques
et professionnelles, il a siégé au Bureau Directeur
de la CST, présidé la
commission de néologie des termes de la communication au
sein du ministère de la Culture et de la
Communication. Il assume aujourd’hui le poste de Délégué Général
des Archives nationales audiovisuelles des
Entreprises et des Collectivités et du Festival international
du Creusot.
Il prépare actuellement un film de montage sur le centenaire
du ministère du Travail.
Quelques films
Un temps pour la mémoire (pour la Ville de Jérusalem).
Avec Jean Négroni et Catherine Sellers. Scénario
de Elie
Wiesel. Musique : Ivry Gitlis. Dialogues : Edmond Jabès.
Sélection française au Festival de Cannes 1969.
Les Choix de la liberté (pour le ministère de la
Défense). Primé au Festival de Biarritz. 2ème
Grand Prix au Festival
International d’Amsterdam.
Entrée en matière (pour le CERN, Laboratoire européen
des Hautes Energies). Avec Niels Bohr, Jean de Broglie,
Werner Heisenberg. Commentaires de Max-Pol Fouchet. Musique de
Martial Solal.
Grand Prix du Festival International du film scientifique.
La Face cachée de la Terre (pour Ifremer). Premier Prix
Festival de San Sebastian. Deuxième Prix au Festival de
Berlin. Trophée de Bronze au Festival de New York.
Espaces-vie (pour Roussel-Uclaf). Primé au Festival
de Biarritz. 2e Grand Prix au Festival International de Tokyo.
Cindy Award au Festival de New York.
Toujours (pour Jeanne Gatineau). Commentaires de Pierre
Gascar. Musique de Martial Solal.
Cinémascope et images multiples. Primé au Festival
de Biarritz.
Prix de la meilleure oeuvre institutionnelle
de l'année
Didier Pourcel pour
" Un train catalan"
2006,
7’. Production Procitel, pour le groupe Eiffage
La nouvelle ligne à grande vitesse Perpignan-Figueras
dessine un trait d’union entre les deux villes mythiques
de
Salvador Dali.
Biographie
Didier Pourcel apprend son métier dans les années
1970, auprès de réalisateurs comme Alexandre Astruc, Marcel Camus, Jean-Claude Brialy, Patrice Leconte ou Dino Risi.
Il réalise ses premiers courts métrages d’auteur
(nomination aux Césars, sélection officielle à Cannes)
et se lance dans le film publicitaire et le cinéma
d’entreprise. En 1988, le TGV lui porte déjà chance
avec Le Serpent bleu, qui obtient le Grand prix aux Festivals
de Biarritz, de Chicago et de New York.
En 1995, avec la complicité de Richard Bohringer, il crée
le premier clône 3D de comédien pour le projet 20.000
lieues sous les mers. Il réalise ensuite la série
en images de synthèse Xcalibur, coproduite par France
2 et Canal +.
Aujourd’hui, réalisateur et infographiste indépendant,
il retrouve le TGV avec Un train catalan.
> littéraire
Prix
Joseph Kessel
Pierre Haski pour
"Le sang de la Chine - Quand le silence tue" -
Ed Grasset
Prix
François Billetdoux
François Maspero pour
" L’ombre
d’une photographe, Gerda
Taro" - Ed du Seuil
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