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> audiovisuel
Prix
pour l'ensemble de son oeuvre
Marcel Trillat
De ses débuts comme journaliste stagiaire à l’ORTF
en 1966, dans le prestigieux magazine d’information Cinq
Colonnes à la Une, à Envoyé Spécial sur France 2, Marcel Trillat a connu toutes les époques
du service public de l’audiovisuel français. Mais
aussi les groupes de réalisation militants des années
1970 : la CREPAC, UNICITE, Radio Lorraine Cœur d’Acier… Marcel
Trillat a arpenté la société française
et les conflits internationaux sans cesser d’être
fidèle à ses intérêts et à sa
morale : d’abord journaliste, militant ensuite ; communiste
ET démocrate, dans des temps où ça n’allait
pas de soi. Cette indépendance de vues lui a valu d’être
licencié en 1968 et écarté en 1986 par la
droite, mis à l’index par la CGT en 1980 et placardé par
la gauche en 1991… Et pourtant il tourne : parmi ses récents
films, 300 jours de colère, Les Prolos et Femmes
précaires ont été diffusés sur France 2.
Filmographie
Une
petite fille de sept ans, coréalisé avec Paul Renty
(ORTF, 1966)
Ce jour-là, coréalisé avec Paul Seban et
Jacques Krier (Dynadia, 1967)
1er mai à Saint-Nazaire (ORTF, 1967)
Etranges Etrangers (CREPAC/Scopcolor, 1970)
Travailleurs Fantômes (Envoyé Spécial, France
2, 1994-1995)
Les Enfants de la dalle (Envoyé Spécial, France
2, 1988)
300 jours de colère, Les Prolos (VLR productions, France
2, 2002)
Femmes précaires (VLR productions , 2005)
Prix
du meilleur documentaire de l’année
Nino Kirtadzé
pour
"Un dragon dans les eaux pures du Caucase"
90’ – 2005 – Roche
Productions, Arte France
Dans un petit village paisible de Géorgie, en
plein cœur du Caucase, coule une eau de source
célèbre dans toute la région.
On apprend qu’un « dragon crachant le feu »,
un gigantesque pipeline, va bientôt s’installer,
traverser le village moyennant une compensation en
dollars… Portrait tragi-comique d’une communauté ballottée
dans les tourments de la mondialisation. Nino Kirtadzé est née en 1963 à Tbilissi.
Conseillère à la Présidence de la Géorgie,
elle devient ensuite correspondante pour le Caucase de l’AFP,
de l’AP et à Radio Free Europe. Elle s’oriente
ensuite vers le métier de comédienne (Les mille
et une recettes d’un cuisinier amoureux, 1996) avant de s’emparer
de la caméra.
Filmographie
sélective
Les Trois vies d’Edouard Chevardnadze (2000) ; Il était
une fois la Tchétchénie (2002 ; primé en Allemagne
et en République tchèque) ; Staline par Staline (2003)
; Les funérailles d’un dieu (2003) ; Dites à mes
amis que je suis mort (2004 – récompensé par
le Fipa d’Or et le Prix Louis Marcorelles au Cinéma
du Réel) ; Un dragon dans les eaux pures du Caucase (2005
; Prix Voyage/Découverte, Sunny Side of the Doc ; European
Film Academy Award de Berlin ; Grand Prix du Festival Visions du
Réel de Nyon, Prix Europa) ; Lettre Py (2005) ; Le
Village des fous – la démocratie dirigée (2006).
Prix Découverte
Florian Geyer pour
"Soufre"
43’ – 2005 – autoproduction
Vingt-quatre heures de la vie d’un mineur-porteur
dans une soufrière de l’île de Java.
Quatre-vingts kilos de soufre recueillis à mains
nues et transportés à dos d’homme,
deux fois par jour, à la lumière des
torches, la nuit. Des dizaines de kilomètres
parcourus quotidiennement à pied sur les flancs
du « Cratère vert », un volcan dont
les vapeurs brûlantes sont hautement toxiques.
Des conditions de travail inhumaines, inimaginables
pour « nous ». Un métier, pourtant,
dont ces mineurs sont fiers : cet « or ocre » leur
procure un salaire supérieur à la moyenne
nationale, en contrepartie d’une espérance
de vie réduite. Le saviez-vous ? Le soufre
vert sert principalement à blanchir le sucre
de canne...
Sélectionné dans une douzaine de festivals, ce film
a reçu le Premier Prix au Göttingen International Film
Festival (2006) ; le Prix Arrimage au Festival Territoires en images
(2006) ; le Premier Prix au Festival International du Film insulaire
de Groix (2006) ; la Mention spéciale du jury aux Rencontres
internationales du documentaire de Montréal (2006)…
Biographies
Florian Geyer. Après
une formation à la Sorbonne en géographie et environnement,
suivie d’un Master 2 de géographie physique et risques
naturels, Florian Geyer obtient un Master 2 de
cinéma anthropologique et documentaire à Nanterre.
Polyglotte, photographe, sportif et formateur à la réalisation
documentaire, il n’a pas trente ans et a déjà réalisé,
en solo ou en duo, plusieurs courts ou moyens métrages documentaires. Un
Phare dans Paris (15’) met en lumière en 2002
le Batofar, scène mobile et alternative des nuits parisiennes.
En 2003, il coréalise La culture du risque (52’),
qui présente la vie de paysans vivant de la culture de la
pomme de terre dans un cratère au cœur de l’île
de Java.
L’année suivante, avec Fortaleza ensablée (film
de 26’ en coréalisation), il dresse le portrait de la capitale du
Nordeste brésilien, dont l’économie, fondée sur le
tourisme, est un modèle de non-développement durable.
Tout récemment, Florian Geyer a réalisé le making-of du
projet vidéo 6 milliards d’Autres, dirigé par Yann
Arthus-Bertrand.
Prix International de la Scam (ex aequo)
remis au Cinéma du réel, Paris, mars 2007
Hosup Lee pour
"And Thereafter II (Et après II)"
Corée du Sud – 56’ – 2006 – DocuEye
Production
Dans les années 1980, le mouvement des étudiants provoque
au sein de la société coréenne un fort sentiment
anti-américain. Et pourtant, les Coréennes continuent à se
marier avec des GI’s américains. Fort de ce constat,
et curieux de savoir ce qu’elles sont devenues, Hosup Lee s’intéresse à Ajuma,
une ancienne prostituée.
Ajuma a épousé un soldat, a traversé l’Océan
et vit aujourd’hui seule, dans le New Jersey. Elle ne s’est
pas intégrée à l’American Way of Life,
ne maîtrise pas l’Anglais et s’est totalement coupée
de ses racines.
Elle se laisse - difficilement - convaincre d’être filmée,
puis s’engage avec le réalisateur dans un jeu du chat
et de la souris, oscillant entre séduction et rejet, confidences
et manipulation. Peu à peu, le projet initial évolue
et chacun se révèle.
Biographie
Hosup Lee est né à Séoul. Il étudie l’administration
publique à l’Université nationale de Séoul
puis à l’Université de New York. Il travaille à la
production et à la réalisation d’une dizaine
de documentaires traitant aussi bien du jazz que de la recherche
d’une vie extraterrestre. En 1999, il reprend ses études
au City College de New York.
Après And Thereafter (2003, 56’), And Thereafter
II est le second volet de son projet de trilogie sur les « fiancées
de guerre » coréennes, qui ont épousé des
soldats américains à la suite de la Guerre de Corée.
Hosup Lee a réalisé Juilliard School (1995) ; Alpha
Project (1996) ; Looking for Alien in the Universe (1996) ; Father
Dae-Gun Kim (1997) ; Jazz as an International Cultural Product (1998).
Guo
Jing et Ke Dingding pour
"Maxi Xuexiao (L’Ecole du cirque)"
Chine –100’ – 2006 – Production
Ke Dingding, ITVS
L’école du cirque de Shanghai, une école d’état,
où les enfants subissent un entraînement très
dur. Les corps et les esprits sont soumis à un dressage éprouvant.
Certains enfants tentent de fuguer, d’autres se réfugient
dans la nourriture, d’autres encore se révoltent et
l’entraînement devient vain.
Enfants, parents, entraineurs, tous sont soumis aux mêmes
lois de la compétition, du patriotisme et de l’ultralibéralisme
qui inexorablement enferment les consciences.
Biographies
Guo Jing est
née en 1976 à Shanghai. Diplômée
du département de journalisme de l’Université de
Fudan, elle est monteuse pour la télévision et réalisatrice.
Ke Dingding est
né en 1965 à Shanghai. Il est ingénieur
en électronique (Institut de Chengdu). Il est aussi cameraman à la
télévision et réalisateur.
Guo Jing et Ke Dingding ont coréalisé Dans l’attente
du jugement en 2001 et Mengxia de guoshi (Un été fructueux) en 2003. Ce film, d’une durée de 147’, a obtenu
le Prix Joris Ivens, au Cinéma du Réel 2004.
> radio
Prix des œuvres sonores de l’année
Les 42 auteurs de l’émission Sur les
Docks
France Culture (du lundi au vendredi de 16 h à 17
h)
L’époque, notre époque, est aussi passionnante
que bouleversante. La marche du monde s’accélère,
parfois dans le chaos, souvent avec des percées sociales,
scientifiques et technologiques exceptionnelles. Sur les Docks,
une émission quotidienne de France Culture, tente une
approche du réel – ici, ailleurs, maintenant – par
des séries ou mini-séries (de 2h à 10h)
autour d’un même sujet et mises en œuvre par
des producteurs privilégiant la multiplicité des
points de vue. Les séries laissent la place, quand les événements
le nécessitent, à un « retour sur actualité » par
des reportages et analyses en temps réel. A l’opposé,
et en relation avec l’Ina, l’émission propose
des cycles thématiques de rediffusion proposant une écoute
des émissions passées. Produite par Pierre Chevalier, l’émission Sur
les Docks a fait appel en 2006, à quarante-deux auteurs : Damien
Albessard, Elise Andrieu, François Angelier, Benoît
Artaud, David Artur, Hayati Basarslan, Johanna Bedeau, Mariannick
Bellot, Vincent Bernière, Maylis Besserie, Anne Bonnin,
Patrick Cazals, Olivier Chaumelle, Anice Clément, Joseph
Confavreux, Elsa Cornevin, Stéphane Corréa, Christophe
Deleu, Giulia Fois, Sébastien Galcéran, Charlotte
Garson, Pierre Goetschel, Simon Guibert, Sacha Guillaume, Alexandre
Héraud, Raphaël Krafft, Séverine Labat, Philippe
Lagadec, Aude Lavigne, Jo Le Guen, Kristel Le Pollotec, Elisabeth
Lequeret, Alain Lewkowicz, Elodie Maillot, Irène Omélianenko,
Sarah Oultaf, Aline Pailler, Michel Pomarède, Antoine Sachs,
Laurent Salters, François Teste, Marion Thiba.
Prix
des œuvres sonores de l’année
Les 25 auteurs de l’émission
Des Papous dans la tête
France Culture (le dimanche de 12 h 45 à 14
h)
Jeux littéraires, d’écriture et de langage
où priment le goût du non-sens, l’esprit bouffon,
la gourmandise de la dérision.
L’animatrice du club des Papous, Françoise Treussard,
propose, selon l’humeur, à quelques écrivains,
peintres, gens de théâtre ou de cinéma, calembours,
contrepèteries, lipogrammes…
Les Papous, c’est le grand format, l’aboutissement
des Décraqués de la semaine : un « club » qui
réunit des gens qui ne font pas profession d’être
des amuseurs. Peintres, écrivains, cinéastes, journalistes,
comédiens, cantatrice aussi et même agrégés
de lettres ou de philosophie, ils ont en commun de prendre leurs
distances avec « l’esprit de sérieux »,
ont le courage du dérisoire, osent la légèreté.
Jouer c’est provoquer l’inattendu, une affaire de fêlés
et, parfois, la fêlure donne de sacrées surprises
!
Les vingt-cinq auteurs de l’émission, en 2006 : Eric
Aeschimann, Eva Almassy, Patrick Besnier, Jacques-André Bertrand,
François Caradec, Jérôme Clément, Patrice
Caumon, Henri Cueco, Hélène Delavault, Patrice Delbourg,
Serge Joncour, Jacques Jouet, Nelly Kaplan, Guy Konopnicki, Gilbert
Lascault, Hervé Le Tellier, Patrice Minet, Gérard
Mordillat, Ricardo Mosner, André-Luc Molinier, Dominique
Muller, Jean-Bernard Pouy, Françoise Treussard, Jacques
Vallet, Christian Zeimert
> nouvelles
technologies
Prix de l’œuvre d’art
numérique interactive
Agnès de Cayeux
Auteur
multimédia, 40 ans, plasticienne Web,
conceptrice et développeuse d’interfaces et d’outils
internet. Développe une recherche sur les relations à distance,
les interactions réseau (http://www.not2be.net). Etudes
menées à l’Institut d’Etudes Théâtrales,
Sorbonne Nouvelle. Directeur de recherche : Jean-François
Peyret, metteur en scène et dramaturge. Séminaires
au CNRS, laboratoire du spectacle : DEA, écriture et
nouvelles technologies. « Si les flux de données
sont prétextes à la (re)constitution d'une matière
visuelle, textuelle ou sonore, ils sont acteurs de l'objet
en cours. Le réseau n'est plus un simple support de
diffusion mais un passeur de données ».
Installations : In my room, pièce vidéo, sonore
et littéraire pour une femme, inspirée des vidéo-chat
du réseau.
Sites internet : I'm just married confronte réseau et
production numérique au corps vivant. Your projection (bourse Scam). Rêves d'enfance : paysage sonore FIAC,
lauréat du concours d’art multimédia Noos. 12 notes : un travail réalisé autour du texte
de Bernard-Marie Koltès «12 notes prises au
nord»,
paru en 1983 aux éditions Nanterre/Amandiers.
Avec Jean-François Peyret et depuis janvier 2000, élaboration
d’une recherche autour de la question plateau/réseau.
Chaque période de création du metteur en scène
est prétexte à une nouvelle proposition, un nouvel
essai. A la Filature de Mulhouse, avec les étudiants
des Arts décoratifs de Strasbourg, les étudiants
des Beaux-Arts de Mulhouse et de Nancy, création de
deux ateliers autour du territoire intime du réseau
et de ses outils de dialogue vidéo et écrit.
Avec les étudiants de l’Institut d’Etudes
Théâtrales de la Sorbonne Nouvelle et Jean-François
Peyret, stages de recherche autour de l’interactivité médias/comédiens
avec des technologies de capteurs diverses et autour de la
question de l’utopie multi-lieux.
Prix de l'oeuvre d'art numérique
remis au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand,
février 2007
Collectif BIF pour
"Raymond"
Royaume-Uni,
France – 5’ – 2006 – production
Bif
Raymond,
un maître-nageur paresseux, aimerait bien découvrir
l’océan. Une équipe de scientifiques se penche
sur son cas.
Biographie
Ils
sont trois, Jules Janaud, Fabrice
Le Nezet et François Roisin, à œuvrer
derrière ce nom collectif, Bif.
Fabrice Le Nezet a réalisé en 2005, une vidéo de 6’ intitulée Dynamo ;
François Roisin et Jules Janaud ont signé, toujours
en
2005, 90°, un court métrage de 9’.
Prix Jeune Talent
remis au festival Les e-magiciens à Valenciennes, décembre
2006
Timothée Lemoine pour
" Bloodflowers"
5’27 – 2006 – Production
EMCA
Dans
une cellule capitonnée, une femme commence un dessin
pour le jeter aussitôt et répéter son geste.
Après d'innombrables essais avortés, elle laisse
tomber. La solution va se présenter d'elle-même.
Biographie
Timothée Lemoine est né le 19 mai 1983. Il commence à dessiner
dès l'enfance, et à partir du collège, découvre
la musique. Après le baccalauréat, il se lance en
autodidacte dans la musique pendant deux ans. En sortent deux albums,
plusieurs scènes et tremplins.
L'année suivante, il se consacre à l'animation en
autodidacte, réalise deux films et prépare un dossier.
Il rentre ensuite à l'EMCA où il réalise une
dizaine de films en deux ans, dont la plupart sont sélectionnés
dans des festivals. Bloodflowers est son film de fin d'études.
Il recherche des aides financières et un producteur pour
poursuivre.
> institutionnel
Prix pour l'ensemble de son oeuvre
Christian
Boë
Des études
d’architecture ne préparaient pas Christian Boë aux
métiers du cinéma, pas plus que la vie provinciale
qu’il menait dans le sud de la France, loin de l’effervescence
des productions parisiennes.
Il a eu la révélation de sa passion pour le cinéma,
en se faufilant dans deux films qui se tournaient sur la côte
d’azur. Dès lors, il n’a eu de cesse de lâcher
son crayon à papier pour s’emparer d’une caméra.
Au service Cinéma des Armées, il acquiert les premières
bases du métier d’assistant et, tout au long de sa
vie professionnelle, il cherchera à consolider ses connaissances,
par des cours de vidéo à Paris VII, de production
et de création d’entreprise à la Chambre de
commerce.
Il devient assistant-opérateur, caméraman, chef-opérateur,
particulièrement intéressé par les effets
spéciaux.
Le reportage télévisé, le documentaire international,
quelques longs métrages, l’écriture de scénarii
pour la deuxième chaîne de télévision,
sa participation à des films institutionnels, le conduisent
dès 1974 à la réalisation, puis à la
production : il crée en 1980, la Manufacture d’Image.
De 1969 à 2000, il signera quelque quatre-vingts films,
de durée variable, du très court au plus long. Il
suit dans ses films l’évolution des technologies industrielles
et sociétales et met au point quelques inventions techniques
qui lui valent, en 1997, la médaille d’Argent de l’encouragement
au progrès et le Prix Multimédia, la même année,
pour un cédérom interactif, Multiclip, qui convainc
le jury du Festival du Creusot.
Prix de l' oeuvre institutionnelle
de l'année
Albin Voulfow pour
" La prévention des cancers professionnels"
2006 – produit
par Capa Entreprises, pour l’INRS
Clichés, Le Grain de sable, Le Pot
de départ, Affaire
Berthier : quatre spots dont l’objectif est de mettre en
lumière le lien entre cancer et travail et alerter les
salariés et les chefs d’entreprise sur l’ampleur
et la gravité des conséquences des cancers professionnels.
Biographie
Né en 1971, Albin Voulfow, a d’abord été assistant
sur des films publicitaires, des longs métrages et des
séries télévisées. Il commence sa
carrière de réalisateur avec Mission locale, un
film commandé par le ministère de l’Emploi
et de la Solidarité, récompensé par le Prix
de la Fondation de France, au Festival Communica en 1999. En
2001, son film Réflexion faite, réalisé pour
le ministère du Travail dans le cadre du Programme de
l’Union européenne contre le racisme, obtient le
Prix du Parlement européen de l’innovation, le Prix
de la Scam et le Prix de l’Aprac au Festival du Creusot.
Albin Voulfow alterne films d’entreprise, films de fiction,
reportages axés sur le social et documentaires. On citera Le Rêve (2 x 52’), relatant l’aventure de la
création du spectacle du même nom à Las Vegas,
ou 55 Jours dans la veule, making of de 52’ du long métrage
de fiction, Espace Détente.
Il travaille actuellement sur le making-of du film de Thomas Vincent, Le Nouveau protocole, sur un programme court réalisé pour
TF1 (Cocktail de filles) et enfin, sur son court métrage.
> littéraire
Prix
Joseph Kessel
remis à Saint-Malo,
dans le cadre du festival Etonnants Voyageurs, en mai 2007
Pierre Kalfon pour "Pampa"
2007 - éditions
du Seuil
Au bout du monde, en Argentine, une plaine vaste
comme la France : la Pampa. Dans cet espace immense, encore inexploré en
1856, un Parisien de vingt-quatre ans vient chercher fortune. Il
se retrouve esclave des Indiens, battu, maltraité, vendu
de tribu en tribu. Il parviendra à s’enfuir après
trois ans de captivité.
A partir de cette aventure authentique, Pierre Kalfon bâtit
une fiction étonnante dont les personnages ont réellement
existé.
Biographie
Journaliste, écrivain et diplomate, Pierre
Kalfon, est un
spécialiste de l’Amérique latine où il
a été en poste un quart de siècle. Il a exercé successivement
les fonctions de directeur de l’Alliance française
en Argentine, professeur à l’Université de
Santiago et correspondant du Monde au Chili pendant 6 années.
Il est l’auteur de trois livres de référence
: Les Amériques latines en France (Gallimard, 1992), Che
Guevara, une légende du siècle (Seuil, 1977), Argentine (Seuil,
1967). Co-auteur du film Le dernier combat de Salvador Allende, il a
reçu
le Prix Scam du meilleur documentaire de l’année
1999.
Prix Billetdoux
Francis Lacassin pour "Mémoires - Sur les chemins qui marchent"
2007 – éditions du
Rocher
Ce livre d’une vie relate vingt ans de collaboration aux prestigieuses collections « 10-18 » et « Bouquins ». Réhabilitant la bande dessinée et la littérature
populaire, et défendant une contre-histoire du cinéma, Francis Lacassin se révèle
le plus atypique des éditeurs, côtoyant aussi les contrebandiers de l'or du Golfe
persique et explorant les ruines des villes de l'or du Klondike.Plus que le récit d'une carrière initiée chez Pauvert, ces Mémoires montrent un
destin d'éditeur qui se poursuivra dans l'au-delà où, croit-il, il aura enfin le temps
de lire, quelle que soit leur langue, tous les livres du monde.
Francis Lacassin a publié les cinquante-deux volumes des oeuvres de Jack London
considéré à l'époque comme « un écrivain pour la jeunesse » et réanimé les
aspects méconnus de personnages célèbres : Simenon, Lewis Carroll, Casanova,
Blaise Cendrars, Albert Londres, Guy Schoeller...
> photo
Prix Roger Pic
Cédric Martigny
pour le portfolio "Le foyer".
Dans le cadre de deux résidences d’artistes mises en place par LaMétive à Mortroux, Cédric Martigny réalise cette série où le portrait s’entrecroise avec le paysage. Au Foyer de Guéret dans la Creuse, Cédric Martigny aménage un studio dans la cantine où à l’aide d’une chambre, il photographie les habitants de ce centre d’hébergement et de réadaptation sociale. La manipulation lente et contraignante de l’appareil ainsi que le temps de pose prolongé confèrent à chaque prise une forme de solennité. De la simple confrontation entre son appareil et une réalité quotidienne caractérisée par l’attente et la solitude naît, une image digne, juste et humaine. Ce travail, ancré dans le territoire et l’histoire du Limousin, cherche à tisser un lien inédit entre des personnes temporairement privées de droits et d’endroit et un terroir séculaire, enseveli sous le poids du passé. De la confrontation de ces corps privés de lieu et d’un lieu privé de corps, naît un espace poétique, où la reconstruction d’une identité semble possible.
Biographie
Né en 1974, Cédric Martigny est diplômé en 1999 de l’E.T.P.A de Toulouse. Depuis 2002, il vit à Paris et travaille dans la presse "Marie-Claire Maison", "l’Express", "le Monde", "20 Minutes". Il adhère au collectif "Temps Machine". En 2005, après la série « le Foyer », il réalise avec Patrice Normand la série route nationale 7 qui vient de remporter la dernière bourse de la quinzaine photographique nantaise. Son travail a été présenté aux rencontres internationales de photographie d’Arles et au festival de photojournalisme de Perpignan.
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