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Les Prix Scam 2007
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> voir le film de Peter Knapp "Portfolio"
(association Scam Vélasquez, 31 mn, 2007)


 

> audiovisuel
Prix pour l'ensemble de son oeuvre
Marcel Trillat
De ses débuts comme journaliste stagiaire à l’ORTF en 1966, dans le prestigieux magazine d’information Cinq Colonnes à la Une, à Envoyé Spécial sur France 2, Marcel Trillat a connu toutes les époques du service public de l’audiovisuel français. Mais aussi les groupes de réalisation militants des années 1970 : la CREPAC, UNICITE, Radio Lorraine Cœur d’Acier… Marcel Trillat a arpenté la société française et les conflits internationaux sans cesser d’être fidèle à ses intérêts et à sa morale : d’abord journaliste, militant ensuite ; communiste ET démocrate, dans des temps où ça n’allait pas de soi. Cette indépendance de vues lui a valu d’être licencié en 1968 et écarté en 1986 par la droite, mis à l’index par la CGT en 1980 et placardé par la gauche en 1991… Et pourtant il tourne : parmi ses récents films, 300 jours de colère, Les Prolos et Femmes précaires ont été diffusés sur France 2.

Filmographie

Une petite fille de sept ans, coréalisé avec Paul Renty (ORTF, 1966)
Ce jour-là, coréalisé avec Paul Seban et Jacques Krier (Dynadia, 1967)
1er mai à Saint-Nazaire (ORTF, 1967)
Etranges Etrangers (CREPAC/Scopcolor, 1970)
Travailleurs Fantômes (Envoyé Spécial, France 2, 1994-1995)
Les Enfants de la dalle (Envoyé Spécial, France 2, 1988)
300 jours de colère, Les Prolos (VLR productions, France 2, 2002)
Femmes précaires (VLR productions , 2005)



Prix du meilleur documentaire de l’année

Nino Kirtadzé pour
"Un dragon dans les eaux pures du Caucase"
90’ – 2005 – Roche Productions, Arte France
Dans un petit village paisible de Géorgie, en plein cœur du Caucase, coule une eau de source célèbre dans toute la région. On apprend qu’un « dragon crachant le feu », un gigantesque pipeline, va bientôt s’installer, traverser le village moyennant une compensation en dollars… Portrait tragi-comique d’une communauté ballottée dans les tourments de la mondialisation. Nino Kirtadzé est née en 1963 à Tbilissi. Conseillère à la Présidence de la Géorgie, elle devient ensuite correspondante pour le Caucase de l’AFP, de l’AP et à Radio Free Europe. Elle s’oriente ensuite vers le métier de comédienne (Les mille et une recettes d’un cuisinier amoureux, 1996) avant de s’emparer de la caméra.

Filmographie sélective
Les Trois vies d’Edouard Chevardnadze (2000) ; Il était une fois la Tchétchénie (2002 ; primé en Allemagne et en République tchèque) ; Staline par Staline (2003) ; Les funérailles d’un dieu (2003) ; Dites à mes amis que je suis mort (2004 – récompensé par le Fipa d’Or et le Prix Louis Marcorelles au Cinéma du Réel) ; Un dragon dans les eaux pures du Caucase (2005 ; Prix Voyage/Découverte, Sunny Side of the Doc ; European Film Academy Award de Berlin ; Grand Prix du Festival Visions du Réel de Nyon, Prix Europa) ; Lettre Py (2005) ; Le Village des fous – la démocratie dirigée (2006).


Prix Découverte
Florian Geyer pour
"Soufre"
43’ – 2005 – autoproduction
Vingt-quatre heures de la vie d’un mineur-porteur dans une soufrière de l’île de Java. Quatre-vingts kilos de soufre recueillis à mains nues et transportés à dos d’homme, deux fois par jour, à la lumière des torches, la nuit. Des dizaines de kilomètres parcourus quotidiennement à pied sur les flancs du « Cratère vert », un volcan dont les vapeurs brûlantes sont hautement toxiques. Des conditions de travail inhumaines, inimaginables pour « nous ». Un métier, pourtant, dont ces mineurs sont fiers : cet « or ocre » leur procure un salaire supérieur à la moyenne nationale, en contrepartie d’une espérance de vie réduite. Le saviez-vous ? Le soufre vert sert principalement à blanchir le sucre de canne...
Sélectionné dans une douzaine de festivals, ce film a reçu le Premier Prix au Göttingen International Film Festival (2006) ; le Prix Arrimage au Festival Territoires en images (2006) ; le Premier Prix au Festival International du Film insulaire de Groix (2006) ; la Mention spéciale du jury aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (2006)…

Biographies
Florian Geyer.
Après une formation à la Sorbonne en géographie et environnement, suivie d’un Master 2 de géographie physique et risques naturels, Florian Geyer obtient un Master 2 de cinéma anthropologique et documentaire à Nanterre. Polyglotte, photographe, sportif et formateur à la réalisation documentaire, il n’a pas trente ans et a déjà réalisé, en solo ou en duo, plusieurs courts ou moyens métrages documentaires. Un Phare dans Paris (15’) met en lumière en 2002 le Batofar, scène mobile et alternative des nuits parisiennes. En 2003, il coréalise La culture du risque (52’), qui présente la vie de paysans vivant de la culture de la pomme de terre dans un cratère au cœur de l’île de Java.
L’année suivante, avec Fortaleza ensablée (film de 26’ en coréalisation), il dresse le portrait de la capitale du Nordeste brésilien, dont l’économie, fondée sur le tourisme, est un modèle de non-développement durable.
Tout récemment, Florian Geyer a réalisé le making-of du projet vidéo 6 milliards d’Autres, dirigé par Yann Arthus-Bertrand.

Prix International de la Scam (ex aequo)
remis au Cinéma du réel, Paris, mars 2007

Hosup Lee pour
"And Thereafter II (Et après II)"

Corée du Sud – 56’ – 2006 – DocuEye Production
Dans les années 1980, le mouvement des étudiants provoque au sein de la société coréenne un fort sentiment anti-américain. Et pourtant, les Coréennes continuent à se marier avec des GI’s américains. Fort de ce constat, et curieux de savoir ce qu’elles sont devenues, Hosup Lee s’intéresse à Ajuma, une ancienne prostituée.
Ajuma a épousé un soldat, a traversé l’Océan et vit aujourd’hui seule, dans le New Jersey. Elle ne s’est pas intégrée à l’American Way of Life, ne maîtrise pas l’Anglais et s’est totalement coupée de ses racines.
Elle se laisse - difficilement - convaincre d’être filmée, puis s’engage avec le réalisateur dans un jeu du chat et de la souris, oscillant entre séduction et rejet, confidences et manipulation. Peu à peu, le projet initial évolue et chacun se révèle.

Biographie
Hosup Lee est né à Séoul. Il étudie l’administration publique à l’Université nationale de Séoul puis à l’Université de New York. Il travaille à la production et à la réalisation d’une dizaine de documentaires traitant aussi bien du jazz que de la recherche d’une vie extraterrestre. En 1999, il reprend ses études au City College de New York.
Après And Thereafter (2003, 56’), And Thereafter II est le second volet de son projet de trilogie sur les « fiancées de guerre » coréennes, qui ont épousé des soldats américains à la suite de la Guerre de Corée.
Hosup Lee a réalisé Juilliard School (1995) ; Alpha Project (1996) ; Looking for Alien in the Universe (1996) ; Father Dae-Gun Kim (1997) ; Jazz as an International Cultural Product (1998).

Guo Jing et Ke Dingding pour
"Maxi Xuexiao (L’Ecole du cirque)"

Chine –100’ – 2006 – Production Ke Dingding, ITVS
L’école du cirque de Shanghai, une école d’état, où les enfants subissent un entraînement très dur. Les corps et les esprits sont soumis à un dressage éprouvant. Certains enfants tentent de fuguer, d’autres se réfugient dans la nourriture, d’autres encore se révoltent et l’entraînement devient vain.
Enfants, parents, entraineurs, tous sont soumis aux mêmes lois de la compétition, du patriotisme et de l’ultralibéralisme qui inexorablement enferment les consciences.


Biographies

Guo Jing
est née en 1976 à Shanghai. Diplômée du département de journalisme de l’Université de Fudan, elle est monteuse pour la télévision et réalisatrice.
Ke Dingding
est né en 1965 à Shanghai. Il est ingénieur en électronique (Institut de Chengdu). Il est aussi cameraman à la télévision et réalisateur.
Guo Jing et Ke Dingding ont coréalisé Dans l’attente du jugement en 2001 et Mengxia de guoshi (Un été fructueux) en 2003. Ce film, d’une durée de 147’, a obtenu le Prix Joris Ivens, au Cinéma du Réel 2004.



> radio

Prix des œuvres sonores de l’année
Les 42 auteurs de l’émission Sur les Docks
France Culture (du lundi au vendredi de 16 h à 17 h)

L’époque, notre époque, est aussi passionnante que bouleversante. La marche du monde s’accélère, parfois dans le chaos, souvent avec des percées sociales, scientifiques et technologiques exceptionnelles. Sur les Docks, une émission quotidienne de France Culture, tente une approche du réel – ici, ailleurs, maintenant – par des séries ou mini-séries (de 2h à 10h) autour d’un même sujet et mises en œuvre par des producteurs privilégiant la multiplicité des points de vue. Les séries laissent la place, quand les événements le nécessitent, à un « retour sur actualité » par des reportages et analyses en temps réel. A l’opposé, et en relation avec l’Ina, l’émission propose des cycles thématiques de rediffusion proposant une écoute des émissions passées. Produite par Pierre Chevalier, l’émission Sur les Docks a fait appel en 2006, à quarante-deux auteurs : Damien Albessard, Elise Andrieu, François Angelier, Benoît Artaud, David Artur, Hayati Basarslan, Johanna Bedeau, Mariannick Bellot, Vincent Bernière, Maylis Besserie, Anne Bonnin, Patrick Cazals, Olivier Chaumelle, Anice Clément, Joseph Confavreux, Elsa Cornevin, Stéphane Corréa, Christophe Deleu, Giulia Fois, Sébastien Galcéran, Charlotte Garson, Pierre Goetschel, Simon Guibert, Sacha Guillaume, Alexandre Héraud, Raphaël Krafft, Séverine Labat, Philippe Lagadec, Aude Lavigne, Jo Le Guen, Kristel Le Pollotec, Elisabeth Lequeret, Alain Lewkowicz, Elodie Maillot, Irène Omélianenko, Sarah Oultaf, Aline Pailler, Michel Pomarède, Antoine Sachs, Laurent Salters, François Teste, Marion Thiba.

Prix des œuvres sonores de l’année
Les 25 auteurs de l’émission Des Papous dans la tête
France Culture (le dimanche de 12 h 45 à 14 h)

Jeux littéraires, d’écriture et de langage où priment le goût du non-sens, l’esprit bouffon, la gourmandise de la dérision.
L’animatrice du club des Papous, Françoise Treussard, propose, selon l’humeur, à quelques écrivains, peintres, gens de théâtre ou de cinéma, calembours, contrepèteries, lipogrammes…
Les Papous, c’est le grand format, l’aboutissement des Décraqués de la semaine : un « club » qui réunit des gens qui ne font pas profession d’être des amuseurs. Peintres, écrivains, cinéastes, journalistes, comédiens, cantatrice aussi et même agrégés de lettres ou de philosophie, ils ont en commun de prendre leurs distances avec « l’esprit de sérieux », ont le courage du dérisoire, osent la légèreté. Jouer c’est provoquer l’inattendu, une affaire de fêlés et, parfois, la fêlure donne de sacrées surprises !
Les vingt-cinq auteurs de l’émission, en 2006 : Eric Aeschimann, Eva Almassy, Patrick Besnier, Jacques-André Bertrand, François Caradec, Jérôme Clément, Patrice Caumon, Henri Cueco, Hélène Delavault, Patrice Delbourg, Serge Joncour, Jacques Jouet, Nelly Kaplan, Guy Konopnicki, Gilbert Lascault, Hervé Le Tellier, Patrice Minet, Gérard Mordillat, Ricardo Mosner, André-Luc Molinier, Dominique Muller, Jean-Bernard Pouy, Françoise Treussard, Jacques Vallet, Christian Zeimert


> nouvelles technologies
Prix de l’œuvre d’art numérique interactive
Agnès de Cayeux
Auteur multimédia, 40 ans, plasticienne Web, conceptrice et développeuse d’interfaces et d’outils internet. Développe une recherche sur les relations à distance, les interactions réseau (http://www.not2be.net). Etudes menées à l’Institut d’Etudes Théâtrales, Sorbonne Nouvelle. Directeur de recherche : Jean-François Peyret, metteur en scène et dramaturge. Séminaires au CNRS, laboratoire du spectacle : DEA, écriture et nouvelles technologies. « Si les flux de données sont prétextes à la (re)constitution d'une matière visuelle, textuelle ou sonore, ils sont acteurs de l'objet en cours. Le réseau n'est plus un simple support de diffusion mais un passeur de données ».
Installations : In my room, pièce vidéo, sonore et littéraire pour une femme, inspirée des vidéo-chat du réseau.
Sites internet : I'm just married confronte réseau et production numérique au corps vivant. Your projection (bourse Scam). Rêves d'enfance : paysage sonore FIAC, lauréat du concours d’art multimédia Noos. 12 notes : un travail réalisé autour du texte de Bernard-Marie Koltès «12 notes prises au nord», paru en 1983 aux éditions Nanterre/Amandiers.
Avec Jean-François Peyret et depuis janvier 2000, élaboration d’une recherche autour de la question plateau/réseau. Chaque période de création du metteur en scène est prétexte à une nouvelle proposition, un nouvel essai. A la Filature de Mulhouse, avec les étudiants des Arts décoratifs de Strasbourg, les étudiants des Beaux-Arts de Mulhouse et de Nancy, création de deux ateliers autour du territoire intime du réseau et de ses outils de dialogue vidéo et écrit. Avec les étudiants de l’Institut d’Etudes Théâtrales de la Sorbonne Nouvelle et Jean-François Peyret, stages de recherche autour de l’interactivité médias/comédiens avec des technologies de capteurs diverses et autour de la question de l’utopie multi-lieux.


Prix de l'oeuvre d'art numérique
remis au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, février 2007
Collectif BIF pour
"Raymond"
Royaume-Uni, France – 5’ – 2006 – production Bif
Raymond, un maître-nageur paresseux, aimerait bien découvrir l’océan. Une équipe de scientifiques se penche sur son cas.

Biographie
Ils sont trois, Jules Janaud, Fabrice Le Nezet et François Roisin, à œuvrer derrière ce nom collectif, Bif.
Fabrice Le Nezet a réalisé en 2005, une vidéo de 6’ intitulée Dynamo ; François Roisin et Jules Janaud ont signé, toujours en 2005, 90°, un court métrage de 9’.



Prix Jeune Talent
remis au festival Les e-magiciens à Valenciennes, décembre 2006

Timothée Lemoine pour
" Bloodflowers"
5’27 – 2006 – Production EMCA
Dans une cellule capitonnée, une femme commence un dessin pour le jeter aussitôt et répéter son geste. Après d'innombrables essais avortés, elle laisse tomber. La solution va se présenter d'elle-même.

Biographie

Timothée Lemoine est né le 19 mai 1983. Il commence à dessiner dès l'enfance, et à partir du collège, découvre la musique. Après le baccalauréat, il se lance en autodidacte dans la musique pendant deux ans. En sortent deux albums, plusieurs scènes et tremplins.
L'année suivante, il se consacre à l'animation en autodidacte, réalise deux films et prépare un dossier. Il rentre ensuite à l'EMCA où il réalise une dizaine de films en deux ans, dont la plupart sont sélectionnés dans des festivals. Bloodflowers est son film de fin d'études.
Il recherche des aides financières et un producteur pour poursuivre.

 


> institutionnel
Prix pour l'ensemble de son oeuvre
Christian Boë
Des études d’architecture ne préparaient pas Christian Boë aux métiers du cinéma, pas plus que la vie provinciale qu’il menait dans le sud de la France, loin de l’effervescence des productions parisiennes.
Il a eu la révélation de sa passion pour le cinéma, en se faufilant dans deux films qui se tournaient sur la côte d’azur. Dès lors, il n’a eu de cesse de lâcher son crayon à papier pour s’emparer d’une caméra.
Au service Cinéma des Armées, il acquiert les premières bases du métier d’assistant et, tout au long de sa vie professionnelle, il cherchera à consolider ses connaissances, par des cours de vidéo à Paris VII, de production et de création d’entreprise à la Chambre de commerce.
Il devient assistant-opérateur, caméraman, chef-opérateur, particulièrement intéressé par les effets spéciaux.
Le reportage télévisé, le documentaire international, quelques longs métrages, l’écriture de scénarii pour la deuxième chaîne de télévision, sa participation à des films institutionnels, le conduisent dès 1974 à la réalisation, puis à la production : il crée en 1980, la Manufacture d’Image.
De 1969 à 2000, il signera quelque quatre-vingts films, de durée variable, du très court au plus long. Il suit dans ses films l’évolution des technologies industrielles et sociétales et met au point quelques inventions techniques qui lui valent, en 1997, la médaille d’Argent de l’encouragement au progrès et le Prix Multimédia, la même année, pour un cédérom interactif, Multiclip, qui convainc le jury du Festival du Creusot.


Prix de l' oeuvre institutionnelle de l'année
Albin Voulfow pour
" La prévention des cancers professionnels"

2006 – produit par Capa Entreprises, pour l’INRS
Clichés, Le Grain de sable, Le Pot de départ, Affaire Berthier : quatre spots dont l’objectif est de mettre en lumière le lien entre cancer et travail et alerter les salariés et les chefs d’entreprise sur l’ampleur et la gravité des conséquences des cancers professionnels.

Biographie
Né en 1971, Albin Voulfow, a d’abord été assistant sur des films publicitaires, des longs métrages et des séries télévisées. Il commence sa carrière de réalisateur avec Mission locale, un film commandé par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité, récompensé par le Prix de la Fondation de France, au Festival Communica en 1999. En 2001, son film Réflexion faite, réalisé pour le ministère du Travail dans le cadre du Programme de l’Union européenne contre le racisme, obtient le Prix du Parlement européen de l’innovation, le Prix de la Scam et le Prix de l’Aprac au Festival du Creusot.
Albin Voulfow alterne films d’entreprise, films de fiction, reportages axés sur le social et documentaires. On citera Le Rêve (2 x 52’), relatant l’aventure de la création du spectacle du même nom à Las Vegas, ou 55 Jours dans la veule, making of de 52’ du long métrage de fiction, Espace Détente.
Il travaille actuellement sur le making-of du film de Thomas Vincent, Le Nouveau protocole, sur un programme court réalisé pour TF1 (Cocktail de filles) et enfin, sur son court métrage.


> littéraire
Prix Joseph Kessel
remis à Saint-Malo, dans le cadre du festival Etonnants Voyageurs, en mai 2007

Pierre Kalfon pour "Pampa"

2007 - éditions du Seuil

Au bout du monde, en Argentine, une plaine vaste comme la France : la Pampa. Dans cet espace immense, encore inexploré en 1856, un Parisien de vingt-quatre ans vient chercher fortune. Il se retrouve esclave des Indiens, battu, maltraité, vendu de tribu en tribu. Il parviendra à s’enfuir après trois ans de captivité.
A partir de cette aventure authentique, Pierre Kalfon bâtit une fiction étonnante dont les personnages ont réellement existé.

Biographie
Journaliste, écrivain et diplomate, Pierre Kalfon, est un spécialiste de l’Amérique latine où il a été en poste un quart de siècle. Il a exercé successivement les fonctions de directeur de l’Alliance française en Argentine, professeur à l’Université de Santiago et correspondant du Monde au Chili pendant 6 années.
Il est l’auteur de trois livres de référence : Les Amériques latines en France (Gallimard, 1992), Che Guevara, une légende du siècle (Seuil, 1977), Argentine (Seuil, 1967). Co-auteur du film Le dernier combat de Salvador Allende, il a reçu le Prix Scam du meilleur documentaire de l’année 1999.

Prix Billetdoux
Francis Lacassin pour "Mémoires - Sur les chemins qui marchent"
2007 – éditions du Rocher
Ce livre d’une vie relate vingt ans de collaboration aux prestigieuses collections « 10-18 » et « Bouquins ». Réhabilitant la bande dessinée et la littérature populaire, et défendant une contre-histoire du cinéma, Francis Lacassin se révèle le plus atypique des éditeurs, côtoyant aussi les contrebandiers de l'or du Golfe persique et explorant les ruines des villes de l'or du Klondike.Plus que le récit d'une carrière initiée chez Pauvert, ces Mémoires montrent un destin d'éditeur qui se poursuivra dans l'au-delà où, croit-il, il aura enfin le temps de lire, quelle que soit leur langue, tous les livres du monde.

Francis Lacassin a publié les cinquante-deux volumes des oeuvres de Jack London considéré à l'époque comme « un écrivain pour la jeunesse » et réanimé les aspects méconnus de personnages célèbres : Simenon, Lewis Carroll, Casanova, Blaise Cendrars, Albert Londres, Guy Schoeller...


> photo
Prix Roger Pic
Cédric Martigny pour le portfolio "Le foyer".

Dans le cadre de deux résidences d’artistes mises en place par LaMétive à Mortroux, Cédric Martigny réalise cette série où le portrait s’entrecroise avec le paysage. Au Foyer de Guéret dans la Creuse, Cédric Martigny aménage un studio dans la cantine où à l’aide d’une chambre, il photographie les habitants de ce centre d’hébergement et de réadaptation sociale. La manipulation lente et contraignante de l’appareil ainsi que le temps de pose prolongé confèrent à chaque prise une forme de solennité. De la simple confrontation entre son appareil et une réalité quotidienne caractérisée par l’attente et la solitude naît, une image digne, juste et humaine. Ce travail, ancré dans le territoire et l’histoire du Limousin, cherche à tisser un lien inédit entre des personnes temporairement privées de droits et d’endroit et un terroir séculaire, enseveli sous le poids du passé. De la confrontation de ces corps privés de lieu et d’un lieu privé de corps, naît un espace poétique, où la reconstruction d’une identité semble possible.

Biographie

Né en 1974, Cédric Martigny est diplômé en 1999 de l’E.T.P.A de Toulouse. Depuis 2002, il vit à Paris et travaille dans la presse "Marie-Claire Maison", "l’Express", "le Monde", "20 Minutes". Il adhère au collectif "Temps Machine". En 2005, après la série « le Foyer », il réalise avec Patrice Normand la série route nationale 7 qui vient de remporter la dernière bourse de la quinzaine photographique nantaise. Son travail a été présenté aux rencontres internationales de photographie d’Arles et au festival de photojournalisme de Perpignan.



Contact > Eve-Marie Cloquet, directrice de l'action culturelle au 01 56 69 58 80

 

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