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crédit photo : Catherine Hélie Gallimard

Annie Ernaux, lauréate 2017

crédit photo : Catherine Hélie Gallimard

« … la vie ne dicte rien. Elle ne s’écrit pas d’elle-même. Elle est muette et informe. Écrire la vie en se tenant au plus près de la réalité, sans inventer ni transfigurer, c’est l’inscrire dans une forme, des phrases, des mots. C’est s’engager – et de plus en plus au fil des années – dans un travail exigeant, une lutte, que je tente de cerner et de comprendre dans le texte lui-même, au fur et à mesure que je m’y livre. »


Dans la préface du recueil Écrire la vie, paru en 2011, qui réunit une grande partie de ses œuvres, Annie Ernaux définit son entreprise littéraire par ses mots : « Écrire la vie (…) au plus près de la réalité sans l’inventer, ni transfigurer. »
Les armoires vides, son premier texte, paraît en 1974. De son écriture « blanche », « au couteau », elle y décrit son enfance et son adolescence à Yvetot en Normandie où ses parents tenaient une épicerie, son ascension sociale par les études de lettres, son avortement chez une faiseuse d’anges. Autant de thèmes ou d’événements qui parcourront son œuvre, forte aujourd’hui de plus de vingt livres dont Les années, paru en 2008, signe l’aboutissement grandiose de la rencontre entre le matériau autobiographique, sociologique et historique. La description des photographies d’Annie Ernaux et de ses proches entre 1941 et 2006 y oscille avec celle de l’époque dans laquelle ces images s’inscrivent.
Ses œuvres ont été adaptées au théâtre et au cinéma.

Éléments bibliographiques

Les armoires vides, Gallimard, 1974
La femme gelée, Gallimard, 1981
La place, Gallimard,1984
Passion simple, Gallimard, 1991
Une femme, Gallimard, 1994
La honte, Gallimard, 1997
L’événement, Gallimard, 2000
Les années, Gallimard, 2008
Écrire la vie, œuvres, Quarto, Gallimard, 2011
Mémoire de fille, Gallimard, 2016


Ses films