Prix Roger Pic 2010 à Philippe Marinig
Philippe Marinig - O Sumo San. Lutteur dans les rues de Tokyo près de son école Isegahama - Quartier Ryogoku, Tokyo avril 2007
« O Sumo San », un voyage photographique dans l’intimité des lutteurs de Sumo, une caste souterraine et vénérée avec ses dérives et ses inconnus.

Communiqué, Photographie, Prix et bourses | Le mardi 26 octobre
Le Jury du Prix Scam Roger Pic 2010, présidé par Alain Genestar (Polka Magazine) et composé de Sylvie Pallous, Michel Backès ,Jean-Marie Drot, Peter Knapp et Marc Le Mené a décerné le prix à Philippe Marinig pour son portfolio "O Sumo San".
Ont été également remarqués par le jury les portfolios :
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Sister Self de Claudine Doury, Agence VU’
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Les fantômes du ghetto de Vladimir Vasilev.
Les trois portfolios seront exposés à la Scam du 30 novembre 2010 au 30 janvier 2011.
Philippe Marinig
O Sumo San
Lors d’un voyage au Japon, Philippe Marinig est d’emblée fasciné par l’univers du Sumo qui, avant d’être un sport, est un art et une expression mystique de la religion Shinto. À force de patience, d’humilité et de temps, il se fait accepter par les lutteurs et les initiés, privilège rare et obtient l’autorisation exceptionnelle de les photographier.
Depuis deux ans, Philippe Marinig multiplie les voyages pour suivre deux écuries « Heya » de lutteurs professionnels, celles d’Isegahama et d’Oguruma. Impressionné à la fois par la courtoisie des Rikishi (lutteurs) et par la sévérité de leurs préparations, Philippe Marinig photographie les entraînements dès 5h du matin, les échauffements du lutteur dans les couloirs qui mènent au Dojo, les rituels immuables avant le combat. Un regard inédit sur les coulisses, sur ce monde si secret où l’émotion de ces demi-dieux vivants au pays du soleil levant est palpable. Ses photographies montrent au delà d’un sport de combat opposant deux forces primaires, la beauté des corps, les gestuelles.
L’alternance des cadrages, en plongée sur le Dohyo jusqu’au gros plan d’une oreille, le jeu de couleurs terriennes pareil à des monochromes traduisent une atmosphère silencieuse et transcendent ces moments mystérieux d’attente, de supplique aux forces divines. Quelques scènes extérieures étonnantes, prises au hasard des rencontres, dévoilent un autre visage du Sumo, celui de son quotidien. Philippe Marinig continue son travail au Japon partageant l’intimité de ces lutteurs qui forment une caste souterraine et vénérée avec ses dérives et ses inconnus.
Né en 1962,
Philippe Marinig étudie la photographie aux Beaux Arts de Boston. A Paris, il devient photographe indépendant pour
Libération et
Globe tout en travaillant pour
PICTO. En 1992, il fonde et dirige l’antenne
PICTO à Cape Town. Depuis 2006, il se consacre entièrement à des projets personnels et des commandes qui le conduisent à partager son temps entre l’Afrique australe, le Japon et l’Europe. Exposé à plusieurs reprises à Tokyo, Philippe Marinig avec
Natural Ecstasy (2007) a fait le tour des « Alliances françaises » à l‘étranger.
O Sumo San a été exposé à l’Institut Français de Tokyo.
Contact : Carine Bled-Auclair - 01 56 69 64 01 -
carine.bled-auclair@scam.fr