Écrivain, réalisateur, homme politique, Frédéric Mitterrand a été membre de la Scam dès ses débuts, en 1985, avant d’en devenir administrateur de 2007 à 2008. Il portait haut l’étendard de la culture.

Les auteurs et autrices saluent aujourd’hui son engagement indéfectible pour la défense du service public, au long des nombreuses fonctions qu’il a assurées durant sa carrière.

Directeur de la Villa Médicis à Rome en 2008, il fut nommé un an plus tard ministre de la Culture et de la Communication, un mandat qu’il poursuivra jusqu’en 2012. C’est durant cette période qu’il fit adopter la loi Hadopi favorisant, devant l’émergence d’acteurs du numérique et du partage sur internet, la diffusion et la protection de la création.
Auteur de nombreux livres (dont Une adolescence, 2015 ; La Récréation, 2013 ; Les aigles foudroyés, 1997, aux éditions Robert Laffont) et réalisateur de documentaires (Arletty – Soehring : hélas, je t’aime, 2020 ; Assia Djebar, avec Virginie Oks, 2007 ; La Délivrance de Tolstoï, 2003 ; Mémoires d’exil, 1999 ; Rapho, avec Patrick Jeudy, 1987 ; Lettres d’amour en Somalie, 1982…), il fut à l’initiative d’un rapport du ministère de la Culture sur le documentaire de création. Une attention à la création audiovisuelle portée également par la Scam, qui publiait en juin 2011 son premier « État des lieux du documentaire » pour éclairer, à l’heure où apparaissaient de nouveaux supports et de nouveaux services, les conditions de production de l’écriture documentaire et les enjeux de diffusion du genre.

Ardent défenseur du droit d’auteur, il a milité au niveau européen en faveur du modèle français.

En 2011, à l’occasion du 30e anniversaire de la Scam, il avait réaffirmé lors d’un discours son engagement : « Les sociétés de droits d’auteur sont les vigies de la création, les gardiennes de cette mémoire, sans laquelle la Culture serait pur divertissement et la Création audiovisuelle une industrie sans valeur ajoutée ».