23 projets documentaires dont 4 premières œuvres ont été retenus par le jury : 12 pour la Bourse de repérages et 11 pour la Bourse d’écriture.
Bravo aux lauréates et lauréats de cette troisième session !

Brouillon d’un rêve documentaire

Bourse Repérages

  • Coupeur de sang de Samuel Picas
  • Des filles et du judo Laïs Decaster
  • Même pas en rêve de Nade Dieu
  • Onze ans sur mon atoll de Julia Pocard
  • Partitions hospitalières d’Alexandra Sollogoub
  • Passeur de Marine Courtade
  • Quand la neige fond, que devient le blanc ? de Charlie Rojo
  • Rwanda 94, année zéro de Patrick Séraudie
  • Sarisary de Romane Schirm
  • Sauve la mort de Paul Facomprez (première œuvre)
  • Sony de Jérémie Gaulin (première œuvre)
  • Une chambre à soi de Sonia Kichah

Bourse d’écriture

  • Mande ny Mande de Michaël Andrianaly
  • Thiais de Juliette Garcias
  • B3, Les insurgés de Pierre Linguanotto
  • Danisinni de Stefano La Rosa, Danny Biancardi et Virginia Nardelli  (première œuvre)
  • La Ligne de Géraldine Jonckers
  • Une promesse de Mathieu Volpe
  • Ecume de Julie Conte
  • Bousiller de Mathieu Kiefer
  • La fille à la recherche de la cabane de Phane Montet et Mona Schnerb  (première œuvre)
  • Le ciel est bleu de Pascal Messaoudi et Paul Louis Léger
  • Yagnob de Gulya Mirzoeva

Le Jury et le lectorat

Ces projets ont pu bénéficier du soutien de la Scam grâce à l’engagement des membres du lectorat et du jury, composés exclusivement d’auteurices.

  • Jury : Anne Levy-Morelle, Stéphane Manchematin et Bernard Mangiante.
  • Lectorat : Bijan Anquetil, Marianne Bressy, Laurent Cibien, Sylvaine Dampierre, Jérôme Laffont, Anca Hirte, Atisso Medessou et Lucia Sanchez.

Attentive au respect de la parité dans son offre de programmes et conscient de son rôle moteur en tant que premier financeur de la création audiovisuelle, France Télévisions porte l’ambition, en lien avec la Scam et la GARRD, de renforcer la place des femmes dans le documentaire.

Les études menées par France Télévisions, la Scam et la GARRD font apparaître une situation de déséquilibre entre réalisateurs et réalisatrices. En 2021, la part des réalisatrices dans les documentaires de France Télévisions a atteint 41%. Il existe cependant de fortes disparités selon les thématiques. Ainsi, les documentaires scientifiques, d’histoire et de découverte comptent seulement environ 20% de réalisatrices.

France Télévisions partage donc le constat dressé par la Scam – dont 38% des membres sont des autrices – et la GARRD, d’une trop lente progression des opportunités données aux réalisatrices. Parce que le documentaire n’a pas de genre, il est temps d’enrichir nos récits d’un regard pluriel, mixte et paritaire.

France Télévisions se fixe donc pour objectif d’atteindre 50% de réalisatrices dans le documentaire dès 2023, avec un point de vigilance particulier pour les documentaires scientifiques, historiques ou de découverte, ces domaines d’expertise étant par ailleurs marqués par une relativement faible présence féminine.

La Scam et la GARRD soutiennent les engagements de France Télévisions et s’engagent à les communiquer largement auprès de leurs adhérentes, afin de les encourager à investir l’ensemble des genres du documentaire.

France Télévisions, la Scam et la GARRD entendent ainsi accompagner, soutenir et promouvoir la place des femmes dans la création documentaire.

L’égalité est un combat qui impose de compter et de se fixer des objectifs : c’est la ligne de conduite du groupe, depuis plusieurs années et dans tous les genres de programmes. Je suis donc très fière de cet objectif d’atteindre, dès 2023, la parité parmi les réalisateurs et réalisatrices de documentaires. Nous réalisons aujourd’hui un nouveau pas décisif vers une meilleure valorisation de tous les talents, à tous les rôles et sur toutes les thématiques.

Delphine Ernotte Cunci, Présidente-directrice générale de France Télévisions

Jusqu’en 2013, la Scam n’avait été présidée que par des hommes. Est-ce un hasard, si, après que trois femmes leur ont succédés, la Scam est entrée dans l’ère de la maturité ? Neuf ans plus tard en tout cas, notre société porte belle avec ses 50 000 autrices et auteurs. Parité dans les instances, adaptation du vocabulaire usuel, exigence de gages de diversité pour tous nos soutiens financiers, dénonciation des incongruités persistantes… Il reste encore beaucoup à faire. Nous y œuvrons chaque jour et je sais que nous sommes sur la bonne voie d’une indispensable égalité, c’est « une simple question de justice ».

Rémi Lainé, réalisateur et président de la Scam

La GARRD se réjouit de l’exemplarité de France Télévisions quant à l’objectif de parité qui représente une avancée majeure pour les réalisatrices de documentaire. Il faut maintenant que ce combat soit porté par l’ensemble de notre secteur, qu’il se décline sur toutes les chaînes de télévision et sur toutes les cases. Réalisatrices et réalisateurs doivent avoir un égal accès à la production et à la diffusion de leurs films. La parité, c’est maintenant !

Vincent de Cointet, réalisateur et président de la GARRD

Contacts presse

France Télévisions : Jennifer Armand – 01 56 22 22 90 – jennifer.armand@francetv.fr
Scam : Astrid Lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr
GARRD : Perle Schmidt-Morand – 06 32 14 78 44 – perle.schmidt-morand@garrd.fr

La Scam et LCP-Assemblée nationale, partenaires depuis 2000 pour la rémunération des auteurices, décident de renforcer leurs relations.
Lors du Sunny Side of the Doc, les deux institutions annoncent la création de la Bourse Premier Rêve LCP-Assemblée nationale / Scam

Depuis 1992, les bourses Brouillon d’un rêve de la Scam aident les auteurices à développer leur projet documentaire en cours d’écriture.
Parmi l’ensemble des projets de premiers films documentaires soutenus par la Scam sur une année, une bourse complémentaire dotée par LCP-Assemblée nationale est désormais attribuée par un jury LCP-Assemblée nationale / Scam.
En qualité de coproducteur et primo-diffuseur, LCP-Assemblée nationale s’engage à faire un apport de 25.000 euros en numéraire sur un projet déjà accompagné d’une société de production.

Cette bourse 1er rêve obéit à deux impératifs : En premier lieu, permettre à LCP, en tant que diffuseur, de soutenir le travail de La Scam auprès des auteurs.
En second, grâce à ce formidable vivier de nouveaux talents, offrir aux téléspectateurs de LCP une sélection de programmes exigeante et sans cesse renouvelée, qui trouvera naturellement sa place parmi l’offre documentaire de LCP.
Pour l’attribution de cette première bourse 1er rêve, la Scam et LCP ont décidé de récompenser Orage de Clément Pérot-Guillaume.
En assurant la diffusion de ce film, LCP permet à ce qui n’est que le brouillon d’un rêve, aujourd’hui, de rencontrer un public. LCP est ainsi, grâce à ce partenariat, fidèle à son ambition de rester un dénicheur de talent.

Bertrand Delais, directeur général de LCP-Assemblée nationale

Je me réjouis de ce partenariat qui met en avant ce à quoi la Scam tient tout particulièrement, à savoir l’aide à l’écriture des films documentaires, tant il est vrai que les auteurices ont les plus grandes difficultés à pouvoir écrire leur projet en étant rémunéré. Et je remercie Bertrand Delais et LCP de leur engagement tout à fait remarquable pour que les lauréats des bourses Brouillon d’un rêve voient leur rêve devenir réalité et trouver leur public.

Hervé Rony, directeur général de la Scam

Le premier lauréat de la Bourse Premier Rêve LCP-Assemblée nationale / Scam
Clément Pérot-Guillaume pour Orages

Un après-midi de fin d’été dans un quartier de banlieue, quelque part dans le nord de la France, en périphérie de la mer. Des enfants et des adolescents errent en bas des tours, entre les immeubles et les terrains vagues, sous le soleil et les cris des mouettes. Ils tuent le temps qui s’écoule, se parlent d’amour, de doutes et d’espoirs, tentent de comprendre ce qui les anime.

Contacts presse

LCP-Assemblée nationale : c.lambret@lcpan.fr – 06 47 27 56 23
Scam : astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27

La Scam dresse chaque année lors du Marché international du documentaire et des expériences narratives, un état des lieux du secteur audiovisuel.
L’occasion de donner le point de vue des auteurs et des autrices sur leur situation et les chantiers français et européens en cours.

Financement de l’audiovisuel public : assurer l’avenir !

L’annonce par le Président-candidat de son souhait de mettre fin à la contribution à l’audiovisuel public, puis du Président-élu d’y mettre fin dès 2022, et donc dans l’urgence, est un coup de tonnerre pour la création audiovisuelle. Cette annonce intervient avant même les conclusions d’un rapport conduit par les inspections des finances et des affaires culturelles attendues pour juin. Elle fait naître une profonde inquiétude sur l’avenir du financement de l’audiovisuel public autant que sur son indépendance. A ce jour, personne, y compris au sein de la majorité, ne semble savoir quel est le mécanisme de financement envisagé en lieu et place de la redevance.

Les auteurs du documentaire, dont le service public de l’audiovisuel est le premier diffuseur, sont concernés au premier chef. La Scam encourageait depuis plusieurs années la transformation de l’actuelle redevance pour qu’elle soit « universalisée », sur le modèle d’une réforme opérée en Allemagne avec succès en 2013.

La Scam fera entendre sa voix pour que le nouveau dispositif assure la pérennité, l’indépendance et une ambition pour l’audiovisuel public, et ne permette jamais à l’Etat de moduler le financement au gré de ses volontés.

Financement de la création par les plateformes étrangères : pour des engagements significatifs.

La transposition de la directive « Services de médias audiovisuels » dans le droit français a permis de fixer des obligations de financement de la création aux acteurs de la diffusion à la demande proposant leur catalogue en France mais ayant leur siège social à l’étranger. Un décret dit « SMAD », adopté le 22 juin 2021, oblige désormais ces offreurs à investir 20% de leur chiffre d’affaires français (CA) dans la création d’œuvres principalement européennes et indépendantes.

Ce texte donne aussi à l’Arcom (ex-CSA) la responsabilité de déterminer le détail des contributions dans des conventions avec chaque service. Les premières conventions, qui concernent les services les plus importants, ont été signées en fin d’année dernière. Elles fixent hélas des objectifs dérisoires pour le documentaire : 3% de l’obligation audiovisuelle (16% du CA) pour Amazon, 1,5% pour Disney+ et 0,6% seulement pour Netflix. Ce n’est pas acceptable.

Ces objectifs sont évidemment source pour nous d’un fort mécontentement. Elles font craindre pour l’avenir du documentaire sur ces services audiovisuels pourtant prometteurs pour la création. Nous continuons de privilégier la voie de l’entente et la négociation aux côtés des producteurs avec Netflix pour obtenir des engagements à la hauteur des moyens de ces plateformes mondiales.

Soutien à la création documentaire : poursuivre la concertation.

La Scam, avec les organisations représentant le documentaire, a engagé une concertation avec le CNC en début d’année. L’objectif est de parvenir à une meilleure adaptation des soutiens à la création documentaire. La concertation, qui devrait produire ses premiers effets prochainement, comprend deux volets :

  • L’extension de l’aide à la conception aux auteurs de documentaire : ce soutien, directement perçu par les auteurs et réalisateurs, était jusque-là réservé aux créateurs de la fiction et de l’animation. Elle devrait prochainement – et enfin ! – être étendue aux cinéastes documentaires. La Scam reste attentive aux modalités de mise en œuvre encore en discussion.
  • Un cycle de discussions sur l’adaptation et la revalorisation des aides à la création documentaire. La Scam a proposé des modifications du règlement général des aides permettant un meilleur accueil des images tournées à titre conservatoire et des images d’archives dans le calcul du soutien aux œuvres documentaires qui devraient pouvoir aboutir prochainement.

La Scam se devra, par ailleurs, d’être très attentive s’agissant de la négociation d’un nouvel accord documentaire avec France TV de manière à préserver les engagements du groupe public, en particulier en faveur des documentaires unitaires.

Régimes social et fiscal : harmonisation à l’horizon ?

La création l’an dernier d’une « Délégation aux politiques professionnelles et sociales des artistes-auteurs et aux politiques de l’emploi » au sein du ministère de la culture a permis d’offrir une enceinte de concertation pour poursuivre l’amélioration pour les artistes-auteurs de leur accès aux droits sociaux. La Scam y participe très activement en répondant à l’ensemble des concertations menées. Elle continue aussi de plaider pour l’harmonisation des régimes social et fiscal des artistes-auteurs.

L’objectif final reste double : permettre un accès toujours meilleur aux droits sociaux et une « vie administrative » fortement simplifiée.

La Scam aux avant-postes de la création : premier accord avec des médias sociaux.

La Scam est devenue, le 24 mai dernier, le premier organisme de gestion collective de l’audiovisuel au monde à conclure officiellement un accord de licence avec des médias sociaux. Cet accord permet d’autoriser « Meta », à diffuser les œuvres des membres de la Scam (France, Belgique et Luxembourg) sur ses services Facebook et Instagram. La perception d’une redevance annuelle par la Scam permettra à tous les auteurs et autrices d’obtenir les droits qui leur reviennent en proportion de la diffusion et de l’audience de leurs contenus.

C’est un moment historique pour notre communauté qui concrétise les avancées permises par la directive droit d’auteur, adoptée en 2019, et de son article 17 qui rend les plateformes de partage de contenus responsables face au droit d’auteur.

Cet accord intervient après un autre accord avec Brut X. Ces engagements démontrent la capacité de la Scam à adapter le modèle de la gestion collective aux nouvelles formes de la création.

Négociations professionnelles : vers de meilleures relations auteurs/producteurs.

La Scam se félicite d’avoir abouti aux côtés de la Boucle documentaire, de la Garrd et de la SRF, dans la négociation d’une charte tripartite avec les syndicats des producteurs audiovisuels (SATEV, SPECT, SPI et USPA) et France Télévisions. Cette charte signée lors de la tenue du Fipadoc est un signe éminemment positif et structurant dans les relations auteurs-producteurs-diffuseurs. La Scam appelle désormais de ses vœux la signature d’une charte sur le même modèle avec ARTE-France.

Par ailleurs, la Scam a engagé avec la Boucle et la Garrd, des négociations professionnelles auteurs-producteurs afin d’actualiser la charte bipartite signée en 2015. Cette négociation s’est fixée pour but de parvenir à définir des minima de rémunérations pour les auteurs pour cette phase essentielle et critique du travail créatif. Nous espérons parvenir ainsi à donner des repères financiers pour la profession qui en a besoin, et faire reconnaître à sa juste valeur le travail d’écriture du documentaire.

Les rendez-vous de l’Europe.

Le Parlement et les États européens ont conclu, le 23 avril dernier, un accord politique sur le Digital Services Act, un règlement destiné à renforcer la responsabilité des plateformes sur les contenus en ligne. Si de nombreux points restent encore en discussion, les acquis de la directive droit d’auteur ont été préservés.

La France, qui a pris la présidence du Conseil de l’Union européenne le 1er janvier dernier, pour une période de six mois, a invité les Etats membres à faire connaître leurs observations sur les pratiques de contournement des dispositions qui protègent le droit d’auteur sur leur territoire.

Les réponses, compilées dans un rapport sur l’« effectivité du cadre européen du droit d’auteur » adopté le 1er juin dernier, laissent entendre que de nombreuses plateformes continuent d’imposer le buy-out (rémunération forfaitaire et définitive récompensant la création et la cession définitive des droits sur une œuvre) aux auteurs auxquels elles font appel.

Ces constats pourraient encourager l’Union à se doter d’une législation interdisant expressément ces dispositions contractuelles. Un tel texte permettrait de combler les failles dans la transposition des articles 18 et suivants de la directive « droit d’auteur », qui devaient mettre en œuvre un vrai droit à rémunération proportionnelle pour les auteurs. La transposition est en effet insatisfaisante dans plusieurs états.

Les prix sonores de la Scam récompensent dans leur diversité les plus belles écritures radiophoniques. Cette mise en lumière encourage les plus jeunes et rend hommage aux autrices et auteurs confirmés. Ils seront remis aux trois lauréats, en ouverture de la Nuit de la radio, le jeudi 16 juin à la Scam.

Le Prix de l’ensemble de l’oeuvre radiophonique décerné à Jean Daive

Né en 1941 dans les Ardennes, Jean Daive est encyclopédiste, reporter, photographe, romancier, poète, homme de radio et directeur de revues. Il a publié plus de quarante livres et il est traducteur de l’allemand et de l’anglo-américain. C’est en 1975 qu’il entre à France Culture, participant aux Nuits Magnétiques dès leur création en 1978, ainsi qu’à la plupart des programmes de la chaîne confiés aux producteurs tournants, du Pays d’ici à À voix nue, en passant par les émissions spéciales de longue durée comme Un rêve américain, Franz Kafka, William Faulkner-Mississipi, Dylan Thomas. Son oeuvre radiophonique comprend de nombreux Grands Entretiens avec, entre autres, Julien Gracq, Jorge Luis Borges, Jean-Luc Godard, Jean-Marie Straub, Francis Ponge, Christian Boltanski, Marguerite Duras, James Baldwin, Robert Rauschenberg.

Jean Daive, Prix de l’ensemble de l’oeuvre radiophonique 2022 - Photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Le Prix de l’oeuvre sonore de l’année décerné à Péroline Barbet-Adda
pour Piste animale

52’13 – diffusion le 1er mars 2021, sur la RTBF La 1ère (Par Ouï dire)

Piste animale est un bestiaire subjectif et sonore. Un chassé-croisé intemporel humain/animal, avec un gonflement du réel, un effet de décalage, d’amplification et d’exagération.
Ce sont des histoires à suspens, où l’on arrive ou trop tôt, ou trop tard. Elles racontent ces bêtes qui résonnent dans le bois, ces oiseaux qui s’envolent vers les derniers confins, ou ces petits animaux qui rampent en lisière.
Que l’on entend, sans voir. Que l’on espère, sans vanité. Que l’on connaît à peine.

Péroline Babet-Adda est réalisatrice, créatrice sonore et productrice déléguée pour la radio et différentes structures patrimoniales. Elle assure la production artistique de disques et réalise des documentaires radiophoniques pour France Culture. Elle travaille notamment sur les musiques populaires et traditionnelles et ses productions mêlent archives, collectages et créations sonores. Sa démarche s’ancre dans une recherche ethnologique.

Péroline Barbet-Adda, Prix de l’oeuvre sonore de l’année 2022 - Photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Le Prix Découverte sonore décerné à Hajer Ben Boubaker
pour Une histoire du Mouvement des travailleurs arabes

4 x 55’ – diffusion du 18 au 21 octobre 2021, sur France Culture (LSD)

Pour cette série documentaire, Hajer Ben Boubaker replonge dans l’histoire méconnue de l’une des pierres angulaires des luttes antiracistes et sociales de la France, celle du mouvement des travailleurs arabes. Première organisation antiraciste autonome, le MTA et ses membres ont jalonné les luttes des années 1970 portant au cœur du débat public l’égalité entre immigrés et français. À l’heure du débat vivace autour de l’antiracisme, cette série propose de mettre en lumière l’histoire d’une décennie méconnue, entre la fin de la guerre d’Algérie et la marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983.

Diplômée en Histoire et Sciences Politiques de la Sorbonne et du Master Genre, Politique et Sexualité de l’EHESS, Hajer Ben Boubaker est actuellement chercheuse indépendante. Elle s’intéresse à l’histoire des musiques arabes et des luttes ouvrières de l’immigrations nord-africaine ainsi qu’aux politiques migratoires européennes et leurs influences dans les pays de la rive sud de la méditerranée. Elle est créatrice du podcast Vintage Arab qui interroge la place des transmissions culturelles et politiques en diaspora et qui s’attache à se réapproprier un patrimoine.

Hajer Ben Boubaker, Prix Découverte sonore 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Contact presse

Astrid Lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr

Les auteurs et autrices de la Scam ont approuvé mercredi 15 juin, à une très large majorité, l’ensemble des résolutions soumises au vote.
Nombre d’associés inscrits :  47 733
Nombre total de votants : 3 320 (soit  6,97 %) dont 5 votes en séance et 3 315 votes électroniques

Les résultats de l’assemblée générale ordinaire

Les résolutions soumises au vote

1/ Rapport d’activité et de transparence 2021
Nombre de « Oui » :   6 502 voix soit 98,01 %
Nombre de « Non » :  132 voix soit 1,99 %

2/ Comptes annuels 2021
Nombre de « Oui » :  6 424 voix soit 98,27 %
Nombre de « Non » :  113 voix soit 1,73 %

3/ Affectation de l’excédent de gestion 2021

Nombre de « Oui » :  6 444 voix soit 94,51 %
Nombre de « Non » :  374 voix soit 5,49 %

4/ Utilisation de sommes irrépartissables durant l’exercice 2021
Nombre de « Oui » :   6 076 voix soit 95,70 %
Nombre de « Non » : 273 voix soit 4,30 %

5/ Modification de la politique générale de déductions sur droits relative à la mise à jour des taux et à la retenue pratiquée pour les utilisations des images fixes par les services Google (hors YouTube)

Nombre de « Oui » : 6 187 voix soit 97,42 %
Nombre de « Non » :  164 voix soit 2,58 %

6/ Modification de la politique générale de déductions sur droits relative à l’imputation de certains frais ponctuels liés à la recherche d’auteurs ou ayants droit
Nombre de « Oui » :  5 953 voix soit 94,90 %
Nombre de « Non » :  320 voix soit  5,10 %

7/ Budget prévisionnel des indemnités, défraiements et rétributions des membres des organes sociaux

Nombre de « Oui » :  5 818 voix soit 93,40 %
Nombre de « Non » :  411 voix soit 6,60 %

8/ Budget culturel 2022
Nombre de « Oui » : 6 356 voix soit 96,23 %
Nombre de « Non » :  249 voix soit 3,77  %
Le budget culturel 2022 est approuvé à la majorité des 2/3.

9/ Précisions apportées au barème de répartition des œuvres audiovisuelles
Nombre de « Oui » : 6 040 voix soit 94,29 %
Nombre de « Non » : 366 voix 5,71 soit %

10/ Critères d’éligibilité des auteurices d’œuvres audiovisuelles journalistiques
Nombre de « Oui » : 5 849 voix soit 92,66 %
Nombre de « Non » :  463 voix soit 7,34 %

11/ Résolution relative au passage des mandant·es en adhérent·es pour la presse écrite
Nombre de « Oui » :  5 837 voix soit 92,58 %
Nombre de « Non » : 468 voix soit 7,42 %

12/ Opérations immobilières
Nombre de « Oui » : 4 953 voix soit 86,82 %
Nombre de « Non » : 752  voix soit 13,18 %


Les résultats de l’assemblée générale extraordinaire

Résolution soumise au vote

Modification des statuts et du règlement général de la société

Nombre de « Oui » :  5 980 voix soit 95,71 %
Nombre de « Non » :  268 voix soit 4,29 %

Quand les fils des destinées se croisent… Marguerite Yourcenar fut la première femme admise à l’Académie française le 6 mars 1980. Chantal Thomas, lauréate de notre Prix Marguerite Yourcenar 2022, a rejoint les rangs de l’Académie française, le 16 juin. La romancière Simonetta Greggio nous entraîne dans le sillage de l’œuvre multiple de Chantal Thomas.

Je nageais au milieu des vagues de la Méditerranée lorsque j’ai pensé à vous, chère Chantal Thomas. J’ai pensé qu’il fallait que j’efface ce que j’avais écrit et que je recommence autrement le texte qui parle de vous et de vos livres. J’ai pensé que tout ce qui est convenu ne vous correspond pas.

J’ai pensé que vos yeux sont exactement de la couleur de l’eau de mer dans laquelle j’étais plongée, d’azur avec un liseré bleu.

J’ai pensé que ce prix Marguerite Yourcenar dont la Scam récompense l’œuvre entière d’un écrivain tombe à point pour vous découvrir ou redécouvrir, parce que Yourcenar avait cette même urgence que vous de comprendre, de formuler. De raconter, de s’amuser. D’être libre et de rendre au lecteur sa liberté.

Et puis, j’ai pensé qu’il fallait vous laisser la parole :

S’offrir aux caresses, voir et revoir La Nuit, la Voie Lactée, Profession Reporter, Catherine Deneuve dans Belle de Jour et Humphrey Bogart dans Casablanca, boire du champagne et des margaritas, marcher dans Central Park, y faire du patins à glace, s’ acheter des jacinthes des chaussures et des billets d’avion, essayer des chapeaux, rêver sur des kimonos, emplir sa chambre de fleurs des champs, la livrer au plus grand désordre, en faire l’antre de métamorphoses, changer d’adresse comme de chemise, se souvenir de ses rêves, ne pas s’empêcher de pleurer, parler avec des inconnus, s’enfuir des conférences et des théâtres où l’on s’ennuie, prendre au hasard n’importe quel autobus, lire au lit, se peindre les ongles, descendre en plein soleil dans la poudreuse des pentes qui n’en finissent pas, manger des cerises, nager dans toutes les mers du monde.

Il y a chez vous ce charme de vivre comme on marche, on skie, on glisse, on embrasse, on fait l’amour, on boit de l’eau et du vin ; pour chacune, et à chacune, de ces actions, vous donnez le temps et le sens qui conviennent. Et le respect. Et la dignité. L’acte est un, définitif mais renouvelable tant qu’on foule cette terre, tant qu’on respire – tant qu’on peut – car s’il y a, parmi les merveilles de votre écriture, une vertu qui saute promptement aux yeux, c’est le désir. Un désir qui déborde du cadre, qui saute dans une marelle sur un pied, qui avale le lecteur dans un sourire, gourmandise plus forte que tout.

car s’il y a, parmi les merveilles de votre écriture, une vertu qui saute promptement aux yeux, c’est le désir. Un désir qui déborde du cadre, qui saute dans une marelle sur un pied, qui avale le lecteur dans un sourire, gourmandise plus forte que tout. 

Simonetta Greggio

Le mystère Chantal Thomas

Née à Lyon en 1945, directrice de recherches au CNRS, vous multipliez les facettes d’un répertoire qui vous voit tour à tour romancière, essayiste, scénariste et auteur de pièces de théâtre. Férue du XVIIIe siècle, – votre siècle d’élection, ennemi du pathos et de la morbidité, branché quoi qu’il en coûte sur une musique de Vivaldi ou de Mozart – vous avez écrit sur Sade, Casanova, Marie Antoinette et ses contemporains. C’est d’ailleurs avec Les Adieux à la Reine, roman émouvant sur les derniers jours de Versailles, délicieusement porté au cinéma, que vous avez reçu le Prix Femina et vous avez été connue – ou devrait-on plutôt dire reconnue ? – du grand public.

Mais c’est également au moment où la lumière vous frappe que votre mystère s’épaissît. Comment faites-vous pour suivre pas à pas la jeune Agathe, lectrice personnelle de Marie Antoinette, dans cette quête éperdue de sa Reine, une femme à laquelle elle voue la dévotion que l’on voue aux Saints ? Avez-vous vous eue une autre vie, parallèle ou plus ancienne, dans laquelle vous fouliez les marbres de Versailles en compagnie de ces personnes que vous semblez connaître si bien ?

Tout ce qui se passe dans ces pages est magique, intense, surnaturel. L’on sort de cette lecture avec l’impression exacte d’un visage que l’on aurait, par l’entremise de votre héroïne, connu, et par son biais, adoré.

Simonetta Greggio

L’on en sort les narines à l’affut des fleurs que la Reine affectionnait, les oreilles attentives à l’écho des pas des courtisans dans les nuits d’avant le massacre, le cœur affolé par l’imminence de la Terreur. A la fin, Agathe est sauvée. La Reine est perdue. Gabrielle de Polignac, la favorite de Marie Antoinette, meurt le cœur brisé à Vienne peu de temps après. Nous sommes ravis et en voulons plus. Et nous en aurons plus encore, avec L’Echange des Princesses et le Testament d’Olympe, remarquables de sensualité, où les mots justes voisinent les mots crus – non, vous ne nous laissez pas oublier que vos premières amours, auprès de Roland Barthes à l’époque de votre fréquentation de son séminaire légendaire de la rue de Tournon, furent Sade et les libertins. Dans votre texte Sade, la dissertation et l’orgie, vous disséquez allègrement ces phrases dont vous dites que vous étiez, à l’origine, incapable de les situer dans un contexte d’histoire littéraire ou politique. De l’avoir fait, continuez-vous, n’a en rien diminué, relativisé ou même expliqué la puissance phantasmatique. Vous nous faites partager aussi la réaction de Barthes lorsque vous lui avez fait part de votre projet :

Son visage s’était voilé d’une très grande lassitude, puis, pendant deux ans, nous n’en avons plus jamais parlé. Quand je lui envoyais des chapitres, il me répondait, sur des cartes postales, par quelques mots brefs et délicats, aussi courtois qu’allusifs.

Vous concluez par l’exquis : Barthes n’aidait pas.

La débauche sadienne, l’aventure (masochiste & malicieuse) Casanovienne autour de laquelle vous écrivez par la suite – Casanova, un voyage libertin – vous intriguent et vous réjouissent – vous jouez avec nos nerfs, et avouez que vous prenez plaisir à nous lâcher la main au milieu de vos monstres, à nous mener par le bout du nez – à faire de nous, enfin, vos jouets, avec vos mots à tiroir : (…) cette formule qu’utilise Casanova pour (ne pas) faire l’amour : donner le bonjour ! Un bonjour en passant, si rapide qu’il confine à l’au revoir.

Fragments d’un discours amoureux

Si on vous connaît plus particulièrement pour vos romans où, parfaitement à l’aise avec dates, repères, usages, étiquettes, noms de familles et petits noms, décors et lieux, vous déroulez le quotidien de vos héroïnes dans un Paris d’antan, dans un Lyon du bord de fleuve, dans un Potager du Roy enchanteur et perdu, vous surprenez ensuite les lecteurs par vos livres et vos essais plus personnels. Dans Souvenirs de la marée basse, un récit intime curieusement fragmenté, vous racontez une enfance, la vôtre, un père et une mère, une meilleure amie. Tout est doux, cruel, tendu, tendre. Sensitif, entre bleu turquoise de l’eau et bleu plus léger du ciel. Bleus, ciel et mer, mer et mère. Vous reprenez ce même fil – rouge dans le bleu – avec De Sable et de Neige, admirable possibilité d’un désastre. Vous passez de Colette à Pontalis, de Barthes (encore et toujours) à Tanizaki, de Sardanapale à Madame Du Deffand, de Delacroix à Proust, des huitres d’Arcachon aux huitres de Kyoto, toutes nues dans des pots transparents. Votre mère est là, votre mère à laquelle vous revenez d’une manière ou d’une autre dans chacun de vos livres, et votre père aussi, qui se meurt trop jeune un 2 janvier de vos seize ans, et nous fait pleurer de votre chagrin, tant vous nous tenez près de vous par le cœur et l’esprit. Ce père mort de silence comme on meurt de solitude ou de faim, père de l’écrivaine que vous êtes devenue – toutes ces photos de la petite fille que vous étiez, de la beauté qui vous entourait, celle de la nature et celle de vos parents, par laquelle les mots vivent, jalonnent et ponctuent les chapitres de vos Traits et Portraits.

Je nageais dans la Méditerranée lorsque j’ai pensé à vous. A vous, qui vous êtes autorisée la première personne avec vos derniers livres – intime enfin légitimé et partagé. Je pensais que, vagabonde adoucie, sensuelle et cérébrale, votre étreinte littéraire s’est faite joyeuse, lumineuse. Transparente comme certaines eaux. J’ai aussi pensé que tout ce qui est conventionnel, n’est pas vous. La passion vous habite comme on nage, comme on respire. Et comme on écrit, bien sûr. Une utopie.

Mais c’est cela qui nous anime, n’est-ce pas ? C’est cela qui nous fait glisser dans les vagues les yeux ouverts, même si ça pique comme des larmes, même si le sel mange la peau.

Merci pour tout cela, chère, très chère, Chantal Thomas.

Simonetta Greggio, romancière est membre de la commission de l’écrit de la Scam.

La Scam affirme la place singulière des auteurs et des autrices dans la société. Astérisque en est le porte-voix.

Le film documentaire, « Chine : le drame Ouïghour » de François Reinhardt et Romain Franklin « Chine : le drame ouïghour » a reçu le Prix Scam de l’investigation au festival FIGRA 2022.

Ce Prix a été décerné dans la sélection officielle – compétition internationale + de 40 minutes, par le jury présidé par Reda Benjelloun, directeur des Magazines d’Information et des documentaires à TV 2M (Maroc)et composé de la journaliste Violaine Vermot-Gaud, membre de la commission de la Scam, du journaliste et producteur Jacques Aragones, du réalisateur Léo Mattei et du producteur Paul Pauwels.

Chine : le drame Ouïghour
de François Reinhardt et Romain Franklin

2021 – 105’ – Yuzu Productions, Découpages et Arte G.E.I.E.
Avec la participation de la RTBF, la RTS – Radio Télévision Suisse et le soutien de la Région Île-de-France, du CNC, de la Procirep et de l’Angoa

Plus d’un million de personnes internées arbitrairement, tortures, travail forcé, destructions culturelles, interdiction de parler leur langue et « rééducation » des enfants comme des adultes, stérilisations forcées… La politique inouïe que mène la Chine au Xinjiang à l’égard de la population ouïghoure et des autres minorités musulmanes de cette région du nord-ouest du pays s’apparente à un génocide. Mêlant archives, témoignages bouleversants de rescapés des camps de détention et décryptages d’experts, chinois et étrangers, ce documentaire met au jour l’ampleur et les multiples méthodes d’une répression sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les coulisse de l’enquête


L’Œil d’Or Jury Agnieszka Holland, Iryna Tsilyk, Pierre Deladonchamps, Alex Vicente, and Hicham Falah reached their decision awarding L’Œil d’Or to

L’Œil d’or 2022
All that breathes by Shaunak Sen

(India / USA / UK –1h34’ – SÉLECTION OFFICIELLE – SÉANCES SPÉCIALES)
Production Kiterabbit films, Rise films.

In Delhi, in an unbreathable atmosphere, the threat of interreligious massacres floats in the air. Two brothers, Nadeem and Saud, along with their assistant dedicate their lives to save the majestic migratory black kites that are destroyed by human madness.

« L’Oeil d’or goes to a film that, in a world of destruction, reminds us that every life matters, and every small action matters. You can grab your camera, you can save a bird, you can hunt for some moments of stealing beauty, it matters. It’s an inspirational journey in observation of three Don Quijotes who may not save the whole world but do save their world. »

Jury’s note

Jury’s Special Award
Mariupolis 2 by Mantas Kvedaravičius

Lithuania / France / Germany – 112’ – SÉLECTION OFFICIELLE – SÉANCES SPÉCIALES
Easy riders films, Studio Uljana Kim, Extimacy films, Twenty vision filmproduktion Gmbh

« Do you know what was the most amazing thing in Mariupol? Nobody feared death (…). It was already there, and everyone was seeking a valuable death (…). It was paradise in hell. It was the smell of death upfront. » (Shooting notes).

« Our special prize. It goes to the film impossible to compare with any other from the competition. To the very radical, courageous, artistic and existential statement MARIUPOLIS  2. The director Mantas Kvedaravičius is among the thousands of civilians killed by the Russian army since the start of the full-scale Putin invasion. »

Jury’s note

CONTACTS PRESSE : Florence Narozny / Mathis Elion – florence@lebureaudeflorence.fr – T:+33(0)6 86 50 24 51

The L’Œil d’or – Documentary Award (€5,000 prize)  was created in 2015 by LaScam (French-speaking authors’ society) in collaboration with the Festival de Cannes .

Jury oeil d'or 2022
Jury 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Jury L'Oeil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Shaunak Sen, L'Œil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Shaunak Sen, L'Œil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Shaunak Sen, L'Œil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Le Jury de L’Œil d’Or, présidé par Agnieszka Holland et composé de Pierre Deladonchamps, Hicham Falah, Iryna Tsilyk, Alex Vicente a décerné lors du festival de Cannes

L’Œil d’or 2022
All that breathes de Shaunak Sen

(Inde / Etats-Unis / Royaume-Uni –1h34’ – SÉLECTION OFFICIELLE – SÉANCES SPÉCIALES)
Production Kiterabbit films, Rise films.

A Delhi, dans une atmosphère irrespirable de fin du monde, avec dans l’air la menace des massacres interreligieux, deux frères, Nadeem et Saud, mettent tout en œuvre pour sauver des milans noirs, majestueux rapaces migrateurs, victimes de la folie des hommes.

« L’Œil d’or récompense un film qui, dans un monde de destruction, nous rappelle que chaque vie compte. Attraper une caméra, sauver un oiseau, chasser quelques moments de beauté volée, tout cela importe. C’est un voyage inspirant, une observation de trois Don Quichotte qui, à défaut de sauver le monde entier, vont sauver le leur. »

Le mot du jury

Prix Spécial du Jury
Mariupolis 2 de Mantas Kvedaravicius

Lituanie / France / Allemagne – 112’ – SÉLECTION OFFICIELLE – SÉANCES SPÉCIALES
Easy riders films, Studio Uljana Kim, Extimacy films, Twenty vision filmproduktion Gmbh

« Vous savez ce qu’il y avait de plus incroyable à Mariupol ? Personne n’avait peur de la mort (…). [Elle] était déjà là, et tout le monde voulait une mort valable (…). C’était le paradis en enfer. C’était l’odeur de la valeur nue de la mort. » (Notes de tournage)

« Notre Prix Spécial récompense un film comparable à aucun autre dans la compétition. MARIUPOLIS 2 est une déclaration radicale, courageuse, artistique et existentielle. Le réalisateur Mantas Kvedaravicius fait partie des milliers de civils tués par l’armée russe depuis le début de l’invasion à grande échelle voulue par Poutine. »

Le mot du jury

L’Œil d’or – Le Prix du documentaire a été créé en 2015 par la Scam avec la complicité du Festival de Cannes. Il est doté de 5000 euros.

CONTACTS PRESSE : Florence Narozny / Mathis Elion – florence@lebureaudeflorence.fr – T:+33(0)6 86 50 24 51

Jury oeil d'or 2022
Jury 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Jury L'Oeil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Shaunak Sen, L'Œil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Prix Spécial du jury de L'Oeil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

Shaunak Sen, L'Œil d'or 2022 - photo Benjamin Géminel / Hans Lucas