Annoncée par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), l’Année du documentaire 2023 a été lancée ce 23 janvier au FIPADOC en présence de Rima Abdul Malak, ministre de la Culture. Cette année du documentaire est destinée à mettre en lumière la richesse et la créativité de ce genre, à valoriser son patrimoine et à accroître sa visibilité auprès du grand public.

Cette Année du documentaire, dont la Cinémathèque du Documentaire est à l’initiative et à laquelle la Scam est associée au nom des auteurs et autrices, va mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur et générer une dynamique collective qui se prolongera au-delà de l’année 2023. Elle est l’occasion de célébrer la grande richesse de cette forme d’expression.

Scientifique, historique, animalier, culturel, musical, social ou encore de découverte et de voyage, le documentaire offre un regard unique sur notre monde et notre société.

Depuis plusieurs années, il rencontre un large public grâce à de nombreux succès en salles comme La Panthère des neiges de Marie Amiguet et Vincent Munier ; Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent ou encore Merci Patron ! de François Ruffin ; ainsi qu’à la télévision avec les succès récents de Nous paysans de Fabien Béziat et Agnès Poirier ou Les Damnés de la Commune de Raphaël Meyssan ; ou encore sur les plateformes avec Orelsan­ –Montre jamais ça à personne de Clément Cotentin et Christophe Offenstein. Ces succès, publics et critiques, montrent la vitalité et la diversité des formats et des sujets abordés par les documentaristes.

Tout au long de l’année, à travers les grands rendez-vous du documentaire dans des festivals de cinéma, dans les salles de cinéma et sur les chaînes de télévision avec des programmations spéciales, sur les plateformes de vidéo à la demande, des tables rondes, des masterclass de réalisatrices et réalisateurs internationalement reconnus et les talents de la nouvelle génération, l’Année du documentaire 2023 a l’ambition de faire rayonner le genre auprès du public.

Un appel à labellisation a été lancé pour recenser les manifestations, événements ou toutes initiatives qui mettent en valeur le documentaire. Un site internet, anneedudoc23.org, va regrouper l’ensemble des événements, projections et projets, et va s’enrichir tout au long de l’année.

Les acteurs du documentaire sont pleinement engagés dans cette « Année du documentaire 2023 » pour poursuivre la valorisation des œuvres et l’accompagnement des auteurs et autrices à la rencontre du public sur le territoire.

Cette Année du documentaire sera également l’occasion pour le CNC d’engager des réflexions et des réformes – en lien étroit avec les professionnels – sur les soutiens publics pour répondre aux enjeux d’écriture, de financement et de diffusion du documentaire.

Les ambassadeurs de l’Année du documentaire : Sandrine Bonnaire & Yann Arthus-Bertrand

 « Le documentaire, vecteur de responsabilité.
Un documentaire est un pur constat, il nécessite un œil particulier, avec lui on ne peut pas tricher. Lorsque je réalise un documentaire je m’efface au maximum pour aller chercher quelque chose qu’on ne va pas me donner immédiatement. Le rapport à la distance est très important. On est témoin, lorsqu’on filme, et on doit rester au bon endroit. Un documentaire qui atteint son but ne doit pas être didactique, ni prendre position, c’est au spectateur de se faire son idée. » 

Sandrine Bonnaire, réalisatrice

« Grâce au documentaire, je ne vieillis pas, je grandis.
Plus qu’un artiste, je me définis comme un témoin au service d’un intérêt. En tant que photographe ou comme réalisateur de film, je suis un passeur. L’image est pour moi le meilleur médium pour transmettre l’information et l’émotion. Et le documentaire ajoute une autre dimension : la force des paroles et l’incarnation de la multitude des chemins de vie. Avec tous ces témoignages du monde entier, j’ai pris conscience de ce que ce travail apporte à ma vie personnelle. Grâce au documentaire, je ne vieillis pas, je grandis. » 

Yann Arthus-Bertrand, réalisateur

Mot de la présidente de la Cinémathèque du documentaire et des présidents du CNC, et de la Scam

« La France est depuis l’invention du cinéma un pays où le documentaire a toutes ses lettres de noblesse. Dans un monde où les points de rupture s’exacerbent et où les images deviennent des enjeux de vérité et de démocratie, il apporte une diversité de regards d’auteurs absolument salutaire et indispensable. Il faut qu’ils soient soutenus et vus, c’est l’une des missions du CNC et la raison pour laquelle nous voulions lui donner un maximum de visibilité à travers l’Année du documentaire ! » 

Dominique Boutonnat, Président du CNC

« Le cinéma est né documentaire. Filmer le réel, c’était en effet le premier geste du cinéma, avec le train entrant en gare de la Ciotat, avec les opérateurs des Frères Lumières lancés à travers le monde pour archiver faits et gestes, garder mémoire, et faire découvrir la marche du monde.

Pour reprendre une image de Thierry Garrel, un de ses grands défenseurs à la télévision, le documentaire a été colonisé par la fiction. A la table du cinéma, le documentaire avait sa place mais tout au bout : on mettait une rallonge, excentré. Eh oui on pensait qu’il était une péninsule du cinéma, alors qu’on comprend enfin que c’est un continent tout entier !  

Ce miroir aux brillantes facettes, cet art majeur et protéiforme, méritait qu’un coup de projecteur l’illumine, qu’on lui rende hommage et qu’on le célèbre toute une année ! Vive ce regard libre et singulier des cinéastes qui, explorant le passé, prenant le pouls du présent et réfléchissant à l’avenir, sont aux prises avec la réalité du monde, l’observent, l’analysent, l’éprouvent, le critiquent, et l’interrogent avec compassion et colère, humour et amour, pour mieux le comprendre et pourquoi pas l’améliorer. » 

Julie Bertuccelli, réalisatrice et présidente de La Cinémathèque du Documentaire

 « Un comédien du jury de L’Œil d’or, chargé de décerner le Prix du documentaire au Festival de Cannes lâchait cette perle au sortir d’une projection : « Une mauvaise fiction, on s’emmerde. Un documentaire, même mauvais, il y a toujours quelque chose à en tirer. » J’y ai entendu quelque chose d’un hommage à la force du réel, sans nulle autre pareille. Elle imprègne notre genre phare du cinéma. Le documentaire, c’est la réalité augmentée par le regard d’une autrice, d’un auteur. Un regard assumé, subjectif, singulier. Chacune et chacun peut à son tour y trouver matière à penser : la connaissance, l’émotion, la révolte, la compassion… autant dire l’humanité. Que cette année s’ouvre sous le signe du documentaire est un signe fort qui se décline en enjeux politiques, économiques, culturels. Un vœu pour 2023 et bien au-delà : que cette force nous mobilise et nous nourrisse. » 

Rémi Lainé, réalisateur et président de la Scam

La Scam, l’Acid, Addoc, la SRF et la Boucle documentaire saluent l’adoption par le conseil d’administration du CNC de l’extension du bénéfice de l’aide à la conception aux auteurs du cinéma documentaire.

Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), réuni en conseil d’administration le 4 octobre dernier, a en effet adopté une délibération – publiée au journal officiel du 7 octobre 2022 – qui étend le dispositif de l’« aide à la conception » au cinéma documentaire. Celle-ci permet désormais d’aider, à hauteur de 10.000 €, l’auteur ou l’autrice d’une œuvre cinématographique documentaire sortie l’année précédente, afin qu’il ou elle développe un nouveau projet cinématographique de tout genre (documentaire, fiction, animation).

Le ou la cinéaste doit satisfaire les critères suivants :

  • Il ou elle a signé ou cosigné un film documentaire sorti en salles l’année précédant celle de sa demande ;
  • Le film a un coût définitif de production inférieur à 500.000 € ;
  • Le film réunit les conditions pour l’agrément de production ou a bénéficié d’un agrément de distribution.

Les organisations signataires se sont battues de longue date pour que le dispositif, jusqu’ici réservé aux seuls cinémas de fiction et d’animation, bénéficie également au cinéma documentaire.

Cette action résolue et collective auprès du CNC a donc porté ses fruits : cette réforme et son extension au genre documentaire restaurent enfin l’équité entre les genres cinématographiques et entre les auteurs et autrices, mettant fin à une réelle marginalisation de fait.

La Scam, l’Acid, Addoc, la SRF et la Boucle documentaire remercient les équipes du CNC pour le travail accompli au service de l’équité.

Les organisations informeront prochainement leurs membres des modalités d’obtention de cette aide.

Contacts presse :

Scam : astrid lockhart – astrid.lockhart@scam.fr
Acid : Pauline Ginot – dg@lacid.org
Addoc : Sylvie Boskowitz – courrier@addoc.net
SRF : Chloé Folens – cfolens@la-srf.fr
La Boucle documentaire : laboucledocumentaire@gmail.com

Créé en 2014, à l’instigation de la commission journaliste de la Scam*, le prix Christophe de Ponfilly est doté de 8000 €. Il couronne un ou une journaliste dont il salue le courage, le sens moral et la ténacité pour l’ensemble de son travail.

Pendant trente ans, de 1985 à 2015, Patricia Tourancheau a suivi l’actualité policière et les faits-divers à la rédaction du quotidien Libération. Acharnée et intuitive, toujours sur le qui-vive dans la veine de Weegee, émule de Frédéric Pottecher, elle s’est imposée par la fiabilité de ses informations, quelques scoops retentissants et sa façon bien à elle d’en rendre compte dans le texte, en jouant du jargon des policiers et des voyous. Poursuivant son parcours en journaliste indépendante à l’Obs et au site Les Jours, elle s’est spécialisée ces dernières années dans les récits au long cours. En parallèle, elle a participé à des documentaires consacrés à de grandes épopées criminelles et notamment elle a co-réalisé les séries Grégory et Les femmes et l’assassin, sur Guy Georges, produites pour Netflix. Elle est également autrice de plusieurs livres dont Les Postiches (Fayard, 2004), Guy Georges : la traque (Fayard, 2010) – adapté au cinéma sous le titre L’Affaire SK1-, Le 36, histoires de poulets, d’indics et de tueurs en série (Le Seuil 2017); Grégory, la machination familiale (Le Seuil, 2018); Le Magot (Le Seuil 2019). Son dernier ouvrage Le grêlé, le tueur était un flic est paru en mars 2022 aux éditions du Seuil.

Le jury salue ici un parcours professionnel exemplaire. Il souhaite ainsi mettre sous les projecteurs, le fait-divers, les « chiens écrasés » comme on qualifie ces p’tites histoires ou ces grands drames qui confinent à l’universel … et passionnent le plus grand nombre. Un genre journalistique populaire très prisé et parfois injustement considéré, qui a vu éclore de grandes signatures.

Patricia Tourancheau rejoint ainsi cette année le très beau palmarès, composé des précédents lauréats et lauréates :  Sammy Ketz ; Claude Guibal ; Philippe Rochot ; Florence Aubenas ; Charles Enderlin ; Marie-Monique Robin ; Denis Robert et Daniel Grandclément.

*Nathalie Sapena (présidente de la commission) ; Patricio Arana ; Jean-Pierre Canet ; Olivier Da Lage ; Didier Dahan ; Emilie Gillet ; Eric Lagneau ; Cédric Lang-Roth ; Thierry Ledoux ; Jean-Michel Mazerolle ; Laurence Neuer ; Sophie Piard ; Marie-Pierre Samitier ; Violaine Vermot-Gaud.

Le Groupe M6 et la Scam annoncent ce jour avoir signé un nouvel accord global relatif à l’utilisation des œuvres du répertoire de la Scam sur l’ensemble des chaînes et des services associés au Groupe M6. Cet accord, qui entre en vigueur au 1er janvier 2022, a été conclu pour une durée de 5 ans.

Il a pour ambition de valoriser l’exploitation du répertoire de la Scam sur les services du Groupe M6 en garantissant une juste rémunération pour les auteurs et autrices, les réalisateurs et réalisatrices membres de la Scam. Il intègre les nouveaux modes d’exploitation et de commercialisation développés par le Groupe M6 sur ses différents services notamment digitaux.

À travers cet accord, le Groupe M6 témoigne de son attachement à la création audiovisuelle et soutient tous les acteurs qui la représentent.                       

À propos de la Scam 

La Scam, organisme de gestion collective des droits générés par les auteurs et autrices du réel, rassemble 50 000 membres qui explorent toutes les formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle négocie en leur nom, collecte et répartit leurs droits d’auteur (plus de 112 millions d’euros en 2020). Elle défend leurs intérêts et mène une action culturelle en France et à l’international pour la promotion de leurs œuvres. Elle organise des rencontres professionnelles, propose des bourses d’écriture et des prix et assure le financement de manifestations et organismes dédiés.

Contact presse : Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr

À propos du Groupe M6 

Créé en 1987 autour de la chaîne M6, le Groupe M6 est un groupe plurimédia puissant, offrant une large gamme de programmes, de produits et de services. Télévision (13 chaînes dont M6, 2ème chaine privée de France), radio (3 stations dont RTL, 1ère radio privée de France) mais aussi production et acquisition de contenus, digital, e‐commerce, cinéma, musique, spectacles… Fort de ses marques et de ses contenus, le Groupe M6 a progressivement étendu ses activités à travers des diversifications ciblées et des offres innovantes telles que 6play plateforme digitale lancée en 2013 et Salto lancée en 2020. Son objectif : développer la complémentarité de ses marques afin de répondre aux attentes de ses différents publics et à leurs nouveaux modes de consommation. Plus d’informations : groupem6.fr

Contact presse : Paul Mennesson – paul.mennesson@m6.fr

Conseil permanent des Écrivains
Logo CPE

La lettre de mission confiée à Pierre Sirinelli et signée par Roselyne Bachelot-Narquin le 10 avril 2022 va permettre aux auteurs de poursuivre les négociations interprofessionnelles, engagées avec les éditeurs en juillet 2021 dans le cadre du Plan Auteurs lancé par la ministre, sur « la transparence et l’équilibre des relations » entre les deux parties.

Lors d’une première phase de négociations, organisations d’auteurs et représentants du Syndicat national de l’édition (SNE) sont parvenus le 15 février 2022 à 5 points d’accord susceptibles d’améliorer la transparence des informations fournies aux auteurs, ainsi qu’à l’établissement d’une « clause de poursuite », centrée sur la question de la rémunération.

Le 16 mars 2022, jour prévu pour la signature de cet accord, le Conseil d’administration du SNE a suspendu sa réponse, laissant les organisations d’auteurs dans une intolérable position d’incertitude et de flou. Dans une lettre ouverte parue dans Le Monde le 3 avril dernier , les deux co-présidents du Conseil permanent des écrivains (CPE)[1] ont manifesté leur indignation, leur sentiment de gâchis et en ont appelé aux pouvoirs publics pour débloquer la situation.

Les auteurs ont été entendus : la nouvelle lettre de mission confiée à Pierre Sirinelli oblige les deux parties, « dans le format qui a prévalu jusqu’à présent », à parachever le projet d’accord et à discuter du sujet de la rémunération des auteurs (notamment de livres jeunesse), dans le contexte d’une précarisation croissante déjà abondamment documentée.

Le CPE exprime sa satisfaction que la ministre de la Culture et son équipe aient souligné que ce sujet était « aujourd’hui à l’agenda politique » et qu’aucun responsable ne pouvait l’ignorer.

Le CPE sera présent au sein du collège auteurs à la table des négociations et fera tout pour défendre l’intérêt des auteurs, dans un cadre qu’il espère le plus constructif possible.

 

Contact Presse : presidence@conseilpermanentdesecrivains.org

 

[1] Membres du Conseil Permanent des Ecrivains : ADAGP, ATLF, Cose-Calcre, EAT, Maison de Poésie, Pen Club, SACEM, SAIF, SAJ, SCAM, SELF, SGDL, SNAC, UNPI, Union des Poètes, UPP.

Grâce à l’action menée avec d’autres organisations représentant les artistes-auteurs, la Scam a obtenu des pouvoirs publics une série de mesures permettant une amélioration de l’accès aux droits sociaux des artistes-auteurs, tout particulièrement sur le dispositif de régularisation des cotisations prescrites.
Voici un focus sur les principales avancées présentées par la Délégation aux politiques professionnelles et sociales des auteurs (ministère de la Culture), le 11 février dernier.

Concernant les droits à la retraite 

Régularisation des cotisations prescrites pour les auteurs et autrices n’ayant pas cotisé pour leur retraite de base par le passé : une nouvelle circulaire devrait reconduire, jusqu’en 2025, ce dispositif tout en l’améliorant. L’essentiel de nos demandes a reçu un écho favorable auprès des pouvoirs publics :

  • Allègement du coût de la régularisation grâce à la suppression du taux d’actualisation (qui est actuellement de 2,5%/an) ;
  • Mise en place d’un simulateur en ligne sur le site de l’assurance retraite qui vous permettra de calculer le coût prévisionnel d’une régularisation ;
  • Possibilité de prise en charge plafonnée(sur des critères sociaux qui restent à préciser) par l’Agessa ou la MDA du coût de rachat des trimestres de cotisation.

Concernant les autres droits sociaux 

  • Baisse du seuil d’accès aux indemnités maladie, maternité, paternité et invalidité à « 600 heures SMIC » annuelles (au lieu de 900) soit 6342 € bruts en 2022.
    Cet abaissement permet d’étendre substantiellement le champ des artistes-auteurs éligibles aux indemnités et un alignement avec le seuil de validation des 4 trimestres annuels pour la retraite de base ;
  • Les artistes-auteurs n’ayant pas atteint ce seuil auront la possibilité de « surcotiser » sur la base d’une assiette forfaitaire de 600 « heures SMIC » (contre 900 auparavant).

Nous vous informerons des futurs développements concernant les modalités d’accès à ces nouveaux dispositifs.

A noter également que l’Urssaf Limousin a intégré dans sa feuille de route la mise à disposition des certificats de précompte aux auteurs et autrices à partir de septembre 2022.

Concernant les Aides Covid/exonérations de charges 

Un nouveau dispositif d’exonération des cotisations et contributions de sécurité sociale est mis en place au titre de 2021 et prendra en compte l’ampleur de la perte de revenus entre 2021 et 2019, par tranches de revenus.

Validation gratuite de trimestres de retraite de base pendant le Covid

De manière exceptionnelle, et afin d’aider les auteurs et autrices à faire face aux conséquences de la crise sanitaire, celles et ceux qui sont éligibles à une exonération de cotisations sociales Covid 2  pourront bénéficier sous certaines conditions de la validation gratuite de trimestres pour les années 2020 et 2021. Un décret est attendu au printemps pour fixer les contours de cette mesure.

Cinéma mythique du quartier latin, véritable institution au sein du monde culturel parisien, le cinéma La Clef est menacé d’expulsion imminente.

Mis en vente par son propriétaire, le comité social et économique (CSE) de la Caisse d’Épargne d’Île-de-France, en septembre 2019, le collectif La Clef Revival s’oppose, après plusieurs années de bataille judiciaire et d’occupation pacifique, au rachat des locaux par le groupe SOS, association française spécialisée dans l’entrepreneuriat social et première entreprise sociale en Europe.

Le collectif, qui défend un cinéma associatif et une programmation indépendante et éclectique a, depuis deux ans, mis en place de nombreuses initiatives : séances à prix libre tous les soirs, ateliers pour les enfants, laboratoire photo, création du Studio 34 (lieu de création et de production audiovisuelle), partenariats à l’éducation à l’image avec les centres de loisirs de la Ville de Paris, accompagnement aux premiers films, cycles cinéma universitaire, LGBT…, une fourmilière d’initiatives et toute la richesse d’un lieu ouvert, animé par des jeunes et des bénévoles.

Malgré un fonds de dotation Cinéma Revival lancé en octobre 2020 en vue de poursuivre l’activité qui a récolté plus de 100 000 euros de dons de particuliers, malgré la mobilisation des voisins, cinéphiles, amoureux, professionnels du cinéma, en dépit du soutien de politiques (dont Carine Rolland, adjointe à la maire de Paris en charge de la culture et le député LFI Éric Coquerel), le cinéma devra fermer ses portes ce soir.

Face aux menaces de disparition de La Clef, les auteurs et autrices de la Scam manifestent leur soutien inconditionnel à ce lieu unique, véritable laboratoire artistique.

Ils en appellent à la ministre de la Culture pour qu’elle obtienne un engagement clair et ferme du repreneur qui dit vouloir poursuivre l’activité irremplaçable de ce cinéma tourné vers l’avenir.

Contact presse

Astrid Lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr