Changer de domaine de création

* En Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion, l’assujettissement est de 2,10 % et la TVA déductible de 1,70 %. Le différentiel de 0,40 % est imposable.

Les droits d’auteurs sont assujettis à la TVA au taux de 10 %. Afin de simplifier la gestion des auteurs et les autrices, le trésor public a mis en place la retenue à la source de la TVA. Pour les droits d’auteur qu’elle répartit, la Scam liquide la TVA pour le compte de ses membres.
La TVA est prélevée automatiquement sur les rémunérations brutes.
Le montant brut des droits d’auteur (sur lequel la Scam déduit la retenue statutaire) est majoré de la TVA à 10 %, et minoré de la TVA déductible pour les auteurs de 9,20 %. Les 0.80 % restants sont fiscalement imposables.

 

Gestion de la TVA par l’auteur ou l’autrice

Si vous préférez gérer vous-mêmes la TVA, vous pouvez renoncer au dispositif de la retenue. Cette renonciation s’appliquera pour une période de cinq ans.

Cette renonciation doit se faire par écrit et être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception au Service des Impôts des Entreprises (SIE) du lieu d’exercice de votre profession.
Vous devez ensuite envoyer sans délai, également par lettre recommandée avec accusé de réception, une copie de la lettre de renonciation adressée au SIE, ainsi que le justificatif de l’envoi avec AR, à votre société d’auteurs (ou la maison d’édition ou la société de production avec laquelle vous êtes sous contrat) qui perçoivent les droits d’auteur.
Après chaque répartition, vous recevrez votre relevé de droits nets (montant brut, moins la retenue statutaire, moins les cotisations sociales, CSG, CRDS et moins la contribution à la formation continue CFCP) accompagné du chèque de règlement.
En retour, vous adresserez à la Scam une facture, faisant apparaître le montant TTC à vous régler. Ce montant TTC correspond au montant hors taxes (moins la retenue statutaire), plus le montant de la TVA à 10%.
A réception de la facture, la Scam vous adressera un chèque équivalent au montant de la TVA. Vous devrez régler cette taxe au Trésor Public.
Attention : cette renonciation vous engage pour l’année en cours et pour les quatre années à venir. Si, après ce délai, vous voulez revenir au système de gestion collective de la TVA, les formalités (lettres recommandées, etc.) seront les mêmes.
Les nouveaux membres de la Scam, qui auraient déjà renoncé à la retenue de la TVA sur leurs droits d’auteur, doivent simplement fournir une attestation délivrée par leur centre des impôts.
Vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA.

 

Gestion de la franchise en base

Vous pouvez bénéficier de la franchise en base si votre chiffre d’affaires ne dépasse par les seuils fixés par l’administration.
Si vos revenus sont inférieurs à 44 500 € l’année précédente ou 54 700 € lors de l’année civile, vous êtes exonéré de TVA.

La mention « TVA non applicable, article 293B du CGI » doit obligatoirement être mentionnée sur les factures envoyées.

Au-delà de ces seuils, vous êtes soumis à la TVA et devez appliquer le taux de 10 % sur les droits d’auteur. Vous pourrez déduire la TVA de vos achats et établir votre déclaration auprès des impôts.
Les nouveaux membres de la Scam, qui auraient déjà renoncé à la retenue de la TVA sur leurs droits d’auteur, doivent simplement fournir une attestation délivrée par leur centre des impôts.

 

Les personnes non-résidentes en France

Si vous ne résidez pas en France, mais percevez vos droits d’auteur en France, vous n’êtes assujetti ni à la TVA, ni aux cotisations sociales (Urssaf, CFP, CSG, CRDS).

Soyons Clairs

Une série de cinq vidéos et des fiches pratiques pour vous aider à y voir plus clair sur la fiscalité et les droits d’auteur (Traitement et salaires, BNC, TVA sur le droit d’auteur, contributions sociales…)..

Conseiller fiscal

Pour vous accompagner, la Scam vous propose des consultations gratuites avec un avocat fiscaliste. Elles ont lieu cette année exclusivement par téléphone, du 20 avril à début juin 2021. Vous pouvez obtenir des conseils sur votre déclaration de revenus, vos frais professionnels, les modalités de prélèvement de l’impôt sur vos droits d’auteur…

Comment s’effectue le prélèvement de l’impôt sur vos droits d’auteur ?

Le prélèvement à la source est effectué directement par les services des impôts sur votre compte bancaire, comme pour les revenus des travailleurs indépendants, sous forme d’acomptes dits contemporains. La Scam n’effectue donc pas de prélèvement au titre de l’impôt sur vos droits d’auteur.
Le montant est prélevé par défaut mensuellement (le 15 de chaque mois) ou trimestriellement (15 février, 15 mai, 15 août et 15 novembre) si vous en avez fait la demande auprès de l’administration fiscale en fin d’année civile .

Les acomptes réglés en année N-1 sont calculés sur la base des revenus et taux d’imposition N-3 (de janvier à août).
À partir de septembre N-1, les acomptes seront calculés sur la base des revenus N-2, une fois la déclaration de revenus enregistrée.
La régularisation de l’impôt interviendra fin août de l’année N, d’après la déclaration de revenus N-1.

La déclaration de revenus reste donc nécessaire.

Le report d’échéance est-il possible ?

Si vous n’avez pas de visibilité sur vos revenus en début d’année, vous pouvez opter pour le report d’échéances, dans la limite de trois échéances mensuelles ou d’une échéance trimestrielle au cours d’une année.
La demande de report doit être effectuée dans l’espace personnel accessible sur le site www.impots.gouv.fr, à la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source », par téléphone ou au guichet du service des impôts des particuliers.
Cette demande doit être formulée le 23 du mois pour être prise en compte sur l’échéance du mois suivant.

Exemple
Si le montant total des acomptes au titre de l’année 2021 s’élève à 3 000 € versés en douze mensualités de 250 € chacune (3 000/12), ces dernières seront prélevées sur le compte bancaire le 15 de chaque mois.
Si en mars 2021, vous souhaitez reporter l’échéance suivante (du mois d’avril) : en mai, la somme de deux échéances de 250 € sera prélevée sur votre compte bancaire (soit 500 € pour avril et mai). Cette opération peut être renouvelée deux fois dans l’année.

Peut-on moduler les prélèvements ?

Le montant du prélèvement à la source peut être modifié en cas de changement de situation familiale (mariage, Pacs, arrivée d’un enfant mineur au sein du foyer fiscal, divorce…). vous devez en informer l’administration fiscale afin que ces modifications soient prises en compte en cours d’année.

Une modulation du prélèvement est également possible en cas de variation à la hausse ou à la baisse des revenus. Attention toutefois, les acomptes réglés en année N-1 correspondant à l’impôt prévisionnel dû au titre de l’année N-1, la modulation à la baisse suppose que vous soyez en mesure d’estimer les revenus à percevoir en année N-1.

La demande de modulation doit être effectuée au plus tard le 23 du mois pour être applicable le mois suivant.

En cas de modulation excessive à la baisse – montant du prélèvement estimé inférieur de plus de 10 % au prélèvement dû au titre de l’année en cours -, il y a un risque de pénalité qui sera calculé l’année suivante avec l’avis d’imposition. Il convient toutefois de souligner que si le contribuable peut justifier que l’estimation erronée de ses revenus a été réalisée de bonne foi à la date de sa demande de modulation ou provient d’éléments difficilement prévisibles à cette date, la sanction ne s’applique pas. Cette clause de bonne foi est particulièrement adaptée aux revenus en droits d’auteur qui sont par nature irréguliers et imprévisibles (article 1729 G, III du code général des impôts).

Comment est calculé le taux d’imposition ?

Le taux propre au foyer fiscal est déterminé par les services fiscaux :

  • de janvier à août de l’année N-1 d’après les revenus N-3.
  • de septembre de l’année N-1 à août de l’année N d’après les revenus N-2.

Pour les acomptes afférents aux droits d’auteur, un couple soumis à l’imposition commune peut opter, à tout moment, pour un taux individualisé qui tient compte du niveau de revenu de chaque conjoint, conjointe ou partenaire.
L’option pour le taux non personnalisé ou taux dit « neutre » ne vise que les traitements et salaires afin d’assurer la confidentialité des revenus auprès de l’employeur.

L’article 100 bis est-il pris en compte ?

Le calcul tiendra compte de ce régime vous avez opté pour l’application de l’article 100 bis du Code général des impôts qui permet de lisser l’assiette imposable des droits d’auteur sur le revenu des trois ou cinq dernières années.

La déclaration de revenus est-elle maintenue ?

Vous devrez continuer à établir une déclaration annuelle de vos revenus en année N au titre des revenus N-1.
Rappel : si vos droits d’auteur sont déclarés selon le régime des traitements et salaires, il est nécessaire de remplir la nouvelle case 1GF, distincte de la ligne « traitements et salaires » afin d’identifier séparément les droits d’auteur. À défaut, l’administration fiscale ne pourra pas calculer des acomptes sur les droits d’auteur et l’impôt sera calculé et payé l’année suivante, après la déclaration de revenus.
Chaque année, la déclaration s’effectue en avril-juin.

Non résidents : la retenue à la source de l’impôt sur le revenu

Si votre domicile fiscal est situé hors de France, vous êtes assujetti, en France, à une retenue à la source sur les droits d’auteur de source française perçus. Cette retenue à la source est de 26,5% en 2021.
Cette retenue à la source, réglée à l’État français, ne vous dégage pas de déclarer ces revenus dans votre pays de rattachement fiscal.
Certains pays ont signé des conventions fiscales avec la France qui prévoient l’application d’une retenue à la source à un taux réduit effectuée sur le montant brut des droits d’auteur (c’est-à-dire avant déduction des cotisations sociales : Urssaf, CFP, CSG déductible et CRDS). Certaines conventions prévoient même une exonération totale de la retenue à la source en France.

Pour bénéficier de l’avantages conventionnel et donc d’une réduction ou d’une exonération de la retenue à la source en France, vous devez en début d’année, justifier de votre qualité de non-résident fiscal de France en fournissant à la Scam les formulaires 5000 et 5003, délivrés et visés par l’administration fiscale de votre pays de rattachement. Ces formulaires doivent être renouvelés tous les ans (année civile).

Dans le cas, assez rare en pratique, où la convention fiscale ne prévoit pas l’utilisation de ces formulaires, vous pourrez justifier par tout moyen de votre qualité de résident fiscal.

Soyons Clairs

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Conseiller fiscal

Pour vous accompagner, la Scam vous propose des consultations gratuites avec un avocat fiscaliste. Elles ont lieu cette année exclusivement par téléphone, du 20 avril à début juin 2021. Vous pouvez obtenir des conseils sur votre déclaration de revenus, vos frais professionnels, les modalités de prélèvement de l’impôt sur vos droits d’auteur…

La déclaration de revenus

Chaque année, à l’occasion de la déclaration des revenus, la Scam vous adresse un courrier si vous avez perçu des droits au cours de l’année civile précédente et vous indique précisément le montant global à déclarer à l’administration fiscale.
Vous pouvez également vous reporter à la « base d’imposition » mentionnée sur chacun des relevés de droits de l’année et cumuler ces montants pour obtenir le montant total à déclarer.
Si vous êtes assujettis au régime des traitements et salaires, vous devez déclarer vos revenus en droits d’auteur dans la rubrique « Traitement, salaires » de la déclaration N° 2042. Avec la mise en place du prélèvement à la source, les droits d’auteur imposables en traitements et salaires doivent être déclarés dans une nouvelle ligne (cases 1GF à 1JF).  Cette modification ne concerne pas les droits d’auteur déclarés en bénéfices non commerciaux (BNC).

Vous pouvez demander un étalement du règlement de l’impôt, sur trois ou cinq ans. Cet accord est conclu avec votre centre des impôts, en fonction de vos rémunérations déjà perçues et de celles à venir.

Conseiller fiscal

Un conseiller fiscal propose une consultation fiscale gratuite, du 20 avril et à début juin 2021 aux membres de la Scam, pour leur apporter aide et conseils lors de la déclaration de revenus. Ces consultations ont lieu cette année exclusivement par téléphone, selon un calendrier disponible en début d’année.

Pour compléter ces rendez-vous, la Scam met en place d’autres consultations tous les deux mois de septembre à mars à l’Espace Agnès Varda.

Soyons Clairs

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Nos services

L’espace Agnès Varda

Vous cherchez un lieu à Paris où travailler ? Où faire des recherches ? Où présenter vos œuvres ? Où donner des rendez-vous professionnels ? Où participer à des ateliers ? Où voir les œuvres primées par la Scam ? Où consulter InaMediapro ?… Dédié à la création, l’Espace Agnès Varda est à votre service.

Découvrir

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Matthieu Raffard

La Scam…

…rassemble des auteurs et des autrices, comme vous, qui explorent différentes formes de création : documentaire et reportage audiovisuel, cinématographique, sonore et web, littérature, journalisme, traduction, web vidéo,  photographie et dessin.

Trois bonnes raisons d'adhérer

Rejoindre la Scam
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    D’abord il y a l’argent  Recevez les droits d’auteur générés par l’exploitation de vos œuvres.  La Scam négocie les droits auprès des diffuseurs et des plateformes.
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    Mais il n’y a pas que le fric dans la vie…  La Scam a été créée et est gérée par des auteurs et des autrices… comme vous. Rejoignez une société qui œuvre pour une juste rémunération des artistes et milite pour la liberté et la diversité de création.
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Une question ? 

Vos Contacts utiles

Depuis décembre 2018, une mesure d’aide financière visant à compenser la hausse de la CSG est mise en œuvre au profit des auteurs et des autrices de façon pérenne et automatique.
Depuis le 1er janvier 2020, TOUS les auteurs et autrices peuvent bénéficier sur leurs revenus artistiques d’une prise en charge par l’Etat d’une fraction de leurs cotisations vieillesse de base répartie comme suit :

  • La totalité de la cotisation vieillesse déplafonnée de 0,40% assise sur la totalité des revenus.
  • 0,75 % de la cotisation vieillesse plafonnée, calculée sur la part de rémunération n’excédant pas le plafond de la sécurité sociale (41 136 € en 2021)

Cette prise en charge est déduite des cotisations précomptées par les diffuseurs et les organismes de gestion collective ou appelées par les Urssaf (pour les artistes-auteurs déclarant leurs revenus en BNC et faisant valoir une dispense de précompte auprès de la Scam, de leurs producteurs ou éditeurs).
Les cotisations vieillesse des auteurs et autrices percevant des revenus en dessous du plafond annuel de sécurité sociale, sont donc désormais de 6,15 % au lieu de 7,30 % (0,40% de cotisation vieillesse déplafonnée et 6,90% de vieillesse plafonnée).
Cette prise en charge s’effectuera sans perte de droits à l’assurance vieillesse puisqu’elle sera entièrement compensée par l’État.

Pour mémoire – Les précédents articles

Ce dispositif résulte d’un engagement du ministère de la Culture, suite à la mobilisation obstinée des organisations représentants les auteurs et les autrices depuis le printemps 2017. Les organisations professionnelles demandaient que cette compensation concerne l’ensemble des auteurs et des autrices (assujetties comme affiliées) et qu’elle porte sur les revenus 2018 réellement impactés par la hausse de la CSG. Sur ces deux points, elles ont alerté à plusieurs reprises le Gouvernement.

Permanences sociales

Tous les vendredis, une assistance sociale reçoit sur rendez-vous les auteurs et les autrices membres pour les accompagner dans leurs démarches administratives et sociales. Elle est tenue au secret professionnel. Compte tenu du contexte sanitaire, les rendez-vous se déroulent actuellement uniquement par téléphone.catherine.plantec@scam.fr

 

Agessa

Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs
60 rue du Faubourg Poissonnière – CS 30011 – 75484 Paris Cedex 10
Tél. : 01 53 35 83 63
www.agessa.org

Maison des Artistes

60 rue du Faubourg Poissonnière – 75484 Paris Cedex 10
Tél. : 01 53 35 83 63
www.lamaisondesartistes.frUrssaf
Union de Recouvrement pour la Sécurité Sociale et les Allocations Familiales.
www.urssaf.fr

La retraite des artistes-auteurs est constituée d’une pension de base et d’un ou plusieurs régimes de retraite complémentaire. Chacun de ces régimes est obligatoire.

Les artistes-auteurs sont rattachés dans le régime de base, au régime général de la Sécurité sociale, ce qui signifie que leur retraite de base est calculée de la même façon que pour les salariés et obéit aux mêmes règles de liquidation (âge de la retraite, nombre de trimestres validés, etc.). Le régime de base est géré par la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et par les CARSAT (Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail) pour la liquidation des droits.
Les artistes-auteurs professionnels relèvent également d’un régime de retraite complémentaire, le RAAP géré par l’IRCEC.
L’IRCEC gère deux autres régimes de retraite complémentaire obligatoires : le RACD pour les auteurs et compositeurs dramatiques, auteurs de spectacle vivant, auteurs de films et le RACL pour les auteurs et compositeurs lyriques, dialoguistes de doublage.

Régime de base des artistes-auteurs

Cotisations d’assurance vieillesse

Il existe deux cotisations d’assurance vieillesse sur les droits d’auteur :

  • Une cotisation de 6,90% calculée dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale (41 136 € en 2021).
  • Une cotisation de solidarité de 0,40%, calculée sur la totalité des revenus soumis à cotisation, qui n’est pas prise en compte dans le calcul de la pension.

Ces cotisations sont déductibles du revenu imposable, comme les cotisations du régime complémentaire.
Calcul de ces cotisations voir tableau des taux de cotisations sociales, rubrique protection sociale.

La cotisation d’assurance vieillesse appliquée aux droits d’auteur et aux salaires permet de valider des trimestres au sein du régime général.

  • Pour valider un trimestre de cotisation, il faut cotiser sur une assiette constituée des salaires et droits d’auteur cumulés à hauteur de 150 Smic horaire (1 537,50 € en 2021).
  • Pour valider quatre trimestres, il faut cotiser sur ces mêmes revenus à hauteur de 600 Smic horaire (6 150 € en 2021).

Important : avant le 1er janvier 2019, pour bénéficier du régime de retraite des artistes-auteurs, il était nécessaire de s’affilier à l’Agessa. Les auteurs et les autrices n’ayant pas effectué cette démarche n’ont pas cotisé pour leur retraite sur leurs droits d’auteur. Ils ou elles peuvent toutefois régulariser leur situation en s’acquittant des arriérés de cotisations avant le 31 décembre 2021.

Montant de la retraite de base

Une pension de retraite est garantie à partir de 62 ans (pour les générations nées en 1955 et après), âge minimum auquel la retraite peut être liquidée, sauf dérogation (retraite anticipée pour carrière longue, pour handicap lourd ou pour pénibilité).
Pour bénéficier d’une pension de retraite à taux plein, il faut :

  • avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite
  • justifier d’un certain nombre de trimestres (entre 160 et 172 trimestres, selon l’année de naissance).

La retraite de base du régime général se calcule selon la formule suivante :

Retraite de base = Salaire annuel moyen x Taux de la retraite de base x Durée d’assurance acquise (ou Durée d’assurance requise pour une retraite à taux plein).

Remarque : les services en ligne de la CNAV permettent d’estimer le montant de la retraite pour l’ensemble des régimes auquel l’artiste-auteur a cotisé. Il faut pour cela créer un espace personnel sur le site : https://www.lassuranceretraite.fr/

Salaire annuel moyen

Il correspond à la moyenne des revenus des 25 meilleures années ayant donné lieu à cotisations (salaires et droits d’auteur). Ces revenus sont pris en compte dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale et sont revalorisés par application d’un coefficient.

Taux de la retraite de base

Le taux maximum de la retraite est de 50% (c’est ce que l’on appelle le taux plein). Il dépend de l’âge auquel la retraite est liquidée et du nombre de trimestres validés.
Si le nombre de trimestres nécessaire n’est pas atteint, une décote sera appliquée par trimestre manquant de cotisation.
À partir de 67 ans (ou entre 65 et 67 ans pour les personnes nées avant 1955), il est possible de partir à la retraite à taux plein même si le nombre de trimestres requis n’est pas atteint. Le montant de la pension sera toutefois réduit au prorata du nombre de trimestres validés.

Durée d’assurance

Si le nombre de trimestres validés dans le régime général est inférieur au nombre de trimestres requis, la pension est proratisée.
Pour plus d’informations
Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse
Info-retraite.fr

Remarque : le dispositif ne s’applique pas aux cotisations non prescrites des trois dernières années exigibles et de l’année en cours, soit 2018, 2019 et 2020 pour une régularisation effectuée en 2021. Ces années non prescrites peuvent en revanche être régularisées directement auprès de l’Agessa.

Régimes complémentaires des artistes-auteurs

L’IRCEC gère trois régimes de retraite complémentaire suivant les revenus d’activité des artistes-auteurs :
– le RAAP pour tous les artistes-auteurs professionnels. Il concerne les artistes-auteurs rémunérés en droits d’auteurs ou équivalent et résidant fiscalement en France ou dans les départements et régions et collectivités d’outre-mer (DROM-COM)
– le RACL pour les auteurs compositeurs lyriques, dialoguistes de doublage
– le RACD pour les auteurs et compositeurs dramatiques, du cinéma, de l’audiovisuel et du spectacle vivant.Les revenus en droits d’auteur générés par ces différentes activités donnent lieu à des cotisations qui peuvent se cumuler pour la retraite complémentaire.

Taux de cotisation au RAAP

Les revenus pris en compte sont les revenus artistiques déclarés à l’Urssaf pour les revenus perçus à partir du 1er janvier 2019 :
– les revenus bruts pour ceux déclarés fiscalement en Traitements et Salaires (TS)
– les revenus imposables majorés de 15% pour les revenus déclarés en BNC (bénéfices non commerciaux).

Les auteurs et autrices doivent cotiser au RAAP dès lors que leurs revenus de l’année précédente atteignent 900 fois le Smic horaire (9 135 € en 2021). Il est possible toutefois de cotiser volontairement à l’IRCEC lorsque les revenus n’atteignent pas ce seuil.
Au-delà d’un plafond égal à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 123 408€ pour 2021, les revenus ne sont pas soumis à la cotisation.

En 2021, le taux de la cotisation au RAAP s’élève à 8 % (sur les revenus 2020).
Suivant leur niveau de revenus, les artistes-auteurs peuvent toutefois opter pour l’un des taux suivants
○ Si les revenus sont compris entre 9 135 € et 27 405 € : taux de 8 % ou 4 %
○ Si les revenus sont compris entre 27 406 € et 123 408 : taux de 8 %

La portion de revenus dépassant le plafond de 123 408 € n’est pas soumise à cotisation au RAAP.
Selon le montant cotisé, la pension retraite sera plus ou moins importante.

Prélèvement à la source

A l’issue de l’assemblée générale de juin 2020, la Scam a souhaité proposer le prélèvement à la source à tous ses membre afin de leur éviter les difficultés et les désagréments liés au paiement différé de leur cotisation. N’ayant pas connaissance de l’ensemble de leurs revenus artistiques, la Scam a choisi de le faire au taux minimum de 4 % sur les droits d’auteur qu’elle leur verse. Cette mesure sera effective en juillet 2021.
A partir du 1er juillet 2021, la Scam prélèvera pour ses membres cette cotisation dès lors que les droits versés dépassent le seuil d’affiliation de 9 135 € en 2020 et dans la limite du plafond de 123 408 € (au-delà la cotisation n’est pas due).
Ce prélèvement prendra donc la forme d’un acompte de 4% sur leur cotisation RAAP 2022.

Dispositions particulières

Les auteurs et autrices du livre (écrivains, traducteurs, dessinateurs, illustrateurs ou photographes) dont plus de la moitié des revenus provient de l’exploitation des œuvres de l’écrit, bénéficient d’une prise en charge par la Sofia  de 50% de leur cotisation annuelle due au RAAP, dans la limite d’un plafond de revenus de 82 272 € en 2021.
Attention : Dans ce cas, il convient d’effectuer votre déclaration auprès de l’IRCEC pour indiquer l’exploitation des œuvres de l’écrit.

Les professionnels relevant du RACD et/ou du RACL qui cotisent déjà au titre de ces régimes (8% pour le RACD, 6,5% pour le RACL), bénéficient automatiquement d’un taux aménagé de 4% pour la cotisation RAAP.

Les cotisations aux régimes de retraite complémentaire sont déductibles du revenu imposable.

Calcul de la pension du RAAP

La pension est calculée en fonction du nombre de points acquis au cours de la carrière.
Chaque année l’auteur ou l’autrice acquière un nombre déterminé de points. Il est obtenu en divisant le montant de la cotisation annuelle par la valeur d’achat du point (78,37 € en 2021).

Pour déterminer le montant brut annuel de la pension, il faut multiplier le nombre de points acquis tout au long de la carrière par la valeur annuelle du point (8,62€ en 2021) au moment de la liquidation de la retraite.

Pour plus d’informations : Ircec.fr 

Régularisation des cotisations arriérées

Les auteurs ou autrices qui n’ont pas cotisé à l’Agessa pour leur retraite de base sur tout ou partie de leur carrière, peuvent régulariser leur cotisation à l’assurance vieillesse afin d’acquérir des droits à pension plus représentatifs de leurs revenus en droits d’auteur (une circulaire de novembre 2016 en fixe les conditions.)
Le dispositif de régularisation des cotisations arriérées permet à certains auteurs et autrices de payer rétroactivement les cotisations d’assurance vieillesse plafonnées sur leurs revenus artistiques.

Qui est concerné ?

  • les artistes auteurs de l’Agessa pour les années durant lesquelles ils ont été assujettis mais dont la cotisation vieillesse plafonnée n’a pas été appelée
  • les artistes auteurs qui ont par ailleurs cotisé au régime général au titre d’une activité salariée et assimilée pendant ces mêmes périodes ;
  • les artistes auteurs dont l’activité relève aujourd’hui de la Maison des artistes (MDA) mais qui n’a pas été reconnue comme telle par le passé.

Quel impact pour la retraite ?

Suivant les situations, la régularisation doit permettre à l’auteur ou l’autrice :

  • de valider des trimestres de cotisations au titre des revenus artistiques, s’il n’a pas déjà validé des trimestres au titre du régime salarié pour ces périodes,
  • de bénéficier d’une assiette de droits plus importante intégrant à la fois les revenus salariaux et les droits d’auteur dans la limite toutefois du plafond annuel de la sécurité sociale (41 136 € en 2021).

Les auteurs et autrices ayant déjà liquidé leur retraite peuvent accéder à une régularisation qui n’aura d’effet que pour l’avenir (pas de rétroactivité).
Les périodes pouvant donner lieu à régularisation doivent être postérieures au 31 décembre 1975. L’auteur ou l’autrice peut choisir de régulariser une ou plusieurs périodes d’au moins trois années civiles consécutives, dans la limite de cinq périodes.

Exemple 
Pour une activité artistique entre 1985 et 1990, mais sans revenu artistique en 1987, l’auteur ou l’autrice peut choisir de régulariser :
* seulement la période de 1988 à 1990 inclus
OU
* la période de 1985 à 1990 : dans ce cas, l’année 1987 ne donnera pas lieu à un versement de cotisations arriérées.

En revanche, la seule période de 1985 et 1986, ne peut pas être régularisée car elle ne couvre pas trois années consécutives.

Remarque : le dispositif ne s’applique pas aux cotisations non prescrites des trois dernières années exigibles et de l’année en cours, soit 2018, 2019 et 2020 pour une régularisation effectuée en 2021. Ces années non prescrites peuvent en revanche être régularisées directement auprès de l’Agessa.

Quelles démarches ?

Avant même de faire valoir ce droit, chaque auteur ou autrice doit se procurer un relevé de carrière du régime général (téléchargeable sur le site www.lassuranceretraite.fr), ce document permet de repérer les trimestres manquants par année civile ainsi que les périodes pour lesquelles les droits d’auteur n’ont pas été pris en compte.

La demande de régularisation doit être adressée avant le 31 décembre 2021 à la CNAVTS de Rosny-Sous-Bois (Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés) ou au Carsat Normandie selon la caisse régionale via le formulaire disponible sur le site de l’assurance retraite.

Elle doit être accompagnée d’un relevé intégral des droits d’auteur établi par les diffuseurs ou organismes de gestion collective (OGC).
Contacter la Scam pour obtenir un relevé de carrière : social@scam.fr.

Remarque
En raison du plafonnement de la cotisation vieillesse, ce dispositif de régularisation n’a pas d’intérêt pour un auteur ou une autrice ayant acquis tous ses trimestres de cotisations (4 par an) et ayant cotisé dans la limite du plafond de sécurité sociale sur toute sa carrière au titre de ses activités salariales, puisqu’il aura cotisé au maximum pour sa retraite de base.

Vos interlocuteurs

 

Agessa

(Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs)
60 rue du Faubourg Poissonnière – CS 30011 – 75484 Paris Cedex 10
Tél. 01 53 35 83 63
www.agessa.org

MDA

60 rue du Faubourg Poissonnière – 75484 PARIS CEDEX 10
Tél. 01 53 35 83 63
www.lamaisondesartistes.fr

CNAV

(Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse)
www.lassuranceretraite.fr

CNAVTS

Libre réponse 82559
93119 Rosny-sous-Bois CedexIRCEC(Institut de retraite complémentaire de l’enseignement et de la création)
30 rue de la Victoire – CS 51245
75440 Paris Cedex 09
Tel. 01 80 50 18 88
www.ircec.fr

Permanence sociale

Tous les vendredis sur rendez-vous préalable par courriel

catherine.plantec@scam.fr

La protection sociale des auteurs et des autrices comporte un régime de base et un ou plusieurs régimes complémentaires.

  • Pour le régime de base de Sécurité sociale, les auteurs et autrices relèvent du régime général des salariés. Ils y sont affiliés dès le 1er euro de droits d’auteur soumis à cotisation sociale.
  • Pour la retraite complémentaire, les auteurs et autrices relèvent du régime des artistes auteurs professionnels (RAAP) géré par l’IRCEC (Institution de retraite complémentaire de l’enseignement et de la création).
    L’IRCEC gère également deux autres régimes de retraite complémentaire : le RACD pour les auteurs et compositeurs dramatiques, auteurs de spectacle vivant, auteurs de films et le RACL pour les auteurs compositeurs lyriques, dialoguistes de doublage…

Interlocuteurs des artistes-auteurs

  • L’Urssaf Limousin est désormais l’interlocuteur unique pour la collecte des cotisations sociales des artistes-auteurs et des diffuseurs (sociétés d’auteurs dits organismes de gestion collective, producteurs et éditeurs). Ce rôle était précédemment dévolu à l’Agessa ou la Maison des Artistes. Les auteurs et autrices doivent donc dorénavant s’adresser à l’Urssaf Limousin pour la déclaration de leurs revenus artistiques et le règlement des cotisations sociales (cf. les démarches vis-à-vis de l’Urssaf).
  • L’Agessa une association compétente dans tous les domaines de la création à l’exception des arts graphiques et plastiques dont la couverture sociale est gérée par la Maison des Artistes
  • La Maison des Artistes (MDA). Ses missions consistent désormais à affilier les auteurs et autrices auprès des organismes de sécurité sociale (CPAM), à contrôler le respect du champ du régime et à informer les auteurs sur leur régime. Elle assure également le secrétariat de la Commission d’action sociale.

Attention : l’Agessa ne s’occupe pas des paiements des prestations sociales qui sont opérés par les organismes de sécurité sociale du régime général :

  • les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) pour le remboursement des soins et les indemnités journalières de la sécurité sociale en cas de maladie, invalidité ou maternité ;
  • la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) en Île-de-France et les caisses d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT) dans les autres régions pour le règlement des pensions de retraite du régime de base de sécurité sociale ;
  • les caisses d’allocations familiales (CAF) pour les prestations familiales, le revenu de solidarité active (RSA), les aides au logement…;
  • l’IRCEC chargé de la gestion des trois régimes de retraites complémentaires obligatoires des artistes auteurs (RAAP, RACD, RACL).

Affiliation au régime de base de sécurité sociale

Pour être affilié au régime de sécurité sociale l’auteur ou l’autrice doit :

L’affiliation se fait dès le 1er euro de droit d’auteur perçu lorsque les revenus sont déclarés fiscalement en traitements et salaires. Elle prend effet à la date du premier précompte des cotisations sociales (i-e prélèvement à la source des cotisations sociales) déclaré par l’organisme qui verse des droits (producteur, éditeur, organisme de gestion collective, établissement public, association… ).

Si les revenus sont déclarés en bénéfices non commerciaux (BNC), l’affiliation prend effet à la date de la demande de création d’activité auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE).

Démarches vis-à-vis de l’Urssaf

L’Urssaf collecte désormais :

  • Les cotisations sociales précomptées par les organismes qui versent des droits d’auteur. Si vous déclarez fiscalement vos revenus artistiques en traitements et salaires, vos diffuseurs ou sociétés d’auteur précomptent vos cotisations et contributions sociales et les versent pour vous à l’Urssaf ;
  • Les cotisations sociales des auteurs et autrices déclarant fiscalement leurs revenus artistiques en bénéfices non commerciaux (BNC) et ayant transmis une dispense de précompte aux organismes qui leur versent des droits d’auteur;
  • La contribution diffuseurs de 1,1%.

Pour rappel, lorsqu’ils sont intégralement déclarés par les tiers (notamment par les organismes de gestion collective, producteurs, éditeurs, …), les droits d’auteur sont imposés selon les modalités des traitements et salaires. Pour déclarer ses revenus en BNC, l’artiste-auteur doit effectuer une option auprès des impôts (valable trois ans et à renouveler ensuite).

Démarches pour les droits d’auteur déclarés en Traitements et Salaires (TS)

Les cotisations sociales dues à l’Urssaf sont précomptées (c’est-à-dire prélevées à la source) dès le 1er euro, par les organismes français qui versent les droits d’auteur – notamment la Scam, les producteurs, les éditeurs, les laboratoires de traduction audiovisuelle, etc. – puis elles sont reversées par ces derniers à l’Urssaf. Ces cotisations alimentent notamment vos droits à la retraite dès lors que votre numéro de sécurité sociale (NIR) est connu desdits organismes (sur les droits à la retraite, voir la rubrique).

Une fois votre compte Urssaf ouvert, 

Vous serez invité par l’Urssaf à vous connecter sur votre espace personnel afin de corriger et/ou compléter votre déclaration de revenus (auprès de l’Urssaf et non de l’Agessa ou MDA comme précédemment). Cette déclaration sera pré-remplie pour les droits d’auteur ayant fait l’objet d’un précompte des cotisations sociales (pour plus de détails, voir le flash info de l’Urssaf).

Vos droits d’auteur versés par un organisme étranger devront être déclarés à l’Urssaf, dans la partie Traitements et Salaires (TS) et comme un revenu non précompté.

Attention : lorsque les droits d’auteur perçus sont entièrement précomptés, l’Urssaf ne doit pas appeler de cotisation. Si vous avez reçu un appel à cotisation alors que tous vos revenus ont fait l’objet d’un précompte, contactez l’Urssaf pour faire corriger cette erreur.

Démarches  pour les droits d’auteur déclarés en Bénéfices Non Commerciaux (BNC)

Création d’un numéro Siret

Le numéro Siret « artistes-auteurs » est requis par l’Urssaf pour les revenus artistiques déclarés fiscalement en BNC. La demande de numéro Siret doit être effectuée auprès du centre de formalité des entreprises (CFE) de l’Urssaf.
Attention, si vous déclarez depuis plusieurs années vos revenus en BNC ou souhaitez prendre cette option au titre des revenus 2020, vous devrez indiquer comme date de début d’activité a minima le 1er janvier 2020.
L’Urssaf vous remettra un certificat administratif dont vous pourrez ensuite transmettre une copie à la Scam, à vos producteurs ou éditeurs si vous entendez régler vous-même vos cotisations sociales à l’Urssaf.

Important : les artistes-auteurs déclarant leurs revenus en Traitements et Salaires (TS) n’ont pas besoin d’un numéro Siret.

Paiement des cotisations

Les cotisations sociales dues sur les droits d’auteur déclarés en BNC sont appelées et doivent être réglées par les artistes-auteurs directement à l’Urssaf : les appels de cotisations sont trimestriels.

Les autrices et auteurs peuvent ainsi demander à être dispensés de précompte de leurs cotisations, à condition qu’ils justifient auprès de leurs sociétés d’auteurs ou de leurs éditeurs, producteurs (…) de leur option fiscale, en fournissant un certificat d’immatriculation transmis à l’auteur par l’Urssaf une fois son immatriculation enregistrée.

Les auteurs et autrices disposant d’un numéro Siret artistes-auteurs (code APE 90.03A et 90.03B) ont reçu un échéancier d’appel des cotisations pour 2021.

L’auteur peut demander à l’Urssaf une modulation à la baisse (ou à la hausse) de ces acomptes provisionnels s’ils lui paraissent trop élevés (ou trop bas) par rapport aux revenus escompté en 2021. Cette demande de modulation sera acceptée de plein droit. Elle peut conduire à supprimer des appels de cotisations provisionnelles si l’auteur anticipe des revenus nuls ou déficitaires.

En cas d’erreur, aucune sanction n’est encourue. Mais si les revenus perçus sont in fine supérieurs à ceux estimés, l’auteur devra régler, en 2022, les régularisations afférentes à ses revenus 2021, en sus des appels de cotisations 2022.

En l’absence de modulation, les acomptes provisionnels des 3e et 4e trimestres 2021 sont ajustés par l’Urssaf au regard de des revenus 2020 (déclarés en avril/mai 2021).

La demande de modulation
peut être réalisée par l’auteur directement via la messagerie Urssaf de son espace personnel, par téléphone au 0806 804 208 (numéro non sur-taxé) ou par courrier à l’adresse Urssaf Limousin – Pôle artistes-auteurs-TSA 70009-93 517 Montreuil cedex.
Celles et ceux qui déclarent leurs revenus artistiques en BNC mais qui n’ont pas reçu de courrier de l’Urssaf, il est recommandé :
○ de contacter directement l’Urssaf Limousin artiste-auteur.limousin@urssaf.fr ou 0806 804 208 (prix d’un appel local).
○ de créer un numéro Siret pour l’activité d’auteur sans tarder (voir ci-dessus)

Consulter la rubrique Foire aux questions (FAQ) sur le site de l’Urssaf

Cotisations au régime de base de sécurité sociale

Comme tout revenu d’activité, les droits d’auteur sont soumis à des cotisations et contributions sociales. A la différence cependant du salaire, la couverture sociale du droit d’auteur est plus réduite : les droits d’auteur n’ouvrent pas des droits au chômage ou à la couverture accidents du travail. Ils ne bénéficient pas de part patronale mais d’une contribution diffuseurs.
L’assiette sociale (revenus soumis à cotisation) est différente selon que les revenus sont déclarés fiscalement en traitements et salaires ou en BNC.

  • Droits d’auteur déclarés en Traitements et Salaires (TS)

    Le revenu sur lequel sont calculées les cotisations (appelé aussi assiette sociale) est le montant brut des droits d’auteur.

  • Droits d’auteur déclarés en BNC, micro-BNC ou régime de la déclaration contrôlée

    Pour les droits d’auteurs déclarés en BNC, les cotisations sociales sont calculées sur une assiette sociale constituée des bénéfices (c’est-à-dire les recettes moins les dépenses) majorés de 15%.
    Pour les micro-BNC, l’assiette sociale est calculée selon la formule suivante : (recettes – abattement de 34%) +15%

  • Taux de cotisations sociales au 1er janvier 2021

    Depuis le 1er janvier 2019, toutes les cotisations et contributions sociales sont prélevées ou appelées par l’Urssaf dès le 1er euro de droit d’auteur perçu.
    Il n’existe plus de seuil d’affiliation.

Cotisations ou contributions Revenus déclarés en BNC Revenus déclarés en TS Taux Prise en charge Etat Taux final
Assurance vieillesse déplafonnée Bénéfice + 15 % 100 % des revenus 0,40 % 0,40 % 0 %
Assurance vieillesse plafonnée (dans la limite des revenus inférieurs à 41 136€ pour 2021) Bénéfice + 15 % 100 % des revenus 6,90 % 0,75 % 6,15 %
CSG (contribution sociale généralisée Bénéfice + 15 % 98,25 % des revenus 9,20 % 9,20 %
CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) Bénéfice + 15 % 98,25 % des revenus 0,50% 0,50 %
CFP (contribution à la formation professionnelle) Bénéfice + 15 % 100 % des revenus 0,35% 0,35 %

* Lorsque la rémunération d’un auteur est supérieure à 4 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (soit 164 544 € pour 2021), la CSG et la CRDS doivent être calculées sur 100 % du revenu pour la part excédant ce plafond. (Source Urssaf)
Simulateur de cotisation

Les diffuseurs (toute personne physique ou morale qui procède à titre principal ou accessoire à la diffusion ou à l’exploitation commerciale d’œuvres originales : producteurs, éditeurs, chaînes de télévision, de radio, État, collectivité publiques…) sont redevables sur les droits d’auteur qu’ils versent d’une contribution de :

– 1% du montant brut HT des droits d’auteur versés pour le financement de la sécurité sociale ;
– 0,10% du montant brut HT des droits d’auteur pour le financement de la formation professionnelle.

Remboursement du trop-perçu

La cotisation vieillesse de 6,90% étant appliquée sur une assiette sociale plafonnée, dès que les droits d’auteur versés par la Scam atteignent le plafond annuel de la sécurité sociale (41 136 € en 2020 et 2021), celle-ci cesse de prélever cette cotisation sur les droits. Chaque OGC ou diffuseur doit appliquer cette règle.

  • Si vous percevez uniquement des revenus en droits d’auteur provenant de plusieurs diffuseurs ou sociétés, et que le total dépasse le plafond, vous seres alors automatiquement remboursé du trop-perçu de cotisations en N+1, une fois validée la déclaration de revenus artistiques auprès de l’Urssaf.
  • Si vous dépassez le plafond annuel de la sécurité sociale avec vos seuls revenus salariaux ou par addition des revenus en droits d’auteur et des revenus salariaux, vous devrez faire la demande de remboursement du trop-perçu en N+1, lors de la validation de votre déclaration de revenus auprès de l’Urssaf.

 

Déclaration de revenus obligatoire

Toute personne qui perçoit des revenus provenant d’une ou plusieurs activités d’artistes-auteurs, quel que soit le montant de ces derniers, doit réaliser une déclaration de revenus auprès de l’Urssaf Limousin.

Cette déclaration a été effective pour la première fois au printemps 2020 (déclaration des revenus 2019).

En l’absence de déclaration aux échéances prescrites, l’Urssaf procédera à une évaluation d’office des ressources servant de base aux cotisations et contributions sociales.

Pour les artistes-auteurs dont les cotisations et contributions sont précomptées et dont le revenu annuel artistique est inférieur à 150 fois le SMIC pour l’année considérée (1 522,50 € pour les revenus 2020, déclarés en 2021), l’absence de validation effective de la déclaration vaudra acceptation tacite.

A noter pour celles et ceux qui dépasseraient le plafond annuel de la sécurité sociale par l’addition de leurs droits d’auteur et de leurs salaires : seule la validation de déclaration des revenus auprès de l’Urssaf permettra le remboursement du trop perçu de la cotisation vieillesse plafonnée.

Cotisations au régime de retraite complémentaire

Dès que leurs revenus en droits d’auteur dépassent un certain seuil annuel (900 fois le Smic horaire, soit 9 135 € en 2021 au regard des revenus 2020), les auteurs et autrices doivent cotiser au régime de retraite complémentaire (RAAP) en plus du régime de base.
Le RAAP est géré par  l’IRCEC qui appelle les cotisations auprès des artistes-auteurs et règle les pensions de retraite complémentaire.
Cette cotisation est obligatoire et déductible du revenu imposable, sauf si vous déclarez fiscalement vos revenus en micro-BNC (ce régime bénéficiant d’un abattement de 34%).

L’IRCEC gère également deux autres régimes spécifiques :

  • le RACD pour les auteurs du cinéma, de l’audiovisuel et du spectacle vivant,
  • le RACL pour les auteurs et compositeurs lyriques, dialoguistes de doublage.

Les prestations sociales

  • Maladie-maternité-invalidité-décès

    Vous pouvez obtenir une carte Vitale auprès de votre Caisse primaire d’Assurance Maladie dès réception du courrier « d’affiliation » de la part de l’Agessa ou de la Maison des Artistes (MDA).
    Les dépenses de santé seront alors prises en charge par l’assurance maladie.

    En cas d’interruption d’activité pour cause de maladie, maternité, paternité, invalidité, vous pouvez bénéficier d’indemnités journalières calculées sur les droits d’auteur perçus, sous réserve d’avoir cotisé à hauteur de 900 fois le Smic horaire l’année civile précédente (soit 9 135 € au titre de l’année 2020).
    Remarque : celles et ceux qui n’atteignent pas ce niveau de revenus en droits d’auteur peuvent demander à cotiser sur cette assiette de 900 Smic pour bénéficier d’une couverture sociale complète.

    Il faut en outre justifier d’une durée d’affiliation de :

    • 10 mois pour bénéficier d’indemnités journalières en cas de maternité, de paternité ou de congé d’adoption,
    • 12 mois pour bénéficier d’indemnités journalières maladie au-delà du 6e mois d’arrêt de travail.

    Pour les personnes exerçant une ou plusieurs activités salariées, les droits d’auteur et les revenus salariés sont agrégés pour l’examen des conditions d’ouverture du droit à l’assurance maladie maternité au titre de l’activité salariée. Les indemnités journalières tiennent compte alors des deux types de revenus.
    Les demandes de remboursement ou de versement des prestations doivent donc être formulées auprès de la CPAM.

  • Prestations familiales-aides sociales

    L’auteur ou l’autrice affiliée bénéficie du versement des allocations familiales à partir du deuxième enfant à charge.

    Il existe aussi différentes aides suivant sa situation :

    • Aides au logement,
    • Revenu de solidarité active (RSA),
    • Prime d’activité,
    • Allocation aux adultes handicapés (AAH)…

    Pour plus d’informations sur les aides sociales :

    • Prendre rendez-vous avec l’assistante sociale de la Scam
    • Consulter le site de la CAF

 

  • Pension de retraite

    La cotisation vieillesse plafonnée précomptée ou appelée sur les droits d’auteur permet d’ouvrir des droits à la retraite dite « de base ». L’auteur ou l’autrice salariée cotise également à la retraite sur son salaire. Il s’agit du même régime.
    Pour le calcul de la retraite, voir la rubrique retraite et droits d’auteur

Permanence sociale

Chaque vendredi, l'assistance sociale propose des rendez-vous téléphoniques pour les membres

catherine.plantec@scam.fr

A quoi sert un dépôt ?

Le dépôt est utile pour protéger une œuvre achevée ou les étapes progressives d’une création, avant sa diffusion publique (éditeur, producteur, jury, agence, exposition, workshop…).

En associant à une date donnée, le nom du créateur à l’œuvre, le dépôt permet, en cas de plagiat ou de litige, de soumettre à l’appréciation des juges un début de preuve attestant de l’antériorité du document et de l’identité de son auteur ou autrice.
Le dépôt permet d’établir préventivement la « paternité » de l’œuvre et lui confère une date d’antériorité.

CLICDÉPOT propose deux services créés par l’association Scam Vélasquez : le dépôt numérique ou le dépôt physique.

Clic dépôt électronique – En ligne

www.clicdepot.org. Clicdépôt numérique est un service de dépôt en ligne qui permet la conservation sécurisée et confidentielle de tout document.
Un mécanisme de scellement électronique horodaté garantit l’intégrité et l’authenticité du fichier déposé. Les documents associés au dépôt sont archivés.

Clicdépôt protège tous types de documents (manuscrits littéraires, scénarios, synopsis d’œuvre audiovisuelle ou radiophonique, sons, photographies, plans d’architecture, programmes multimédias, œuvres animées …).
Une démarche simple pour protéger vos documents, même les plus lourds (jusqu’à 100 Mo) !

Clicdépôt numérique : une procédure sécurisée
• Un identifiant et un mot de passe confidentiels pour accéder à votre compte
• La validation de votre adresse mail pour activer votre compte
• Le scellement électronique horodaté de votre dépôt
• Le stockage de votre dépôt sur le serveur sécurisé
• Un paiement électronique sécurisé

• La confidentialité des données personnelles

Clic dépôt physique

Sur place ou par voie postale en recommandé avec AR

Clicdépôt physique accepte en dépôt tout document sur support papier, cédérom, DVD ou clé USB (manuscrits littéraires, scénarios, synopsis œuvre audiovisuelle ou radiophonique, images fixes, plans d’architecture, logiciels, programmes multimédias, etc.).

Les autres supports (cassettes audio ou vidéo, disquettes informatiques, etc.) présentant un grand risque d’altération sont fortement déconseillés.

Une copie du document à déposer doit être inséré dans un enveloppe* prévue à cet effet, sur laquelle le déposant inscrira les renseignements demandés
• Nom, prénom et coordonnées du déposant (personne au nom de laquelle est effectué le dépôt)
• Titre du dépôt
• Genre
• Nom, prénom et adresse des auteurs (facultatif)
• Signature du déposant (au verso, à cheval sur le rabat de l’enveloppe)
Cette enveloppe cachetée par le déposant peut être ensuite :

– soit remise au service des dépôts, du lundi au vendredi de 9h30 à 16h30 : Clicdépôt – Scam – 5, avenue Vélasquez – 75008 Paris – France

– soit être envoyée par courrier postal. Dans ce cas, il est IMPERATIF d’insérer cette enveloppe cachetée dans une deuxième enveloppe d’expédition, en recommandé avec accusé de réception, en y ajoutant :
• le formulaire de dépôt*,
• le chèque bancaire ou postal à l’ordre de l’Association  » Scam Vélasquez » destiné à couvrir les frais de dépôts
• l’extrait K bis de moins de trois mois (lorsque le dépôt est effectué au nom d’une société).
Un reçu numéroté sera remis ou envoyé par courrier au déposant dès l’enregistrement du dépôt par Clicdépôt. Il devra impérativement être conservée par le déposant et sera demandée lors du retrait du dépôt.

* L’enveloppe et le formulaire, spécifiques aux dépôts effectués chez Clicdépôt, peuvent être obtenus sur simple demande adressée à Véronique Pommier, par téléphone (01 56 69 58 21) ou par courriel (depot@scam.fr)

Durée et coût du dépôt

La durée du dépôt est de deux ans ou cinq ans à compter de la date de dépôt figurant sur le reçu remis ou envoyé au déposant.
Le règlement doit être effectué exclusivement par chèque bancaire ou postal à l’ordre de l’Association « Scam Vélasquez ».
A la date d’échéance du dépôt, Clicdépôt propose au déposant de renouveler le dépôt, de procéder à son retrait ou d’en demander sa destruction.

Ce service est assuré par des juristes de la Scam, dans les limites de la loi du 31 décembre 1971 régissant le conseil juridique. Leur champ de compétence est restreint au droit d’auteur.

Ce service a pour but de répondre aux demandes ponctuelles de renseignements et de délivrer des conseils sur la négociation des contrats de production audiovisuelle ou d’édition. Pour permettre à la Direction juridique de répondre efficacement, il est important d’adresser vos demandes par courriel, accompagnées des documents utiles à la compréhension de votre situation.

Dans l’hypothèse où une assistance juridique ou judiciaire s’avérerait nécessaire, il convient de s’attacher les services d’un avocat.

Contact

Permanences téléphoniques de la Direction juridique :
– le lundi de 14h à 17h
– du mardi au vendredi de 9h30 à 13h.

Audiovisuel/Sonore/Journalistes/
Nouveaux Médias/Images Fixes

Tél. 01 56 69 58 43

Écrit (Livre et Presse) :
Tél. 01 56 69 58 23

Les droits patrimoniaux et le droit moral

Les conditions de protection

La protection par le droit d’auteur ne dépend pas d’un dépôt mais des conditions de forme de l’oeuvre et de son originalité.

Quid de la protection d’une œuvre ?

Dès lors que les conditions de forme et d’originalité sont remplies, la protection d’une oeuvre est automatique. Mais en quoi consiste t-elle ? Contrairement aux idées reçues, aucun tampon d’aucune administration n’est nécessaire (ce qui n’est pas le cas des inventions qui dépendent de l’Inpi pour être protégées par un brevet).

Le droit de présentation publique

Qu’est-ce que le droit de présentation publique et qui est propriétaire des originaux ?

Le droit de suite

Il s’agit d’un droit d’auteur sur les ventes d’œuvres originales d’art graphique ou plastique. Quelles sont les ventes d’œuvres assujetties ? Quel est son montant ? Qui doit le payer ? Comment le percevoir ?

Durée des droits patrimoniaux et domaine public

Les droits d’exploitation d’une œuvre sont limités dans le temps. Au-delà d’une certaine période, l’œuvre rejoint le domaine public et son utilisation devient libre pour tout un chacun (sous réserve du droit moral, inaliénable).

Le droit moral

Dès la création d’une œuvre et parallèlement aux droits patrimoniaux, son auteurice, puis ses ayants droit, sont titulaires d’un « droit moral » qui est inaliénable. Ce droit comprend le droit de divulgation, le droit à la paternité, le droit au respect de l’œuvre et le droit au retrait ou repentir.

Les droits collectifs

La loi réserve aux ayants droit la faculté d’autoriser ou d’interdire l’utilisation de leurs œuvres, cependant quelques exceptions légales sont prévues pour permettre une utilisation sans autorisation préalable.

Le droit de reprographie

Le droit de reproduction par reprographie s’applique à toutes les œuvres protégées et bénéficie tant aux maisons d’édition ou entreprise de presse qu’aux auteurices.

La copie privée

La copie des œuvres provenant d’une source licite par des particuliers pour leur seul usage privé (dite « exception de copie privée ») donne droit à une rémunération versée en complément de différentes exploitations. Une partie des sommes ainsi perçues finance également des actions culturelles.

Les procédures

Obtenez vos droits avec l’injonction de payer

La procédure d’injonction de payer est une procédure judiciaire rapide, avec des formalités réduites, qui permet à un ou une auteurice de contraindre son débiteur (société de production, maison d’édition…) à lui payer ce qu’il lui doit. Quand utiliser cette procédure ? À quel juge adresser la demande ? Comment la formuler ? Quel est le coût ?…

Obtenez vos droits avec la déclaration de créances

La déclaration de créances est une formalité obligatoire pour les auteurices qui ont des créances auprès d’une société de production ou maison d’édition qui fait l’objet d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire. Comment prétendre au versement des sommes dues ?Quelles sont les créances concernées ? Quels sont les délais ?…

Réglez un conflit avec une société de production grâce à l’Amapa

L’Amapa est l’Association de médiation et d’arbitrage des professionnels de l’audiovisuel. Composée de plusieurs organisations représentatives du secteur audiovisuel (dont la Scam), elle a pour objet de faciliter le règlement des différends et litiges d’ordre individuel entre les auteurices et les sociétés de production (à l’exception de ceux relevant du droit du travail : licenciement, paiement des salaires…).

Faites valoir vos droits grâce à l’aide juridictionnelle

Si vous hésitez à faire valoir vos droits en justice parce que vous pensez ne pas en avoir les moyens financiers, vous pouvez bénéficier d’une aide juridictionnelle : l’État prend alors en charge tout ou partie des frais (honoraires d’avocat, rémunération d’huissier, frais d’expertise…). Son montant est fonction de vos revenus et sera versé aux professionnels de justice qui vous assisteront. Devant quelle juridiction est-elle utilisable ? Qui peut en bénéficier ? Quelles sont les conditions de ressources ?…

Mais aussi…

Obtenez vos droits avec la reddition des comptes (audiovisuel)

Lorsqu’une société de production audiovisuelle signe un contrat avec l’auteurice d’une oeuvre, elle s’engage à lui communiquer les recettes d’exploitation de son œuvre une fois par an. Quel est le principe dans le secteur de la production ? Quelle lettre-type rédiger pour formuler une demande ?…

Obtenez vos droits avec la reddition des comptes (écrit)

L’obligation d’une maison d’édition de « rendre compte » à l’auteurice constitue une des obligations essentielles mise à sa charge en contrepartie de la cession par l’auteurice de ses droits patrimoniaux sur son œuvre. Quel sont les modalités de la reddition des comptes dans le domaine de l’Écrit ?

Vos œuvres et le dépôt légal

Toute maison d’édition, société de production, de distribution, d’importation, d’imprimerie à l’obligation de déposer chaque document édité, imprimé, produit, distribué ou importé à l’un des organismes dépositaires du dépôt légal : la Bibliothèque nationale de France (BnF), l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), le Centre national du cinéma et de l’image animé (CNC), les bibliothèques habilitées par arrêté du ministre de la Culture. Pourquoi déposer ? Quelles sont les modalités ?…

Vos œuvres sont-elles bien conservées ?

Déposer, conserver, numériser, stocker ses œuvres audiovisuelles peut être un casse-tête. Comment s’assurer techniquement de la pérennité de ses œuvres et de leur entretien par les sociétés de production ?

Le droit à l’image

Le droit à l’image découle du droit au respect de la vie privée, les juges ayant été conduits à mettre en balance diverses libertés fondamentales pour résoudre des litiges relatifs à l’image (liberté d’expression, liberté de communication, droit de propriété, respect de la vie privée…). Quels sont les principe et exceptions du droit à l’image des personnes… et des biens ?

L’exception de courte citation

Certaines exceptions légales aux droits de reproduction et de représentation permettent l’utilisation d’une oeuvre sans autorisation de son ayant droit dans des cas énumérés par la loi. Parmi ces exceptions figure la courte citation. Quelles sont les conditions de la licéité de la courte citation ?

L’illustration musicale

Il est courant d’entendre parler de « droits musicaux » dès qu’il s’agit d’insérer une musique dans une œuvre audiovisuelle mais que recouvre cette expression ? Quid du droit d’auteur ? Du droit du producteur de phonogrammes ? Du droit des artistes-interprètes ?

La charte des usages professionnels des œuvres audiovisuelles de la Scam

Cette charte a pour but d’encadrer et de promouvoir les bonnes pratiques dans le documentaire et le magazine. Quel est son champ d’application ?Quelles sont les règles préconisées en matière de production et d’exploitation des œuvres ? Précisions terminologiques. Quels sont les recours possibles ? Comment faire appliquer la charte ?

Guide du droit d’auteur – 2017

Ce guide, à jour des textes en vigueur en 2017, traite des questions juridiques soulevées en droit de la propriété intellectuelle. Il est édité par le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.