Changer de domaine d'exploitation

La Scam…

Plus de 50.000 auteurices (documentaire et reportage audiovisuel, cinématographique, sonore et web ; littérature, journalisme ; traduction ; web vidéo ; photographie et dessin) se sont rassemblés pour gérer collectivement leurs droits. Toute entreprise (télévisions, radios, plateformes, distributeur, Smad…) qui souhaite exploiter leurs œuvres, doit négocier avec la Scam.

Trois bonnes raisons de signer avec la Scam

En signant un contrat général avec la Scam, vous obtenez le droit d’utiliser toutes les œuvres de son répertoire.   

Nous contacter
  1. 1

    D’abord, la sécurité juridique. La Scam vous garantit une exploitation sereine de votre activité.
  2. 2

    Ensuite, une gestion simplifiée. La Scam est votre interlocuteur unique pour accéder à des millions d’œuvres.
  3. 3

    Enfin, un tarif juste. L’autorisation est encadrée par un tarif tenant compte de votre économie, votre chiffre d’affaires, vos audiences…

Pourquoi signer un accord d’exploitation avec la Scam ?

La Scam est votre partenaire privilégiée. Elle facilite l’exercice de votre activité pour :

  • exploiter son répertoire de millions d’œuvres (audiovisuelles, sonores, littéraires, multimedia…),
  • entrer en contact avec ses auteurices,
  • obtenir votre autorisation d’exploitation dans les meilleurs délais,
  • répondre aux questions relatives à vos obligations en matière de droits d’auteur. 

3 bonnes raisons de signer avec la Scam

En signant un contrat général avec la Scam, vous obtenez le droit d’utiliser toutes les œuvres de son répertoire en contrepartie du règlement des droits d’auteur.

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    D’abord, la sécurité juridique. La Scam vous garantit une exploitation sereine de votre activité.
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Les atouts de la gestion collective

La Scam, en tant qu’organisme de gestion collective, négocie avec les exploitants (télévision, radio, plateformes web…) des contrats prévoyant une rémunération pour l’exploitation des œuvres de ses membres.

Une sécurité juridique pour les exploitants

Les auteurs et les autrices, lorsqu’ils adhèrent à la Scam, lui apportent leurs droits. C’est l’apport de ces droits qui permet à la Scam de vous garantir la sécurité juridique nécessaire à l’exercice de votre activité. Grâce aux contrats signés avec la Scam, vous diffusez sereinement l’ensemble des œuvres déclarées à son répertoire ainsi que les œuvres dont l’exercice des droits lui a été confié par des sociétés d’auteurs étrangères, en vertu d’accord de réciprocité. C’est le principe dit de gestion collective des droits.

Une gestion qui a fait ses preuves

La Scam facilite votre gestion des droits qui peut s’avérer complexe et chronophage pour vos équipes. En étant votre interlocuteur unique, la gestion collective des droits proposée par la Scam vous dispense ainsi de négocier individuellement des droits au cas par cas. Depuis deux siècles, le droit d’auteur s’adapte à toutes les évolutions technologiques et aux nouveaux moyens de diffusion des œuvres (radio, cinéma, télévision, CD, DVD, VoD, podcast…).

Un modèle gagnant/gagnant

La gestion collective des droits vous permet ainsi de réaliser des économies de gestion et aux auteurices de percevoir effectivement leurs droits. La Scam prélève de 3 à 13 % sur les sommes réparties à ses membres selon les droits gérés (retenue approuvée par l’assemblée générale). La Scam est une société civile, ce n’est pas une société commerciale, elle ne fait donc pas de bénéfices ; les excédents de gestion sont reversés aux membres au prorata des droits répartis.

Une gestion contrôlée par l’État

Depuis 2000, les organismes de gestion collective (OGC) sont contrôlés par une commission permanente composée de hauts magistrats siégeant à la Cour des Comptes. Cette commission publie un rapport annuel sur la gestion des OGC.

La Scam (Société civile des auteurs multimedia) et le Groupe TF1 se félicitent de la signature, ce jour, d’un nouvel accord. Cet accord pérennise l’exploitation des œuvres du répertoire de la Scam sur les services linéaires et non linéaires du Groupe TF1, pour une durée initiale de 5 ans à compter du 1er janvier 2021.

Avec l’objectif d’accompagner la transformation du marché des médias audiovisuels vers le numérique, la Scam et le Groupe TF1 ont souhaité conclure un nouvel accord global et équilibré, qui vient redéfinir et moderniser les conditions d’utilisation du répertoire de la Scam par le Groupe TF1.

Cet accord a donc pour ambition de pérenniser l’exploitation du répertoire de la Scam sur l’ensemble des chaines et services associés du Groupe TF1, pour la période 2021 à 2025, tout en garantissant une juste rémunération aux autrices et auteurs membres de la Scam (documentaristes de télévision, radio et web ; journalistes ; vidéastes ; écrivains ; traducteurs ; photographes, dessinateurs…).

La Scam et le Groupe TF1 s’associent dans une logique partenariale qui vise à mieux intégrer dans leurs modèles respectifs l’évolution des usages et les nouveaux modes de monétisation (digital, TV segmentée…).

Ce nouvel accord avec l’une des sociétés de gestion des droits d’auteur majeure du paysage audiovisuel français, nous permet d’affirmer une nouvelle fois notre attachement au secteur de la création et aux auteurs, grâce auxquels nous sommes en mesure de proposer des programmes toujours plus qualitatifs sur nos antennes.

Ara Aprikian, Directeur Général Adjoint Contenus du Groupe TF1

Par la signature de ce nouvel accord, la Scam marque sa volonté de consolider dans le temps sa relation avec le groupe TF1, acteur clef de l’audiovisuel français. C’est un gage de confiance pour l’avenir de notre partenariat, dans un contexte de forte évolution du marché.

Hervé Rony, Directeur Général de la Scam

À propos du Groupe TF1

Le Groupe TF1 est un acteur global dans la production, l’édition et la distribution de contenus.
A travers ses contenus, son ambition est d’inspirer positivement la société.
Les activités du Groupe TF1 recouvrent :
. Le Broadcast avec 5 chaînes en clair (TF1, TMC, TFX, TF1 séries films, LCI), 4 chaînes thématiques (Ushuaia TV, Histoire TV, TV Breizh, Série Club), 3 plateformes de contenus à la demande (MYTF1, TFOU MAX, Salto) et la régie TF1 PUB.
. La Production avec Newen, qui regroupe plus de 30 labels en France et à l’international.
. Le Digital via les activités web natives du Groupe et les communautés digitales les plus puissantes (dont aufeminin, Marmiton, Doctissimo, My Little Paris).
. La Musique et les Spectacles.
Présent dans plus d’une dizaine pays, le Groupe TF1 compte près de 3 700 collaborateurs. En 2020, il a réalisé un CA de 2 081,7 M€ (Euronext Paris : ISIN FR0000054900).

À propos de la Scam

La Scam rassemble 49 000 auteurs et autrices qui explorent différentes formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle discute, collecte et répartit leurs droits d’auteur, défend leurs intérêts et mène une action culturelle ambitieuse.

Contacts presse

Maylis Carcabal – Directrice de la Communication et des Marques de TF1 – 06 63 59 87 05 – mcarcabal@tf1.fr
Coline Pechere – Communication Corporate de TF1 – 06 26 07 68 52 – cpechere@tf1.fr
Astrid Lockhart – Responsable de la presse et des partenariats de la Scam – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr

Gros plan sur  les vingt-quatre films, allemands et français, lauréats de cette première édition du concours lancé par Arte, en partenariat avec la Scam.
Une foisonnante sélection sous le signe de la liberté à retrouver en avant-première sur arte.tv dès le 9 décembre et à l’antenne, les  15 et 16 décembre 2021 au cours de deux soirées spéciales.

Mercredi 15 décembre 2021 à 23h55
Bulle de Jessica Bros ; Mal de mère de Lolita Rivé ; Un essai sur nous deux de Marzena Sowa ; Affectif Anonyme de Angéla Nichon ; Oh Boy de Cannelle Favier-Benito & Alice Tubert ; S’aimer en corps de  Lilia Lerondeau ; The Battle of Our Voices ;  Le jour et l’heure de Catherine Pamart ; Teenage Dirtbag Mme C. de Elise Sintot ; To Life ; Being Born a Girl.

Jeudi 16 décembre 2021 à 23h20
Les splendides de Meryem-Bahia Arfaoui (Grand prix) Elana de Erika Haglund  (Prix du jury ex-aequo) ; Nobody Owns Me de Anouk Meissner (Prix du jury ex-aequo) ; L’odeur de la France de Eve-Chems De Brouwer ; Die Stadt der Anderen ; Objekt ; Rawa de Camille Toulmé ; Ana de Séraphine Charpentier-André ; Il neigeait, un homme se lavait dans la rivière de Marzieh Namini ; Sœurs de Lola Pidoux & Lorraine David ; Iye Ka’i (Moi Sabelle) de Olivia Braconnier ; Burning Cars.

Lancé en décembre 2020 par ARTE France, en partenariat avec la Scam, le concours de courts métrages documentaires “Et pourtant, elles tournent” a dépassé toutes les attentes. Ouvert aux réalisatrices de plus de 18 ans résidant en France et en Allemagne, il a en effet réuni plus de huit cents films autour d’un thème unique : “Besoin de personne”. À l’origine du projet, cette constatation d’un déséquilibre dans le paysage audiovisuel : alors qu’elles sont de plus en plus nombreuses dans les écoles de journalisme et de cinéma, les réalisatrices demeurent moins présentes que leurs homologues masculins sur les écrans, en France et ailleurs.

Après avoir été visionnées par des comités de sélection, trente œuvres, d’une durée de sept à douze minutes, ont été proposées au jury français – présidé par l’illustratrice de bande dessinée, Pénélope Bagieu, et composé de plusieurs documentaristes, dont Alice Diop, Roisin Burns ou Laëtitia Moreau, ainsi que de l’essayiste Paul B. Preciado et de la responsable de “La Lucarne”, Rasha Salti – jury qui a récompensé à son tour dix sept films.

À rebours des clichés, Les splendides, de la réalisatrice Meryem-Bahia Arfaoui – Grand Prix du palmarès –, donne la parole à des jeunes femmes originaires de la cité de la Reynerie, à Toulouse. Dans une esthétique reprenant les codes des clips de rap, elles livrent, sans filtre, leur définition d’“une meuf de cité”.

Elana, d’Erika Haglund, brosse le portrait d’une adolescente handicapée drôle et attachante, en quête d’indépendance, et partage un Prix du Jury ex aequo avec Nobody Owns Me, d’Anouk Meissner, qui raconte l’histoire cabossée d’Irina, une SDF.

La sélection aborde également le regret d’être mère (Mal de mère, de Lolita Rivé), le mariage forcé (L’odeur de la France, de Ève Chems de Brouwer), le suicide assisté (Le jour et l’heure, de Catherine Pamart), ou la dépendance, à travers le témoignage d’un homme (Affectif anonyme, d’Angéla Nichon).

“Et pourtant elles tournent” le démontre de manière éclatante : de nouvelles sensibilités émergent, inspirant ces dix-sept récits intimes surprenants, en phase avec leur époque, à découvrir les 15 et 16 décembre, lors de deux soirées qui mettront également en lumière les sept films lauréats du concours allemand.

La Scam, Société civile des auteurs multimedia, et Sybel, plateforme de diffusion de contenus audio à la demande, se félicitent de la signature d’un accord inédit pour les droits d’auteur, le premier du genre entre une plateforme de diffusion de contenus audio (avec et sans abonnement) et la Scam.

Au moment où la production de podcasts natifs connaît une forte dynamique, portée par des usages en pleine croissance, l’accord entre Sybel et la Scam a pour objectif de renforcer et professionnaliser les droits des autrices et auteurs d’œuvres audio-digitales. Ceux-ci percevront, comme c’est déjà le cas pour la radio, des droits pour la diffusion de leurs œuvres sur Sybel.

L’accord couvre aussi bien les créations originales de Sybel que les podcasts natifs des studios indépendants et les programmes sonores des radios, en diffusion gratuite comme payante.

Il permet d’aménager les meilleures conditions pour l’exposition du répertoire de la Scam dans toute sa diversité – documentaires, reportages, enquêtes, investigations, chroniques, témoignages, débats, entretiens, etc.

« Ce nouvel accord que je salue consolide la protection du droit d’auteur pour les créateurs et créatrices d’œuvres sonores. Intervenant après la signature de nombreux accords dans ce secteur, l’accord avec Sybel confirme le rôle de la Scam et sa capacité d’adaptation aux formes innovantes de diffusion et de création radiophonique. »

Hervé Rony, directeur général de la Scam

« Nous nous réjouissons de ce partenariat avec la Scam qui participe à la mise en place d’un écosystème vertueux au sein d’un secteur important de l’industrie culturelle française et contribue au financement de la création audio. Il intervient dans la foulée de notre récent partenariat avec le PIA, syndicat des Producteurs Indépendants Audio, qui pour la première fois, prévoyait un partage de la valeur entre les créateurs et la plateforme. »

Virginie Maire, Présidente de Sybel

A propos de la Scam

La Scam rassemble 49 000 auteurs et autrices qui explorent différentes formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle discute, collecte et répartit leurs droits d’auteur, défend leurs intérêts et mène une action culturelle ambitieuse.

A propos de Sybel

Fondée par Virginie Maire et Matthieu Viala, Sybel est la plateforme de streaming audio qui propose des heures de podcasts, créations originales exclusives, documentaires inédits, livres audio. Élue “Meilleure application de l’année toutes catégories confondues” par Google seulement six mois après son lancement, et sélectionnée dans le Top 50 des start-ups Européennes (TechCrunch). Cette alternative aux écrans offre un catalogue riche et diversifié axé sur la culture, l’éducation et le divertissement. Entreprise de la French Tech et acteur du rayonnement de la culture française à l’international, Sybel est aujourd’hui disponible en français, en espagnol et en anglais.

Contacts presse

Scam – astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27
Sybel – Laurence Gallot – laurence@mondayconseil.com – 06 24 11 00 80
Sybel – Antoine Banet-Rivet – antoine@mondayconseil.com – 06 21 72 35 27

Alors que le Paris Podcast Festival ouvre ses portes aujourd’hui à la Gaîté Lyrique et s’apprête à célébrer la créativité et le dynamisme foisonnant du secteur du podcast en France, Paradiso Media et la Scam annoncent la signature d’un accord qui renforce les droits des auteurs et autrices d’œuvres audio-digitales.

Le studio de podcasts prend ainsi la suite de Binge Audio, Bababam, Louie Media, Nouvelles Écoutes, Slate audio, Initial studio…, dans la signature de ces accords qui sécurisent et valorisent le rôle central des créateurs et créatrices de podcasts tout en leur garantissant une juste rémunération.

Lorenzo Benedetti, co-fondateur et CEO de Paradiso Media : « Paradiso Media est fier d’accompagner depuis plus de 2 ans de nombreux talents dans la création de podcasts à la fois ambitieux et populaires à destination de nos partenaires, les plateformes audio-digitales. En tant que producteurs et maintenant diffuseurs, c’est une priorité de garantir une juste rémunération de nos auteurs et autrices. Grâce à cet accord, nous poursuivons cette démarche en renforçant leurs droits et en contribuant à l’amélioration des conditions de leur rémunération, favorisant ainsi un partage de valeur essentiel à notre écosystème. »

Hervé Rony, directeur général de la Scam : « La Scam se réjouit tout particulièrement d’inaugurer cette 4ème édition du Paris Podcast Festival par la signature d’un nouvel accord sur les droits d’auteur avec Paradiso Media. Cet accord est le symbole de ce que doit être l’écosystème vertueux et pérenne du secteur du podcast, auquel tous les acteurs doivent contribuer, en particulier les plateformes de streaming. »


A propos de Paradiso Media

Paradiso Media crée des podcasts originaux de fiction et de documentaire, à destination des adultes et de la jeunesse, pour la France et l’international. Drame, comédie, société, intime, thriller, science-fiction, jeunesse. Nous voulons explorer de nouveaux territoires créatifs mais aussi questionner l’époque, ses normes, ses valeurs, ses récits. Fondé en 2019 par Lorenzo Benedetti, Louis Daboussy et Benoit Dunaigre, le studio a déjà produit près de 30 programmes avec, entre autres : L’Affaire B52, Frootch, Brut., Défense de Filmer, Mes 14 ans, Habana business club, À Propos de mon film, Chosen, Cornebidouille, L’École des Loisirs à écouter, etc. en partenariat avec Spotify, Audible, Deezer, Sybel ou Stitcher. Les programmes du studio totalisent aujourd’hui plus de 100 heures de programmes audio multilingues et plusieurs millions d’écoutes.

A propos de la Scam

La Société civile des auteurs multimédia rassemble 49 000 auteurs et autrices unies autour de toutes les formes de créations du réel : audiovisuelles, sonores, littéraires, journalistiques, de traduction, photographiques, dessinées, innovantes et émergentes. Partenaire historique du Paris Podcast Festival et de la création radiophonique, la Scam est présente cette année encore autour d’une programmation riche et variée : table ronde sur le fonds de création sonore DGMIC Scam, masterclass sur l’écriture documentaire suivi d’un atelier pour appréhender les rouages du droit d’auteur. Enfin, la remise du Prix Scam du Podcast Documentaire, dimanche 17 novembre, lors de la cérémonie de clôture.


Contacts presse

Scam – astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27
Paradiso Media – gaelle.job@gmail.com – 07 61 18 70 41

« Comment capter l’imprévisible, le hasard et la grâce d’une rencontre, continuer à tenter d’atteindre ce qui est au plus profond d’un personnage, à se tenir à ses côtés (…) Comment aller vers l’autre, vers l’inconnu ? »
Georgi Lazarevski, président du jury des Étoiles 2021

30 films exigeants, inventifs, 30 points de vue singuliers comme autant de réponses possibles à cette question de Georgi Lazarevski ont été proposés aux festivaliers nombreux à se retrouver au Forum des images pour fêter ensemble le documentaire en présence de ses auteurs et de ses autrices.

3 jours de festival, 30 films, mais aussi 30 rencontres des auteurs et des autrices avec leur public à la fin de chacune des projections. Des échanges toujours très plébiscités par un public curieux et engagé et des auteurs unanimes :

« Il est difficile d’être auteur, c’est un métier solitaire. On écrit pendant des mois pour attendre des réponses positives. Pour nous, ce festival est une chance de rencontre. En écoutant les gens parler des films, on apprend notre métier. »

Si plusieurs séances de cette 16e édition, qui a mis en avant l’extrême diversité de formes et d’écritures du cinéma du réel, affichaient « complet », force est de constater que le public n’a pas encore retrouvé le chemin des salles. Comme l’ensemble des manifestations et événements culturels, le Festival a constaté une baisse de sa fréquentation de plus de 25%.

Ces trois jours d’émotion et de fête dédiés au documentaire se sont achevés dimanche 7 novembre par l’attribution du Prix du Public à Hamid Sardar-Afkhami pour son film Le Cavalier Mongol.
Un voyage enneigé à la frontière de la Mongolie et de la Sibérie où ce cavalier aux allures de justicier nous emmène jusqu’au bout de la taïga…

Lors de cette soirée de clôture, le Prix du documentaire 2021 de la Scam L’Envers d’une histoire : un siècle Yougoslave de Mila Turajlic, et Sud eau nord déplacer de Antoine Boutet, le Prix du Grand Reportage 2021 de la Scam, ont été présentés aux festivaliers.

Les 30 films étoilés créatifs, généreux et nécessaires ont en commun d’avoir marqué l’année télévisuelle par leur qualité. Ces œuvres, dont 8 premiers films, et 9 bourses Brouillon d’un rêve de la Scam, ont été choisies par le jury des Étoiles 2021 auquel 60 films ont été soumis, présélectionnés parmi plus de 450 candidatures de réalisateurs et de réalisatrices.

Les cinéastes et jury des Étoiles du Documentaires 2021 Le Cavalier Mongol de Hamid Sardar-Afkhami.

Le festival se poursuit !

Pour la première fois cette année, Les Étoiles du documentaire sont visibles en libre accès sur la plateforme MK2 CURIOSTY.COM, rubrique « Les invités » du 8 au 23 novembre.

À suivre en 2022, une sélection de la programmation des Étoiles 2021 sera présentée :
• les 25 et 26 mars au Lieu Unique à Nantes
• du 1er au 3 avril au Comptoir du doc à Rennes
• du 9 au 12 juin au Vidéodrome 2 à Marseille

Merci aux réalisateurs et aux réalisatrices des Étoiles 2021, aux nombreux spectateurs qui ont participé à cette édition, aux membres du jury, Feriel Ben Mahmoud, Mathilde Damoisel, Raphaël Girardot, Stéphanie Lamorré, à leur président Georgi Lazarevski et à tous nos partenaires.

A l’année prochaine !
UN ÉVÉNEMENT SCAM EN COLLABORATION AVEC LE FORUM DES IMAGES / TÉLÉRAMA /LE PARISIEN / MK2 CURIOSITY / RADIO CAMPUS PARIS / TËNK /  KuB /LE MOIS DU FILM DOCUMENTAIRE

Contact Presse
2e BUREAU – Sylvie Grumbach, Marie-Renée de La Guillonnière – 01 42 33 93 18 – festivaldesetoiles@2e-bureau.com
www.festivaldesetoiles.fr

Les Etoiles 2021

Sebastiano d'Ayala Valva - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Franck Beauvais - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Anouk Burel - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Grégoire Couvert et Grégoire Orio - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Cathie Dambel - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Daniela de Felice - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Manuela Frésil - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Manu Gerosa - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Pauline Horovitz - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Dorothée-Myriam Kellou - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Olivier Lemaire - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

François Lévy-Kuentz - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Marie Maffre - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Laetitia Mikles - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Valérie Müller - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
Photo Cyril Etien/Scam

Stan Neumann - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Manon Ott - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Alexis Pazoumian - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Henri Poulain et Julien Goetz - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Philippe Pujol - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Guillermo Quintero - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Taina Ternoven - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Aël Théry et Marine Ottogalli - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Mathias Théry - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Mila Turajlić - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

Éléonore Weber - Festival Les Etoiles du documentaire 2021
photo : Cyril Etien/ Scam

En vidéo

9h30 accueil

Laurence Engel, présidente de la BnF
Hervé Brusini, président du Prix Albert Londres

10h – L’information, une question de liberté

La loi de 1881 est souvent méconnue. Elle structure pourtant sur des points essentiels la liberté d’expression. 140 ans plus tard, elle est encore au cœur de débats, comme par exemple la liberté ou non de filmer les forces de l’ordre lors des manifestations. Ou encore la question des relations avec le pouvoir, récurrente tant en France qu’aux États-Unis où de Trump à Biden, les médias ont vécu et vivent encore sous tension. Sans oublier les dérives de la technologie numérique dont l’affaire Pegasus est la parfaite illustration de l’intrusion à grande échelle pour qui peut se payer un logiciel capable de renseigner, espionner, bloquer le travail d’enquête des journalistes.

  • Mindy Marques (Miami Herald / Association Prix Pulitzer)
  • Laurent Richard (Forbidden stories)
  • Catherine Jentile (TF1 / Prix Albert Londres)
  • Sylvain Louvet (Brut / Prix Albert Londres)
  • Animé par : Olivier Tesquet (Télérama)

11h15 – L’information, une question de confiance

Dès son apparition, en France, l’information de masse a été abondamment critiquée, considérée comme une offre dépourvue de qualité aux yeux des tenants de la presse d’opinion politique et artistique. Puis on l’accusa de mettre le sang à la Une pour multiplier les ventes. On pointa les fausses nouvelles, la corruption, le chantage des journalistes… En 1918 une première charte déontologique fut l’une des réponses fortes adressées par le monde de l’information à une opinion qui ne lui faisait plus confiance. Aujourd’hui, on mesure les hauts et surtout les bas de la crédibilité accordée aux médias. Pourquoi cette dégradation (variable selon les supports) mais qui semble globalement inéluctable ? Comment y remédier en France et aux Etats-Unis ?

  • Tristan Waleckx (France TV)
  • Aude Favre (journaliste, chaîne YouTube What the Fake)
  • Claire Sécail (Laboratoire Irisso)
  • Stephen Engelberg (ProPublica / Association Prix Pulitzer)
  • Animé par Hervé Brusini (Prix Albert Londres)

12h30 pause déjeuner

14h – L’information, une question d’argent

D’emblée, l’information de masse a été l’apanage d’entrepreneurs. Politiques, capitaines d’industrie, ou patrons de presse, ils furent à la naissance de « la grande presse ». Et la question n’a cessé de tarauder l’info : Jusqu’où cette origine capitaliste permet-elle l’exercice d’une liberté de l’information ? La crise du groupe Lagardère est un exemple parmi tant d’autres. Et surtout le monde numérique et les Gafam constituent la toile de fond de cette redoutable question.

  • Stephen Engelberg (ProPublica / association Prix Pulitzer)
  • Julia Cagé (autrice « L’information est un bien public ») 
  • Pascal Perri (Groupe TF1)
  • Isabelle Roberts (Les Jours)
  • Jean-Marie Charon (sociologue)
  • Animé par Antoine Perraud

15h15 – L’information, une question de vérité

« Fausse nouvelle », c’est ainsi que l’on parlait d’infox en 1881. Les débats furent nourris à ce sujet à l’assemblée nationale. De fait, l’histoire a inventorié depuis l’antiquité grecque, en passant par la royauté française ou même la révolution, de grands « artistes » de la fausse information. Aujourd’hui, la question semble être passée au stade industriel. Des factory à déstabilisation semblent agir massivement et violemment dans les rapports entre États. De plus, une part importante des citoyens du monde semble avoir basculé dans le complotisme. La fascination pour le mystérieux le plus irrationnel emporte nombre d’esprits. Et la vérité de se retrouver au cœur des questions posées au journalisme.

  • Philippe Pujol (journaliste Prix Albert Londres)
  • Philippe Mezzasalma (BnF)
  • Samuel Laurent (Le Monde)
  • Stephen Engelberg (ProPublica / association Prix Pulitzer)
  • Animé par : Doan Bui (L’Obs)

16h30 – L’information, une question de reportage

Ils n’ont pas attendu 1881, mais cette loi a accompagné l’émergence d’un art majeur de faire l’info, le reportage. Des figures de femmes ont promu les fondements mêmes du reportage. Récits de voyage, immersion, investigation, dénonciation… Des deux côtés de l’atlantique, ces femmes se sont engagées, corps et âme pourrait- on dire, dans la grande narration des choses de l’existence, nourrissant ainsi la vie démocratique. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quid de leurs conditions professionnelles et salariales ? Et plus globalement, où en est cette pratique du reportage ? Les éditeurs répondent-ils toujours présents à l’appel ? Peut-on en vivre ? A-t-il toujours son utilité dans un monde d’images instantanées, sur une planète où chacun parle de soi sur sa chaîne d’information personnelle ? France et Etats-Unis sont encore une fois logés à la même enseigne.

  • Mindy Marques (Prix Pulitzer)
  • Caroline Hayek (L’Orient-Le Jour / Prix Albert Londres)
  • Claude Guibal (France Inter)
  • Martine Laroche-Joubert (France télévisions)
  • Animé par Delphine Minoui (Le Figaro)

Colloque Prix Albert Londres

Réservez

Une journée pour réfléchir, apprendre, débattre sur les questions qui agitent et bousculent le journalisme, autrement dit, plonger la plume dans nos propres plaies… Un débat nourri à la fois des expériences passées grâce aux archives et du regard d’au-delà nos frontières avec les confrères du Prix Pulitzer. Avec et depuis la loi de 1881, l’information est une question aux multiples visages.

Maintes fois reporté, le projet de loi sur l’audiovisuel arrive enfin sur les bancs de l’Assemblée nationale avant de passer sur ceux du Sénat. Ce projet vise notamment à transposer dans le droit français les dernières directives européennes, notamment celle sur le droit d’auteur qui a suscité beaucoup de débats l’an passé. Ce projet de loi entend aussi repenser l’audiovisuel public, sujet auquel les autrices et auteurs de la Scam sont particulièrement attachés. La Scam tente de faire entendre sa voix sur cinq points.

1. Des droits pour tous les vidéastes

Les vidéastes du net, à la fois créateurs et utilisateurs, nourrissent régulièrement leurs vidéos d’extraits d’œuvres (musicales, audiovisuelles, graphiques, etc.). Ils et elles passent souvent contrat avec YouTube pour autoriser l’insertion de publicités dans leurs vidéos et en partager les recettes avec la plateforme (c’est le fameux concept de la « monétisation »).
Beaucoup se plaignent de fausses revendications entrainant des démonétisations abusives (c’est le concept des « claims »). Ainsi, des imposteurs se font passer auprès de YouTube pour les ayants droit desdits extraits, afin de percevoir la totalité des recettes qui devraient revenir au vidéaste.
Si, en théorie, les vidéastes disposent d’une possibilité de contester la mesure auprès de YouTube, dans les faits le système repose entièrement sur les affirmations du supposé ayant droit.
Le projet de loi ouvre un mécanisme de recours auprès des plateformes pour contester les retraits ou blocages abusifs, avec possibilité de faire appel devant la nouvelle autorité de régulation (Arcom), mais il reste muet sur la démonétisation.

La Scam propose
donc que le nouveau dispositif ne soit pas limité aux cas de retrait et de blocage mais s’étende aux cas liés à la démonétisation. Le ou la vidéaste pourrait ainsi bénéficier des mêmes outils de recours quand la totalité des revenus qu’il tire de l’exploitation d’une vidéo se trouvent affectés par la revendication d’un tiers qui se présente comme titulaire d’un droit de propriété sur un extrait.
À terme, il serait utile de mener une réflexion sur la mise en œuvre d’un système où la démonétisation subie par le ou la vidéaste serait applicable au prorata de l’extrait utilisé.


2. Renforcer la protection des auteurs et des autrices

Aujourd’hui, les auteurs et les autrices peuvent, en théorie, revendiquer auprès des sociétés de production une rémunération proportionnelle au succès de leur œuvre. Tout fondateur qu’il soit, ce principe demeure cependant assez faible au regard des nombreuses exceptions admises.
La multiplication des productions audiovisuelles commandées par des acteurs anglo-saxons détenteurs de tous les droits possibles sur des œuvres dont ils assurent également la diffusion, qui plus est en visionnage illimité, est entrain de creuser considérablement une fissure de notre Code de la propriété intellectuelle.
Le droit français en vigueur ne permet donc plus aux créateurs de faire valoir leurs droits élémentaires dans le nouveau marché audiovisuel de plus en plus dominé par des acteurs internationaux.
Le projet de loi entend faire respecter le droit d’auteur « à la française » en ne rendant exigibles au soutien public et à la comptabilisation au titre des quotas de production d’œuvres européennes que les clauses respectant le droit moral de l’auteur sur l’œuvre, preuve contractuelle à l’appui. Ceci est une réelle avancée.
Le projet de loi, plutôt que de transposer la directive sur le droit d’auteur, préfère maintenir le droit existant en prétendant que le principe français serait déjà suffisamment protecteur et ne mériterait pas d’être amendé.
Afin de permettre au principe de rémunération proportionnelle d’assurer son plein effet, la Scam propose de le faire évoluer : un « minimum garanti auteur » doit être mis en place sur le prix de chaque souscription à une plateforme de vidéo à la demande par abonnement, y compris pour les services en bundle où l’offre vidéo n’est qu’un service parmi d’autres.


3. Renforcer la protection des œuvres

Pour faire l’objet d’une protection au titre du droit d’auteur, une « œuvre de l’esprit » doit présenter plusieurs caractéristiques, dont celui de l’originalité, un critère sans définition légale. Une jurisprudence en accordéon qui admettait jadis l’originalité d’un panier à salade ou d’un itinéraire de randonnée pédestre, la refuse désormais pour des photographies d’excellente facture. Les juges ont surtout opéré un revirement majeur. Ainsi, un artiste victime d’une contrefaçon doit désormais fournir les éléments nécessaires à l’établissement de la preuve, avant qu’il ne soit demandé de comptes au contrefacteur.
Force est donc de constater que l’absence d’assise légale est très dommageable pour les auteurs et les autrices, à l’heure où les usages numériques démultiplient l’accès aux contenus culturels.
À ce stade, le projet de loi n’aborde pas cette question. Dans l’esprit des réflexions actuellement à l’œuvre au CSPLA, la Scam plaide pour l’adoption dans la loi d’un principe de présomption d’originalité des œuvres, par amendement du Code de la propriété intellectuelle. Cette disposition permettra de restaurer la sécurité juridique dont les créateurs et créatrices ont besoin.


4. La création au cœur de France médias

France Télévisions étant le pilier de la diffusion de programmes documentaires en France, le service public est vital tant pour les auteurs et autrices du réel que pour les publics dans leur diversité.
Le service public audiovisuel évolue sous la pression d’une offre foisonnante et des nouveaux modèles d’accès aux œuvres. Alors qu’à la BBC, modèle souvent regardé comme un parangon par les décideurs publics, la prise de risque créatif est érigée en exigence légale, y compris quand le succès de l’œuvre peut par ce biais être compromis, le législateur français exige davantage la qualité plutôt que l’innovation, et préfère le talent au génie.
Les missions des sociétés filiales de la future France médias se réfèrent plusieurs fois à la qualité de la programmation en exigeant que ces sociétés « portent une haute ambition culturelle » ou « participent au développement de la création audiovisuelle et cinématographique dans toutes ses dimensions ». Mais le projet de loi ne comporte aucune mention aux concepts de « prise de risque créatif » et d’« audace » dans la programmation.
Si un audiovisuel public fort, indépendant et adapté aux usages numériques est la volonté de cette réforme, les auteurs et autrices de la Scam rappellent l’importance du financement que seule une redevance acquittée par les contribuables est capable d’assurer.
Pour continuer de croire en l’avenir du service public, la Scam propose que la « prise de risque créatif », l’« audace », voire la « distinction » par rapport au reste du paysage audiovisuel soient intégrées dans la liste des missions des sociétés de l’audiovisuel public.


5. France 3 : inverser la logique de décrochage national/régional

Un audiovisuel public fort doit assurer la meilleure exposition à toutes les créations, depuis tous les territoires. Les téléspectateurs français se sont accoutumés à un service hybride, France 3, antenne nationale qui ménage des fenêtres dédiées à la diffusion de programmes locaux.
Si les programmes d’information semblent trouver toute leur place sur ce service, les créations documentaires régionales restent sous-exposées : montrés une fois à l’occasion d’une case horaire hebdomadaire dédiée et tardive, ces documentaires sont ensuite bien souvent introuvables sur l’offre de rattrapage de France 3.
Dans le projet de loi, le mot « région/régional » apparaît à de nombreuses reprises dans les dispositions consacrées aux obligations de France Télévisions, ce qu’il faut saluer. Mails il est bien spécifié qu’ils sont avant tout cantonnés aux décrochages régionaux et qu’au mieux ils « peuvent être repris au niveau national ».
Afin de donner toute leur force aux programmes conçus par les antennes régionales de France 3, la Scam reprend une proposition formulée par Bruno Studer : inverser progressivement la logique de décrochage régional de la chaîne ; autrement dit, faire naître à terme un service régional à décrochage national.
En outre, afin d’assurer à la création issue des territoires la meilleure exposition possible, le groupe doit être obligé de proposer la reprise en rattrapage de tous les programmes sur lesquels il dispose des droits pertinents.

Objectiver un problème, c’est commencer à le résoudre. Atteindre la parité dans tous les domaines de la création est une responsabilité collective indispensable pour enrichir les regards posés sur notre monde. En publiant désormais chaque année ses chiffres de la parité, la Scam souhaite inciter l’ensemble de la filière à tendre vers cet objectif.

Le document publié par la Scam permet d’observer la répartition des autrices et des auteurs sur une décennie (2009-2019). On y notera une évolution en faveur d’un rééquilibrage femme/homme qui se traduit notamment dans les jeunes générations : en 2019, on compte 37 % de femmes sur l’ensemble des membres mais elles forment 43 % des nouvelles adhésions. Cependant, qu’il s’agisse de la répartition des droits par tranches de revenus ou des horaires de diffusion des documentaires à la télévision, les autrices restent désavantagées.


La répartition selon les droits
: l’écart s’amenuise. En 2009, 20.443 ayants droit ont perçu des droits dont 33 % de femmes qui représentaient alors 36 % des membres. Dix ans plus tard, en 2019, les femmes sont toujours 37 % des membres mais désormais 36 % des 35.832 ayants droit qui ont perçu des droits.


Les primo-diffusions des œuvres télévisuelles
: une féminisation des œuvres, mais le documentaire unitaire reste le bastion des hommes. Majoritaires dans la traduction audiovisuelle, la visibilité des femmes augmente significativement pour les autres genres du répertoire de la Scam. Plus 19 points en reportage d’investigation pour les œuvres 100 % féminines en dix ans. Néanmoins, si la présence des femmes au sein des œuvres unitaires progresse (de 15 à 34 % en une décennie), ce genre reste toujours un bastion masculin.


La répartition des œuvres sur les chaînes de télévision
: aux heures de grande écoute, le regard porté sur le monde reste masculin. On constate cependant de nettes améliorations sur les chaînes du service public. France 5 (de 36 à 48 % en 2019) et M6 opèrent les plus fortes progressions. Arte est en progression de 7 points (de 33 à 40 %). En dix ans, TF1 n’a pas progressé sur cette tranche mais a vu augmenter de 10 % le nombre d’œuvres signées par des femmes alors que Canal+ est en nette régression aux heures de grande écoute (un tiers d’autrices en 2009 réduit à un quart dix ans après).


Les primo diffusions des œuvres radiophoniques
: les nouvelles œuvres tendent à se féminiser (5 points de plus en dix ans), mais les hommes gardent l’avantage avec 55 % de premières œuvres déclarées. Si on note une nette évolution de la diffusion des œuvres d’autrices entre 2009 et 2019 pour les chaînes France Culture (de 40 à 52 %) et France Bleue (de 25 à 31 %), la tendance s’inverse sur France Inter (49 % contre 44 %). RFI, malgré une légère baisse en dix ans, offre une plus large diffusion aux autrices (55 %) qu’aux auteurs (45 %).


contact presse

Scam – Astrid Lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr