Rédacteur en chef adjoint à Stratégies en charge des médias. Chroniqueur à RFI sur l’actualité internationale des médias. Président de l’Association des journalistes médias. J’ai commencé ma carrière en tant que directeur d’une Alliance française en Uruguay . Titulaire d’un DESS de l’Institut français de presse, j’ai été recruté comme journaliste médias à CB News en 1995 avant de rejoindre Stratégies en 2000. J’ai travaillé successivement comme chroniqueur pour RFI, Radio Classique et France Info. Je publierai en avril 2017 aux éditions First « Médias : les nouveaux empires », avec Richard Sénéjoux.

par Anne Georget et Bernard Stiegler

Durée : 30mn

Discours d’introduction d’Anne Georget

C’est avec un grand plaisir que nous vous accueillons ce matin.
En ce mois de mars 2017, une étrange campagne présidentielle bat son plein. Mais on ne peut pas en dire autant du débat de fond, c’est pourtant bien d’un débat d’idées dont la Scam voudrait se faire chambre d’écho et force de proposition. Dans cet esprit, la Scam a publié un mémorandum « 10 enjeux, 20 défis » pour une riposte culturelle.

Nous les auteurs, rêvons d’un souffle, d’une profession de foi, nous voulons que la culture soit un enjeu majeur. Et il nous appartient d’y veiller. Et ce n’est pas une culture passive dont nous voulons, une culture dans sa tour d’ivoire, indifférente aux événements qui secouent notre temps, sous perfusion des pouvoirs publics comme on la caricature trop souvent…
Bien au contraire.
Lire l’intégralité du discours – pdf


Discours d’introduction de Bernard Stiegler

Après une licence d’histoire à la Sorbonne, Fabienne Servan Schreiber se forme auprès de grandes signatures de l’audiovisuel (Henri de Turenne, Frédéric Rossif, Vincent Malle, Claude Berri). Elle débute sa carrière en tant que réalisatrice, puis fonde en 1983 Cinétévé, société de production audiovisuelle indépendante dont elle assure la Présidence depuis cette date.

Au fil des années, Cinétévé a produit près de 1000 heures de programmes pour la télévision (fiction, documentaire, animation, opérations spéciales, programmes courts) et des longs métrages (Lumière et compagnie ; La Fille de Keltoum ; Calle 54 ; Jean de La Fontaine, le défi ; Les Ponts de Sarajevo). Cinétévé a construit une image de professionnalisme et de qualité en France et à l’international et investit dans la production de projets nouveaux média.

Cinétévé essaie dans ses productions de faire progresser la connaissance et de s’inscrire dans le débat d’idées dans des documentaires comme Femmes contre Daesh ; L’urgence de ralentir ; Ma mère, mon poison ; Autistes une place parmi les autres ; Charlie, le rire en éclats ; La Chute du Reich ; et Après Hitler ; 1917, révolutions. Cinétévé a également porté les séries Télégrammes visuels, 2’ pour la Syrie, Allo Anti-Djihad et la campagne Fraternité générale.

Fabienne est vice-présidente de l’Uspa, très investie dans la place de la création à la télévision. Elle est engagée dans plusieurs associations « For a 1 000 Lives: Be Human », « Elisecare, » « Ensemble contre la récidive », « Droit pluriel » et co-initiatrice du mouvement « Fraternité Générale ».

Benjamin Brillaud et Léo Grasset
animée par Laetitia Moreau

Durée : 45mn

Marc Schwartz est conseiller maître à la Cour des comptes et enseigne l’économie des médias à l’École des affaires publiques de Sciences Po Paris.
Il a exercé différentes responsabilités au sein de l’administration : à la Cour des comptes, à la direction générale du Trésor, et aux cabinets du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, du secrétaire d’État au budget et du secrétaire d’État au commerce extérieur.
Il a rejoint en 2000 France Télévisions, dont il a été directeur financier puis directeur général adjoint, en charge de la gestion, des moyens et des synergies de groupe.

Fondateur et gérant du cabinet A&S Conseil en 2006, il est devenu en 2010 associé au sein du cabinet Mazars, comme responsable du conseil au secteur public et aux médias, puis responsable mondial du secteur public, avant de réintégrer la Cour des comptes en 2014.

Il a effectué, à la demande du gouvernement, différentes missions dans le domaine des médias et des industries culturelles : négociations tripartites entre l’État, La Poste et la presse en 2008 ; médiation entre Google et les éditeurs de presse en 2012, pour résoudre le conflit les opposant sur le partage de la valeur ; responsable du groupe de travail interministériel sur l’avenir de France Télévisions en 2014 ; médiation entre plateformes, producteurs et artistes interprètes de la musique en 2015. Il a été nommé médiateur du livre en juillet 2016.

Il est diplômé de Sciences Po Paris, titulaire d’un master de finance d’entreprise et d’un Executive MBA, et ancien élève de l’ENA (promotion Michel de Montaigne).

La vie professionnelle de Jean-Jacques Aillagon commence dans l’enseignement. De 1973 à 1976, il est professeur d’histoire et de géographie en Corrèze, au collège d’Egletons puis au lycée de Tulle.

En 1976, c’est le début d’une riche carrière au sein des plus grandes institutions culturelles françaises. Premier emploi à Paris au Centre d’études et de recherche architecturale du ministère de la Culture, puis ce sont les années « Beaux-Arts » qui le voient s’occuper des relations extérieures, des expositions puis de l’action culturelle et scientifique de la prestigieuse école. En 1982, il devient administrateur du Musée national d’Art moderne au Centre Pompidou. Il rejoint en 1985 les services culturels de la ville de Paris qu’il dirige de 1993 à 1996, avant d’être nommé Président du Centre national d’art et de culture Georges Pompidou.

Ministre de la Culture entre 2002 et 2004 dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, Jean-Jacques Aillagon fait voter une importante loi sur le mécénat et favorise l’autonomie des établissements publics ainsi que la décentralisation de l’action culturelle.

Au château de Versailles qu’il préside de 2007 à 2011, il marie sa passion du patrimoine et celle pour l’art contemporain, en exposant Jeff Koons, Murakami, Xavier Veilhan et Bernar Venet.

Il conseille désormais François Pinault qu’il a accompagné dans la création de ses musées à Venise, Palazzo Grassi et Pointe de la Douane et maintenant à Pairs, à la Bourse de Commerce. Jean-Jacques Aillagon est également président de la Mission pour l’inscription de Nice sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il assure aussi des commissariats d’exposition comme « Jacques Chirac ou le dialogue des cultures » au Musée du Quai Branly.

Ancien élève de l’ENS de Cachan, diplômé de l’ESCP, titulaire de diplômes de troisième cycle en économie et en philosophie, agrégé d’économie et docteur en sciences de gestion, Olivier Babeau est professeur à l’université de Bordeaux et porte-parole du think tank économique Fondation Concorde.

Il s’intéresse à la transition numérique et en particulier à l’évolution des industries culturelles. Conférencier et essayiste, il a publié de nombreux livres dont : Jean Zay, ministre du front populaire, résistant et martyr (Ramsay, 2007), Le management expliqué par l’art (Ellipses, 2013), La Nouvelle Ferme des Animaux, fable politique et économique à l’usage des hommes (Les Belles Lettres, 2016), L’Horreur politique, l’Etat contre la société (Les Belles Lettres 2017).

Il a également rendu public plusieurs rapports et études dont : Le livre blanc des salles obscures : assurer la pérennité des salles dans l’intérêt de l’ensemble de la filière (pour la Fédération Nationale des Cinémas Français, septembre 2010), Financement du cinéma : l’analyse interdite (pour Génération Libre, février 2016), Refonder l’audiovisuel public (pour Fondapol, septembre 2016).

Reporter durant 10 ans pour La Rue, Le monde, Canal+ et Marianne, puis assistante réalisatrice de Daniel Karlin, Lætitia Moreau est piquée par le virus du documentaire en 2004.
Elle réalise son premier documentaire Les Passeurs, prix Mitrani du Fipa 2004. Depuis, elle a réalisé de nombreux films, et les questions sociales sont au cœur de son travail.
En 2009, elle réalise un des premiers programmes bi-média avec Une Idée simple et Révolutionnaire pour Canal+, et se tourne vers le champ des écritures interactives.
En 2012, elle rejoint la commission des Écritures et formes émergentes de la Scam. Elle a depuis été élue au conseil d’administration de la Scam dont elle est vice-présidente en 2015.

Documentaire en cours de réalisation : Are you ready to fly with me ?, pour Arte et produit par Eléphant.
Réalisations récentes : Zone Rouge, histoire d’une désinformation toxique, 52’ / Public Sénat – Films d’Ici – 2016 ; Djihad, les Contre-feux, 52’ / Théma Arte / Eléphant doc – 2016 ; Déchiffrage / les impôts, le prix de la Démocratie ?, 90’ / Co-réalisé avec Anne Kunvari / Prime time Arte / Films d’Ici – 2015 ; Déchiffrage / Quel futur pour l’Euro ?, 90’ / Co-réalisé avec Laurent Cibien / Arte / Film d’Ici – 2015 ; Génération Quoi ?, 3×75′ / France2 / Yami2 – 2013 ; Violence Conjugale : Comment s’en sortir ?, Le Monde en Face – 70′ / France 5 / Balina Films – 2010.

Philippe Chazal a suivi un double cursus: d'une part une licence de Cinéma (Université Paris III) puis un DEA à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en Sociologie et Sémiologie des Arts et des Lettres en suivant le séminaire de Christian Metz en sémiologie du Cinéma. D'autre part un DEA en Economie des Ressources Humaines (Université Paris I).

Ensuite une carrière dans l'audiovisuel avec une préférence pour la télévision publique dont TF1 publique, la Sept, France Télévision et Arte.
Avec à chaque fois la saisie par Philippe Chazal d'opportunités successives dans l'univers de la télévision publique, de préférence avec la création de chaines nouvelles correspondant aux mutations du secteur: participation à la création de TV5 en 1984, création de TF1 publique aux USA, de la Sept puis d'Arte, des chaînes thématiques histoire et Mezzo, puis France 4 et enfin la plateforme Artecréative.

Parallèlement Philippe Chazal s'est régulièrement engagé dans des actions collectives au service de l'audiovisuel : co-création d'Acces, l'association des chaînes Thématiques, du Club Galilée, « think tank » sur les médias, et de la Fabrique des Formats, « cluster » dédié au financement du développement de projets audiovisuels.

Philippe Chazal enseigne à l'Université de Paris III, de Paris-Diderot et au CELSA.

L’étude sur la télévision publique, menée en 2015 avec le Club Galilée et Terra Nova, propose un modèle de nouveau « contrat social » entre la télévision publique et la société française. Celui d'aujourd'hui date des années cinquante-soixante et concerne les pouvoirs publics et les professionnels mais pas le citoyen. Or on constate que la télévision publique est déphasée par rapport à la société et ses mutations.

Diplômée de l’École Centrale Paris, Delphine Ernotte Cunci a débuté sa carrière à France Télécom comme analyste financier puis comme ingénieur économiste à FTR&D.
Elle a ensuite travaillé dans la distribution en tant que Directeur des boutiques de Paris et Directeur Général de la filiale SDR entre 2000 et 2004. Cette année-là, elle est nommée Directrice Régionale Centre Val de Loire. En juillet 2006, Delphine Ernotte Cunci prend la direction de la Communication Commerciale et du Sponsoring France.
En mai 2008, elle devient Directrice Commerciale France et assure à partir de juillet 2009 les fonctions de Directrice Grand Public France.
Nommée le 6 avril 2010 Directrice Exécutive, adjointe des Opérations France, Stéphane Richard lui confie ensuite le 1er mars 2011 l’entière direction opérationnelle d’Orange France.
En octobre 2011, elle est également nommée Directrice Générale Adjointe du Groupe France Télécom. Le 23 avril 2015, elle est nommée Présidente de France Télévisions.
Elle est aujourd’hui administratrice du Groupe Suez environnement, Présidente du Conseil d’Administration de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, membre du Conseil d’Administration de l’École CentraleSupélec Paris et membre du Conseil d’Administration du « Centquatre ».