Introduction : Delphine Ernotte Cunci
Modérateur : Amaury de Rochegonde (Stratégies)
Olivier Babeau / Philippe Chazal / Anne Georget / Marc Schwartz / Fabienne Servan-Schreiber

Le jeudi 9 mars 2017

Durée : 2h

En 2009, la publicité a été supprimée sur les antennes de France Télévisions en première partie de soirée. A l’inverse, en 2016, Radio France a été autorisée à en diffuser davantage. Le mode de gouvernance des médias publics a été modifié en 2009, puis en 2013, sans clore le débat. Malgré la révolution numérique, le financement de l’audiovisuel public repose toujours sur le poste de télévision traditionnel. L’audiovisuel public a-t-il un avenir dans un environnement numérique dominé par des acteurs internationaux ? Comment s’assurer qu’il demeurera un acteur de référence de la création audiovisuelle ? Comment moderniser son financement et sa gouvernance ?

Introduction : Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions







Née en 1962, Anne Georget commence sa carrière comme journaliste. Free-lance dans la presse écrite de 1981 à 1988 pour Le Point, Le Nouvel Obs, Grands reportages ou Rolling Stone, elle passe à la télévision en 1989 comme journaliste puis chef d’édition de 24 heures, l’émission hebdomadaire produite par Capa pour Canal+.

En 1991, Anne Georget amorce un autre virage dans sa carrière et devient réalisatrice de documentaires. Elle est à bonne école puisqu’elle réalise son premier film, W. Street, avec Christophe de Ponfilly. Six autres suivront avec Interscoop jusqu’en 1998. Ses films s’intéressent à l’humanité de l’Autre, révélée par des destins individuels (Maudit gêne, Quand un homme demande à mourir, Les recettes de Mina…) ou par des questions de sociétés (Une télé dans le biberon, Maladies à vendre, Éclats de fugue, En quête d’asile, Questions d’éthique…).

Administratrice de la Scam depuis 2009, militante du droit d’auteur, Anne Georget est engagée dans plusieurs combats professionnels (les génériques non tronqués à la télévision, la lutte contre le formatage des œuvres, la réforme du cosip…).

Modérateur : Michel Guerrin (Le Monde)
Jean-Jacques Aillagon / Karine Berger / Jean-Paul Cluzel / Laurence Engel / Yves Michaud

Le jeudi 9 mars 2017

Durée : 1h30

« La culture pour tous » s’imaginait comme une voie d’émancipation, l’avènement des valeurs du siècle des Lumières. Objectif commun à tous les ministres de la Culture qui l’ont poursuivi avec plus ou moins d’ambitions, de moyens et… de succès.
La « culture pour tous », est-ce une utopie?
La culture a-t-elle une mission d’éducation civique?
Les politiques culturelles et d’éducation doivent-elles travailler de concert ?
Quelles missions et quels moyens souhaite-t-on donner à la culture et à son ministère?







Michel Guerrin est rédacteur en chef au Monde. Il a été tour à tour dans ce quotidien responsable de la rubrique photographie, chef du service culture, directeur du supplément « Culture & Idées » qu’il a créé, directeur adjoint de la rédaction.
Il publie depuis 2013, chaque vendredi daté samedi, une chronique de politique culturelle, dans laquelle il décrit et analyse, en France comme à l’étranger, la façon dont la création résonne avec la société, la politique ou l’économie.

Michel Guerrin est également un des responsables du « Monde Festival » qui propose, le temps d’un week-end, une trentaine de débats avec des personnalités du monde entier, des spectacles et des films. La 4e édition du « Monde Festival », dont le thème sera « Rêver », aura lieu du vendredi 22 septembre au lundi 25 septembre 2017, à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au Théâtre des Bouffes du Nord, et au cinéma Gaumont Opéra.

Michel Guerrin est l’auteur de plusieurs livres : Profession : photoreporter (Gallimard, 1988) ; Raymond Depardon (Photo Poche, Nathan, 1999) ; Guy Bourdin-Exhibit A (Le Seuil, 2001) ; Réalités, un mensuel français illustré, avec Anne de Mondenard (Actes Sud, 2008) ; Henri Cartier-Bresson et Le Monde (Gallimard, 2008).

Depuis mars 2011, Anne Durupty est directrice générale d’ARTE France et vice-présidente d’Arte GEIE depuis janvier 2016.

Administratrice civile hors classe, ancienne élève de l’ENA (promotion Jean Monnet) et titulaire d’un DEA de droit public et d’une licence d’histoire, elle était auparavant directrice générale déléguée du CNC.
De 2004 à 2005, elle fut sous-directrice de la communication audiovisuelle à la Direction du développement des médias du ministère de la Culture.
En 2004, dans le cadre de la mission confiée à Véronique Cayla par le ministre de la Culture et de la Communication, elle a assuré le secrétariat général du groupe de travail sur les relations entre la télévision et la filière musicale, après avoir été, de 2001 à 2003, consultante associée d’International Media Consultants Associés (IMCA).
De 1997 à 2001, elle est directrice générale du CSA, après avoir assumé, en 1996, les fonctions de directrice de cabinet du président du CSA, Hervé Bourges. Auparavant, de 1994 à 1996, à France 3, Anne Durupty est administratrice générale de l’antenne, puis responsable de l’unité de programmes émissions de service, adjointe du responsable de l’unité magazines. En 1990, à sa sortie de l’ENA, elle intègre le secrétariat général du Gouvernement, en tant qu’adjointe puis chef du département des affaires économiques et financières et de la tutelle du service public au Service juridique et technique de l’information (SJTI). Elle est membre du Conseil supérieur de l’Agence France Presse et membre du Conseil d’administration du Musée d’Orsay.

Jean-Paul Cluzel est inspecteur général des Finances honoraire. Depuis juillet 2016, il est le président de l’IFCIC (Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles).

Né dans une famille de petits commerçants de la banlieue parisienne, il a fait ses études à Sciences Po’ (1964-1968), avant de bénéficier d’une bourse à l’Université de Chicago, Illinois, Department of Political Studies (1967-1968). Admis à l’École nationale d’administration (ENA), il en sort en 1992 pour rejoindre l’Inspection générale des finances.

Depuis 1992 jusqu’à aujourd’hui, Jean-Paul Cluzel a été à la tête de plusieurs institutions publiques importantes dans le domaine des médias et de la culture. Il a été successivement Directeur de l’Opéra National de Paris, Président directeur-général de Radio France Internationale, puis de Radio France (2004-2009). En 2010, il est nommé à la présidence du nouvel établissement formé par la fusion du Grand Palais et de la Réunion des Musées Nationaux (RMNGP). Cet établissement fournit des services à tous les musées nationaux français ainsi qu’à de nombreuses institutions culturelles privées, tant en France qu’à l’étranger. Elle gère le Grand Palais, devenu un des lieux importants au niveau mondial dans le domaine de l’évènementiel (marché de l’art, mode notamment) et des expositions de beaux-arts.

Avant 1992, Jean-Paul Cluzel a travaillé principalement au ministère des Finances, où il a été entre autres conseiller financier pour l’Afrique et adjoint du chef de service de l’Inspection générale de finances. Il a servi à deux reprises au ministère des Affaires Étrangères, dans le secteur des Affaires Européennes.

Isabelle est journaliste et DG d’Électron Libre, média spécialisé dans le numérique, les télécoms et la culture fondé en 2008 par Emmanuel Torregano.

De formation juridique, elle se passionne pour des sujets particulièrement spécifiques aux résonances innombrables comme le droit d’auteur, la net neutralité, l’optimisation fiscales des GAFA, l’investissement dans les nouvelles sociétés ou encore l’application du droit de la concurrence américain et européen aux géants du net.
Après un doctorat en droit européen à l’Université d’Assas, en 2000, Isabelle s’est installée à Londres où elle a intégré le service de droit de la concurrence du cabinet Watson, Farley & Williams, pour travailler sur des dossiers de concentrations, d’aides d’Etat et d’abus de position dominante.
A partir de 2010, elle investit dans plusieurs sites internet, dont Électron Libre mais aussi Open Topic, société new yorkaise qui a intégré le programme Watson de IBM il y a quelques mois.
En 2011, de retour à Paris, elle travaille à plein temps au développement d’Électron Libre, l’un des premiers médias français « pure-players » à être passés entièrement au modèle payant. Le site a désormais de nombreux abonnés, parmi lesquels les principaux dirigeants des médias, des télécommunications, de la culture, des plateformes, de la publicité, ainsi que les représentants des ministères et autorités indépendantes, et des professionnels du droit et de l’investissement.

Yves Michaud a enseigné la philosophie aux universités de Clermont-Ferrand, Montpellier, Rouen, Berkeley, Édimbourg, Tunis et Sao Paulo, puis à Paris Sorbonne.

Dans le cadre de son activité de critique d’art, il a été directeur de l’École des Beaux-Arts à Paris de 1989 à 1996.
Il a été le concepteur et l’organisateur de L’université de tous les savoirs, une université populaire libre faisant le bilan des connaissances actuelles.

Ses domaines de travail sont la philosophie politique, l’esthétique, l’art contemporain et la philosophie de la culture.

Son avant-dernier livre Narcisse et ses avatars (Paris, Grasset, 2014) examine en vingt-six rubriques (abécédaire) les basculements de notre société, depuis A comme Avatar jusqu’à Z comme Zapper en passant par P comme People ou Y comme YouTube.
Il a publié en mars 2016 Contre la bienveillance (Stock) et en janvier 2017 Citoyenneté et loyauté (Kero)

Citoyenneté et loyauté, Paris, Kero, 2017
Contre la bienveillance, Paris, Stock, 2016
Narcisse et ses avatars, Paris, Grasset, 2014
Le luxe fragile, essai sur l’arrogance et l’authenticité, Paris, Stock, 2013
Ibiza mon amour, enquête sur l’industrialisation du plaisir, Paris, NIL, 2012.

Après avoir travaillé pendant près de 6 ans dans une société de production audiovisuelle en tant que cadreur, monteur et réalisateur, Benjamin Brillaud, passionné d'histoire, a créé en août 2014 sa propre émission sur YouTube : Nota Bene.
Son objectif ? Pouvoir participer à sa mesure au formidable élan de l'éducation populaire, qui voyait à cette époque de nombreuses émissions scientifiques sur internet exploser, en réalisant une émission d'histoire divertissante et accessible à tous.
Deux ans plus tard, plus de 450 000 personnes suivent le programme qui s'est garni d'une centaine de vidéos.
Quelques institutions, comme le musée du Louvre ou encore le CNC, ont initié des partenariats avec la chaîne afin de produire des contenus en adéquation avec leur ligne éditoriale.
Fort de ce succès, il créé avec son épouse, en 2015, un festival d'histoire dans une des plus vieilles forteresses médiévale de France : la forteresse de Montbazon. En 2017, « Les historiques » regrouperont ainsi pour la troisième édition des dizaines de vidéastes et des milliers de personnes pour partager ensemble cette passion de l'éducation populaire et de l'histoire à travers des conférences, des ateliers et des spectacles. Benjamin Brillaud publie également son premier ouvrage en octobre 2016, Les pires batailles de l'histoire, aux éditions Robert Laffont.

Modérateur : Isabelle Szczepanski (Électron Libre)
Pervenche Berès / Anne Durupty / Constance Le Grip / Hervé Rony / Laurent Samama

Durée : 1h30

L’Europe mise aujourd’hui sur le marché unique du numérique pour atteindre ses objectifs 2020 de croissance, d’emploi et de changement démocratique. La diversité culturelle n’apparaît plus comme une priorité européenne. Le terme « contenu » remplace de plus en plus souvent les mots « œuvre » ou « création ». Cette évolution reflète également l’enjeu des débats sur le droit d’auteur ou la diffusion des œuvres. La culture doit-elle céder le pas à la technologie ? Y-a-t-il encore une ambition culturelle européenne ? Quels sont les outils pour assurer un partage équitable de la valeur ?