23 projets documentaires dont 4 premières œuvres ont été retenus par le jury : 12 pour la Bourse de repérages et 11 pour la Bourse d’écriture.
Bravo aux lauréates et lauréats de cette troisième session !

Brouillon d’un rêve documentaire

Bourse Repérages

  • Coupeur de sang de Samuel Picas
  • Des filles et du judo Laïs Decaster
  • Même pas en rêve de Nade Dieu
  • Onze ans sur mon atoll de Julia Pocard
  • Partitions hospitalières d’Alexandra Sollogoub
  • Passeur de Marine Courtade
  • Quand la neige fond, que devient le blanc ? de Charlie Rojo
  • Rwanda 94, année zéro de Patrick Séraudie
  • Sarisary de Romane Schirm
  • Sauve la mort de Paul Facomprez (première œuvre)
  • Sony de Jérémie Gaulin (première œuvre)
  • Une chambre à soi de Sonia Kichah

Bourse d’écriture

  • Mande ny Mande de Michaël Andrianaly
  • Thiais de Juliette Garcias
  • B3, Les insurgés de Pierre Linguanotto
  • Danisinni de Stefano La Rosa, Danny Biancardi et Virginia Nardelli  (première œuvre)
  • La Ligne de Géraldine Jonckers
  • Une promesse de Mathieu Volpe
  • Ecume de Julie Conte
  • Bousiller de Mathieu Kiefer
  • La fille à la recherche de la cabane de Phane Montet et Mona Schnerb  (première œuvre)
  • Le ciel est bleu de Pascal Messaoudi et Paul Louis Léger
  • Yagnob de Gulya Mirzoeva

Le Jury et le lectorat

Ces projets ont pu bénéficier du soutien de la Scam grâce à l’engagement des membres du lectorat et du jury, composés exclusivement d’auteurices.

  • Jury : Anne Levy-Morelle, Stéphane Manchematin et Bernard Mangiante.
  • Lectorat : Bijan Anquetil, Marianne Bressy, Laurent Cibien, Sylvaine Dampierre, Jérôme Laffont, Anca Hirte, Atisso Medessou et Lucia Sanchez.

Le Groupe M6 et la Scam annoncent ce jour avoir signé un nouvel accord global relatif à l’utilisation des œuvres du répertoire de la Scam sur l’ensemble des chaînes et des services associés au Groupe M6. Cet accord, qui entre en vigueur au 1er janvier 2022, a été conclu pour une durée de 5 ans.

Il a pour ambition de valoriser l’exploitation du répertoire de la Scam sur les services du Groupe M6 en garantissant une juste rémunération pour les auteurs et autrices, les réalisateurs et réalisatrices membres de la Scam. Il intègre les nouveaux modes d’exploitation et de commercialisation développés par le Groupe M6 sur ses différents services notamment digitaux.

À travers cet accord, le Groupe M6 témoigne de son attachement à la création audiovisuelle et soutient tous les acteurs qui la représentent.                       

À propos de la Scam 

La Scam, organisme de gestion collective des droits générés par les auteurs et autrices du réel, rassemble 50 000 membres qui explorent toutes les formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle négocie en leur nom, collecte et répartit leurs droits d’auteur (plus de 112 millions d’euros en 2020). Elle défend leurs intérêts et mène une action culturelle en France et à l’international pour la promotion de leurs œuvres. Elle organise des rencontres professionnelles, propose des bourses d’écriture et des prix et assure le financement de manifestations et organismes dédiés.

Contact presse : Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr

À propos du Groupe M6 

Créé en 1987 autour de la chaîne M6, le Groupe M6 est un groupe plurimédia puissant, offrant une large gamme de programmes, de produits et de services. Télévision (13 chaînes dont M6, 2ème chaine privée de France), radio (3 stations dont RTL, 1ère radio privée de France) mais aussi production et acquisition de contenus, digital, e‐commerce, cinéma, musique, spectacles… Fort de ses marques et de ses contenus, le Groupe M6 a progressivement étendu ses activités à travers des diversifications ciblées et des offres innovantes telles que 6play plateforme digitale lancée en 2013 et Salto lancée en 2020. Son objectif : développer la complémentarité de ses marques afin de répondre aux attentes de ses différents publics et à leurs nouveaux modes de consommation. Plus d’informations : groupem6.fr

Contact presse : Paul Mennesson – paul.mennesson@m6.fr

Six films documentaires sortent sur les grands écrans cet été.
Allez nombreux voir ces films dès les premiers jours pour leur donner une chance de rester à l’affiche la semaine suivante !

Ennio
de Giuseppe Tornatore

Italie – 2022 – 176′ – Piano B Productions

A l’âge de 8 ans, Ennio Morricone rêve de devenir médecin.
Mais son père décide qu’il sera trompettiste, comme lui.
Du conservatoire de musique à l’Oscar du meilleur compositeur, l’itinéraire d’un des plus grands musiciens du 20ème siècle.

Sortie en salles le 6 juillet 2022.

Distribution : Le Pacte


Retrouver le chemin
de Laurent Granier

France – 2022 – 85′ – Matsylie Productions

Et si on avait tous une bonne raison de partir marcher sur le Chemin de Compostelle ?
11 mai 2020 – Le Puy-En-Velay. Fin du premier confinement lié à l’épidémie de COVID-19.
Comme pour beaucoup, le confinement a bouleversé la vie de Laurent. Son couple n’a pas survécu. Il a perdu son travail. Il a attrapé le Covid. Il prend la décision de repartir seul sur le chemin de Compostelle, après l’avoir fait deux ans plutôt avec sa femme et ses enfants. Sans but bien précis, avec seulement toute la confiance qu’il lui accorde, Laurent s’en remet au chemin.

Sortie en salles le 13 juillet 2022.

Distribution : Matsylie Productions

Enquête sur la sexualité
de Pier Paolo Pasolini

Italie – 1964 – 90′

À la manière d’un « commis voyageur », micro à la main, le cinéaste Pier Paolo Pasolini parcourt l’Italie du sud au nord pour sonder les idées et les mots de ses compatriotes sur la sexualité et démonter la culture « petite-bourgeoise » des années 1960…

Sortie en salles le 20 juillet 2022.

Distribution : Carlotta Films

Loin de chez nous
de Wissam Tanios

Liban, France – 2021 – 82′ – Abbout productions

Deux jeunes frères syriens pétris d’espoir décident de partir refaire leurs vies dans des villes étrangères. Ils laisseront tout derrière eux sauf leur infinie soif de vie, leur détermination, leur humour et leur désir d’un avenir meilleur.

Sortie en salles le 10 août 2022.

Distribution : Epicentre Films

The Princess
de Ed Perkins

Grande-Bretagne – 2022 – 104′

25 ans après sa mort, la princesse Diana fascine toujours… The Princess, film intime et immersif, retrace au plus près son histoire. À travers des archives contemporaines rares, il dévoile le profond impact de sa vie et tous les événements qui ont façonné, et façonnent encore, la relation passionnelle du public à la monarchie. La diffusion au cinéma de ce documentaire inédit et audacieux marque le 25ème anniversaire de la disparition de cette icône mondiale.

Sortie en salles le 31 août 2022.

Distribution : Pathé Live

My Name is Gulpilil
de Molly Reynolds

Australie – 2021 – 102′ – Vertigo Productions

Arraché au bush australien alors qu’il n’était qu’un jeune garçon, David Gulpilil va devenir la première icône aborigène sur grand écran. Partagé entre les traditions de son peuple et les excès hollywoodiens, l’acteur et danseur aux multiples talents nous raconte le voyage extraordinaire qu’a été sa vie.

Sortie en salles le 31 août 2022.

Distribution : Nour Films

majelan et la Scam se réjouissent de la signature d’un accord qui permet aux auteurs et autrices d’œuvres sonores de percevoir des droits d’auteur liés à l’exploitation de leurs créations.

Cet accord couvre l’ensemble des canaux d’accès au service, qu’il soit opéré directement par majelan ou distribué par un distributeur/opérateur. L’ensemble permet une bonne exposition du répertoire de la Scam dans toute sa diversité.

Créé en juin 2019 par Mathieu Gallet, ex-PDG de Radio France et de l’INA, et Arthur Perticoz, ex- fondateur et DG de Wynd, majelan est un studio de production dirigé par Margaux Grancher et une plateforme de distribution de podcasts, livres audio et séries audio en illimité et sans publicité.

Mathieu Gallet, président-fondateur de majelan :

Cet accord est l’aboutissement d’un long travail de compréhension mutuelle entre la Scam et majelan pour inscrire la production et la diffusion de créations originales audio françaises dans le cadre du droit d’auteur. Je me félicite de l’approche commune qui a été la nôtre en faveur d’un soutien à la création qui tient compte des spécificités d’un secteur économique en plein développement. (suite…)

Rémi Lainé, président de la Scam,
Axel Ilary et Iman Production,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Zouglou Feeling
de Axel Ilary

2020 – 60′ – produit par Iman Production

Autour de l’année 1990, des voix s’élèvent à la cité universitaire de Yopougon pour décrier les difficiles conditions de vie et de travail des étudiants sur les campus universitaires d’Abidjan. Les Parents du Campus, un groupe musical estudiantin, mettent sur le marché l’album GBOGLO KOFFI. Le Zouglou prend ainsi corps à la cité universitaire de Yopougon, une commune populaire d’Abidjan, qui sera le symbole de la contestation sociale et politique en Côte d’Ivoire.

Rémi Lainé, président de la Scam,
Rayhane Chikhoun et La Casquette Productions
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

ZEF une vie de combats
de Rayhane Chikhoun

Lauréat de la bourse Brouillon d’un rêve de la Scam

2021 – 52′ – produit par La Casquette Productions et France Télévisions

30 ans après son dernier combat, ZEF, star du full-contact et champion du monde, rencontre pour la première fois Christian Battesti, le challenger qui l’a détrôné lors d’un combat fatal qui le plongea dans un coma de 40 jours, dont il sortit paralysé, brisé….

Rémi Lainé, président de la Scam,
Alexandre Hilaire, auteur et réalisateur
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Cédric Kahn, l’échappée
de Alexandre Hilaire

2022 – 60′ – produit par Beppie Films

Le temps d’un voyage en voiture avec le cinéaste Cédric Kahn, nous explorons les lieux de quelques-uns de ses films. De rencontre en rencontre, il nous emmène vers ce qui est au cœur de son cinéma.

Attentive au respect de la parité dans son offre de programmes et conscient de son rôle moteur en tant que premier financeur de la création audiovisuelle, France Télévisions porte l’ambition, en lien avec la Scam et la GARRD, de renforcer la place des femmes dans le documentaire.

Les études menées par France Télévisions, la Scam et la GARRD font apparaître une situation de déséquilibre entre réalisateurs et réalisatrices. En 2021, la part des réalisatrices dans les documentaires de France Télévisions a atteint 41%. Il existe cependant de fortes disparités selon les thématiques. Ainsi, les documentaires scientifiques, d’histoire et de découverte comptent seulement environ 20% de réalisatrices.

France Télévisions partage donc le constat dressé par la Scam – dont 38% des membres sont des autrices – et la GARRD, d’une trop lente progression des opportunités données aux réalisatrices. Parce que le documentaire n’a pas de genre, il est temps d’enrichir nos récits d’un regard pluriel, mixte et paritaire.

France Télévisions se fixe donc pour objectif d’atteindre 50% de réalisatrices dans le documentaire dès 2023, avec un point de vigilance particulier pour les documentaires scientifiques, historiques ou de découverte, ces domaines d’expertise étant par ailleurs marqués par une relativement faible présence féminine.

La Scam et la GARRD soutiennent les engagements de France Télévisions et s’engagent à les communiquer largement auprès de leurs adhérentes, afin de les encourager à investir l’ensemble des genres du documentaire.

France Télévisions, la Scam et la GARRD entendent ainsi accompagner, soutenir et promouvoir la place des femmes dans la création documentaire.

L’égalité est un combat qui impose de compter et de se fixer des objectifs : c’est la ligne de conduite du groupe, depuis plusieurs années et dans tous les genres de programmes. Je suis donc très fière de cet objectif d’atteindre, dès 2023, la parité parmi les réalisateurs et réalisatrices de documentaires. Nous réalisons aujourd’hui un nouveau pas décisif vers une meilleure valorisation de tous les talents, à tous les rôles et sur toutes les thématiques.

Delphine Ernotte Cunci, Présidente-directrice générale de France Télévisions

Jusqu’en 2013, la Scam n’avait été présidée que par des hommes. Est-ce un hasard, si, après que trois femmes leur ont succédés, la Scam est entrée dans l’ère de la maturité ? Neuf ans plus tard en tout cas, notre société porte belle avec ses 50 000 autrices et auteurs. Parité dans les instances, adaptation du vocabulaire usuel, exigence de gages de diversité pour tous nos soutiens financiers, dénonciation des incongruités persistantes… Il reste encore beaucoup à faire. Nous y œuvrons chaque jour et je sais que nous sommes sur la bonne voie d’une indispensable égalité, c’est « une simple question de justice ».

Rémi Lainé, réalisateur et président de la Scam

La GARRD se réjouit de l’exemplarité de France Télévisions quant à l’objectif de parité qui représente une avancée majeure pour les réalisatrices de documentaire. Il faut maintenant que ce combat soit porté par l’ensemble de notre secteur, qu’il se décline sur toutes les chaînes de télévision et sur toutes les cases. Réalisatrices et réalisateurs doivent avoir un égal accès à la production et à la diffusion de leurs films. La parité, c’est maintenant !

Vincent de Cointet, réalisateur et président de la GARRD

Contacts presse

France Télévisions : Jennifer Armand – 01 56 22 22 90 – jennifer.armand@francetv.fr
Scam : Astrid Lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr
GARRD : Perle Schmidt-Morand – 06 32 14 78 44 – perle.schmidt-morand@garrd.fr

La Scam et LCP-Assemblée nationale, partenaires depuis 2000 pour la rémunération des auteurices, décident de renforcer leurs relations.
Lors du Sunny Side of the Doc, les deux institutions annoncent la création de la Bourse Premier Rêve LCP-Assemblée nationale / Scam

Depuis 1992, les bourses Brouillon d’un rêve de la Scam aident les auteurices à développer leur projet documentaire en cours d’écriture.
Parmi l’ensemble des projets de premiers films documentaires soutenus par la Scam sur une année, une bourse complémentaire dotée par LCP-Assemblée nationale est désormais attribuée par un jury LCP-Assemblée nationale / Scam.
En qualité de coproducteur et primo-diffuseur, LCP-Assemblée nationale s’engage à faire un apport de 25.000 euros en numéraire sur un projet déjà accompagné d’une société de production.

Cette bourse 1er rêve obéit à deux impératifs : En premier lieu, permettre à LCP, en tant que diffuseur, de soutenir le travail de La Scam auprès des auteurs.
En second, grâce à ce formidable vivier de nouveaux talents, offrir aux téléspectateurs de LCP une sélection de programmes exigeante et sans cesse renouvelée, qui trouvera naturellement sa place parmi l’offre documentaire de LCP.
Pour l’attribution de cette première bourse 1er rêve, la Scam et LCP ont décidé de récompenser Orage de Clément Pérot-Guillaume.
En assurant la diffusion de ce film, LCP permet à ce qui n’est que le brouillon d’un rêve, aujourd’hui, de rencontrer un public. LCP est ainsi, grâce à ce partenariat, fidèle à son ambition de rester un dénicheur de talent.

Bertrand Delais, directeur général de LCP-Assemblée nationale

Je me réjouis de ce partenariat qui met en avant ce à quoi la Scam tient tout particulièrement, à savoir l’aide à l’écriture des films documentaires, tant il est vrai que les auteurices ont les plus grandes difficultés à pouvoir écrire leur projet en étant rémunéré. Et je remercie Bertrand Delais et LCP de leur engagement tout à fait remarquable pour que les lauréats des bourses Brouillon d’un rêve voient leur rêve devenir réalité et trouver leur public.

Hervé Rony, directeur général de la Scam

Le premier lauréat de la Bourse Premier Rêve LCP-Assemblée nationale / Scam
Clément Pérot-Guillaume pour Orages

Un après-midi de fin d’été dans un quartier de banlieue, quelque part dans le nord de la France, en périphérie de la mer. Des enfants et des adolescents errent en bas des tours, entre les immeubles et les terrains vagues, sous le soleil et les cris des mouettes. Ils tuent le temps qui s’écoule, se parlent d’amour, de doutes et d’espoirs, tentent de comprendre ce qui les anime.

Contacts presse

LCP-Assemblée nationale : c.lambret@lcpan.fr – 06 47 27 56 23
Scam : astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27

La Scam dresse chaque année lors du Marché international du documentaire et des expériences narratives, un état des lieux du secteur audiovisuel.
L’occasion de donner le point de vue des auteurs et des autrices sur leur situation et les chantiers français et européens en cours.

Financement de l’audiovisuel public : assurer l’avenir !

L’annonce par le Président-candidat de son souhait de mettre fin à la contribution à l’audiovisuel public, puis du Président-élu d’y mettre fin dès 2022, et donc dans l’urgence, est un coup de tonnerre pour la création audiovisuelle. Cette annonce intervient avant même les conclusions d’un rapport conduit par les inspections des finances et des affaires culturelles attendues pour juin. Elle fait naître une profonde inquiétude sur l’avenir du financement de l’audiovisuel public autant que sur son indépendance. A ce jour, personne, y compris au sein de la majorité, ne semble savoir quel est le mécanisme de financement envisagé en lieu et place de la redevance.

Les auteurs du documentaire, dont le service public de l’audiovisuel est le premier diffuseur, sont concernés au premier chef. La Scam encourageait depuis plusieurs années la transformation de l’actuelle redevance pour qu’elle soit « universalisée », sur le modèle d’une réforme opérée en Allemagne avec succès en 2013.

La Scam fera entendre sa voix pour que le nouveau dispositif assure la pérennité, l’indépendance et une ambition pour l’audiovisuel public, et ne permette jamais à l’Etat de moduler le financement au gré de ses volontés.

Financement de la création par les plateformes étrangères : pour des engagements significatifs.

La transposition de la directive « Services de médias audiovisuels » dans le droit français a permis de fixer des obligations de financement de la création aux acteurs de la diffusion à la demande proposant leur catalogue en France mais ayant leur siège social à l’étranger. Un décret dit « SMAD », adopté le 22 juin 2021, oblige désormais ces offreurs à investir 20% de leur chiffre d’affaires français (CA) dans la création d’œuvres principalement européennes et indépendantes.

Ce texte donne aussi à l’Arcom (ex-CSA) la responsabilité de déterminer le détail des contributions dans des conventions avec chaque service. Les premières conventions, qui concernent les services les plus importants, ont été signées en fin d’année dernière. Elles fixent hélas des objectifs dérisoires pour le documentaire : 3% de l’obligation audiovisuelle (16% du CA) pour Amazon, 1,5% pour Disney+ et 0,6% seulement pour Netflix. Ce n’est pas acceptable.

Ces objectifs sont évidemment source pour nous d’un fort mécontentement. Elles font craindre pour l’avenir du documentaire sur ces services audiovisuels pourtant prometteurs pour la création. Nous continuons de privilégier la voie de l’entente et la négociation aux côtés des producteurs avec Netflix pour obtenir des engagements à la hauteur des moyens de ces plateformes mondiales.

Soutien à la création documentaire : poursuivre la concertation.

La Scam, avec les organisations représentant le documentaire, a engagé une concertation avec le CNC en début d’année. L’objectif est de parvenir à une meilleure adaptation des soutiens à la création documentaire. La concertation, qui devrait produire ses premiers effets prochainement, comprend deux volets :

  • L’extension de l’aide à la conception aux auteurs de documentaire : ce soutien, directement perçu par les auteurs et réalisateurs, était jusque-là réservé aux créateurs de la fiction et de l’animation. Elle devrait prochainement – et enfin ! – être étendue aux cinéastes documentaires. La Scam reste attentive aux modalités de mise en œuvre encore en discussion.
  • Un cycle de discussions sur l’adaptation et la revalorisation des aides à la création documentaire. La Scam a proposé des modifications du règlement général des aides permettant un meilleur accueil des images tournées à titre conservatoire et des images d’archives dans le calcul du soutien aux œuvres documentaires qui devraient pouvoir aboutir prochainement.

La Scam se devra, par ailleurs, d’être très attentive s’agissant de la négociation d’un nouvel accord documentaire avec France TV de manière à préserver les engagements du groupe public, en particulier en faveur des documentaires unitaires.

Régimes social et fiscal : harmonisation à l’horizon ?

La création l’an dernier d’une « Délégation aux politiques professionnelles et sociales des artistes-auteurs et aux politiques de l’emploi » au sein du ministère de la culture a permis d’offrir une enceinte de concertation pour poursuivre l’amélioration pour les artistes-auteurs de leur accès aux droits sociaux. La Scam y participe très activement en répondant à l’ensemble des concertations menées. Elle continue aussi de plaider pour l’harmonisation des régimes social et fiscal des artistes-auteurs.

L’objectif final reste double : permettre un accès toujours meilleur aux droits sociaux et une « vie administrative » fortement simplifiée.

La Scam aux avant-postes de la création : premier accord avec des médias sociaux.

La Scam est devenue, le 24 mai dernier, le premier organisme de gestion collective de l’audiovisuel au monde à conclure officiellement un accord de licence avec des médias sociaux. Cet accord permet d’autoriser « Meta », à diffuser les œuvres des membres de la Scam (France, Belgique et Luxembourg) sur ses services Facebook et Instagram. La perception d’une redevance annuelle par la Scam permettra à tous les auteurs et autrices d’obtenir les droits qui leur reviennent en proportion de la diffusion et de l’audience de leurs contenus.

C’est un moment historique pour notre communauté qui concrétise les avancées permises par la directive droit d’auteur, adoptée en 2019, et de son article 17 qui rend les plateformes de partage de contenus responsables face au droit d’auteur.

Cet accord intervient après un autre accord avec Brut X. Ces engagements démontrent la capacité de la Scam à adapter le modèle de la gestion collective aux nouvelles formes de la création.

Négociations professionnelles : vers de meilleures relations auteurs/producteurs.

La Scam se félicite d’avoir abouti aux côtés de la Boucle documentaire, de la Garrd et de la SRF, dans la négociation d’une charte tripartite avec les syndicats des producteurs audiovisuels (SATEV, SPECT, SPI et USPA) et France Télévisions. Cette charte signée lors de la tenue du Fipadoc est un signe éminemment positif et structurant dans les relations auteurs-producteurs-diffuseurs. La Scam appelle désormais de ses vœux la signature d’une charte sur le même modèle avec ARTE-France.

Par ailleurs, la Scam a engagé avec la Boucle et la Garrd, des négociations professionnelles auteurs-producteurs afin d’actualiser la charte bipartite signée en 2015. Cette négociation s’est fixée pour but de parvenir à définir des minima de rémunérations pour les auteurs pour cette phase essentielle et critique du travail créatif. Nous espérons parvenir ainsi à donner des repères financiers pour la profession qui en a besoin, et faire reconnaître à sa juste valeur le travail d’écriture du documentaire.

Les rendez-vous de l’Europe.

Le Parlement et les États européens ont conclu, le 23 avril dernier, un accord politique sur le Digital Services Act, un règlement destiné à renforcer la responsabilité des plateformes sur les contenus en ligne. Si de nombreux points restent encore en discussion, les acquis de la directive droit d’auteur ont été préservés.

La France, qui a pris la présidence du Conseil de l’Union européenne le 1er janvier dernier, pour une période de six mois, a invité les Etats membres à faire connaître leurs observations sur les pratiques de contournement des dispositions qui protègent le droit d’auteur sur leur territoire.

Les réponses, compilées dans un rapport sur l’« effectivité du cadre européen du droit d’auteur » adopté le 1er juin dernier, laissent entendre que de nombreuses plateformes continuent d’imposer le buy-out (rémunération forfaitaire et définitive récompensant la création et la cession définitive des droits sur une œuvre) aux auteurs auxquels elles font appel.

Ces constats pourraient encourager l’Union à se doter d’une législation interdisant expressément ces dispositions contractuelles. Un tel texte permettrait de combler les failles dans la transposition des articles 18 et suivants de la directive « droit d’auteur », qui devaient mettre en œuvre un vrai droit à rémunération proportionnelle pour les auteurs. La transposition est en effet insatisfaisante dans plusieurs états.