« Je vous ai parlé de mon projet de reportage au Bagne. À ce sujet je vous apporte une idée, il y eut des romans cinématographiques, il n’y eut pas encore de reportage cinématographique. Je crois que l’occasion serait bonne pour cette innovation… »
C’était en 1922, en s’adressant à son rédacteur en chef, Albert Londres se voulait ouvert à toutes les techniques capables de contribuer à la pratique du reportage. Un siècle plus tard, le prix qui porte le nom du célèbre journaliste souhaite faire de même avec le
web et la radio.

Hervé Brusini, Président du Jury

L’association du Prix Albert Londres crée des bourses pour soutenir des projets de reportage et d’enquête à la radio et sur le web, en particulier pour les réseaux sociaux. Avec l’indispensable rigueur journalistique, ces projets sont à destination de tous publics, jeunes ou intergénérationnels.

Podcast ou reportage audio en ligne pour la radio d’une part, formats vidéos courts et sériels pour TikTok ou Instagram ou formats plus longs pour YouTube d’autre part, ces projets journalistiques utiliseront pour le numérique, les codes narratifs des plateformes. 

Ces aides financières sont destinées à permettre l’approfondissement des recherches des journalistes et à les aider à mener à bien, des projets ambitieux et singuliers, en réflexion ou en cours, de thème libre vers tous les nouveaux supports d’expression de l’image et du son (plateformes web, réseaux sociaux, podcasts…).

Seront distinguées la singularité et l’ambition de la démarche, la prise de risque dans le parcours des journalistes ainsi leur capacité à mener à bien leur projet.

Ces bourses s’adressent aux journalistes francophones de 40 ans au plus, non permanents d’une entreprise de presse. Elles se déclinent de la façon suivante : deux bourses dotées de 8.000 euros chacune seront décernées (1 bourse web vidéo + 1 bourse podcast ou reportage radio en ligne).

En fonction de la nature du projet, la ou le journaliste pourra bénéficier de conseils de membres du jury Albert Londres et des professionnels de France Info pour mener à bien son projet.

Les inscriptions s’effectuent en ligne jusqu’au 15 mars avant minuit via le site du Prix Albert Londres

 

Information : Stéphane Joseph/ Ariane Conrath albert.londres@scam.fr  – 0682900193

Les partenaires du Prix Albert Londres

En ce mois de février 2024, 9 documentaires sortent sur grand écran dont le film multiprimé d’Asmae El Moudir : La Mère de tous les mensonges, Bourse Brouillon d’un rêve de la Scam, Prix de la mise en scène (Un Certain Regard) et Œil d’or du meilleur documentaire au Festival de Cannes 2023. Aller voir ces films dès les premiers jours de leur sortie au cinéma pour leur donner une chance de rester à l’affiche la semaine suivante !

Chienne de Rouge
de Yamina Zoutat

France, Suisse – 2023 – 97′ – Production : Les Films d’Ici, Close Up Films et distribution : Shellac

Une femme se réveille avec ce désir, filmer du sang. Dans Paris, sa ville, elle fait des rencontres. Un convoyeur, une greffeuse, une chimère… Et elle se souvient d’un procès qu’elle a suivi il y a longtemps. Le procès du sang contaminé.
Pendant ce temps au fond d’une forêt, une chienne mène sa recherche au sang.

Sortie en salles le 14 février 2024

Penser à demain
de Olivier Goujon

France – 2022 – 96′ – Production et distribution : Festizicnema

Découvrez l’agroécologie, la permaculture, la biodynamie et tant d’autres choses encore à travers l’expérience et le témoignage d’agriculteurs et d’associations de tous domaines et de tous âges. Comment grâce à leurs regards et leur amour de la Terre, ces héros du quotidien œuvrent chaque jour à bâtir un monde meilleur. Plus qu’un travail ou qu’une initiative, c’est une philosophie de vie qui pense à demain.

Sortie en salles le 14 février 2024

Lève-toi et va
de Zohar Wexler

France – 2024 – 80′ – Production : NC et distribution : Cinéma Saint-André des Arts

Avril 1903, un dimanche de pâques à Kichinev, alors province du vaste empire russe du Tsar Nicolaï II. Ce jour-là, les juifs – qui représentent un tiers de la population – célèbrent, eux aussi, la fin des sept jours de leur fête de pâques, Pessah. Soudain, un pogrom antisémite éclate: trois jours et deux nuits de viols, traques, violences, massacres, vols, pillages. La police et l’armée laissent faire. Alors, un poète – Haim Nahman Bialik – est envoyé pour récolter les témoignages des victimes. Il en tire une oeuvre grandiose, Dans la ville du massacre, poème qui changera le cours de l’histoire. Zohar Wexler, comédien, retourne dans la ville de ses ancêtres. Il veut faire résonner ce poème, évoquer la mémoire de ce moment charnière où l’état abandonne une partie de sa population aux pulsion meurtrières d’une horde sauvage et d’une violence inouïe.

Sortie en salles le 14 février 2024

Bye Bye Tibériade
de Lina Soualem avec Hiam Abbass

France, Belgique, Qatar, Palestine – 2023 – 82′ – Production : Beall Productions et distribution : JHR Films

Au début de la vingtaine, Hiam Abbass a quitté son village natal palestinien pour poursuivre son rêve de devenir actrice en Europe, laissant derrière elle sa mère, sa grand-mère et ses sept sœurs. Trente ans plus tard, sa fille Lina, réalisatrice, retourne avec elle au village et interroge pour la première fois les choix audacieux de sa mère, son exil choisi et la façon dont les femmes de leur famille ont impacté leurs vies. Véritable tissage d’images du présent et d’archives familiales et historiques, Bye Bye Tibériade est un voyage à travers quatre générations de femmes palestiniennes audacieuses qui préservent leur mémoire intime et collective par la force de leurs liens, malgré l’exil, la dépossession et les déchirements.

Sortie en salles le 21 février 2024

Il fait nuit en Amérique
d’Ana Vaz

Italie, Brésil, France – 2022 – Production : Spectre productions et distribution : The Dark

Piégées par la ville, des milliers de vies animales survivent dans le zoo de Brasilia. La nuit venue, tamanduas, loups à crinière, chouettes et renards des savanes côtoient biologistes, vétérinaires et soigneurs dans un sombre scénario où les défis de la préservation de la vie tissent une toile de perspectives croisées. Qui sont les véritables captifs ?

Sortie en salles le 21 février 2024

Revivre
de Karim Dridi

France – 2023 – 98′ – Production : Mirak Films et distribution : Pyramide Films

À l’hôpital de la Timone, à Marseille, dans le service de réanimation pédiatrique, Sélim, trois mois, attend une transplantation cardiaque et Luna, neuf mois, une greffe de foie. Dans le quotidien de leurs parents, la peur et la peine côtoient la joie et l’espoir. Ils luttent jour et nuit, portés par leur amour et leur courage, épaulés par une équipe médicale dévouée, pour ramener leurs enfants à une vie normale.

Sortie en salles le 28 février 2024

La Mère de tous les mensonges
d’Asmae El Moudir

Maroc, Égypte – 2023 – 96′ – Production : Insight Films et distribution : Autlook Filmsales, Arizona Films

Un tissu de mensonges familiaux et une jeune femme à la recherche de la vérité. À travers sa propre voix, Asmae, fille et cinéaste, oscille entre histoire nationale et histoire personnelle pour raconter les émeutes du pain en 1981 et montrer comment cet événement est relié à la société marocaine contemporaine.

Sortie en salles le 28 février 2024

Le Titien, l’empire des couleurs
de Lura Chiossone et Giulio Boato

USA – 2023 – 88′ & 52′ – Production : Sky et distribution : Dean Medias

Duché de Venise, au début du XVIe siècle. Le jeune Tiziano Vecellio descend des montagnes pour rejoindre la ville dorée. De Ferrare à Urbino, de Mantoue à Rome en passant par l’Espagne de Charles Quint et de son fils Philippe II, Le Titien a traversé le siècle en l’éclairant de ses peintures. Extraordinaire maître de la couleur et brillant entrepreneur de lui-même, innovant tant dans la composition d’un tableau que dans la manière de le vendre, il devient en quelques années le peintre officiel de la Sérénissime, l’artiste le plus recherché par les cours les plus riches et les plus influentes d’Europe.

Sortie en salles le 28 février 2024

Béziers, l’envers du décor
de Daniel Kupferstein

France – 2024 – 91′ & 97′ – Production : Aum Films et distribution : Cinéma Saint-André des Arts

Construit en deux parties, le film aborde, à travers le journal municipal, le « journal de Béziers », devenu le « journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitants et de militants, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment ce journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulmans, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitants. Une vision de l’extrême droite au pouvoir…

Sortie en salles le 28 février 2024

Pour ce 10e épisode de notre série Pour qui travaillent les journalistes ? Nous avons posé la question au lauréat du Prix Albert Londres 2023 (presse écrite).

Et si les journalistes travaillaient pour eux-mêmes ?

Pour quelles raisons, nous, les reporters de guerre indépendants, acceptons-nous de travailler à portée de tir pour l’équivalent d’un smic, si ce n’est parce que nous adorons notre métier ? Pourquoi sommes-nous prêts à perdre de l’argent – c’est-à-dire prêts à nous lancer dans un reportage dont nous savons à l’avance que les coûts de production, de transport, de logement, de traduction, seront supérieurs à notre rémunération -, si ce n’est par engouement pour notre vocation ?

Pourquoi acceptons-nous le mépris des rédactions, qui nous sous-payent, et de certains de nos lecteurs, qui nous insultent, si ce n’est par passion pour le terrain ?

Il m’arrive de faire ce métier pour les mauvaises raisons. Pour l’adrénaline et l’aventure. Pour l’admiration qu’on me porte, pour une page Wikipédia. Pour pouvoir dire, en haussant légèrement la voix, « Yann Barthès ? Oui, il est super sympa dans la vraie vie ». Pour recevoir des prix, voyager et avoir des histoires à raconter en rentrant à la maison.

Si je n’étais pas correspondant de guerre, je serais moins.

Souvent, aussi, je fais ce métier pour les bonnes raisons. Parce que je m’intéresse aux autres, parce que les actualités que nous couvrons, ces guerres, ces crises, exigent toute notre énergie et nos compétences. Parce que les survivants que nous croisons méritent que nous nous intéressions à eux – eux qui, jamais auparavant, n’avaient perdu une jambe, un parent, une maison. Eux qui traversent le pire moment de leur existence et qui implorent qu’on documente le crime qui les a rendus infirme, orphelin, sans-abris.

Parce que les actualités que nous couvrons, ces guerres, ces crises, exigent un travail de terrain rigoureux, équilibré et empathique. Face au déluge d’images et aux campagnes de désinformation, opposer des faits vérifiés et contextualisés, faire le choix de la complexité et du doute, rapporter des histoires humaines qui permettent de créer des ponts, de Kiev à Bruxelles, de Jérusalem à Paris.

Rencontrer tout le monde, écouter, retranscrire ces perspectives avec honnêteté et esprit critique. Refuser de se laisser enfermer dans un camp sans pour autant créer de fausse équivalence entre agresseur et agressé, entre occupant et occupé. Quand certains cherchent à nier, nous devons révéler. Face à la propagande, l’information. Face aux double-standards, la cohérence. Contre le relativisme et les justifications, une clarté morale.

Les journalistes travaillent pour eux-mêmes, par passion. Ils travaillent aussi pour les autres, par devoir.

Wilson Fache

La première fois que le journalisme m’a procuré une forme de récompense, c’était en décembre 1999. L’Erika, un pétrolier maltais, venait de faire naufrage au large de la Bretagne, provoquant une gigantesque marée noire. Mes parents, absorbés par le JT de France 2 qui avait décidé de consacrer une partie de son 20h à cette catastrophe environnementale, ne m’avaient pas encore mis au lit. J’avais à peine sept ans et je n’avais jamais pu rester éveillé jusque si tard. Je regardais les reportages se succéder en jubilant.

Je suis ensuite passé de l’autre côté de l’écran et le journalisme est devenu d’autant plus gratifiant. Un métier-excuse pour se faire inviter partout, par tout le monde. Si les journalistes travaillent pour eux-mêmes, c’est avant tout pour ça : ce prétexte qui permet de toquer aux portes et de veiller tard.

Le journaliste belge indépendant, Wilson Fache couvre le Moyen-Orient et les grandes actualités internationales pour de nombreux médias (RTBF, RFI, LibérationL’Orient-Le Jour, RTS, RTL…). Il a reçu le Prix Albert Londres de la presse écrite 2023 pour ses reportages sur l’Afghanistan (Libération et L’Echo), la gare routière de Tel Aviv (Mouvement) et l’Ukraine (L’Echo).

Série - Pour qui travaillent les journalistes ?

Hervé Brusini - Crédit photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

#1 "Un peu d’histoire à la rescousse" par Hervé Brusini

Doan Bui - Crédit photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

#2 "Écrire pour réparer le silence" par Doan Bui

Denis Robert - Crédit photo: Benjamin Géminel / Hans Lucas

#3 "Longtemps je ne me suis jamais posé la question" par Denis Robert

Anne Chaon à Mazar-i-Sharif, en marge d'un buzkashi, dans le nord de l'Afghanistan en mars 2018
Anne Chaon à Mazar-i-Sharif, en marge d'un buzkashi, dans le nord de l'Afghanistan en mars 2018

#4 "Pour ces autres vies que la sienne" par Anne Chaon

Aude Favre. - Photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

#5 "Un bien commun à partager" par Aude Favre

Philippe Pujol
photo Benjamin Geminel / Hans Lucas

#7 "Schizophrénie salutaire" par Philippe Pujol

Rémi Lainé, président de la Scam et
Léa Lecouple, autrice et réalisatrice,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Gagner sa vie
de Léa Lecouple

2023 – 52 minutes – produit par Point du Jour – Les Films du Balibari – ZED

On a grandi dans des villes que les gens des villes appellent des patelins. Gagner sa vie, quand on était enfants, c’était avoir un travail, une situation. Faire comme tout le monde. Que reste-t-il de tout cela ? Et surtout, à quoi rêvent aujourd’hui les enfants de la France périphérique ?

Rémi Lainé, président de la Scam,
Emmanuel Barnault et l’Institut National de l’Audiovisuel,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Stéphane Audran, la complice de Chabrol
de Emmanuel Barnault et Carla Barnault

2023 – 53 minutes – produit par l’INA – Stéphane Gabet, avec la participation de Ciné +

Tout commence en 1958 par une partie de flipper que Claude Chabrol n’interrompt même pas pour regarder la belle jeune femme qui lui adresse la parole. Elle a 26 ans, s’appelle Stéphane Audran. L’actrice incarne à la fois un type féminin fait de force, de lucidité, de refus des illusions, et un type de comédienne qu’affectionne le réalisateur. Le couple qu’elle forme avec Claude Chabrol est l’un des plus prolifiques de l’histoire du cinéma. Ils tournent ensemble 22 films. La forte personnalité d’Audran, cette complice gaie, intelligente et spirituelle, au caractère farouchement indépendant, faire valoir son influence sur l’œuvre de son cher Chabrol.

Conseil permanent des Écrivains
Logo CPE

L’étude sur le partage de la valeur entre éditeurs et auteurs, publiée le 1er février 2024 par le Syndicat national de l’édition (SNE), était attendue et le Conseil permanent des écrivains (CPE) remercie les éditeurs de lever enfin un peu le voile sur leur fonctionnement économique.

Cependant, étant donné que cette étude, entièrement pilotée par le SNE sans que les autres acteurs de la chaîne du livre soient associés à son élaboration, entend installer l’idée que les éditeurs perçoivent en net moins de revenus de la publication des livres que leurs auteurs, le CPE ne peut accepter sans réagir une présentation qui fausse la lecture de la réalité et laisser croire que l’ensemble des auteurs bénéficient de rémunérations satisfaisantes.

On ne peut que s’interroger sur la sélection des données communiquées par les sondés : elle est focalisée sur les grands groupes et exclue les ouvrages scolaires et universitaires, ainsi que les mangas. De plus, le chiffre d’affaires retenu pour déterminer le partage de la valeur dans la chaîne du livre exclut le chiffre d’affaires des diffuseurs-distributeurs, ce qui crée un biais considérable. Car les grands groupes éditoriaux qui ont fourni les données pour l’étude SNE n’existent pas indépendamment de leurs outils de diffusion-distribution.

Sur le montant des droits d’auteurs, il convient évidemment de remarquer que la part auteur est répartie entre tous les auteurs (celui qui lit distraitement l’étude pourrait se dire qu’un auteur est mieux payé que l’éditeur), alors que la part éditeur revient intégralement à la maison. Autrement dit, s’il y a 200 auteurs qui gagnent la même chose au sein d’une maison, la part leur revenant individuellement n’est plus que de 0,12 % du CA net éditeur.

La précarisation croissante des auteurs est déjà largement documentée, quand l’économie du livre est stable et en relative bonne santé, en particulier le secteur jeunesse. Rappelons qu’une étude jeunesse interprofessionnelle, payée par les fonds publics, n’a jamais vu le jour, les éditeurs n’ayant pas rempli leur part du questionnaire. L’approche macro-économique qui nous a été proposée le 1er février a certes le mérite d’exister et de relancer le débat sur le partage de la valeur. Mais au-delà des biais qu’elle présente, elle ne reflète en rien la réalité individuelle vécue par les auteurs.

L’étude économique que vient de proposer le SNE ne saurait servir à écarter toute discussion sur le partage de la valeur. Le CPE entend poursuivre ses échanges avec le SNE sur la question cruciale de la rémunération des auteurs. Il persiste à demander l’adoption d’un dispositif encadrant les pratiques en ce domaine. Et en appelle à la ministre de la Culture pour rapprocher les parties.

 

Contact presse 

Secrétariat CPE : 06 73 69 04 38  contact@conseilpermanentdesecrivains.org

Les membres du  Conseil Permanent des Écrivains : Adagp, ATLF, Cose-Calcre, EAT, La Maison de Poésie, PEN club, Sacem, la SAIF, SAJ, Scam , S.E.L.F., SGDL, SNAC, UPP, Union des Poètes & Cie

Rémi Lainé, président de la Scam,
Christophe Pétraud, auteur et réalisateur et Luc Reder, producteur à Chuck Productions,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Corps Noirs
de Christophe Pétraud

2023 – 53 minutes – produit par Chuck Productions, co-produit par vià Occitanie, en partenariat avec TV5 Monde, avec le soutien du CNC et de la Métropole de Montpellier

Jusqu’à présent, ils avaient lutté seuls face au racisme. Aujourd’hui, autour du chorégraphe franco- burkinabé Salia Sanou, ils se lancent dans une aventure artistique qui les unit, et les rend plus forts.

Rémi Lainé, président de la Scam,
Anne-Cécile Monnier, Guillaume Vincent, Anthony Binst et Les Films en vrac,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Au fil de l’eau, La face cachée du fleuve Loire
de Anne-Cécile Monnier, Guillaume Vincent et Anthony Binst

2024 – 52 minutes – produit par Les Films en vrac et Ushuaïa TV

Au fil de l’eau, Anne-Cécile Monnier nous emmène à la découverte des rivières, à la rencontre des personnes qui en vivent, qui habitent ses rives, qui luttent pour leur préservation.
Dans ce nouvel épisode, cette hydrobiologiste et photographe subaquatique, part à la découverte de la Loire, le plus long cours d’eau de France. La Loire est souvent qualifiée de dernier fleuve sauvage d’Europe mais l’est-elle réellement autant qu’on le dit ? Anne-Cécile va explorer le fleuve, y plonger et aller à la rencontre de ceux qui préservent son patrimoine naturel et veillent à son bon équilibre écologique. Castors, brochets ou silures seront au rendez-vous de son aventure.

Rémi Lainé, président de la Scam,
Patrice Laidin, France 3 Bretagne et Kraken Films,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Revoir nos petites vaches
de Patrice Laidin

2023 – 52 minutes – produit par Kraken Films et France 3 Bretagne

Petit, je passais du temps avec mon père à la ferme, à caresser les veaux, à monter dans les tracteurs… Quand j’ai refusé de reprendre la ferme de mon père j’avais 15 ans. Je ne voulais pas subir ce métier éreintant. Un lien s’est brisé. Depuis, j’ai découvert des éleveurs qui s’efforcent de préserver des vaches moins productives que celles des élevages classiques. Une agriculture de proximité et un nouveau modèle qui a remis en question ma décision vieille de 25 ans. Ces vaches oubliées, de retour dans les élevages, m’ont redonné le goût de la campagne et des élevages.

Diffusion le 7 mars sur France 3 Bretagne

Rémi Lainé, président de la Scam,
Victoria Darvez-Bornoz, Nathalie Schraen-Guirma, Norbert Liard et Thibaut La Flaquière,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

ARMA CHRISTI, Chronique d’une résistance ukrainienne
de Victoria Darves-Bornoz

2023 – 52 minutes – produit par 1001 Bornes Production et Parce Que ! Prod

Quel est le point commun entre le street-artiste Banksy, le militant des droits de l’homme Myroslav Marynovytch, l’artiste iconographe Danylo Movchan et le prêtre gréco-catholique Volodymyr Malchyn ?  Ce sont des figures de l’engagement, qui marquent de leur empreinte une Ukraine en lutte pour sa survie. Leurs trajectoires singulières se rencontrent dans ce film qui explore les racines spirituelles de la résistance ukrainienne. Dissidentes, dissidents, responsables d’associations, hommes d’églises issus de la communauté gréco-catholique, étudiants, réfugiés, artistes… Ils témoignent des solidarités concrètes et spirituelles qui ont permis à la société civile ukrainienne de se soulever et de s’organiser depuis l’invasion de l’Ukraine à grande échelle par la Russie le 22 février 2022.

La projection sera suivie d’un débat

Rémi Lainé, président de la Scam et
Judith Abitbol pour Godot production,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Gratter la terre pour y découvrir les fleurs/ Hélène Hazera BOUM !
de Judith Abitbol

2023 – 95 minutes – produit par Godot Production, Normandie Images, la SACEM et Prorati

Lauréat de la bourse « Brouillon d’un rêve » de la Scam

En m’adressant directement, et intimement, à Hélène Hazera, j’ai tenté de réaliser le portrait d’une figure importante des contre-cultures de la fin des années 60-90, en France. Membre des Gazolines, membre du F.H.A.R. (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire), activiste LGBT infatigable, Hélène Hazera a créé la commission Trans et SIDA au sein d’ACT UP, une de ses grandes fiertés. Une femme à l’immense culture, drôle, lucide, folle de poésie et de musique. Sa fierté, sa vraie revanche sur une vie qui a démarré dans des années où le désir et la nécessité de changer de genre n’avaient rien d’évident, fut de devenir la première journaliste transgenre d’un grand quotidien national, Libération, productrice à Radio France et à France TV.

Rémi Lainé, président de la Scam,
Claire Second et Les Films du temps scellé,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire

Mascarades
de Claire Second

2023 – 59 minutes – produit par Les Films du temps scellé

Lauréat de la bourse « Brouillon d’un rêve » de la Scam

Dans les Hauts-Plateaux boliviens, les habitants et habitantes du village de Tomave cultivent du quinoa et élèvent des lamas. Ils se déguisent, chantent et rient pour appeler la pluie et lancent pétards et confettis pour la Terre-Mère. Mais des ingénieurs agronomes venus de la ville rôdent autour du village, des technologies agricoles plein les bras, bien décidés à rationaliser les pratiques. C’est le prélude d’une étrange mascarade.