Partenaires de longue date, TV5MONDE, la chaîne de la francophonie, et la Scam viennent de signer un nouveau contrat qui s’inscrit dans le cadre d’une relation bilatérale renforcée à compter de 2021.

Cet accord garantit une juste rémunération aux auteurs et autrices de la Scam, et couvre l’ensemble des exploitations de ses chaînes et services numériques dont la plateforme de vidéo à la demande gratuite TV5MONDEplus.

Il consolide ainsi le lien fort entre la Scam et TV5MONDE, partenaire majeur de la création audiovisuelle francophone présent sur les cinq continents et offre un rayonnement international aux répertoires de la Scam.

Nous nous réjouissons de ce nouvel accord avec la Scam et l’ensemble des ayants-droit qu’elle représente dont nous sommes heureux de diffuser les œuvres et de faire connaître le travail sur l’ensemble de la planète.

Yves Bigot, président directeur général de TV5MONDE

Je me réjouis de cet accord et je salue le dynamisme de TV5MONDE dont le rôle international pour la francophonie est déterminant. La Scam est heureuse tout à la fois de pouvoir agir en faveur de ses membres et de leurs justes rémunérations et de participer ainsi à la diffusion de la création française au-delà de nos frontières.

Hervé Rony, directeur général de la Scam

À propos de TV5MONDE

TV5MONDE, la chaîne de la francophonie, a pour vocation de promouvoir la création francophone et la langue française à travers le monde. Présent dans 198 pays et auprès de 403 millions de foyers, TV5MONDE, qui sous-titre ses programmes en 13 langues, est l’un des plus grands réseaux mondiaux de télévision avec 8 chaînes généralistes régionalisées, 2 chaînes thématiques et une plateforme francophone mondiale gratuite de vidéo à la demande, TV5MONDEplus. La chaîne fait rayonner les programmes de ses chaînes partenaires, ses émissions propres et diffuse des œuvres francophones.

À propos de la Scam

La Scam rassemble 49 000 auteurs et autrices qui explorent toutes les formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle négocie en leur nom, collecte et répartit leurs droits d’auteur (plus de 112 millions d’euros en 2020). Elle défend leurs intérêts en menant une action culturelle pour la promotion de leurs œuvres. Elle organise des rencontres professionnelles, propose des bourses d’écriture et des prix et assure le financement de manifestations et organismes dédiés.

Contacts presse

Scam – Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27
TV5MONDE – Carole Reichardt – Directrice adjointe de la communication – carole.reichardt@tv5monde.org – 01 44 18 55 62 / Audrey Rolland – Attachée de presse – audrey.rolland@tv5monde.org – 01 44 18 48 10 / 06 77 41 93 6

TV5MONDE

YouTube et la Scam (Société civile des auteurs multimedia) annoncent le renouvellement, pour une durée de 4 ans, de leur accord concernant la mise à disposition du répertoire de la Scam sur le service de partage de vidéos en ligne.

Cet accord, qui prend le relais de celui initialement conclu en 2010 puis renouvelé en 2018, conforte la collaboration entre les deux entités. Il inscrit dans le long terme la reconnaissance des droits des autrices et auteurs représentés par la Scam, et leur garantit une juste rémunération pour l’exposition de leurs œuvres sur YouTube.

La Scam représente désormais plus d’un millier d’auteurs et d’autrices dans des thématiques diverses, telles que le lifestyle, la culture, les sciences, ou encore le sport, à travers des reportages, interviews, tutoriels… pour lesquels YouTube est aujourd’hui devenu le vecteur principal de diffusion.

« Ce nouvel accord avec la Scam illustre notre ancrage, depuis de nombreuses années désormais, dans l’écosystème audiovisuel français, avec une ambition commune : accompagner les auteurs dans la gestion de leurs œuvres, participer à la création de valeur et promouvoir les créations originales françaises dans le monde entier ».

Justine Ryst, directrice générale YouTube France

« Je me réjouis que la Scam et YouTube aient pu trouver un nouvel accord pour la gestion des droits des vidéastes. Ceci démontre tout à la fois la volonté d’un acteur majeur du net d’assurer le respect des droits d’auteur et le dynamisme du répertoire de la Scam, en particulier celui des « influenceurs » et des « vulgarisateurs » du net qui apportent un regard nouveau sur le réel ».

Hervé Rony, directeur général de la Scam

A propos de YouTube

Lancé en mai 2005, YouTube permet à des milliards de personnes de découvrir, regarder et partager des vidéos originales. YouTube offre un espace où les internautes peuvent discuter, s’informer et inspirer d’autres vidéastes à travers le monde et où les créateurs de contenus et les annonceurs de toutes tailles peuvent être diffusés. YouTube est une filiale de Google.

 

A propos de la Scam

La Scam rassemble 49 000 auteurs et autrices qui explorent toutes les formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle négocie en leur nom, collecte et répartit leurs droits d’auteur (plus de 112 millions d’euros en 2020). Elle défend leurs intérêts en menant une action culturelle pour la promotion de leurs œuvres. Elle organise des rencontres professionnelles, propose des bourses d’écriture et des prix et assure le financement de manifestations et organismes dédiés.

Contacts presse

You Tube – Charles Savreux – presse-fr@google.com – +33 (0)1 42 68 97 44
Scam – Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr – +33 (0)6 73 84 98 27

 

La Scam, Société civile des auteurs multimedia, et Sybel, plateforme de diffusion de contenus audio à la demande, se félicitent de la signature d’un accord inédit pour les droits d’auteur, le premier du genre entre une plateforme de diffusion de contenus audio (avec et sans abonnement) et la Scam.

Au moment où la production de podcasts natifs connaît une forte dynamique, portée par des usages en pleine croissance, l’accord entre Sybel et la Scam a pour objectif de renforcer et professionnaliser les droits des autrices et auteurs d’œuvres audio-digitales. Ceux-ci percevront, comme c’est déjà le cas pour la radio, des droits pour la diffusion de leurs œuvres sur Sybel.

L’accord couvre aussi bien les créations originales de Sybel que les podcasts natifs des studios indépendants et les programmes sonores des radios, en diffusion gratuite comme payante.

Il permet d’aménager les meilleures conditions pour l’exposition du répertoire de la Scam dans toute sa diversité – documentaires, reportages, enquêtes, investigations, chroniques, témoignages, débats, entretiens, etc.

« Ce nouvel accord que je salue consolide la protection du droit d’auteur pour les créateurs et créatrices d’œuvres sonores. Intervenant après la signature de nombreux accords dans ce secteur, l’accord avec Sybel confirme le rôle de la Scam et sa capacité d’adaptation aux formes innovantes de diffusion et de création radiophonique. »

Hervé Rony, directeur général de la Scam

« Nous nous réjouissons de ce partenariat avec la Scam qui participe à la mise en place d’un écosystème vertueux au sein d’un secteur important de l’industrie culturelle française et contribue au financement de la création audio. Il intervient dans la foulée de notre récent partenariat avec le PIA, syndicat des Producteurs Indépendants Audio, qui pour la première fois, prévoyait un partage de la valeur entre les créateurs et la plateforme. »

Virginie Maire, Présidente de Sybel

A propos de la Scam

La Scam rassemble 49 000 auteurs et autrices qui explorent différentes formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle discute, collecte et répartit leurs droits d’auteur, défend leurs intérêts et mène une action culturelle ambitieuse.

A propos de Sybel

Fondée par Virginie Maire et Matthieu Viala, Sybel est la plateforme de streaming audio qui propose des heures de podcasts, créations originales exclusives, documentaires inédits, livres audio. Élue “Meilleure application de l’année toutes catégories confondues” par Google seulement six mois après son lancement, et sélectionnée dans le Top 50 des start-ups Européennes (TechCrunch). Cette alternative aux écrans offre un catalogue riche et diversifié axé sur la culture, l’éducation et le divertissement. Entreprise de la French Tech et acteur du rayonnement de la culture française à l’international, Sybel est aujourd’hui disponible en français, en espagnol et en anglais.

Contacts presse

Scam – astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27
Sybel – Laurence Gallot – laurence@mondayconseil.com – 06 24 11 00 80
Sybel – Antoine Banet-Rivet – antoine@mondayconseil.com – 06 21 72 35 27

Alors que le Paris Podcast Festival ouvre ses portes aujourd’hui à la Gaîté Lyrique et s’apprête à célébrer la créativité et le dynamisme foisonnant du secteur du podcast en France, Paradiso Media et la Scam annoncent la signature d’un accord qui renforce les droits des auteurs et autrices d’œuvres audio-digitales.

Le studio de podcasts prend ainsi la suite de Binge Audio, Bababam, Louie Media, Nouvelles Écoutes, Slate audio, Initial studio…, dans la signature de ces accords qui sécurisent et valorisent le rôle central des créateurs et créatrices de podcasts tout en leur garantissant une juste rémunération.

Lorenzo Benedetti, co-fondateur et CEO de Paradiso Media : « Paradiso Media est fier d’accompagner depuis plus de 2 ans de nombreux talents dans la création de podcasts à la fois ambitieux et populaires à destination de nos partenaires, les plateformes audio-digitales. En tant que producteurs et maintenant diffuseurs, c’est une priorité de garantir une juste rémunération de nos auteurs et autrices. Grâce à cet accord, nous poursuivons cette démarche en renforçant leurs droits et en contribuant à l’amélioration des conditions de leur rémunération, favorisant ainsi un partage de valeur essentiel à notre écosystème. »

Hervé Rony, directeur général de la Scam : « La Scam se réjouit tout particulièrement d’inaugurer cette 4ème édition du Paris Podcast Festival par la signature d’un nouvel accord sur les droits d’auteur avec Paradiso Media. Cet accord est le symbole de ce que doit être l’écosystème vertueux et pérenne du secteur du podcast, auquel tous les acteurs doivent contribuer, en particulier les plateformes de streaming. »


A propos de Paradiso Media

Paradiso Media crée des podcasts originaux de fiction et de documentaire, à destination des adultes et de la jeunesse, pour la France et l’international. Drame, comédie, société, intime, thriller, science-fiction, jeunesse. Nous voulons explorer de nouveaux territoires créatifs mais aussi questionner l’époque, ses normes, ses valeurs, ses récits. Fondé en 2019 par Lorenzo Benedetti, Louis Daboussy et Benoit Dunaigre, le studio a déjà produit près de 30 programmes avec, entre autres : L’Affaire B52, Frootch, Brut., Défense de Filmer, Mes 14 ans, Habana business club, À Propos de mon film, Chosen, Cornebidouille, L’École des Loisirs à écouter, etc. en partenariat avec Spotify, Audible, Deezer, Sybel ou Stitcher. Les programmes du studio totalisent aujourd’hui plus de 100 heures de programmes audio multilingues et plusieurs millions d’écoutes.

A propos de la Scam

La Société civile des auteurs multimédia rassemble 49 000 auteurs et autrices unies autour de toutes les formes de créations du réel : audiovisuelles, sonores, littéraires, journalistiques, de traduction, photographiques, dessinées, innovantes et émergentes. Partenaire historique du Paris Podcast Festival et de la création radiophonique, la Scam est présente cette année encore autour d’une programmation riche et variée : table ronde sur le fonds de création sonore DGMIC Scam, masterclass sur l’écriture documentaire suivi d’un atelier pour appréhender les rouages du droit d’auteur. Enfin, la remise du Prix Scam du Podcast Documentaire, dimanche 17 novembre, lors de la cérémonie de clôture.


Contacts presse

Scam – astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27
Paradiso Media – gaelle.job@gmail.com – 07 61 18 70 41

Entretien avec Damien Couvreur, directeur France des séries Netflix, par le journaliste Augustin Faure pour la lettre Astérisque n°64.

AUGUSTIN FAURE — Comment Netflix décide-t-il des modalités de traduction de ses films ? Avez-vous une politique globale visant à couvrir tous les formats sans distinction (sous-titres, voice-over, doublage, etc.) pour laisser le choix à l’abonné, ou décidez-vous au cas par cas, selon les spécificités des programmes ?

DAMIEN COUVREUR — Quelle que soit la forme du contenu, notre approche est toujours la même : être à la fois respectueux de la démarche créative d’un côté, et se demander comment nous pouvons contribuer à maximiser le plaisir de l’expérience des contenus que nous donnons à nos abonnés, de l’autre. Globalement, que ce soient des documentaires, des fictions ou des séries, notre conviction est que les bonnes histoires voyagent partout et peuvent trouver un public au sein des 190 pays où Netflix est présent. Il s’agit donc pour nous de faciliter la rencontre avec des histoires, qui sont souvent très locales, et nous souhaitons que l’expérience de visionnage soit simplifiée par le doublage ou le sous-titrage, tout en étant le plus fidèles possible à toutes les nuances culturelles présentes dans nos contenus locaux. Nous évaluons le potentiel de chaque projet : va-t-il trouver un public en Pologne ou aux États-Unis par exemple ? En fonction de cela, nous envisageons la pertinence, ou non, de doubler ou sous-titrer dans telle ou telle langue. La problématique est toujours de savoir si nous allons faire du voice-over, du doublage intégral ou du sous-titrage, s’il est essentiel pour les créateurs d’entendre la voix des personnes qui s’expriment dans leur langue originale, par exemple. Notre principe, en particulier dans le cas des Netflix Originals, est que le paquet de langues doublées et sous-titrées soit le plus important possible. Nous avons des pratiques assez dynamiques et offensives sur ce sujet. Nous disposons d’au moins trente langues sous-titrées ou doublées. Le chiffre a augmenté depuis nos débuts, et, parmi ces trente langues, il y en a que nous commençons à doubler alors que nous ne le faisions pas jusqu’à présent. Il est important de se rappeler que le service Netflix repose beaucoup sur l’innovation, et je pense que le doublage et le sous-titrage font intégralement partie de cette philosophie. Notre travail en interne est d’analyser les retours d’opinion sur les contenus que nous avons doublés et sous-titrés pour améliorer l’expérience des membres.


Sur l’ensemble de votre catalogue, quelle est la proportion de films qui ont besoin d’une traduction ?

100 %. Nous sommes capables d’analyser à un niveau macro les préférences de nos membres et d’adapter de la sorte les langues et le sous-titrage à leurs pratiques. La stratégie de doublage ou de sous-titrage dépend donc de ces différences selon les territoires. Par exemple, il y a des pays européens comme la France, l’Allemagne, l’Autriche ou l’Italie où le doublage est majoritaire. Et d’autres, comme ceux d’Europe du Nord ou la Suisse, où l’on regarde plus de programmes sous-titrés. Il y a donc moins de pertinence à les doubler. La force de Netflix est de savoir proposer à chaque membre un contenu qui va résonner en lui et qu’il va ainsi avoir envie de regarder. Nous avons cette capacité d’optimiser l’expérience de chacun, et le doublage et le sous-titrage sont des leviers pour cela.


Le sous-titrage est-il systématique pour tout film étranger ?

Nous couvrons tous les titres qui ne sont pas déjà en français avec des sous-titres français. Tous les documentaires publiés en France, qui ne sont pas déjà en français, sont systématiquement localisés en français.


Quel est le processus du choix du traducteurs / adaptateur ?

Nous travaillons avec des sociétés de traduction qui gèrent les traducteurs individuels travaillant sur le contenu Netflix.


Quels sont les délais moyens entre le moment où Netflix choisit le catalogue pour l’année et le moment où il lance la production de l’adaptation des films ?

Cela varie énormément d’un contenu à l’autre et cela n’est pas une métrique que nous suivons forcément.


À propos de votre rapport à l’innovation et aux retours d’expériences, comment s’est passée la transition entre l’ancien système Hermès de sous-titrage, très polémique, et la situation actuelle, où vous faites appel à des vendors ? La société VDM est-elle toujours votre principal prestataire en termes de sous-titrage ?

La philosophie est la même dans à peu près tous les secteurs de Netflix : nous avons des équipes internes dont le travail est d’assurer le suivi des projets, pour qu’il y ait de la cohérence et pour maintenir cette idée d’innovation dans les pratiques. Comme la plupart des chaînes de télévision ou des studios de cinéma, nous faisons également appel à des prestataires extérieurs pour suivre les étapes de doublage. Nous parlions d’innovation et d’évolution, et même si ce n’est pas un exemple de documentaire, je le trouve très parlant : nous avons lancé il y a un mois la première série d’horreur française, Marianne. Une innovation assez incroyable pour ce contenu a consisté, pour la version anglaise, à faire appel à un réalisateur de films d’horreur américain, qui a lui-même supervisé le doublage en anglais, afin de conserver une cohérence artistique et que l’expérience soit au plus proche de celle proposée dans la langue originale.


Ce choix de réalisateur a-t-il été fait par Netflix ou par le créateur de la série ?

Il a été fait par notre équipe basée aux États-Unis qui supervise les doublages en langue anglaise.
Nous avons choisi pour cela Joe Lynch, réalisateur de Détour Mortel 2, et de Point Blank, une production Netflix mise en ligne en juillet 2019. Mais c’est une belle expérience quand on pense aux passerelles, aux possibilités de créer des collaborations entre les créateurs de plusieurs pays et de pouvoir ainsi retranscrire finement des nuances culturelles. Nous sommes fiers de cette dynamique, qui ne cesse de progresser.


À quel moment le sous-titrage et le doublage entrent-ils dans le traitement de vos films : en amont, ou en fin de course ?

Nous disposons sur Netflix de contenus très différents. Certains que nous obtenons une fois terminés, d’autres que nous commissionnons sur la base d’une idée. Il n’y a pas vraiment de règles. Dans le cas des documentaires, des séries ou des films originaux, qui sont vraiment aujourd’hui le cœur de notre activité, nous savons d’ores et déjà que nous allons les offrir doublés et sous-titrés.
La répartition peut évoluer, mais les contenus français sont globalement sous-titrés dans les trente langues dont nous parlions, et doublés dans huit à dix langues. La différence pour le documentaire, c’est qu’il y a une tendance à faire un peu plus de voice-over que de doublage traditionnel, car ce sont les normes, ou du moins la tendance audiovisuelle actuelle. Pour autant, si la voice-over ne convient pas à un membre Netflix cinéphile, il pourra passer en deux clics à la version sous-titrée.


En termes de rémunération, comment Netflix s’aligne-t-il sur les recommandations de la profession des traducteurs/sous-titreurs, qui sont aux alentours de 6 euros la minute, pour trente minutes de programme sous-titré par jour pour un travail de qualité ?

Le doublage et le sous-titrage sont des étapes essentielles pour nous car ce sont les clés de la qualité de l’expérience du visionnage de contenus sur Netflix. Dès lors, vous pensez bien que notre position là-dessus consiste à dire que c’est une expertise, un savoir-faire et qu’il faut trouver un moyen de rémunérer les gens à leur juste valeur, de manière équilibrée. Nous avons une grille tarifaire pour garantir que les traducteurs sont payés de manière appropriée et cohérente pour le travail précieux qu’ils effectuent. Cette grille est créée sur la base de recherches approfondies du secteur et est mise à jour en fonction des besoins.


Netflix a-t-il mis en place des contrats-types pour l’adaptation, le sous-titrage, le voice-over, ou bien ce sont les laboratoires qui sont maîtres en la matière ?

Nous avons créé des guides afin d’aider nos partenaires à comprendre les attentes et les meilleures pratiques. Ces guides sont disponibles en ligne et sont des documents vivants. Les commentaires sur les guides peuvent être donnés directement sur le site Web. Nous surveillons ces feedbacks parmi d’autres signaux et publions des mises à jour périodiquement.


La signature des auteurs de sous-titres est-elle bien toujours présente à la fin des génériques de programmes Netflix ?

Mon expérience d’utilisateur assidu de Netflix me fait dire que oui. Il faudrait s’assurer que c’est bien le cas, mais encore une fois, c’est conforme aux usages de la profession, nous ne sommes pas là pour nous y soustraire. Nous produisons des contenus en France avec des contrats de droit français. Notre point de vue est de respecter les usages en vigueur sur chaque territoire. Nous pouvons toujours ensuite rencontrer au cas par cas des spécificités qui amènent des changements et de l’innovation.

 

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Molotov et la Scam annoncent la signature d’un accord pour la rémunération des auteurs et autrices d’œuvres audiovisuelles diffusées sur le service français n°1 de distribution en OTT de chaînes de télévision gratuites ou payantes, en direct ou en « replay », Molotov.tv.

Tout comme Molotov se donne pour mission de « réinventer la manière de consommer la télévision », la Scam se félicite de permettre à ses auteurs et autrices de bénéficier pour la première fois d’une juste rémunération pour la diffusion de leurs œuvres portées par un service de distribution novateur dont l’offre principale repose sur de nombreuses chaînes de la TNT gratuites.


Grégory Samak, Directeur Général de Molotov
: « Pour la première fois, une société de droits d’auteur de premier plan prend en compte la spécificité du modèle de Molotov qui place notamment la distribution gratuite des chaînes de la TNT au cœur de sa stratégie de croissance. C’était essentiel pour nous de démontrer qu’il existe une manière raisonnable et vertueuse pour les auteurs et un distributeur tel que nous de s’entendre pour mieux mettre en valeur et rémunérer la création audiovisuelle, comme s’y attache le modèle unique de Molotov.»


Hervé Rony, Directeur Général de la Scam :
« Cet accord innovant, le premier signé entre Molotov et un organisme de gestion collective de droits d’auteur, permet non seulement de régulariser la situation de Molotov au regard des droits des auteurs représentés par la Scam, mais pose aussi les bases d’un accord durable et modulable selon les évolutions du modèle économique de notre nouveau partenaire. Il prévoit également l’avenir proche puisque les deux parties se sont déjà donnés rendez-vous pour étendre la couverture de leur accord à l’activité émergente de l’AVOD, qui constitue un axe important de développement pour Molotov et sur laquelle la Scam porte une grande attention, à l’aune de l’arrivée de nouveaux acteurs économiques sur ce segment de marché. »


A propos de la Scam

La Société civile des auteurs multimédia rassemble 46 000 auteurs et autrices unis autour de toutes les formes de créations du réel : audiovisuelles, sonores, littéraires, journalistiques, de traduction, photographiques, dessinées, innovantes et émergentes. La Scam les représente auprès des producteurs, des diffuseurs, des éditeurs, des distributeurs… Elle négocie, collecte et répartit leurs droits patrimoniaux. Elle affirme leur droit moral et mène, grâce au dispositif de rémunération pour copie privée, une ambitieuse action culturelle pour promouvoir la création.

A propos de Molotov

Fondée par Jean David Blanc (fondateur d’AlloCiné) et Pierre Lescure (co-fondateur de Canal+), Molotov est une plateforme de streaming qui révolutionne l’accès à la télévision, disponible sur tous les écrans et appareils connectés (TechCrunch). Molotov offre une expérience inédite associant dans une même interface les programmes linéaires et non-linéaires de près de 180 éditeurs et chaînes de télévision. Sélectionnée dans l’indice gouvernemental French Tech 120, parmi le 10 Top Start-ups LinkedIn 2020, et distinguée à quatre reprises ‘‘Meilleure application de l’année’’ par les utilisateurs de l’App Store (Apple), de Google Play (Android) et par AppAnnie, Molotov compte, après 4 années d’existence, près de 13 millions d’utilisateurs, devenant ainsi le leader français de la distribution de programmes en streaming.


Contact presse

Scam : astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27 – scam.fr
Molotov : presse@molotov.tv – molotov.tv