À la suite de l’Année du documentaire 2023, la Scam, ARTE et le CNC ont le plaisir de vous convier à ce 5e volet de la série de rencontres « Le Documentaire : matière à penser ».

Les images manquantes

La question de l’Image Manquante, posée par le cinéaste Rithy Panh dans son film éponyme, donne son titre à notre journée d’échanges et de réflexion.
Elle propose d’explorer les vécus invisibilisés dont la persistance dans la Mémoire résiste à l’effacement et au silence.
Image tabou, image interdite, image-preuve, image en contrepoint de l’image officielle.
Quand l’image manque, l’imaginaire reste un terreau fertile pour la production de représentations et d’incarnations.
D’où la mobilisation des imaginaires cinématographiques et visuels pour incarner des réalités dépossédées d’images.

Depuis le siècle passé, les régimes dictatoriaux, autoritaires ou coloniaux s’évertuent au contrôle strict de la production d’images. Documentaristes, scientifiques ou philosophes n’ont eu de cesse d’enquêter, analyser, dévoiler et fait ressurgir la rémanence d’une iconographie occultée. Leurs travaux contribuent à la construction d’une mémoire collective, contre l’injustice et l’indignité.

Le programme de la journée se penchera ensuite sur les notions d’ »image de comblement ».  L’accès croissant aux technologies de l’intelligence artificielle apporte de nouvelles perspectives.  L’algorithme est-il une issue ou un leurre ?

Pour le dernier débat de la journée, nous aborderons, avec des réalisatrices qui se sont saisies de la question à bras-le-corps,  l’absence ou la difficile représentation de certaines réalités et récits chers aux femmes qui depuis longtemps font défaut à l’imaginaire collectif.

Programme

11h : Keynote – Dialogue entre Raphaëlle Branche – historienne, réalisatrice, et Camille Ménager – réalisatrice, autour des images de la torture en Algérie.
11h30 : Table ronde en présence de Rithy Panh – réalisateur et auteur (en visio), avec Christophe Bataille – éditeur et auteur, animée par Fabrice Puchault – directeur de l’unité Société et Culture chez ARTE
14h30 : Étude de cas avec Mathias Théry – réalisateur et Jean-Michel Frodon – auteur et critique, autour des documentaires Isaac Asimov, l’étrange testament du père des robots, La Sociologue et l’ourson et La Cravate.
15h30 : Table ronde « Femmes, les récits manquants » avec Marie Bottois – réalisatrice, Diane Sara Bouzgarrou – cinéaste et plasticienne, Yamina Zoutat – réalisatrice  et Camille Froidevaux-Metterie – philosophe, animée par Élodie Font – journaliste et autrice

Raphaëlle Branche

Professeure d’histoire contemporaine et réalisatrice, ses travaux portent essentiellement sur les violences en temps de guerre, de leurs conceptions à leurs perpétrations et à leurs mémoires. Centrés sur la guerre d’indépendance algérienne, ils s’articulent autour de la nature des armées engagées, des normes mobilisées dans ces conflits particuliers que sont les guerres de guérilla et des dimensions genrées des conflits armés en général. Pour son prochain livre, elle se consacre aux liens entre expériences de guerre et familles françaises, autour de la guerre d’Algérie. Elle entreprend, enfin, de creuser plus spécialement l’histoire des frères et des sœurs. Elle coréalise en 2022 la série documentaire en six épisodes « En guerre(s) pour l’Algérie » et publie « En guerre(s) pour l’Algérie : témoignages ».

Camille Ménager

Historienne de formation (Paris 1 / école doctorale de Sciences Po), Camille Ménager écrit et réalise des films documentaires d’histoire. Elle s’intéresse notamment aux questions transverses entre l’histoire et la mémoire, aux parcours de(s) femmes dans l’histoire et à l’histoire de l’image de guerre. Ses films, principalement réalisés avec des images d’archives, interrogent la question des traces documentaires du passé et du récit contemporain de notre histoire collective. Récemment, elle a réalisé « La Tragique histoire de l’éléphant Fritz », « Le Siècle de Sabine Weiss » et « Sur les traces de Gerda Taro.» Elle a coanimé de 2011 à 2018 un atelier artistique sur la fabrication des images de guerre et leur réutilisation dans les films documentaires, à Sciences P Paris.

Rithy Panh

Né en 1964 à Phnom Penh au Cambodge, Rithy Panh échappe aux camps de la mort des Khmers rouges alors qu’il n’a que 15 ans. Dans les années 1980, il vient étudier en France à l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). À la suite de sa formation, il signe son premier documentaire, « Site 2 » (1989), qui se concentre sur les camps de réfugiés cambodgiens. Dès lors, il n’aura de cesse de montrer la tragédie de son pays à travers des documentaires. En 2013, il reçoit le prix Un Certain Regard pour « L’Image manquante ». Avec Christophe Bataille, il coécrit un essai du même nom. En 2020, Rithy Panh obtient le prix du meilleur documentaire à la Berlinale pour « Irradiés ». Le même festival lui dessert l’Ours d’Argent en 2022 pour son œuvre « Everything will be ok ». Parallèlement à ses activités d’auteur et de réalisateur, il crée le centre Bophana, dédié à la restitution, la protection et la mise en valeur du patrimoine audiovisuel cambodgien.

Christophe Bataille

Écrivain et éditeur aux éditions Grasset depuis 1995. En 1993, il publie son premier roman, « Annam » aux éditions Arléa et obtient le prix du Premier roman et le prix des Deux Magots en 1994. « Absinthe », son deuxième roman, obtient le prix de la Vocation en 1994. Depuis ses romans sont publiés aux éditions Grasset. Après sa rencontre avec Rithy Panh en 2005, ils coécriront deux ouvrages et coréaliseront deux films. Le premier, « L’Élimination », est un récit intensément personnel mêlant des fragments de son itinéraire dans l’enfer Khmer rouge et une réflexion sur le travail de cinéaste qu’il a mené par la suite au Cambodge auprès des bourreaux. Il sera adapté en film sous le nom de « L’image manquante ».

Mathias Théry

Réalisateur français né en 1980. Lors de ses études aux Arts Décoratifs de Paris, il s’intéresse à la photographie puis se tourne vers le documentaire. « La Vie après la mort d’Henrietta Lacks », son premier film, a été primé dans de nombreux festivals. Il a ensuite réalisé presque tous ses films avec Étienne Chaillou. Ensemble, ils explorent de nouvelles formes de narration et se tournent vers le cinéma avec « La Sociologue et l’ourson » puis « La Cravate ». Il réalise, en 2022, « Isaac Asimov, l’étrange testament du père des robots ».

Jean-Michel Frodon

Journaliste, critique de cinéma et enseignant, notamment à Sciences Po Paris (SPEAP, Programme d’expérimentation en art politique), et professeur honoraire de l’université de Saint Andrews (Écosse). Il a été responsable des pages cinéma du « Monde » et a été directeur des « Cahiers du cinéma », il collabore aujourd’hui régulièrement aux sites d’information « Slate.fr » et « AOC » et à de nombreuses publications françaises et étrangères. L’ensemble de ses textes est accessible sur son blog « Projection publique ». Il est l’auteur ou le directeur d’une trentaine d’ouvrages sur le cinéma dont « Le Cinéma français de la Nouvelle Vague à nos jours », « La Projection nationale », « Le cinéma et la Shoah », « Robert Bresson », « Conversation avec Woody Allen », « Le Cinéma chinois », « Gilles Deleuze et les images », « L’Art du cinéma », « Le Monde de Jia Zhang-ke », « Cinémas de Paris », « Chris Marker », « 13 Ozu », « Abbas Kiarostami, l’œuvre ouverte », « Le Cinéma à l’épreuve du divers ». Il est également commissaire d’exposition, auteur d’installations vidéo et programmateur.

Marie Bottois

Réalisatrice et monteuse. À la suite de sa formation à l’École documentaire de Lussas, elle réalise « Slow-ahead » (Le Grec, 20’, 2015). En parallèle de son travail de monteuse, elle explore les techniques artisanales du cinéma argentique au sein de deux laboratoires partagés : l’Etna et l’Abominable. Elle produit et réalise « Le Passage du col » en 2022. Le film remporte le prix du Meilleur court-métrage attribué par Doc Alliance en 2023 et est présélectionné pour le César 2024 du court-métrage documentaire.

Camille Froidevaux-Metterie

Philosophe, Camille Froidevaux-Metterie travaillent sur les thématiques liées au corps des femmes dans une perspective phénoménologique. Elle est notamment l’autrice de « La révolution du féminin »  (2015, Folio 2020), « Seins. En quête d’une libération » (2020, Points 2022), « Un corps à soi » (2021, Points 2023) et « Un si gros ventre. Expériences vécues du corps enceint »(Stock 2023). Attachée à la diversification des registres d’expression et de diffusion, elle est aussi l’autrice d’un premier roman, « Pleine et douce » (Sabine Wespieser, 2023), qui explore de façon littéraire ses thèmes « corporels ». Enfin, étudiant la question des répercussions des luttes féministes sur les hommes, elle a été la conseillère scientifique de deux documentaires, « Les mâles du siècle » (Lamproduxion 2021) et « Les petits mâles » (Lamproduxion 2023).

Diane Sara Bouzgarrou

Elle réalise des films qui placent l’expérience intérieure au cœur d’une œuvre traversée par la question de la solitude, l’histoire du corps, et la mémoire. En 2017, elle réalise le documentaire « Je ne me souviens de rien », plongée vertigineuse dans son propre trauma dont elle choisit de rassembler les fragments à la manière d’un film de « found footage ». En 2020 sort son premier long-métrage, « The Last Hillbilly », coréalisé avec Thomas Jenkoe, qui fait sa première à l’ACID Cannes et connaît un grand succès en festivals. Lauréate de la Villa Albertine en 2023, elle travaille sur son deuxième long-métrage avec Thomas Jenkoe, ainsi que sur « Mon cœur ne bat pour personne », un moyen-métrage coproduit par ARTE.

Yamina Zoutat

D’origine algérienne et italienne, née en Suisse, Yamina Zoutat a d’abord travaillé pendant plus de dix ans comme chroniqueuse judiciaire à Paris. La cour criminelle a été son « école de cinéma ». Son premier film, « Les Lessiveuses », consacré aux mères qui font la lessive pour leur fils condamné à une longue peine de prison, est ensuite adapté à l’opéra. Dans « Retour au palais », elle explore de façon intime le palais de justice de Paris, de la souricière jusqu’aux toits. « Chienne de rouge », son long-métrage sur le sang, fait sa première mondiale à Cinéma du Réel en 2023. Prix du Public à DocumentaMadrid et Mention Spéciale du Jury au Festival DMZ en Corée du Sud, le film circule sur tous les continents puis sort au cinéma en France en février 2024.

Dans le cadre de l’Année du documentaire 2023, la Scam, ARTE et le CNC ont le plaisir de vous convier à ce 4e volet de la série de rencontres « Le Documentaire : matière à penser ».

Le documentaire a-t-il un genre ?

Alors que les changements de paradigmes des discours féministes et queer se sont désormais répandus au-delà des cercles universitaires et militants pour toucher des sphères beaucoup plus larges, des générations de cinéastes reconnus ou novices répondent, dans leurs pratiques, à transformer récits, regards et points de vue.

Leurs œuvres construisent une contre-culture à la norme « patriarcale », qui reste majoritaire. Comment s’incarnent ces subjectivités, et peut-on parler de « genre » (dans le sens du « gender » anglais) dans le cinéma documentaire ? Si le genre ne se confine pas forcément à l’identité, toute vision est-elle forcément genrée ? Et comment se construit alors l’identification ?

Programme

10h30 : Introduction par Paul B. Preciado, philosophe, écrivain et réalisateur, animée par Fabrice Puchault, responsable de l’unité Société et Culture chez ARTE
11h30 : Conversation entre Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, cinéastes et artistes, animée par Elisabeth Lebovici, historienne de l’art, journaliste et critique d’art
14h30 : Entretien avec Kirsten Johnson, réalisatrice et directrice de la photographie documentaire, mené par Rémi Lainé, président de la Scam et réalisateur, et Marie Mandy, réalisatrice
16h30 : Masterclass avec Tabitha Jackson, réalisatrice, avec traduction par Marguerite Capelle

Paul B. Preciado

Paul B. Preciado est philosophe, écrivain et commissaire d’exposition. Il est un des penseurs contemporains les plus importants dans le domaine des études du genre, des politiques sexuelles et du corps. Chroniqueur régulier de nombre de journaux et de magazines français (Libération et Mediapart) et étrangers, il est l’auteur d’une œuvre puissante et originale largement traduite dans le monde (Manifeste contra-sexuel, Diable Vauvert, 2011 ; Testo-junkie : sexe, drogue et biopolitique, Grasset, 2008 ;  Pornotopie, Climats, 2011 ; Un appartement sur Uranus, préface de Virginie Despentes, Grasset, 2019 ; Je suis un monstre qui vous parle, Grasset, 2020).

Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

Les cinéastes et artistes Joana Hadjithomas et Khalil Joreige travaillent entre photographie, installations, vidéo et cinéma, qu’il s’agisse de films documentaires ou de fiction. Ils questionnent la narration, la fabrication des images et des représentations, la construction des imaginaires et l’écriture de l’histoire. Leurs films ont été multi-primés : Memory Box (2021), Ismyrna (2016), The Lebanon Rocket Society (2012), Je veux voir (2008), A Perfect Day (2005)… Plusieurs rétrospectives de leurs films ont été présentées dans des institutions renommées. Leurs œuvres font partie des expositions et collections publiques et privées les plus importantes. Ils ont reçu le prestigieux prix Marcel Duchamp en 2017 pour leur projet Inconformités. Joana et Khalil sont tous deux très impliqués dans Metropolis, la cinémathèque de Beyrouth, et sont les cofondateurs d’Abbout Productions avec Georges Schoucair.

Elisabeth Lebovici

Historienne de l’art, ancienne journaliste à Libération et critique d’art, Elisabeth Lebovici collabore depuis les années 1990 à de nombreux ouvrages, séminaires et colloques consacrés aux artistes contemporains et contemporaines, au féminisme, à l’activisme, aux questions de genre et à la théorie queer. Avec Catherine Gonnard, elle a écrit Femmes/artistes, artistes/femmes, Paris de 1880 à nos jours (Paris, Hazan, 2007) et mené une recherche sur l’homosocialité dans les médias francophones des années 1950-1970. Depuis 2006, elle co-dirige un séminaire régulier à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) intitulé Something You Should Know : Artistes et Producteur·ices. Elle a été membre de « Travelling Féministe » autour des archives du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. Ce que le sida m’a fait. Art et activisme à la fin du XXe siècle (Zurich, JRP Ringier, « lectures Maison Rouge », 2017) a inspiré l’exposition Exposé.es au Palais de Tokyo au printemps 2023. Elle tient le blog Le Beau Vice.

Kirsten Johnson

Kirsten Johnson est réalisatrice et directrice de la photographie documentaire. Elle a été la première Américaine à fréquenter la Femis, où elle a fait partie de la cinquième promotion du département de cinématographie. Son dernier film, Dick Johnson is Dead, a remporté un Emmy Award pour la réalisation et le Sundance Jury Prize for Innovation in Nonfiction Storytelling. Il a été présélectionné pour les Oscar et figure dans la collection Criterion, comme son film précédent, Cameraperson. Ce film, un mémoire composé de séquences qu’elle a tournées dans le monde entier, a été salué pour son enquête sur l’éthique du documentaire. Elle a travaillé avec des réalisatrice et réalisateurs tels que Laura Poitras et Michael Moore. Elle est membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences et fait partie des 5 % de femmes membres de l’ASC (American Society of Cinematographers).

 

Tabitha Jackson

Tabitha Jackson, désormais directrice indépendante dans le domaine du cinéma, a été directrice du Sundance Film Festival de 2020 à 2022, après avoir occupé le poste de directrice des programmes de films documentaires de l’institution durant sept ans. Avant de rejoindre Sundance, elle a été responsable des arts et de la performance chez Channel 4 Television à Londres et productrice exécutive de projets théâtraux non fictionnels chez Film4. Avec près de trente ans d’expérience, d’abord en tant que créatrice primée aux Emmy Awards, puis en tant que responsable des commandes et bailleur de fonds, elle s’est engagée en faveur d’une voix indépendante et alternative et continue de rechercher de nouvelles formes d’expression créative.

Dans le cadre de l’Année du documentaire 2023, la Scam, ARTE et le CNC ont le plaisir de vous convier au 3e volet de la série de rencontres « Le Documentaire : matière à penser ».

Raconter avec les images des autres

Le documentaire est l’une des seules formes d’œuvre à utiliser de façon très importante ce que l’on appelle « les archives ». Les images filmées survivent à ceux ou celles qui les ont captées.

Qu’advient-il quand un auteur une autrice s’approprie des images captées par d’autres, professionnels ou amateurs – telles les images d’archives institutionnelles ou privées, images de famille ou trouvées (found footage) –  pour tisser un autre récit ?

Entre preuve, trace, ou écran de projection, « les images des autres » contiennent la possibilité de revisiter un événement, renouveler le regard, interroger la façon dont l’histoire a été dite, faire revivre le hors champ et incarner ce qui a été invisibilisé.

Programme

11h00 : Introduction par Réjane Hamus-Vallée, professeure des Universités, directrice de l’UFR Sciences de l’Homme et de la Société
11h30 : Dialogue entre la réalisatrice Mila Turajlić et la philosophe Marie-Josée Mondzain, animé par Rasha Salti

14h30 : Étude de cas L’histoire oubliée des femmes au foyer avec la réalisatrice Michèle Dominici, la productrice Juliette Guigon et la monteuse Nathalie Amsellem, modérée par Camille Ménager

16h30 : Table ronde animée par Alice Leroy avec
Eleonore Weber, réalisatrice de Il n’y aura plus de nuit
Alain Kassanda, réalisateur de Colette et Justin – Une histoire congolaise
Sylvie Lindeperg, historienne, autrice de Nuremberg, la bataille des images 

Réjane Hamus-Vallée

Professeure au sein de l’université d’Évry Paris-Saclay, centre Pierre-Naville, Réjane Hamus-Vallée dirige le Master « Image et société : documentaire et sciences sociales ». Ses ouvrages de recherches portent sur l’histoire des effets spéciaux et des effets visuels, sur les métiers du cinéma et de l’audiovisuel et sur la sociologie visuelle et filmique.

 

Mila Turajlić

Mila Turajlić étudie la production à la faculté des Arts dramatiques de l’université de Belgrade et les sciences politiques à la London School of Economics, puis obtient un doctorat de l’université de Westminster. Son premier documentaire, « Cinema Komunisto », présenté en avant-première à l’International Documentary Filmfestival Amsterdam (IDFA) et au Tribeca Film Festival, a remporté 16 prix dont le Prix FOCAL pour l’utilisation créative de séquences d’archives. « L’Envers d’une histoire », son second film, est la première coproduction de HBO Europe avec la Serbie, prix IDFA du meilleur long-métrage documentaire. Son prochain film « Ciné-Guerrillas: Scenes from the Labudović Reels » sort en salles le 27 septembre 2023.

 

Marie-José Mondzain

Philosophe, diplômée de l’École normale supérieure, et directrice de recherche émérite au CNRS, Marie-José Mondzain est spécialiste de l’art et des images. Elle a mené des recherches sur l’iconoclasme depuis la période byzantine. Ses derniers travaux concernent la nature du regard, la manière de dire ce que l’on voit et de faire voir. Elle est également l’autrice de nombreux ouvrages parmi lesquels « Image, icône, économie – Les sources byzantines de l’imaginaire contemporain » ou « Confiscation : des mots, des images et du temps ».

 

Michèle Dominici

Michèle Dominici a trouvé l’idée de son premier film en lisant le « New Scientist », alors qu’elle travaillait au musée des Sciences de Londres : « Le Clitoris, ce cher inconnu », diffusé sur ARTE en 2003, fut le premier documentaire consacré à cet organe tabou. Il allait donner le ton à ses créations futures, toutes empreintes d’un souci de transmission et d’émancipation, bref de politique. Suivirent une saga des pionnières du féminisme en Angleterre « Les Suffragettes, ni paillassons, ni prostituées », une photographie de la parité en progrès, « Madame la ministre », un portrait critique de la photographe « Bettina Rheims, la fabrique des Icônes », le portrait inattendu d’une femme qui sût vieillir libre, « Simone Signoret, figure libre », un récit méconnu, voire ignoré, « L‘histoire oubliée des femmes aux foyers », et dernièrement, une lecture féministe de l’ascension de Marilyn Monroe vers la gloire « Devenir Marilyn ».

 

Juliette Guigon

Depuis 2017, Juliette Guigon est productrice chez Squawk . Elle a notamment produit « Il faut ramener Albert » de Michaël Zumstein, Étoiles de la Scam 2023; « Papa s’en va » de Pauline Horovitz, Étoiles de la Scam 2021; « Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée… – Une génération perdue » de Claire Laborey; « Green Boys » d’Ariane Doublet. Elle a également produit des séries web et de grandes enquêtes (« Insecticide : comment l’agrochimie a tué les insectes » de Sylvain Lepetit, Miyuki Droz Aramaki et Sébastien Séga, primé au Figra en 2022. Précédemment, elle fût productrice associée chez Quark Productions avec plus de 110 films produits dont les films de Marion Gervais (« Anaïs s’en va-t-en guerre ») ou de Thomas Balmès (« Happiness », primé à Sundance en 2014), de longs-métrages, « La Sociologue et l’Ourson » et « La Cravate » (sélectionné au César) d’Étienne Chaillou et Mathias Théry. En 2020, elle reçoit le prix Procirep du producteur, partagé avec Patrick Winocour, et totalise 22 Étoiles de la Scam avec 12 films de réalisatrices et 10 films de réalisateurs.

 

Nathalie Amsellem

Monteuse et réalisatrice, Nathalie Amsellem a travaillé sur plus de cinquante films documentaires, dont de nombreux films d’archives comme « Ce qu’ils savaient – Les Alliés face à la Shoah » de Virginie Linhart, « L’Histoire oubliée des femmes au foyer » de Michèle Dominici, ou encore des portraits de femmes : Simone Signoret, Alice Guy, Colette, Tony Morrison et Marie Trintignant. Aux côtés de Mireille Darc, elle a aussi réalisé des films sur l’excision, les femmes sans-abri, les travailleuses du sexe.

 

Éléonore Weber

Éléonore Weber est autrice, metteuse en scène et cinéaste. Jusqu’ici, sa démarche a tour à tour exploré les langages scénique et cinématographique. Elle a réalisé des courts-métrages de fiction, « Temps morts », en 2005, et «Les Hommes sans gravité», en 2007, ainsi que le documentaire « Night Replay », en 2012. En 2020, son premier long-métrage documentaire, « Il n’y aura plus de nuit », primé aux Étoiles de la Scam en 2021, est distingué au festival Cinéma du réel et sélectionné dans de nombreux autres, en France et à l’étranger.

 

Alain Kassanda

Alain Kassanda, natif de Kinshasa, a quitté la République démocratique du Congo pour la France à l’âge de 11 ans. Après des études de communication, il se lance dans l’organisation de cycles de projection de films dans différents cinémas parisiens. Il devient ensuite programmateur des 39 Marches, une salle de cinéma d’art et d’essai en banlieue parisienne, durant cinq ans, avant de s’installer à Ibadan, au sud-ouest du Nigeria, de 2015 à 2019.

Il y réalise « Trouble Sleep », un moyen-métrage centré sur l’univers de la route. Le film a reçu le Golden Dove du meilleur court-métrage au festival DOK Leipzig, en 2020, et, la même année, la mention spéciale du jury au festival Visions du réel. S’en suit « Colette et Justin – Une histoire congolaise », un long-métrage entremêlant récit familial et histoire de la décolonisation du Congo, sélectionné en compétition internationale à l’IDFA en 2022. « Coconut Head Generation » est son troisième film.

 

Sylvie Lindeperg

Sylvie Lindeperg est professeure en histoire du cinéma à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre honoraire de l’Institut universitaire de France.

Elle est coautrice des films de Jean-Louis Comolli, « Face aux fantômes » (2009), et de Ginette Lavigne, « Traces filmées de la Résistance – Après la nuit » (2014).

Elle est également l’autrice de plusieurs ouvrages dont « Les Écrans de l’ombre – La Seconde Guerre mondiale dans le cinéma français (1944-1969), « Clio de 5 à 7 –  Les actualités filmées de la Libération : archives du futur », « Nuit et Brouillard – Un film dans l’histoire », « Univers concentrationnaire et génocide – Voir, savoir, comprendre » avec Annette Wieviorka, « À qui appartiennent les images ? » avec Ania Szczepanska. Elle a également codirigé une dizaine d’ouvrages parmi lesquels « Le Moment Eichmann » avec Annette Wieviorka. Son dernier ouvrage « Nuremberg, la bataille des images » est paru chez Payot en avril 2021.

Dans le cadre de l’Année du documentaire 2023, la Scam, ARTE et le CNC ont le plaisir de vous convier à la deuxième session de la série de rencontres « Le Documentaire : matière à penser ».

Fortunes et infortunes du personnage documentaire

Une des grandes tendances qui domine la production documentaire contemporaine, prône les récits et dramaturgies centrés sur un personnage (« character-driven »), particulièrement apte à incarner son réel et vécu dans un film, et qui réfracte les critères politiques, sociaux, culturels d’une réalité spécifique. Les documentaires portés par des personnages sont le produit de l’appétence pour le « storytelling » et son corolaire le désir du scénario documentaire. Tout ceci à condition que l’auteur ou l’autrice se positionne à l’extérieur du monde qu’il ou elle capte, et reste à « sa place ». Or ce n’est jamais possible, le rapport entre un personnage et le documentariste est toujours complexe, multiple et se joue sur différents niveaux. Ce rapport peut évoluer autour, par exemple, du dédoublement, de la projection, de l’identification, ou même d’un refoulé. Les documentaires de personnages portent invariablement une mise en danger de l’auteur ou l’autrice à qui incombe en retour, une grande responsabilité.

Programme

11h00 : Introduction par Mosco Levi-Boucault
11h45 : Dialogue entre Perrine Kervran et Mohamed El Khatib animé par Élodie Font
14h30 : Étude de cas avec Yolande Zauberman et Selim Nassib, accompagnés du monteur Rafael Torres Calderón pour le documentaire La Belle de Gaza
16h30 : Table ronde avec Dominique Cabrera, Pierre Carles, Pauline Horovitz, Sonia Kronlund animée par Élodie Font

Christian Salmon

Christian Salmon est écrivain et chercheur au CNRS. Il a fondé et animé, de 1993 à 2005, le Parlement international des écrivains et un réseau international de villes refuges en solidarité avec les écrivains persécutés dans leurs pays d’origine. En 2007, son livre « Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits » révèle l’importance des nouveaux usages du récit dans la communication politique, le management et le marketing qu’il décrit comme un « nouvel ordre narratif ». En 2017, il publie un roman, « Le Projet Blumkine », fruit de trente années de recherches.

Perrine Kervran

Perrine Kervran est productrice et animatrice de l’émission « LSD, la série documentaire » sur France Culture. Historienne de formation, elle a travaillé pour RFI et ARTE Radio. Productrice à France Culture depuis 1998, ses documentaires ont été diffusés notamment dans les « Nuits magnétiques » et « Surpris par la nuit ». Longtemps productrice déléguée de « La Fabrique de l’histoire », elle a ensuite coordonné « Une vie, une œuvre », avant de lancer « LSD » en 2016. Productrice d’une « Grande Traversée » consacrée au Vatican en 2015, elle enseigne le reportage à l’université Paris 8.

Mohamed El Khatib

Mohamed El Khatib développe des projets de fictions documentaires singuliers dans le champ du théâtre, de la littérature et du cinéma. Après « Moi, Corinne Dadat », qui proposait à une femme de ménage et à une danseuse classique de faire un point sur leurs compétences, il a poursuivi son exploration de la classe ouvrière avec la pièce monumentale « Stadium » qui convoque sur scène 58 supporters du Racing Club de Lens. Il obtient le Grand Prix de Littérature dramatique 2016 avec la pièce « Finir en beauté » où il évoque la fin de vie de sa mère. Son texte « C’est la vie », primé par l’Académie française, vient clore ce cycle sur la question du deuil, qui démontre qu’une comédie n’est qu’une tragédie avec un peu de recul… Au cinéma, il aborde la question de l’héritage dans son film « Renault 12 », road-movie entre Orléans et Tanger, puis celle du divorce au travers du regard des enfants dans « La Dispute » en 2022.

Yolande Zauberman

La réalisatrice, artiste et cinéaste française Yolande Zauberman commence sa carrière avec un premier documentaire sur l’apartheid en Afrique du Sud, « Classified People » qui remporte entre autres le Grand Prix du Festival de Paris et le Bronze Rosa au Festival de Bergame (Italie). Son deuxième film, « Caste criminelle » (1989), tourné en Inde, est sélectionné aux Festival de Cannes. Trois ans plus tard, elle se tourne vers la fiction avec la sortie de « Moi Ivan, toi Abraham » (1992) qui remporte le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes. En 2011, « Would You Have Sex with an Arab? » est sélectionné au Festival international du film de Venise et, en 2020, son film « M » reçoit de nombreux prix dont le César du meilleur film documentaire.

Rafael Torres Calderón

Rafael Torres Calderón grandit à Mexico, avant de rejoindre la France où il entreprend des études de cinéma à La Fémis, d’où il sort diplômé du département montage, en 2018. Il a notamment collaboré en qualité de chef monteur sur le film « Rodéo » (2022) de Lola Quivoron qui a reçu le prix Coup de cœur Un certain regard au Festival de Cannes 2022.

Sélim Nassib

Journaliste, écrivain et scénariste, Sélim Nassib a collaboré à différents journaux (« Libération », « Le Monde diplomatique », « El Pais »…), et signé plusieurs romans et récits dont « L’Homme assis », « Fou de Beyrouth », « Oum » et « L’Insoumise de Gaza », traduits en plusieurs langues. Coscénariste du long-métrage (en cours de production) de Yolande Zauberman, « La Belle de Gaza », inspiré de l’un de ses livres, il a participé à un film documentaire de la même réalisatrice, « Would You Have Sex with an Arab? », tourné en Israël en 2011. En 2022, il publie « Le Tumulte » aux Éditions de l’Olivier.

Pierre Carles

Après des études d’animation socio-culturelle et de journalisme à Bordeaux, Pierre Carles travaille comme caméraman d’actualité à France 3 régions. Il réalise ses premiers courts-métrages documentaires pour l’émission belgo-française « Strip-Tease ». Son premier film, « Pas vu pas pris » (1998), est sélectionné par l’ACID à Cannes et au Festival international du film de Locarno. Depuis vingt-cinq ans, il a réalisé et coréalisé une douzaine de longs-métrages, dont « La sociologie est un sport de combat » (2001), « Un berger et deux perchés à l’Élysée » (2018), « Guérilla des FARC » (2023). Il siège au conseil d’administration de la Scam en qualité de représentant du cinéma documentaire.

Pauline Horovitz

Pauline Horovitz est diplômée de l’École nationale des chartes et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Elle a réalisé une vingtaine de films courts, notamment « Polanski et mon père » (2008) pour la revue « Cut Up » d’ARTE, « Pleure ma fille, tu pisseras moins » (2011) pour la collection Les Gars et les Filles d’ARTE (Étoile de la Scam en 2013), « Des châteaux en Espagne » (2013), sélectionné à l’IDFA en 2013 et montré au Jeu de Paume dans l’exposition collective « Inventer le possible » (2014), ou encore « Peur sur la ville », une web-série documentaire sur les légendes urbaines, pour ARTE Creative. Son dernier film, « Papa s’en va » a été sélectionné dans de nombreux festivals et a été récompensé par les Étoiles de la Scam en 2021.

Sonia Kronlund

Normalienne et agrégée de lettres, Sonia Kronlund a collaboré à l’écriture de nombreux scénarios, réalisé des documentaires et dirigé plusieurs collections pour la télévision. Après un bref passage aux « Cahiers du cinéma », elle entre à la radio en 1995 sur France Inter. Elle produit, depuis 2002, l’émission quotidienne de documentaires « Les Pieds sur Terre » sur France Culture. Pour ARTE et France Culture, elle tourne plusieurs films et documentaires sonores sur l’Iran et l’Afghanistan, pays qu’elle parcourt depuis une quinzaine d’années. En 2012, elle publie chez Actes Sud un recueil de récits « Nouvelles du réel ». Son premier long-métrage en tant que réalisatrice, « Nothingwood », a été sélectionné par la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et a été récompensé par les Étoiles de La Scam en 2018. Elle vient de terminer un deuxième long-métrage documentaire, « L’Homme aux mille visages » dont la sortie est prévue en 2023.

Dominique Cabrera

Née en Algérie, Dominique Cabrera tourne en 1991 ses premiers documentaires : « Rester là-bas », avec des pieds-noirs devenus citoyens algériens, et au Val Fourré à propos de l’histoire d’une tour, « Chronique d’une banlieue ordinaire », suivi en 1992 et 1993 de « Rêves de ville » et « Réjane dans la tour ». En 1995, « Une poste à La Courneuve » explore les rapports entre les agents du service public et ses usagers. « Demain et encore demain – Journal 1995 » ouvre la série des documentaires autobiographiques qu’elle poursuivra avec « Ranger les photos » (2009), « Grandir » (2010) et « Un Mensch » (2023).  En 1996, elle a pris l’Algérie contemporaine comme point de départ du long-métrage « L’Autre Côté de la mer » dont le réalisme lyrique s’épanouira dans « Le Lait de la tendresse humaine » en 2000, « Folle embellie » en 2004 et « Corniche Kennedy » en 2017. Avec « Nadia et les Hippopotames », « Ça ne peut pas continuer comme ça », « Le Beau Dimanche », « Notes sur l’appel de Commercy », « Je marche avec #noustoutes » et « Je ne lâcherai pas ta main » en 2022, elle continuera de réaliser des films directement politiques avec une grande liberté de durée et de forme.

Dans le cadre de l’Année du documentaire 2023, la Scam, ARTE et le CNC ont le plaisir de vous convier à la première session de la série de rencontres « Le Documentaire : matière à penser ».

« Je » et « Nous » : du singulier vers l’universel

Parfois le « je » est exactement ce qu’il annonce, la subjectivité assumée de la réalisatrice ou du réalisateur ; mais d’autres fois, il se dérobe, se déjoue, et la singularité de son adresse glisse, ou s’amplifie pour devenir un « nous ». Ce glissement s’opère dès que la spectatrice ou le spectateur commence à se reconnaître, malgré toutes les différences – générationnelles, culturelles, sociales ou d’identité. Dans notre culture occidentale qui prône l’individualisme, nos sociétés fragmentées et notre attention parcellisée, écrire et reconstruire le « nous » n’est-il pas devenu une des formes nécessaires de l’engagement ?

Programme

11h00 : Introduction par Ovidie
11h30 : Dialogue entre Mohamed El Khatib et Karim Miské
14h30 : Étude de cas avec Alice Diop pour son documentaire Nous
16h30 : Table ronde avec Nina Faure, Gilles Perret, Marie Mandy et Jean-Pierre Thorn
19h00 : Projection Silent House de Farnaz Jurabchian et Mohammadreza Jurabchian (Prix Mitrani , Fipadoc 2022)

Dans le cadre de l’appel à candidatures pour le renouvellement de l’attribution de deux fréquences TNT actuellement occupées par TF1 et M6, trois groupes-candidats ont été auditionnés mercredi 15 février par l’Arcom.

Avant que le régulateur ne rende sa décision, la Scam tient à exprimer ses attentes.

La Scam rappelle avoir signé des accords avec TF1 et M6 couvrant la diffusion des œuvres de son répertoire et la rémunération de ses auteurs et autrices.

Récemment, de nouveaux accords sur les investissements dans la création ont été conclus avec ces deux groupes. Pour la première fois, des éditeurs de services de télévision privée s’engagent sur des obligations dans la création documentaire. En tant que signataire de ces accords, la Scam a ainsi œuvré pour garantir le financement de la création audiovisuelle et cinématographique.

Rappelons qu’en 2021, au vu des chiffres du CNC, les diffuseurs finançaient en moyenne plus de 45% du coût des documentaires audiovisuels. C’est une contrepartie incontournable à l’occupation des fréquences publiques, indispensable à l’économie de la création.

Tout en réaffirmant que l’engagement des candidats dans la création audiovisuelle et cinématographique française doit rester déterminant dans le choix de l’Arcom, la Scam tient ici à souligner l’importance qu’elle attache aux formats généralistes qui laissent une place significative notamment aux magazines d’information.

Contact presse

Astrid Lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr

AnimFrance, le SATEV, la SCAM, le SEDPA, le SPECT, l’USPA, rejoints par le SPI le 7 février, et le Groupe M6 sont heureux d’annoncer la signature d’un accord qui renforce les engagements du Groupe M6 en matière de production audiovisuelle française et européenne.

Cet accord avec les organisations professionnelles de l’audiovisuel réaffirme l’attachement du Groupe M6 au maintien d’une diversité des producteurs représentée à l’antenne et d’une diversité de genres, de formats et d’écritures, au service de la création et de l’émergence des talents.

Cet accord interprofessionnel, qui inclut l’ensemble des éditeurs de services de télévision et de médias audiovisuels à la demande du Groupe M6, prévoit notamment :

  • Un investissement pour M6 de 15% du chiffre d’affaires consacré à la production d’œuvres audiovisuelles européennes ou d’expression originale française, dont une part dédiée aux œuvres indépendantes portée à 70% ;
  • Un taux d’investissement patrimonial pour M6 porté à 11,5% du chiffre d’affaires dont 74% en faveur d’œuvres indépendantes ;
  • Un nouvel engagement en faveur du documentaire de création (1,35% du chiffre d’affaires du Groupe M6 entièrement dédié à des œuvres indépendantes) ;
  • Un engagement étendu en faveur de l’animation (1,3% du chiffre d’affaires du Groupe M6 dont 74% dédié à des œuvres indépendantes) ;
  • Un investissement désormais identique de 75% dans la production inédite tant en matière d’œuvres audiovisuelles que patrimoniales (Groupe M6).

Ainsi, dès 2023, le Groupe M6 renforce sa position de partenaire privilégié du documentaire de création et de l’animation en consacrant plus de 11% de son obligation patrimoniale dans chacun de ces genres.

Avec cet accord, le Groupe M6 et les organisations professionnelles de l’audiovisuel confirment leur volonté de travailler dans un climat de confiance avec l’ambition de s’adapter aux nouveaux enjeux du secteur audiovisuel français et de soutenir la diversité de la création audiovisuelle.

Contact presse
Scam – Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr

Le Groupe TF1, AnimFrance, le SATEV, le SPECT, le SPI, l’USPA, le SEDPA, la SACD et la SCAM sont heureux d’annoncer la signature d’un nouvel accord de partenariat.

Cet accord, le tout premier conclu par un groupe de télévision couvrant à la fois les décrets TNT et cabsat du 30 décembre 2021 et le décret SMAD du 22 juin 2021, illustre la volonté commune du Groupe TF1 et des acteurs de la filière audiovisuelle de nouer un partenariat ambitieux et durable au bénéfice de la création française et d’accompagner les transformations du secteur et l’évolution des usages.

Cet accord est conclu pour une durée de trois ans, jusqu’au 31/12/2025.

Les organisations professionnelles représentatives des producteurs et des distributeurs audiovisuels, les sociétés d’auteurs et le Groupe TF1 ont ainsi convenu des éléments suivants :
Le Groupe TF1 renouvelle son engagement en faveur de la création d’oeuvres patrimoniales à hauteur de 12,5% de son chiffre d’affaires.
Afin d’accompagner les évolutions des modèles d’exploitation des oeuvres, le périmètre de l’accord intègre désormais les plateformes éditées par le groupe, à savoir l’offre de streaming gratuit et payant de MYTF1, MYTF1 Max et TFOU Max.

De plus, dans le cadre de ses engagements de diversité, le Groupe TF1 :
– prend pour la première fois un engagement d’investissement dans les documentaires de création indépendants, à hauteur de 5,4% de l’obligation ;
– consolide son engagement auprès de la filière animation avec un nouveau sous-quota porté à 5,2% de l’obligation dont 4,8% de l’obligation au titre des oeuvres inédites et dont 3,6% de l’obligation au titre des oeuvres indépendantes et inédites.

Le Groupe TF1 maintient le taux minimum consacré aux oeuvres EOF à 90% de son obligation et la définition encadrée de l’européen pour le solde (Œuvres européennes éligibles aux aides du CNC).

Le Groupe TF1 renouvelle son engagement auprès de la production indépendante, à 70% de son obligation.
Cet accord donne accès au Groupe TF1 à l’ensemble des droits linéaires et non linéaires (AVOD/FVOD et SVOD) sur une durée portée à 48 mois, pour l’ensemble des œuvres indépendantes qu’il finance à un niveau substantiel (soit 60% pour le documentaire de création et le spectacle vivant et 50% pour la fiction et l’animation).

En dessous de ces seuils, le Groupe TF1 bénéficie également d’un accès à des droits non linéaires élargis par rapport au précédent accord, dans la limite d’une durée de 36 mois.

• Dans le cadre de cet accord, le Groupe TF1 s’engage, conformément aux dispositions du décret TNT du 30 décembre 2021, à ne pas accéder aux mandats de commercialisation des œuvres des producteurs délégués disposant d’une filiale de distribution ou d’un accord-cadre avec une société de distribution (hors reconduction des mandats préexistants).

Cet accord ouvre ainsi au Groupe TF1 un accès à des droits linéaires et non linéaires significativement étendus pour tous les genres relevant de l’obligation et, s’agissant des œuvres substantiellement financées, pendant une durée allongée. Cela lui permettra notamment de développer l’exposition non linéaire de ses contenus et de proposer, à moyen terme, une importante profondeur de catalogue de ses offres digitales.

Enfin, cet accord renforce et pérennise la relation partenariale historique entre le Groupe TF1 et le secteur de la création audiovisuelle. Il démontre la capacité des acteurs de la filière à construire un avenir commun avec pour ambition de relever les nouveaux défis du secteur, d’accompagner l’évolution des usages, de soutenir la diversité de la création audiovisuelle, le tout au bénéfice du public, et de trouver pour chacun des partenaires, un meilleur équilibre économique.

A propos du Groupe TF1

Le Groupe TF1 est un acteur majeur dans la production, l’édition et la distribution de contenus.
Sa raison d’être est d’inspirer positivement la société.
Les activités du Groupe TF1 sont réparties en deux pôles :
– Le pôle Média, rassemble ses chaînes en clair (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI), ses chaînes thématiques (Ushuaia TV, Histoire TV, TV Breizh, Série Club), ses plateformes de contenus à la demande (MYTF1, TFOU MAX, Salto) et la régie TF1 PUB. Le Groupe est également présent avec Muzeek One dans la production musicale et de spectacles.
– Le pôle Production, avec Newen Studios, crée et distribue des programmes dans tous les genres et pour tous les acteurs du secteur, des chaînes publiques et privées aux plateformes digitales, grâce aux 40 sociétés et labels créatifs qu’il regroupe en France et à l’international.
Présent dans une dizaine de pays, le Groupe TF1 compte 3 380 collaborateurs au 31.12.2021. En 2021, il a réalisé un chiffre d’affaires de 2 427 M€ (Euronext Paris, compartiment A : ISIN FR0000054900).

Contact presse
Scam – Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr

Lisez la tribune publiée dans Le Monde à l’initiative de l’intersyndicale de l’audiovisuel public et des organisations professionnelles du cinéma et de l’audiovisuel.

L’audiovisuel public mérite un débat sérieux !

Nos organisations regroupent des salarié·es travaillant directement ou indirectement pour les entreprises de l’audiovisuel public, des autrices et auteurs, des entreprises de création, de production et de diffusion d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles.

Nous avons, les unes et les autres, alerté, pétitionné, mobilisé, argumenté longuement pour décrire les dangers d’une suppression de la contribution à l’audiovisuel public (CAP, ex-redevance).

Nous avons dit et redit que le pouvoir d’achat était un problème trop sérieux pour se satisfaire de demies ou de fausses mesures qui n’amélioreront pas la vie de nos concitoyens et fragiliseront l’audiovisuel public.

Nous avons démontré la nécessité de conforter les entreprises de l’audiovisuel public, dont l’indépendance de financement par une taxe affectée constitue la base de l’indépendance éditoriale, pour assumer ses missions : informer, éduquer, divertir.

Nous avons rappelé l’utilité indéniable du service public, accrue par la crise sanitaire, permettant in extremis de pérenniser France 4 comme chaîne de la jeunesse et de la culture.

Nous avons montré que les entreprises de l’audiovisuel public, France Télévisions, Radio France, L’INA, France Médias Monde, TV5Monde, Arte jouent un rôle essentiel de soutien à l’investigation, à la création et à la diffusion du cinéma, de la fiction, du documentaire, du film d’animation, du spectacle vivant et de la musique.

Nous n’avons reçu en retour que des assertions se voulant « rassurantes » et aussitôt contredites par des projets de fusion et des propos dénigrant nos activités.
Nous avons été auditionnés par la mission IGAC–IGF (Inspection générale des Affaires Culturelles et Inspection générale des Finances) mandatée par le précédent Premier Ministre, mais nous venons à peine de prendre connaissance de ce rapport, la veille du 14 juillet, alors qu’il pointe un risque constitutionnel.

Nous avons fait des propositions constructives pour faire évoluer la CAP, pour l’adapter aux nouveaux usages et la moderniser, en changer l’assiette, la rendre plus juste par une progressivité selon les revenus, pour aller plus loin que la seule exonération touchant déjà les 4 millions de ménages les plus pauvres. Et surtout ne pas faire dépendre son budget de décisions annuelles dans un contexte forcément tendu.

Nous avons constaté qu’en Europe, les pays (Allemagne, Italie, pays scandinaves, Suisse) qui ont conforté le financement par une taxe affectée ont aussi conforté leurs services publics, dans des contextes où bien souvent la lutte contre la désinformation de masse devient une priorité.

A contrario, dans les quelques pays qui ont fait le choix de la budgétisation et ont délaissé le financement de leur audiovisuel public par une taxe affectée, leur délitement est rapidement arrivé, avec le train des économies et parfois des attaques contre l’indépendance et la liberté, portées par l’extrême droite quand elle est au pouvoir.

Sur l’ensemble de ces points, de ces travaux, nous n’avons été pour l’instant ni écoutés ni entendus par le Président de la République et son Gouvernement.

Aujourd’hui, au-delà de nos différences, nous, salarié·es, journalistes, autrices et auteurs, réalisatrices et réalisateurs, responsables de structures de production et de diffusion refusons, que le nécessaire débat sur l’audiovisuel public et son financement soit confisqué et escamoté au détour d’un projet de loi de finances rectificatif au cœur de l’été et au profit d’un tour de passe-passe budgétaire.

Il n’est pas raisonnable d’improviser ni de préempter l’avenir du service public de l’audiovisuel sans qu’une réflexion approfondie n’existe, sans que les forces vives de ce pays, sans que les parlementaires, n’aient le temps de participer à une réelle concertation et à un débat commun.

Un débat qui porte sur les missions de service public, le besoin de conforter et de développer les œuvres et programmes que nous concevons, fabriquons et diffusons pour et sur nos services publics.

Un débat qui porte sur l’indépendance et sur les enjeux de diversité culturelle et d’information.

Un débat qui porte sur la démocratie et le rôle que doit jouer en sa faveur l’audiovisuel public et tout l’écosystème dont nous sommes les actrices et acteurs.

Un débat qui porte sur un financement public, qui garantisse la justice fiscale et un rendement dynamique.

Nous exigeons ce vaste débat public à la rentrée de septembre, plutôt qu’un passage en force en plein mois d’août.

Un débat public, citoyen, essentiel, républicain.

Parmi les premiers signataires

David André, réalisateur

Feurat Alani, journaliste, écrivain

Laura Alcoba, écrivaine

Yann Arthus-Bertrand, réalisateur

Thaddee Bertrand, monteur

Julie Bertuccelli, cinéaste, présidente de la Cinémathèque du Documentaire

Lise Blanchet, journaliste,

Jean-Pierre Bloc, monteur

Hervé Brusini, journaliste, président du Prix Albert Londres

Gilles Cayatte, réalisateur

Matthieu Chatelier, réalisateur

Catherine Clément, écrivaine, philosophe

Seb Coupy, réalisateur

Mathilde Damoisel, réalisatrice

Florence Dauchez, journaliste

Jean-François Delassus, écrivain

Leila Djitli, journaliste et réalisatrice,

Amalia Escriva, réalisatrice

Marc Faye, réalisateur

Colette Fellous, écrivaine, productrice radio

Anne Georget, réalisatrice, présidente du Fipadoc

Nicolas Glimois, réalisateur

Pascal Goblot, réalisateur

Tania Goldenberg, réalisatrice

Jacques Graf, photographe,

Geneviève Guicheney, journaliste

Danielle Jaeggi, réalisatrice

Isabelle Jarry, écrivain

Patrick Jeudy, réalisateur

Elisabeth Kapnist, réalisatrice

Samy Ketz, journaliste AFP

Baudouin Koenig, réalisateur

Rémi Lainé, réalisateur, président de la Scam

Roméo Langlois, journaliste France 24

Georgi Lazarevski, réalisateur

Karine Le Bail, chercheuse CNRS, productrice radio

Gwen Le Gouil, journaliste

Thomas Legrand, journaliste éditorialiste France Inter

Sébastien Lifschitz, réalisateur

Virginir Linhart, réalisatrice

Marie Maffre, réalisatrice

Marie Mandy, réalisatrice

Alexis Marant, réalisateur

Jean-Paul Mari, journaliste

Xavier Marquis, auteur réalisateur,

Claudia Marschal, réalisatrice

Laëtitia Moreau, réalisatrice

Emmanuel Moreau, journaliste,

Anita Perez, monteuse
Rithy Panh, réalisateur

Jean-Pierre Perrin, journaliste, écrivain

Nicolas Philibert, réalisateur

Anne Poiret, réalisatrice

Jean-Claude Pomonti, journaliste, écrivain

Jérôme Prieur, réalisateur

Philippe Pujol, journaliste, écrivain

Tania Rakhmanova, réalisatrice

Isabelle Rey, autrice,

Philippe Rochot, journaliste

Françoise Romand, réalisatrice

Marie-Monique Robin, réalisatrice

Hervé Rony, directeur général de la Scam

Bertrand Rosenthal, journaliste,

Christian Rosset, producteur de création radiophonique

Patrick de Saint-Exupéry, journaliste

Marie-Pierre Samitier, journaliste

Nathalie Sapena, journaliste

Guy Seligmann, réalisateur, ancien président de la Scam,

Caroline Swysen, réalisatrice

Frédéric Tonolli, réalisateur

Charlotte Tourres, monteuse

Anja Unger, réalisatrice

Bénédicte Van der Maar, photographe

Jean-Robert Viallet, réalisateur

Tomas Van Houtryve, photographe,

Tristan Waleckx, journaliste

Olivier Weber, écrivain, journaliste

Ruth Zilbermann, réalisatrice

Josianne Zardoya, réalisatrice

La Société civile des auteurs multimédia (« la Scam ») et Meta ont conclu un accord démontrant leur engagement commun en faveur de la culture en France, en Belgique et au Luxembourg, ainsi qu’en faveur des auteurs et autrices d’œuvres audiovisuelles.

Cet accord est le résultat d’une étroite collaboration basée sur une approche axée sur les données afin d’évaluer le répertoire de la Scam sur les plateformes de Meta.

La Scam et Meta sont convenus de continuer à collaborer à l’amélioration des outils et des ressources destinés à un large éventail de titulaires de droits de tous types.

Aujourd’hui, la Société civile des auteurs multimédia et Meta ont annoncé avoir conclu un accord qui témoigne de leur engagement commun à soutenir les auteurs d’œuvres audiovisuelles, moteurs de la création culturelle en France, en Belgique et au Luxembourg. L’accord prévoit que Meta se voit octroyer une licence concernant le répertoire de la Scam sur ses plateformes (telles que Facebook ou Instagram), illustrant ainsi l’engagement de Meta en faveur de la protection de la propriété intellectuelle et des objectifs de l’article 17 de la Directive européenne sur le droit d’auteur.

Pour parvenir à cet accord, la Scam et Meta ont travaillé en étroite collaboration en adoptant une approche axée sur les données afin d’évaluer le répertoire de la Scam sur les plateformes de Meta. Ce faisant, elles sont convenues d’un cadre conforme aux engagements des parties en matière de propriété intellectuelle, tout en respectant le modèle économique de Meta.

Grâce à cet accord, les utilisateurs en France, en Belgique et au Luxembourg pourront continuer à visionner et partager librement au sein de leurs communautés les œuvres audiovisuelles du répertoire de la Scam sur les plateformes de Meta, et les auteurs de ces œuvres seront rémunérés en conséquence.

Je salue cet accord historique dans la mesure où c’est le premier du genre dans le secteur audiovisuel en France, en Belgique et au Luxembourg, et me semble-t-il en Europe, signé à la suite de la Directive sur le droit d’auteur. Je me réjouis de constater qu’au terme de négociations approfondies, nous ayons ainsi pu défendre nos intérêts respectifs et mettre en place un cadre protecteur pour les droits de nos membres sur des réseaux sociaux de toute première importance. Ceci démontre notre capacité à nous adapter à l’évolution du secteur des médias. Et ceci est prometteur pour l’avenir et le partenariat qui démarre aujourd’hui.

Hervé Rony, directeur général de la Scam

La signature de cet accord réaffirme notre engagement sans faille à œuvrer pour protéger et soutenir la création audiovisuelle française. Il constitue une étape majeure dans l’action de longue date que nous menons aux côtés des acteurs du monde de la culture en faveur de la promotion des œuvres audiovisuelles et de la protection de la propriété intellectuelle, au service de la création de valeur pour l’écosystème culturel français.

Laurent Solly, Vice-Président Europe du Sud de Meta

Meta s’est engagé de longue date envers les titulaires de droits en créant des outils tels que Creator Studio et Rights Manager pour leur fournir des informations sur leurs contenus et leur permettre de contrôler comment, quand et où leurs contenus sont partagés sur les plateformes de Meta. En outre, la Scam et Meta sont convenus de collaborer pour améliorer les outils qui soutiennent un large éventail de titulaires de droits.

La Scam et Meta sont tous deux des participants actifs du paysage culturel français et européen et se réjouissent de la poursuite de leur partenariat pour développer un écosystème solide pour les utilisateurs et les titulaires de droits.

À propos de la Scam :

La Scam, Société civile des auteurs multimédia, rassemble 49 000 auteurs et autrices qui explorent toutes les formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle négocie en leur nom, collecte et répartit leurs droits d’auteur (plus de 112 millions d’euros en 2020). Elle défend leurs intérêts et mène une action culturelle ambitieuse pour la promotion de leurs œuvres. Elle organise des rencontres professionnelles, propose des bourses d’écriture et des prix et assure le financement de manifestations et organismes dédiés.

À propos de Meta :

Meta construit des technologies qui aident les gens à se connecter, à trouver des communautés et à développer des entreprises. Lorsque Facebook a été lancé en 2004, cela a changé la façon dont les gens se connectent. Des applications comme Messenger, Instagram et WhatsApp ont permis à des milliards de personnes dans le monde de s’émanciper. Aujourd’hui, Meta va au-delà des écrans 2D et s’oriente vers des expériences immersives comme la réalité augmentée et virtuelle pour aider à construire la prochaine évolution de la technologie sociale.