La Scam à Vidéoformes 2019 : un focus et une vision

Le vendredi 15 mars 2019 à 14:00


à Clermont-Ferrand


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Cap sur Clermont Ferrand pour cette nouvelle édition du festival, avec un focus sur le répertoire des écritures et formes émergentes de la Scam suivi d’une rencontre« La Scam invite #5 » autour d’une vision responsable pour demain avec Tania Mouraud et Nicolas Beaumont.

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Focus Scam #1
vendredi 15 mars à 14h 
à la Maison de la Culture - Salle Boris Vian

présenté par Jean Jacques Gay, Gilles Coudert et Pascal Goblot, vice-président de la commission des écritures et formes émergentes de la Scam

Projection  de 4 œuvres primées ou soutenues par la Scam.

* 489 years de Hayoun Kwon

2017 - 11’18”
Prix Nouvelles écritures 2017
489 years a pour sujet la Zone coréenne démilitarisée (DMZ), créée en 1953, qui sépare la Corée du Nord et la Corée du Sud. C’est une bande de terre longue de 248 km et large d’environ 4 km. Selon les données du ministère de la Défense de la Corée du Sud publiées en 2010, il faudrait 489 années pour enlever toutes les mines placées sur cette frontière. Le film repose sur le témoignage d’un ancien soldat de Corée du Sud. Il est le narrateur qui donne accès à un territoire où l’homme est interdit et où la nature a repris ses droits. Là où beauté et horreur se côtoient, nous prenons conscience de l’ambivalence des frontières, intérieures comme extérieures.

* Ne me regarde pas de Stéphanie Solinas

2018 - 10’10”
Prix de L’Œuvre expérimentale 2018
Le fantôme de l’Opéra décrit par Gaston Leroux existe-t-il ? Pour partir à sa recherche, Stéphanie Solinas réunit pour une nuit au Palais Garnier cinq « experts de l’invisible », entre réalité et illusion, certitudes et faux-semblants : l’intendant de l’Opéra Garnier, un psychocriminologue, un médium, un magicien, une neurologue spécialiste des rêves. Ne me regarde pas, court-métrage réalisé pour la 3e Scène de l’Opéra de Paris, est leur enquête, où surgissent en creux les invisibles qui nous constituent, l’amour, le désir, la mémoire, la croyance, etc., dont la force est à même d’orienter nos perceptions.

* Estate de Ronny Trocker

2017 - 8’
Résidence du Prix Jeune talent 2014
Brouillon d’un rêve Art numérique 2015

Estate combine photo, vidéo et son pour explorer le hors-champ d’une photographie prise par le photo-journaliste Juan Medina sur une plage espagnole en 2006. On y voit un migrant naufragé qui, épuisé, rampe dans le sable tandis qu’à l’arrière-plan trois baigneurs vaquent à leurs occupations. Au dos d'une reproduction de la photographie, une courte vidéo montre le contexte imaginé par Ronny Trocker. Sur la plage, hommes, femmes, enfants et photographe sont figés dans leur mouvement. L'artiste confronte ainsi la temporalité du film, qu'il prive de la durée, à celle, instantanée, de la photographie. Il en fait surgir une sorte de durée élastique, qui pourrait être celle du temps subjectif. Estate s'interroge sur le rapport entre la passivité de notre société face à la tragédie de plus en plus fréquente des migrants naufragés et la production d'images qu'elle en fait.

* Tropics de Mathilde Lavenne

2018 - 13’40”
Brouillon d’un rêve Écritures et formes émergentes 2018
Tropics dessine une orbite autour d’une exploitation agricole mexicaine. Des voix éparses semblent raviver et troubler la mémoire du lieu. En traversant la matière, le film fige le temps, les hommes et dévoile le spectre d’un paradis perdu.

La Scam Invite #5  Tania Mouraud et Nicolas Beaumont
Une vision responsable pour demain 
vendredi 15 mars à 18h30 Espace Municipal Georges-Conchon 

Au cœur de L’Anthropocène les auteurs contemporains peuvent-ils faire front, main dans la main avec les grandes industries, pour répondre aux problèmes de développement durable, de responsabilité et d’éthique que notre société post-industrielle se pose face à la catastrophe environnementale annoncée ? Comment un monde artistique s’empare-t-il d’un tel sujet ? Comment l’artiste, lanceur d’alerte et visionnaire, tel que le propose le philosophe Bruno Latour, peut-il nous apporter des solutions hors normes ? Et du côté du monde industriel, quelles sont les visions, les réponses proposées à ces enjeux cruciaux ? Comment les laboratoires des grandes entreprises peuvent-ils s’enrichir de la vision d’auteurs, d’artistes et de créateurs ?

Pour engager la discussion, l’artiste Tania Mouraud est invitée à rencontrer Nicolas Beaumont, directeur développement et mobilité durables du Groupe Michelin, à dialoguer et envisager une vision responsable pour demain.

Ces dernières années, les œuvres de Tania Mouraud témoignent d’une prise de conscience environnementale constante, insistant sur le rapport de force de nos sociétés entre l’Être humain et la Nature. VIDÉOFORMES 2019 verra l’artiste investir la Chapelle de l’Hôpital Général avec son installation Pandemonium. Cette œuvre de 2015 montre, en gros plan, comment un flot continu de fumée s’échappant des cheminées d’une centrale thermique allemande, tels des flots d’encre noire, se camoufle dans l’air ambiant. Ces images, symboles d’une menace invisible, sont associées à un puissant son immersif « drone » qui en accentue l’effet anxiogène. Cette conscience environnementale, Tania Mouraud la porte à travers toutes ses vidéos, de Once Upon a Time (2011) à Fata Morgana (2016) de Face to Face (2009) à Ad Nauseam (2014).

En dialogue avec cette « révélation » artistique, la rencontre mettra en perspective l’engagement historique de Michelin en matière de développement et de mobilité durables. Intégré à la stratégie de l'entreprise, cet engagement irrigue toutes les activités du Groupe, qui affiche des ambitions majeures.

Gestion responsable des matières premières, lutte contre l’obsolescence programmée, adoption des principes de l’économie circulaire, relation renforcée avec les communautés locales et les ONG, animations d’écosystèmes réunissant tous les acteurs de la mobilité durable : Michelin mène de nombreuses initiatives complémentaires en faveur d’une mobilité plus responsable, durable et accessible, en veillant à toujours respecter sa raison d’être : « Offrir à chacun une meilleure façon d’avancer ».


La Scam Invite est préparée et animée par Gilles Coudert & Jean-Jacques Gay, auteurs-réalisateurs de la Commission des écritures et formes émergentes de la Scam, partenaire de Vidéoformes 2019.

La Scam Invite est un format de rencontres de la Scam, en partenariat avec les festivals qu’elle soutient. La Scam Invite propose des partages de points de vue créatifs et contemporains, initiant un dialogue inattendu, engageant la discussion entre deux personnalités œuvrant dans des champs a priori éloignés : culture, sciences, philosophie, ingénierie, musique, arts plastiques, mathématiques, paysagisme, vidéo…
  • La Scam Invite #4  Alain Petit à rencontrer les artistes de Scenocosme : Grégory Lasserre et Anaïs Met Den Ancxt - L’avis (la vie) des plantes
  • La Scam Invite #3 Pierre Cassou-Noguès et Maurice Benayoun - La réalité virtuelle : de la Genèse à l’Apocalypse !
  • La Scam Invite #2 Karim Ben Khelifa, Luc Courchesne, Cécile Le Prado et Fabrice Hyber - Narrations immersives, lorsque les mondes se rencontrent
  • La Scam Invite #1 Michel Péna et Ko Nakajima - Image de paysage/paysage des images.


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