Les Prix Scam 2019

Le vendredi 21 juin 2019


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image Design Catherine Zask

Les prix de la Scam récompensent dans leur diversité les plus belles écritures. Chaque année, des œuvres remarquables sont distinguées par des jurys d’auteurs et d’autrices. Cette mise en lumière encourage les plus jeunes et rend hommage aux auteurs et autrices confirmées. Parmi eux, trois talents sont récompensés pour l’ensemble de leur carrière : Carmen Castillo, Bernard Lenoir, Philippe Rochot.
Prix Scam 2019

Prix et bourses, Audiovisuel et cinéma, Photographie, Art numérique, Journalisme, Littérature, Radio, Oeuvres institutionnelles, Communiqué, action culturelle, Actu2


PRIX JEAN-MARIE DROT : Pervenche Berès, Jean-Marie Cavada, Marc Joulaud, Virginie Rozière

Le conseil d’administration de la Scam a souhaité donner au prix des Auteurs, créé en 2009, le nom de Jean-Marie Drot, réalisateur et écrivain, membre fondateur de la Scam et défenseur inlassable des arts, de la diversité culturelle et du droit d’auteur. Ce prix qui récompense celles et ceux qui, par leur engagement, œuvrent en faveur de la culture et des auteurs.

Le prix Jean-Marie Drot 2019 distingue quatre europarlementaires français qui se sont mobilisés pour le vote de la directive du droit d’auteur au Parlement européen. En récompensant cette année Pervenche Berès, Jean-Marie Cavada, Marc Joulaud et Virginie Rozière, ce prix souligne la force de leur engagement individuel et collectif auprès des créatrices et des créateurs.


Audiovisuel

Prix Charles Brabant pour l’ensemble de l’œuvre : Carmen Castillo

« Il faut la voir, Carmen, avec ses petits carnets, noter le quart de ce qu’elle entend, à la volée. Des noms propres, des citations: autant de pistes éparses, d’idées pour plus tard. Mais s’il est un nom que Carmen ne notera jamais et qu’elle s’emploiera plutôt à offrir à la discussion, c’est celui de John Berger. Poète, peintre, écrivain. De tous ses écrits, qu’elle se plaît à relire pour s’y adosser parfois, ou s’y ressourcer souvent, il en est un dont le titre ressemble à sa vie, ou la rassemble : L’Exil. Et ce texte dit ceci: «Une seule chose peut transcender le manque de foyer moderne, la solidarité mondiale.» Une chose. En latin, ce mot avait plus fière allure: causa. Et Carmen, qui aime les mots, appréciera qu’il résonne pareil à l’espagnol causa – une cause. C’est que la chose est une cause, et la cause une œuvre de cinéma, et l’œuvre une longue histoire de solidarité. Son premier film se déroulait au Nicaragua, son dernier à Cuba: entre, trente ans. Des jours par milliers. Au Mexique, en Espagne, au Portugal, en Bolivie, en Russie, en France. Et au Chili, bien sûr. Là-bas, elle ne fit pas qu’y naître: elle s’y battit. Elle entra dans l’âge adulte comme historienne, et c’est l’Histoire, de sa belle et sinistre majuscule, qui l’agrippa au vol. Sa survie eut un prix, l’exil, et Paris accueillit ce qu’il restait d’elle en 1975. Les œuvres ne changent pas le monde; elles l’éclairent autrement – cette lumière n’a pas de prix.»
Joseph Andras (portrait de Carmen Castillo, extraits).

Prix de l’œuvre audiovisuelle : Raed Andoni

pour La Chasse aux fantômes
94', Les Films de Zayna, Arte France, Dar Films, Akka Films, 2017

Prix Découverte audiovisuelle : Rosine Mbakam

pour Les Deux visages d'une femme bamiléké
77', Tândor Productions, CBA, 2016


Institutionnel

Prix de l'oeuvre institutionnelle : Ioanis Nuguet

pour Gil & Sylvain
9', Players Paris pour DDB / Agence de la Biomédecine, 2018

Mention à Fanny Tondre

pour Quelque chose de grand
72', What's Up Films pour eiffage Génie Civil, 2017


Sonore

Prix pour l'ensemble de l'œuvre : Bernard Lenoir

Né en 1945, Bernard Lenoir grandit à Alger. Arrivé en France au moment de l’Indépendance de l’Algérie et passionné de rock anglo-saxon, il fait son apprentissage de DJ à Bandol, puis à Saint-Tropez, Milan et Paris. Il entre à la discothèque centrale de l’ORTF en 1972. Tout en lui laissant faire ses classes avec le Pop Club de José Artur, Pierre Wiehn, le nouveau directeur de France Inter, accepte de mettre à l’antenne son projet Souvenirs Souvenirs, présenté par Patrice Blanc-Francard. Suivront, en tandem avec ce dernier, Cool, Banzaï et Bananas, premier pas en 1976 de la World Music à une heure de grande écoute. À partir de 1978, Feed-Back devient la grand-messe quotidienne du rock indépendant et de la new wave. Duplex en direct de New York et concerts depuis le Palace ou les Bains Douches feront la joie des auditeurs privés de musique live. Après un passage sur France 2 (Les Enfants du rock) et Europe 1, il fait en 1991 son retour tant espéré sur France Inter, grâce à Pierre Bouteiller, directeur de la station. Les Black Sessions, concerts publics et en direct du studio 105, accueilleront plus de trois cents groupes parmi lesquels Radiohead, The Cure, PJ Harvey ou encore Dominique A. «It’s better to burn out than to fade away!» Après trente-neuf ans à la Maison de la radio, Bernard Lenoir fait sien le célèbre aphorisme de Neil Young et annonce son départ la veille de la rentrée 2011. Il vit depuis à Biarritz, où les livres ont remplacé les disques.

Prix de l'œuvre sonore : Judith Bordas

pour Traverser les forêts
58', France Culture, RTBF, RTS, 2018

Prix Découverte sonore : Myriam Ayçaguer

pour La Dramatique impossible
Bourse Brouillon d'un rêve
59', ARTegia, 2018


Journalisme

Prix Christophe de Ponfilly pour l'ensemble de l'œuvre : Philippe Rochot

Né en 1946, Philippe Rochot est diplômé de l’École supérieure de journalisme de Lille. Il commence sa carrière en 1970 en Arabie saoudite, où il est chargé des émissions en français. Puis il sera, de 1972 à 2006, correspondant pour la radio et la télévision française, à Rome, à Beyrouth, en Allemagne et à Pékin. Il a couvert la majeure partie des événements de ces quatre dernières décennies: guerre d’octobre 1973, guerre civile du Liban de 1975 à 1986, conflit d’Afghanistan durant l’occupation soviétique (1980), guerre Irak-Iran (1983-1986), prise du pouvoir par les talibans à Kaboul (1996), traque de Ben Laden après le 11 septembre 2001… Alors qu’il enquêtait sur les circonstances de la mort de l’otage français Michel Seurat en 1986, il est enlevé au Liban avec son équipe de reportage. Lauréat du prix Albert Londres 1986 pour l’ensemble de ses reportages sur la guerre du Liban, il est aussi l’auteur de Vivre avec les Chinois (éditions L’Archipel), Dans l’islam des révoltes (éditions Balland) et Reportages pour mémoire (éditions Érick Bonnier). Philippe Rochot quitte la rédaction de France 2 en 2012 et se consacre depuis à sa passion première, le photojournalisme. Il est responsable de la rubrique photoreportage de la revue Compétence Photo et expose ses propres travaux. Il a fondé le site «Reportages pour mémoire», où il livre ses témoignages écrits et photographiques en toute liberté.


Écrit

Prix François Billetdoux : Christophe Donner

pour Au clair de la lune Éditions Grasset, 2018

Images fixes et Écrit

Prix du récit dessiné : Luz

pour Indélébiles
Futuropolis, 2018

Mention à Séra

pour Concombres amers (Les Racines d'une tragédie. Cambodge 1967-1975)
Marabout, 2018


Écritures et formes émergentes

Prix de l'œuvre expérimentale : Raphaële Bezin

pour L'Espace commun
9'40, autoproduction, 2018


Les prix Scam sont remis aux dix-sept lauréats vendredi 21 juin à Paris

contact presse

Astrid Lockhart - astrid.lockhart@scam.fr - 01 56 69 64 05 - 06 73 84 98 27




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