La Scam à Brest pour Longueur d’ondes 2020

Du mardi 4 février
au dimanche 9 février 2020


à Brest


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Parmi les nombreuses promesses culturelles de l’hiver, Longueur d’ondes offre à nos sens encore engourdis un tourbillon d’expériences sonores joyeuses et inventives. Partenaire de la première heure, la Scam s’associe à cette nouvelle édition avec conviction et enthousiasme.

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Dans un contexte de mutation audiovisuelle tumultueuse, la Scam convie l’ensemble des acteurs et actrices à des rencontres professionnelles consacrées à l’évolution du secteur radiophonique.
Rendez-vous vendredi après-midi pour un échange avec François Hurard, qui, missionné par le ministère de la Culture, proposera un point d’étape sur la pertinence d’un fonds de soutien à la création sonore.
Rendez-vous samedi après-midi pour une rencontre consacrée aux nouveaux modes de diffusion. Le statut de l’auteur, son économie et son indépendance feront l’objet d’un partage d’expériences en présence de deux auteurs.rices et d’un éditeur de podcasts.
Rendez-vous enfin autour de la « Nuit de la Radio », organisée depuis près de 20 ans en partenariat avec l’Ina et Radio France. Antoine Chao, concepteur du programme 2019, a décidé de « Refaire le monde » et vous en fait profiter vendredi soir au Petit Théâtre du Quartz.
Nous vous souhaitons à toutes et à tous un excellent festival 2020 !

Laëtitia Moreau, présidente de la Scam

Fonds d’aide à la création et à l’innovation radiophonique : point d’étape
Vendredi 7 février de 14h à 15h30 – Salle de commission 1 (Quartz)

Avec François Hurard et Nicole Phoyu-Yedid, inspecteurs généraux des affaires culturelles (ministère de la Culture).
Rencontre animée par Loïc Chusseau, directeur de Jet FM & délégué national à la Culture du SNRL, avec une introduction d'Hervé Rony, directeur général de la Scam.

Dans le cadre de la mission de réflexion, initiée par le ministre de la Culture en octobre 2019, pour le développement d’un fonds d’aide à la création sonore, la Scam et Longueur d’Ondes organisent une rencontre avec François Hurard et Nicole Phoyu-Yedid, inspecteurs généraux des Affaires culturelles, en charge du futur rapport. L’occasion de poursuivre le dialogue entamé par la Scam et poser un diagnostic précis de l’état actuel de la création radiophonique dans la perspective de la mise en œuvre du fonds d’aide à la création et l’innovation radiophonique que toute la profession appelle de ses vœux.

La nuit de la radio : Refaire le monde
Vendredi 7 février de 18h à 19h30– Petit Théâtre, Quartz

Après Paris, Marseille, Tinos (Cyclades), Uzeste, Lussas et Toulouse, la Nuit de la radio s’installe au Quartz, scène nationale de Brest, pour une immersion sonore et politique dans les archives de l’Ina avec le programme réalisé par Antoine Chao.

La nuit, qui n’a pas rêvé, éveillé, enflammé, éméché, de refaire le monde ?
Sur les ondes aussi, pour le meilleur et on s’en contentera. Nous allons porter l’oreille au-delà de l’infamie, avec ceux qui ont envisagé un autre possible. De Pierre Schaeffer et son Studio d'essai qui, pendant l'Occupation, a imaginé la radio d'après, à tous les Don Quichotte contemporains, utopistes et réalistes, qui œuvrent pour que la radio soit, (re)devienne un outil de transformation sociale. De la contrainte et de l'urgence naissent des aventures extraordinaires qui transcendent normes et habitudes pour une radio toujours, je l’espère, à fleur d’indignation. « Finalement, ça fait du monde pour refaire le monde — beaucoup plus qu’on ne le croit » disait mon ami Daniel Mermet. Un éloge des coups de gueule, des transgressions, des détournements, de la désobéissance radiophonique. À celles et ceux qui rapprochent le micro de la fenêtre...

Antoine Chao, journaliste, auteur-producteur radio et membre de la commission sonore de la Scam

Un événement Scam en partenariat avec l’INA et Radio France.


Le podcast, un nouvel eldorado ?
Samedi 8 février à 17h00, Méridienne, Quartz

Table-ronde animée par Karine Le Bail, avec Julien Cernobori, Anouk Perry et Candice Mullet (Sybel)

À quelques exceptions près, les ondes hertziennes n’offrent plus guère d’écrin au documentaire sonore. Le podcast est apparu d’évidence comme LE support de diffusion de l’avenir. Média indépendant, il permet à l’auteur de créer et de réaliser en toute autonomie, de s’affranchir du diffuseur, et du formatage imposé sur certaines antennes. L’auteur ou l’autrice s’engage autrement dans la création sonore, chuchote à l’oreille de son auditeur dans une proximité qui ressemble à celle qui relie l’écrivain à son lecteur. Sa liberté est totale.
Ça, c’est pour le versant ensoleillé de l’écouteur.
En réalité, les maîtres mots du podcasteur sont MARKETING, VISIBILITÉ, TEMPS D’ÉCOUTE, POURCENTAGE. Il apprend que réaliser une œuvre élaborée coûte cher, nécessite du temps, pour peu d’écoutes. Son économie est fragile. Il va souvent devoir répondre à des commandes pour assurer ses créations propres. Sur certains sites, il devient tributaire de la publicité. Il comprend que pour survivre, il doit devenir incontournable, communiquer constamment et vers le plus grand nombre, être omniprésent sur les réseaux sociaux et sur les agrégateurs de programmes. Un formatage se met-il déjà insidieusement en place ?
Retour d’expérience sur les divers moyens d’appréhender ce nouveau mode de diffusion.



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