Spécialiste du genre au cinéma et dans les séries, Iris Brey, dans son livre Sex and the Series (Éditions de l’Olivier, 2018), analyse la représentation des sexualités féminines dans les séries télévisées américaines. Elle poursuit sa réflexion en réalisant une série documentaire pour OCS avec cinq portraits d’héroïnes de séries qui ont changé notre regard sur ce sujet. Son ouvrage Le regard féminin, une révolution à l’écran (Éditions de l’Olivier, 2020) a remporté le prix Causette de l’essai féministe. Elle collabore au magazine Les Inrockuptibles et Médiapart. Elle est aussi chroniqueuse dans l’émission Le Cercle sur Canal + après avoir passé trois ans à La Dispute sur France Culture et une année sur France Inter comme chroniqueuse médias dans l’Instant M. Iris Brey a reçu son doctorat de l’Université de New York (NYU) et enseigne le cinéma européen sur le campus parisien de l’Université de Californie. Elle fait partie du collectif 5050.

Iryna Tsilyk est une cinéaste, écrivaine et scénariste ukrainienne. Elle a réalisé plusieurs films de fiction et documentaire. Son long métrage documentaire, The Earth Is Blue as an Orange, a remporté le prix de la Meilleure réalisatrice au Festival du film de Sundance 2020, ainsi que de nombreuses autres distinctions. Il a été sélectionné à la Berlinale, à l’IDFA, au MoMA Doc Fortnight, à CPH:DOX, à Hot Docs et dans plus de 100 autres festivals internationaux. Il sortira en salles en France le 8 juin 2022. Elle termine actuellement un long métrage de fiction Rock. Paper. Grenade et travaille au développement de deux nouveaux projets de films. Iryna Tsilyk est également l’auteur de 8 livres publiés en Ukraine (poésie, prose, livres pour enfants) et traduits en plusieurs langues. Pendant le premier conflit russo-ukrainien, Iryna s’est engagée sur plusieurs fronts, lectures littéraires, tournages de documentaires, tutorat pour les enfants, etc. dans le Donbass. Sa poésie, tout comme ses films récents, témoignent de cette expérience.

Réalisateur de documentaires internationalement reconnu, Nicolas Philibert réalise son premier long-métrage documentaire en 1978, La Voix de son maître, dans lequel douze grands patrons d’industrie (L’Oréal, IBM, Thomson, Elf…) parlent du pouvoir, de la hiérarchie, du commandement… esquissant peu à peu l’image d’un monde dominé par la finance.

De 1985 à 1987, il tourne plusieurs films d’aventure sportive pour la télévision, puis se lance dans la réalisation de longs-métrages documentaires qui
seront tous distribués en salles : La Ville Louvre (1990), Le Pays des sourds (1992), Un animal, des animaux (1995), La Moindre des choses (1996),
Qui sait ? (1999), Retour en Normandie (2006) ou Nénette (2009).

En 2002, son film Être et avoir, tourné dans l’école à classe unique d’un petit village d’Auvergne, présenté en sélection officielle au Festival de Cannes,
rencontrera un immense succès en France et dans une quarantaine de pays.

Son dernier film, La Maison de la radio (2013), nous plonge au cœur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un média dont la matière même, le son, reste invisible.

Depuis 2002, plus de 130 hommages et rétrospectives de ses films ont été organisés de par le monde.

Thierry Garrel was 20 years old when he started working for the Research Department of the ORTF. He worked for 40 years for Public Television.
As Director of Documentaries of La Sept and of Arte France from 1987 to 2008, he spearheaded an ambitious production mission of discovering and fostering new talent, whilst also working with world renowned names in documentary cinema (from Chris Marker to Agnès Varda, Johan van der Keuken, Frederick Wiseman and Alain Cavalier, as well as Chantal Akerman, Rithy Panh, Amos Gitaï or Nicolas Philibert).

Today he lives between Paris and Vancouver, where in 2015 and 2016 he was guest curator of a French French programmation at the International Documentary Festival Doxa.

He also works as «volunteer consultant for compelling documentary causes», and conducts workshops all over the world for young professionals.
A Chevalier des Arts et des Lettres, The National Gallery of Jeu de Paume in Paris paid hommage to Mr Garrel in 2000 through Juste une Image — 88 programmes for creative television, an exposition of decades of his work. The prestigious Prix des Auteurs bestowed by la Scam in 2015 crowned a life of engagement in service to documentaries.

She began her career in the theatre and gave cinema a try under the gaze of Claude Miller (“L’Accompagnatrice”), Cyril Collard (Les Nuits fauves – winner of the César for Best Female Newcomer in 1992), Martine Dugowsen (Mina Tannenbaum)… She worked with filmmakers as diverse as Agnieszca Holland, Maiwenn, Olivier Dahan and Yann Gonzalez (Un Couteau dans le Cœur, Official Selection at Cannes 2018). She regularly lends her voice to documentary films (La Marche de l’empereur, Luc Jacquet, Oscar 2006). In the theatre, she proved herself under directors including Michel Didym, Irina Brook and Pierre Pradinas, with whom she gave life to Annie Ernaux’s words (L’Occupation). In 2018 with Philippe Rebbot, she co-directed and co-starred in L’Amour Flou, a critical and box-offices success, nominated for a César for Best First Film in 2019 and for the Audience Prize at the Angouleme Festival.  

Iris Brey is a Franco-American film and TV series critic specialized in questions of feminism and gender. She wrote the book Sex and the Series (Éditions de l’Olivier, 2018), which analyzes the representation of women’s sexualities in American television. She also directed Sex and the Series, a documentary series for OCS about five fictional heroines, challenging the way we view sex. Her book The Female Gaze (Éditions de l’Olivier, 2020) won the Causette Prize. She is currently working on its documentary adaptation. Iris Brey is a critic for the TV show Le Cercle on Canal +, the magazine Les Inrockuptibles and Mediapart. She holds a Ph.D. in French literature and cinema from New York University and teaches film on the Parisian campus of the University of California. She is part of the 5050 collective

Pierre Deladonchamps se fait remarquer en 2013 dans L’Inconnu du Lac d’Alain Guiraudie, qui lui vaut de remporter le César du Meilleur espoir masculin en 2014. Après une nomination en 2017 pour le César du meilleur acteur pour Le Fils de Jean de Philippe Lioret, il joue aux côtés d’André Téchiné dans Nos Années Folles le rôle d’un soldat déserteur qui se travestit. En 2018 il présente à Cannes deux long-métrages, Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré en sélection officielle et Les Chatouilles d’Andréa Bescond et Éric Métayer dans la catégorie Un Certain Regard. En 2021, l’acteur livre une performance mémorable de tueur en série dans Vaurien de Peter Dourountzis (label Cannes 2020) et interprète l’allié précieux du célèbre constructeur du XIXème siècle dans Eiffel de Martin Bourboulon. Il sera bientôt à l’affiche de Hawaii, une comédie de Mélissa Drigeard ainsi que d’une adaptation du roman d’Antoine Leiris « Vous n’aurez pas ma haine ».

L’Œil d’or – Le Prix du documentaire Cannes 2016

« Cinéma, cinéma, le sujet c’est le cinéma. Sans défi, pas de documentaire. Ces dix derniers jours, en visionnant les 18 films, toutes sections confondues, en compétition pour l’Œil d’or, Le Prix du documentaire à Cannes, nous avons gardé ces deux phrases à l’esprit »

Gianfranco Rosi – Président du jury
Anne Aghion, Thierry Garrel, Amir Labaki et Natacha Régnier

Cinema Novo est un film manifeste sur la pertinence aujourd’hui d’un mouvement cinématographique presqu’oublié des années soixante, le Cinema Novo brésilien. C’est un essai impressionniste ambitieux d’un nouveau genre qui nous rappelle que le cinéma aujourd’hui pourrait être à la fois politique et sensuel, poétique et engagé, formel et narratif, fictionnel et documentaire – une interprétation d’un « mundo novo » – d’un monde nouveau.

 

Le jury décerne également une mention spéciale à Shirley Abraham & Amit Madheshiya pour The Cinema Travellers (Inde).
Ce film raconte, dans l’Inde d’aujourd’hui, l’histoire de la fin d’une ère de cinéma au travers de trois personnages – des personnages archétypaux. Sans jamais tomber dans le sentimentalisme, les réalisateurs portent sur les réalités de notre monde en mutation, un regard prometteur, à la fois tendre et incisif.

Ces deux documentaires sont issus de la sélection Cannes Classics.