La Société civile des auteurs multimédia (« la Scam ») et Meta ont conclu un accord démontrant leur engagement commun en faveur de la culture en France, en Belgique et au Luxembourg, ainsi qu’en faveur des auteurs et autrices d’œuvres audiovisuelles.

Cet accord est le résultat d’une étroite collaboration basée sur une approche axée sur les données afin d’évaluer le répertoire de la Scam sur les plateformes de Meta.

La Scam et Meta sont convenus de continuer à collaborer à l’amélioration des outils et des ressources destinés à un large éventail de titulaires de droits de tous types.

Aujourd’hui, la Société civile des auteurs multimédia et Meta ont annoncé avoir conclu un accord qui témoigne de leur engagement commun à soutenir les auteurs d’œuvres audiovisuelles, moteurs de la création culturelle en France, en Belgique et au Luxembourg. L’accord prévoit que Meta se voit octroyer une licence concernant le répertoire de la Scam sur ses plateformes (telles que Facebook ou Instagram), illustrant ainsi l’engagement de Meta en faveur de la protection de la propriété intellectuelle et des objectifs de l’article 17 de la Directive européenne sur le droit d’auteur.

Pour parvenir à cet accord, la Scam et Meta ont travaillé en étroite collaboration en adoptant une approche axée sur les données afin d’évaluer le répertoire de la Scam sur les plateformes de Meta. Ce faisant, elles sont convenues d’un cadre conforme aux engagements des parties en matière de propriété intellectuelle, tout en respectant le modèle économique de Meta.

Grâce à cet accord, les utilisateurs en France, en Belgique et au Luxembourg pourront continuer à visionner et partager librement au sein de leurs communautés les œuvres audiovisuelles du répertoire de la Scam sur les plateformes de Meta, et les auteurs de ces œuvres seront rémunérés en conséquence.

Je salue cet accord historique dans la mesure où c’est le premier du genre dans le secteur audiovisuel en France, en Belgique et au Luxembourg, et me semble-t-il en Europe, signé à la suite de la Directive sur le droit d’auteur. Je me réjouis de constater qu’au terme de négociations approfondies, nous ayons ainsi pu défendre nos intérêts respectifs et mettre en place un cadre protecteur pour les droits de nos membres sur des réseaux sociaux de toute première importance. Ceci démontre notre capacité à nous adapter à l’évolution du secteur des médias. Et ceci est prometteur pour l’avenir et le partenariat qui démarre aujourd’hui.

Hervé Rony, directeur général de la Scam

La signature de cet accord réaffirme notre engagement sans faille à œuvrer pour protéger et soutenir la création audiovisuelle française. Il constitue une étape majeure dans l’action de longue date que nous menons aux côtés des acteurs du monde de la culture en faveur de la promotion des œuvres audiovisuelles et de la protection de la propriété intellectuelle, au service de la création de valeur pour l’écosystème culturel français.

Laurent Solly, Vice-Président Europe du Sud de Meta

Meta s’est engagé de longue date envers les titulaires de droits en créant des outils tels que Creator Studio et Rights Manager pour leur fournir des informations sur leurs contenus et leur permettre de contrôler comment, quand et où leurs contenus sont partagés sur les plateformes de Meta. En outre, la Scam et Meta sont convenus de collaborer pour améliorer les outils qui soutiennent un large éventail de titulaires de droits.

La Scam et Meta sont tous deux des participants actifs du paysage culturel français et européen et se réjouissent de la poursuite de leur partenariat pour développer un écosystème solide pour les utilisateurs et les titulaires de droits.

À propos de la Scam :

La Scam, Société civile des auteurs multimédia, rassemble 49 000 auteurs et autrices qui explorent toutes les formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle négocie en leur nom, collecte et répartit leurs droits d’auteur (plus de 112 millions d’euros en 2020). Elle défend leurs intérêts et mène une action culturelle ambitieuse pour la promotion de leurs œuvres. Elle organise des rencontres professionnelles, propose des bourses d’écriture et des prix et assure le financement de manifestations et organismes dédiés.

À propos de Meta :

Meta construit des technologies qui aident les gens à se connecter, à trouver des communautés et à développer des entreprises. Lorsque Facebook a été lancé en 2004, cela a changé la façon dont les gens se connectent. Des applications comme Messenger, Instagram et WhatsApp ont permis à des milliards de personnes dans le monde de s’émanciper. Aujourd’hui, Meta va au-delà des écrans 2D et s’oriente vers des expériences immersives comme la réalité augmentée et virtuelle pour aider à construire la prochaine évolution de la technologie sociale.

Tout d’abord, la Scam tient à saluer chaleureusement Roselyne Bachelot Narquin pour son engagement et son soutien précieux à la création et aux créateurs dans un contexte inédit et difficile.

La Scam félicite aujourd’hui Madame Rima Abdul-Malak pour sa nomination rue de Valois conseillère culture et communication d’Emmanuel Macron depuis 2019, sa connaissance des questions relevant de la création culturelle et son appui en faveur du régime social et fiscal des artistes-auteurs plaident en sa faveur. Nous lui souhaitons plein succès dans son action en espérant qu’elle pourra agir sur le long terme au sein d’un ministère plus pérenne que les précédents.

Les enjeux auxquels notre secteur, dans son ensemble et dans sa diversité, doit faire face aujourd’hui sont nombreux et il existe un nombre de dossiers qui méritent une attention particulière.

En premier lieu, Mme Abdul-Malak doit être en mesure de peser sur le débat qui s’ouvre sur le financement de l’audiovisuel public après la décision précipitée et malvenue du Président de la République de supprimer la redevance sans aucune mesure pour pallier sa disparition. Le service public a besoin d’un financement stable et pérenne, sans être soumis aux aléas de la conjoncture politique. Il est impératif que la nouvelle ministre s’engage fortement au sein du nouveau gouvernement tant auprès de la Première Ministre que du Président Macron et de Bercy. Nous attendons, de toute urgence de la ministre, des garanties sur la pérennité de l’audiovisuel public, ses moyens, son indépendance. Ses premiers mots vont dans le bon sens, nous attendons des actes.

En deuxième lieu, nous comptons sur la nouvelle ministre pour poursuivre, comme elle a su le faire à l’Elysée, une action volontariste pour améliorer la protection sociale d’auteurs et d’autrices en proie à une précarisation préoccupante. La défense de justes rémunérations et le partage de la valeur, au cœur notamment des négociations avec les éditeurs, méritera toute son attention.

Enfin, nous attendons de Mme Abdul-Malak dans le droit fil du précédent quinquennat un soutien sans faille en France comme en Europe qu’il s’agisse du droit d’auteur, du financement de la création ou de la défense de la liberté d’informer et de la lutte contre les infox. Sur ce dernier point il faut développer encore davantage l’éducation aux médias qui mérite de devenir une grande cause.

contact presse :

astrid lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr

Cette année, 25 films documentaires sont présentés au Festival de Cannes dont 18 films en compétition pour l’Œil d’or – Le Prix du documentaire. L’occasion pour la Scam de saluer le cinéma documentaire  du 17 au 28 mai,  avec des rencontres professionnelles et la remise du Prix 2022.

L’Œil d’or – Le Prix du documentaire 2022

Ce Prix, créé par la Scam avec la complicité du Festival de Cannes en 2015, récompense un film présenté dans les sections cannoises : Sélection officielle (Compétition, Un Certain Regard, Hors compétition et Séances de Minuit, Séances Spéciales, Courts métrages, Cannes Classics), Quinzaine des Réalisateurs et Semaine de la Critique.
Le jury présidé par Agnieszka Holland et composé de Iryna Tsilyk, Pierre Deladonchamps, Alex Vicente et Hicham Falah décernera son Prix  samedi 28 mai à 11h au Salon des Ambassadeurs.

L’Œil d’or figure désormais sur la liste officielle des prix éligibles à la catégorie long-métrage documentaire de l’Académie des Oscars.

Rencontre Pro de l’Acid en partenariat avec La Scam

Lundi 23 mai à 15h30
Entre audiovisuel et cinéma, quels choix de production pour les documentaristes ?

Loin de leurs pratiques, dès l’écriture, les cinéastes documentaires sont confrontés à un choix de production : œuvre cinéma ou œuvre audiovisuelle ?

Une rencontre modérée par Hervé Rony (Scam), en présence des cinéastes Julie Bertuccelli (sous réserve) et Reza Serkanian, et de Fabrice Puchault (ARTE). 

Temps forts de la Scam au Doc Day, mardi 24 mai

Le Doc Day est organisé par Cannes Docs-Marché du Film, avec le soutien de Doc Alliance et Participant, et en association avec l’Œil d’or, DAE – Documentary Association of Europe, le CNC, l’ACID et Unifrance.

Rencontres créatives vers l’inconnu – Réaliser Polaris de Ainara Vera (ACID Cannes 2022)

L’histoire de deux sœurs, Hayat et Leila, dont les vies opposées vont se réunir à l’occasion de la naissance d’un enfant. Une histoire de famille et de résilience, avec l’Arctique pour toile de fond.
Une rencontre animée par Marion Schmidt (Co-fondatrice de DAE) en présence de la réalisatrice Ainara Vera et des producteurices Clara Vuillermoz (Point du Jour – Les films du Balibari) & Emile Hertling Péronard (Ánorâk Film).
Le film, lauréat de la bourse brouillon d’un rêve de la Scam et de l’IdfaAcademy,  sera projeté en clôture du DocDay.

Entretien avec Agnieszka Holland

La cinéaste et présidente du Jury de l’Œil d’or 2022 échangera avec Pauline Durand-Vialle (Directrice générale de la Fédération européenne des réalisateurs d’écran).

A l’occasion du 90e anniversaire de la disparition du journaliste, le Prix Albert Londres lance son podcast, produit par Wave audio.

« Albert nous parle » évoquera le parcours de ce grand journaliste, à travers la lecture de ses articles par des grands noms de la scène artistique.

Écouter, déguster la langue du journaliste Albert Londres. S’il ne fallait qu’une seule raison à la création d’un podcast évocateur de la trajectoire du reporter, celle-là se suffirait déjà à elle-même. Son style, son art du récit, sa volonté donner à voir les « invisibles » et de témoigner de son époque ont fait sa singularité, explique la place que tient encore Albert Londres dans le monde du journalisme.

Le style d’Albert Londres
1er épisode lu par André Dussollier

Engagé au quotidien Le Matin, Albert Londres devient en septembre 1914 reporter de guerre. Il est envoyé à Reims alors que les Allemands pilonnent la cathédrale. Avec son papier « Ils bombardent Reims », Londres donne à voir et faire vivre à tous ces lecteurs ce moment d’une extrême violence. Son style nous entraine, ses yeux sont les nôtres …. Un grand reporter est né.

L’intégralité de la série sera disponible à l’automne.

Au moment même des adieux, le monde a pu voir les images qui témoignent de la violence des événements. Le cercueil de la journaliste Shirine Abou Akleh, sortait de l’enceinte de l’hôpital Saint Joseph de Jérusalem lorsque la foule venue lui rendre un dernier hommage a été brutalement dispersée par les forces israéliennes.
Comme un accablement supplémentaire, une volonté de vérité hurlante, après la mort tragique de la reporter américano-palestinienne d’Al Jazeera.
C’était le 12 mai dernier lors d’un raid israélien qu’elle couvrait. Une balle au visage alors que la journaliste arborait pourtant la mention PRESSE sur son gilet pare-balles.
Cet événement s’inscrit tristement dans une longue liste de violences contre la presse en Israël-Palestine. Il intervient près d’un an jour pour jour après le bombardement de la tour Jalaa, où étaient situés les bureaux de l’agence AP et d’Al Jazera dans la bande de Gaza.
Seule une enquête indépendante permettra de déterminer l’origine du tir et d’éviter qu’une telle horreur ne se reproduise.
Le Prix Albert Londres partage cette même exigence de vérité. La journaliste documentait depuis si longtemps les événements du conflit israelo-palestinien. Reporter de terrain, elle témoignait en œuvrant pour l’établissement des faits. Cette mort doit à son tour être documentée par une instance de justice indépendante. On ne saurait s’en tenir à la dénégation de versions contradictoires, et à terme au silence.

photo Aljazeera

« Cher Jean-Louis,
Tu viens de nous faire un bien sale coup.
A la veille de la publication de ton dernier opus sur « ce qui fait le réel » que nous t’avions demandé d’écrire pour nourrir nos colonnes et nos pensées, tu meurs.

Et ce n’est pas du cinéma.

Pilier des Cahiers, issu de ce grand sud qui t’avait vu naître sur l’autre rive de la Méditerranée, exégète des bouillabaisses politiques marseillaises et auteur de maints autres contes, toi, le documenteur revendiqué, le cinéaste qui nourrissait de pensée nos pratiques, tu allumais des lumières dans nos têtes.

Je vais te lire encore et encore.
Je vais revoir tes films.
Nous avons encore tant à apprendre de toi.
Tu es mort pour de vrai.
Mais il est tout aussi réel que tu vas vivre encore des lustres dans nos esprits.
Merci à toi, Camarade Jean-Louis, de nous avoir offert ces dernières lignes.
Pour nous, tu es immortel. »

Rémi Lainé.

 

 

Qu’est-ce qui fait le réel ? Comment le cinéma le transpose-t-il ?
Voici les dernières réflexions que nous livre Jean-Louis Comolli, explorant le lien entre réalisation et « art de mentir vrai », comme le dit Aragon.

Ce que nous appelons « réel », selon moi, ne se transpose pas.

Les cinéastes, comme les autres artistes, ont affaire aux réalités qui font ce monde. Mais le cinéma est une machine à artificialiser ce qu’elle enregistre des réalités de ce monde. Comme la photographie, comme la peinture, elle nous invite à passer d’une réalité à trois dimensions (vision binoculaire) à une représentation de cette réalité à deux dimensions (largeur et hauteur : vision monoculaire). Manque la 3ème dimension, celle de la profondeur, du relief, des plis de la matière. La peinture du Quattrocento avait répondu par la mise en œuvre de la perspective dite « artificielle », qui donne l’illusion d’une profondeur, d’un relief, d’un étagement dans l’espace. Mais c’est une illusion : comme l’écran de la salle de cinéma, la surface d’une peinture est plate. Et d’ailleurs tous les écrans sont des écrans plats.

Le cinéma est une machine à artificialiser ce qu’elle enregistre des réalités de ce monde.

Jean-Louis Comolli

Ce qu’on nomme « réel » se trouve donc aplati dans un film, dans une peinture. C’est donc autre chose : un artefact, le produit d’un artifice. Tout ce qui est projeté ou engendré par un écran est artificiel (l’un des antonymes de réel). Comme le dit Christian Metz : « Tous les films sont des films de fiction » (i.e. les “documentaires” aussi). C’est-à-dire qu’ils sont fondés sur un leurre, celui de la profondeur, qui est une illusion conventionnelle (une fiction) acceptée par les spectateurs. Les films ne poussent pas sur les arbres. Ils sont fabriqués par des femmes et des hommes.

Il n’empêche. L’artificialisation des représentations du monde par le cinéma, du fait même de son réalisme plus ou moins naturaliste, implique un état naturel du monde visible par le système optique humain, — état non transposé artificiellement. Le passage du visible par la machine cinéma opère cette transposition et met fin à l’apparente immédiateté de la vision humaine, la faisant passer par une série de relais optiques (lentilles, filtres, cadres, etc.) et de délais techniques.

Cent trente ans de cinéma, de circulation des films dans le monde entier, l’arrivée partout de la télévision (un cinéma minoré, réduit, miniature, mais tout de même la plupart du temps, réaliste) a transformé de plus en plus le monde visible en monde filmé. L’artificialisation des espaces naturels en est le meilleur exemple. Pour celles et ceux qui filment, l’hyper-présence de l’artificiel menace de fausser toute tentative de filmer une réalité quelconque sans la trahir.

La plupart des choses visibles aujourd’hui, y compris les êtres humains, sont déjà artificialisés par les flux d’images en circulation permanente. Une telle pression de l’artificiel sature notre rapport au monde visible. Le désir d’aller vers un peu de réel devient un besoin qui nous rassure sur la réalité de notre être au monde. Vivre toujours dans l’artifice finit par devenir insupportable. Le cinéma, summum de l’artifice, gagne en force et en crédibilité s’il retrouve le contact avec les réalités, avec le réel. Mais comment ? On peut faire comme Ingmar Bergman (Persona) et truquer la bande image pour qu’elle paraisse s’arrêter et se fixer sur une image, laquelle, comme il arrive dans le monde réel, est vite brûlée par la chaleur du projecteur. Un « accident » (= un coup de réel) suspend l’illusion et nous fait apercevoir le fondement machinique des images projetées.

C’est à travers des couches d’artifices que nous croyons découvrir une réalité vraie.

Jean-Louis Comolli

« Réel » peut être défini comme ce qui fait obstacle au bon cours de la projection et perturbe le déroulement mécanique du film, nous faisant soudain prendre conscience que c’est à travers des couches d’artifices que nous croyons découvrir une réalité vraie. La pellicule se déchire sur l’écran mais elle tourne toujours dans le projecteur.

Dans le même sens, on peut qualifier d’intervention du « réel » les différentes impossibilités qui empêchent de filmer. Les interdictions, les législations, les polices, ne cessent des mettre des bornes au désir de filmer : ces limites témoignent du cadre réel d’exercice du cinéma. C’est d’ailleurs pourquoi des situations « infilmables » en documentaire sont transposées en fiction. Les innombrables « morts » qui peuplent les films de fiction sont toutes des morts simulées, et les spectateurs le savent bien. Très vite, il a été interdit de filmer, par exemple, des décapitations ou des pendaisons réelles, pourtant légales, mais considérées comme obscènes et perverses, parce qu’elles étaient vraies.

En conclusion, au cinéma, le désir, le besoin de vérité, ne peuvent passer que par l’artifice et le mensonge. C’est le cas de toutes les représentations. Aragon avait trouvé cette formule, « le mentir vrai » : c’est une définition du cinéma. Et, dans « Pourquoi tout n’a-t-il pas déjà disparu ? » (2007), Jean Baudrillard écrit : « Derrière la réalité virtuelle sous toutes ses formes (télématique, informatique, numérique, etc.), le réel a disparu — et c’est cela qui fascine tout le monde. »

Au cinéma, le désir, le besoin de vérité, ne peuvent passer que par l’artifice et le mensonge.

Jean-Louis Comolli

Critique de cinéma, notamment aux Cahiers du cinéma où il fut rédacteur en chef, Jean-Louis Comolli poursuit en parallèle une carrière de réalisateur de documentaires. Tout au long de sa carrière, il a défendu et théorisé le cinéma documentaire. Son dernier ouvrage, « Jouer le jeu » vient de paraître aux éditions Verdier.

La Scam affirme la place singulière des auteurs et des autrices dans la société. Astérisque en est le porte-voix.

Comment transposer le réel ?

Philippe Pujol - Crédit Photo Benjamin Géminel / Han Lcas

#1 « Miroir Brisé » par Philippe Pujol

Nadia Nakhlé, autrice, dessinatrice, réalisatrice - photo : Raffard - Roussel
Nadia Nakhlé, autrice, dessinatrice, réalisatrice - photo : Raffard - Roussel

#2 « S'inspirer du réel pour en élargir l'horizon » par Nadia Nakhlé

Stefano Savonadocumentariste, Œil d’or 2018 - photo : Raffard-Roussel
Stefano Savona, documentariste, Œil d’or 2018 - photo : Raffard-Rousse

#3 « Vous voyez quelque chose ? Oui, des merveilles ! » par Stefano Savona

Alexis Pazoumian, Photographe, documentariste, Étoile Scam 2020
Alexis Pazoumian, Photographe, documentariste, Étoile Scam 2020- Photo Raffard-Roussel

#5 « Saisir des gouttes de réel » par Alexis Pazoumian

Gildas Prince Crédit photo Benjamin Géminel / Hans Lucas

#9 « L’aventure du réel » par Gildas Leprince

Raphaël Krafft, journaliste, écrivain - photo : Raffard-Roussel
Raphaël Krafft, journaliste, écrivain - photo : Raffard-Roussel

#10 « Le réel se suffit à lui-même » par Raphaël Krafft

Projection du film « Des hommes » d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet au cinéma Le Majestic Bastille.

Le film sera également diffusé sur la plateforme OCS du 12 mai au 23 mai 2022.

Des hommes
Alice Odiot et Jean-Robert Viallet

2019 – 82′

25 jours en immersion dans la prison des Baumettes. 30 000 mètres carrés et 2 000 détenus dont la moitié n’a pas 30 ans.
Une prison qui raconte les destins brisés, les espoirs, la violence, la justice et les injustices de la vie. C’est une histoire avec ses cris et ses silences, un concentré d’humanité, leurs yeux dans les nôtres.

Sélection ACID Festival de Cannes 2019

Diffusion du film dès le 12 mai sur la plateforme OCS.

Avec Hervé Brusini, président du comité Albert Londres ; Manon Loizeau, grand reporter et présidente du jury 2022 des Assises ; Elodie Martinez, journaliste pour AFP Fact Check ; Elsa Vidal, rédactrice en chef du service en langue russe à RFI.

Cette table ronde sera animée par Maxime Audinet, chercheur et auteur de
« Russia Today, un média d’influence au service de l’État russe », aux éditions de l’INA.

Podcasteurs et podcasteuses, la Scam vous offre une magnifique opportunité de faire avancer vos projets !

A l’occasion du Paris Radio Show qui se tiendra pendant la Fête de la radio, les 2 et 3 juin à Boulogne Billancourt, la Scam est partenaire du Meet Up Podcasters et propose à ses membres de rencontrer des producteurs ou des media.

Quelques minutes chrono pour faire connaissance.

Le Meet-up audio, c’est la rencontre entre auteurices de podcasts, media et producteurs. Pour un podcast, il faut une idée – certes, mais également des moyens techniques, un texte, une voix, une ambiance, un récit qui permettent à l’auditeur de mieux se connaître ou connaître l’autre et le monde. Il faut également une production, des ingénieurs son, des monteurs et un soutien à la diffusion.

Grâce au Meet-Up vous pourrez bénéficier de conseils et d’accompagnements avec des professionnels et ainsi donner une chance supplémentaire à vos podcasts !

La Scam tiendra ses assemblées générales ordinaire et extraordinaire, le mercredi 15 juin à 9h30 dans ses locaux.
Vous pouvez voter sur le site sécurisé dédié au vote électronique du 9 mai (10h) au 13 juin (12 h, heure de Paris) ou en séance, le mercredi 15 juin.

2022 est une année intermédiaire. On pourrait aussi dire charnière.

Pas de renouvellement des membres du conseil d’administration : nous sommes en milieu de mandat. Mais comment vous dire que tous les scrutins sont importants… Parmi des motions qui peuvent apparaître techniques, il y a des choix stratégiques sur lesquels vous êtes toutes et tous invités à vous prononcer.

Merci pour votre vote.

Rémi Lainé, Président