Le Festival Pariscience lance la 6e édition du Salon des idées scientifiques en partenariat avec la Scam, l’occasion de rencontrer des professionnels scientifiques dont les travaux pourraient vous inspirer un film documentaire.

À l’origine de tout projet de film documentaire, il y a une rencontre… Identifié en France et dans le monde comme un pôle d’échanges du documentaire scientifique, Pariscience agit en catalyseur de projets de films.

Si vous souhaitez rencontrer des scientifiques porteurs de projets, vous êtes invités à vous inscrire via le formulaire en ligne pour échanger ensemble sur leur projet.

Ces rendez-vous, d’une heure environ, se tiendront en visioconférence du lundi 17 au vendredi 21 octobre, et vous permettront de rencontrer les scientifiques porteurs de projet pour peut-être donner naissance aux documentaires de demain.

Le Salon des Idées Scientifiques est ouvert à toutes et tous les professionnels de l’audiovisuel.

Le nombre de places étant limité, les rencontres vous seront proposées, autant que possible, selon les vœux indiqués. Les rendez-vous seront confirmés par courriel.

Pour plus d’informations vous pouvez contacter :
Noémie Desveaux, assistante de coordination à : noemie.desveaux@science-television.com ou par téléphone : +33 (0)6 58 31 34 75.

Pour son podcast L’Île sous la mer, Camille Juzeau est allée à la rencontre de collégiens et de collégiennes sur l’île de Petite-Terre à Mayotte. En nous dévoilant les coulisses de son enregistrement, elle nous raconte une terre secouée, entre tremblements de terre et violence, où la jeunesse îlienne dévoile des chemins de vie empreints de ces réalités qui s’entrechoquent, mais n’empêchent finalement pas les histoires d’enfant d’exister.

Tout au bout de l’île de Petite-Terre, 12 kilomètres carrés accrochés au flanc ouest de Mayotte et reliés par une barge, le collège de Pamandzi est déjà un peu sur les hauteurs.
Je dois y rencontrer des élèves de troisième pour le podcast que je suis venue enregistrer ici. À l’accueil, ils ont l’air préoccupés. Des parents sont là, des enseignants, les discussions semblent animées. Le professeur d’histoire-géo me cueille quelques minutes plus tard et m’explique : « Un règlement de compte est survenu hier soir dans le quartier : deux gamins de 12 ans ont été assassinés, décapités par d’autres du même âge. »

Il poursuit : « Une bonne partie des parents n’ont pas voulu laisser leurs enfants venir au collège ce matin, ils s’inquiètent pour leur sécurité. Ces derniers temps les violences ont augmenté, la Covid n’a pas aidé. » Nous sommes en janvier 2021, entre deux confinements. Tandis qu’il me parle, nous montons à l’étage, vers les classes. J’aperçois le proviseur par la porte ouverte de son bureau, il est au téléphone, l’air un peu dépassé par la situation.

Le professeur d’histoire-géo est calme, lui. Je lui dis que je peux revenir plus tard dans la semaine, mais il a déjà ouvert la porte d’une classe. Aux dix élèves présents, il demande : « Coucou les jeunes, qui veut parler du nouveau volcan au micro de la dame ? » Ça ne se bouscule pas, timidité des adolescents. Il en interpelle un ou deux gentiment, qui se lèvent, finalement pas mécontents. Je me dis que c’est pour eux une bonne excuse pour sécher le cours de SVT qui débute. Même chose dans la classe attenante où je me retrouve avec sept collégiens qui me sourient et chahutent entre eux. Ces mêmes collégiens qui connaissent sûrement les victimes ou les bourreaux des sinistres événements de la veille.

J’ai coupé la clim pour le son, et la chaleur envahit la salle de classe du préfabriqué où nous nous sommes installés. Djounaidi, 14 ans, s’est proposé pour commencer. Tout en faisant les tests micro je lui demande comment il va et il me raconte que ce sont ses cousins qui ont été tués. Ça s’est passé sur la colline de Pamandzi, derrière l’école, là où il habite.

Ces collines, couvertes de végétation haute, abritent des maisons en tôle, les bidonvilles de Mayotte sur Petite-Terre et Grande-Terre. Y logent surtout les Comoriens sans papiers. Dans la jungle, les descentes de police sont moins aisées.
Djounaidi est d’Anjouan. Soixante-dix kilomètres de mer séparent cette île des côtes françaises de Mayotte. Soixante-dix kilomètres que ses parents et lui, petit à l’époque, ont traversé de nuit, à bord de « kwassa-kwassa », minuscules bateaux de pêche. Le prix de cette périlleuse traversée ? Entre 700 et 1 000 euros, l’équivalent d’une année de travail aux Comores, l’un des pays les plus pauvres du monde. Une somme que beaucoup de Comoriens, aspirant à rejoindre les côtes françaises, continuent de payer aux passeurs aujourd’hui.

Le département, qui comptabilise la moitié des reconduites aux frontières françaises, a vu croître le nombre de mineurs isolés sur l’île. En 2015, le Défenseur des droits en recensait 3 000, sans famille et sans papiers. Sans ressources. Alors il y a l’errance, et la baston. Ça le met en colère, Djounaidi, cette violence qui défigure son île. La violence qui colle à la peau est là, latente, tout autour d’eux.

Mais dans ce préfabriqué où nos peaux sont déjà moites et où nos masques collent au visage, ce n’est pas cette histoire que je suis venue lui faire raconter. Alors je lui pose les questions que j’ai griffonnées sur un carnet : l’île comment est-elle ? Et la mer ? Et ce volcan sous-marin qui a surgit d’un coup au large de Petite-Terre ?

Il se prête au jeu facilement, raconte les tremblements de terre qui ont secoué l’île depuis 2017 ; la montée des eaux, l’inondation des routes ; l’arrivée des scientifiques de métropole à bord du Marion Dufresne, le bateau d’étude océanographique et de ravitaillement des Terres australes et antarctiques françaises. Mais il conte aussi ses excursions avec ses frères et sa sœur autour de l’ancien cratère devenu lac, vert fluo et acide ; les histoires que sa mère lui rapporte, les souvenirs qu’elle a de sa vie sur l’île comorienne ; sa grand-mère, restée là-bas et qu’il n’a pas revue depuis des années ; les nuits où il observe les étoiles et qu’il se prend pour un pirate, et les matins où les oiseaux multicolores piaillent à ses fenêtres. Sa sœur qui veut devenir ornithologue et lui policier.
Sa réalité : tout cela à la fois.

Sur la barge, je divague en regardant la mer, chargée de chacune des histoires qui constituent la complexité d’un réel, qu’un documentaire ne peut qu’effleurer, et pourtant.

Camille Juzeau

Puis chacun des six autres avec leurs mots sortis de l’enfance racontent les évolutions liées à la naissance du géant sous-marin qui a fait perdre douze centimètres à leur île. Ça charrie gentiment, certains sont timides, d’autres attirés par le micro. On a ri, finalement, cet après-midi-là. Ils ont pensé un peu à autre chose, c’est ce que je me dis.

En reprenant la route en sens inverse, en fin de journée, je marche longuement le long de la nationale, guettant un bus censé passer en ce lieu. On m’a dit de ne pas traîner dans les parages. Alors quand, à un angle de rue, j’aperçois un gars qui s’approche de sa voiture et me voyant un peu perdue me fait signe de monter, je n’hésite pas. En roulant vers la mer, il me parle. Il me dit qu’il vit là, à Petite-Terre, depuis cinq ans. Il a fui la Syrie, réfugié politique. On doit avoir à peu près le même âge. Il me parle des fêtes qui ont lieu ici, et me propose de revenir le samedi suivant.

Sur la barge, je divague en regardant la mer, chargée de chacune des histoires qui constituent la complexité d’un réel, qu’un documentaire ne peut qu’effleurer, et pourtant.

J’élague des parties entières du réel pour construire une bonne histoire.

Camille Juzeau

Paris, quelques semaines plus tard. Face à mon ordinateur, je coupe et découpe les paroles, les mots, les ambiances de la mer ou des oiseaux enregistrés à Mayotte. Je réécoute Djounaidi, le professeur d’histoire-géo… Et aussi la dame mahoraise qui m’a ouvert sa maison – alors que ces maisons sont difficiles d’accès aux blancs – et qui, malgré sa gentillesse, s’énervait pourtant que trop de Comoriens transforment l’île autrefois si calme. La faute, pensait-elle, leur revenait. J’élague des parties entières du réel pour construire une bonne histoire. Un récit avec un début percutant, des cliffhangers et des scènes fortes, car il faut embarquer l’auditeur.

Mais face à mon écran, j’ai encore en tête imprimés les yeux brillants de Djounaidi, celui qui se rêvait pirate.

***

Après des études en sciences du vivant et en histoire et philosophie des sciences, Camille Juzeau se lance notamment dans le journalisme avec l’écriture de chroniques pour Radio France, avant de devenir autrice et réalisatrice de ses premiers podcasts, et d’ajouter à ses compétences celle de productrice. En parallèle, elle poursuit ses nombreuses collaborations à la radio.

La Scam affirme la place singulière des auteurs et des autrices dans la société. Astérisque en est le porte-voix.

Auteurs, autrices et artistes, une cellule d’écoute psychologique et juridique opérée par Audiens vous est accessible.

Si vous êtes victime ou témoin de viol, de harcèlement sexuel, de violences sexistes et sexuelles dans le secteur du spectacle vivant, de l’audiovisuel ou du cinéma, vous pouvez contacter cette cellule :
– par téléphone au  01 87 20 30 90 (du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18hà
– ou par mail à tout moment à
violences-sexuelles-culture@audiens.org

Ce service gratuit a été mis en place par la Fesac (Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma), cinq organisations syndicales (CGT Spectacle, CFE-CGC, CFTC, FASAP FO, CFDT Communication Conseil, Culture), le CNC, le CNM, le CND et Audiens, avec le soutien du ministère de la Culture.

Accords signés entre OCS, les syndicats de producteurs et distributeurs audiovisuels et les sociétés d’auteurs.

OCS, les syndicats de producteurs et distributeurs audiovisuels (AnimFrance, SATEV, SEDPA, SPECT, SPI et USPA) et les sociétés d’auteurs (SACD et Scam) ont conclu des accords interprofessionnels dans le cadre des décrets n°2021-1924 du 30 décembre 2021 et n°2021-793 du 22 juin 2021.

Acteur important et singulier de la production audiovisuelle depuis plus de 10 ans, comme en témoignent ses deux labels de création « OCS Signature » et « OCS Originals », OCS a souhaité porter son obligation d’investissement dans la production audiovisuelle patrimoniale de 6 à 7% du chiffre d’affaires net de l’exercice précédent pour soutenir une politique éditoriale ambitieuse et diversifiée.

Les parties se sont mises d’accord sur un certain nombre de modulations de la contribution d’OCS autorisées par les décrets.

Les accords conclus entrent rétroactivement en vigueur au 1er janvier 2022, pour une durée de trois ans. OCS, les syndicats de producteurs et distributeurs audiovisuels (AnimFrance, SATEV, SEDPA, SPECT, SPI et USPA) et les sociétés d’auteurs (SACD et Scam) se félicitent du renouvellement de leur partenariat au bénéfice de la création française.

contacts presse

Scam – Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr – 06 73 84 98 27
OCS – Isabelle di Costanzo – isabelle.dicostanzo@orange.com – 06 08 71 42 99
OCS – Ludovic Gottigny – ludovic.gottigny@orange.com – 06 77 07 10 28
SACD – Agnès Mazet – agnes.mazet@sacd.fr – 06 85 12 29 59
AnimFrance & Uspa – Stéphane Le Bars – s.lebars@uspa.fr – 06 60 23 53 96
Satev – Florence Braka – f.braka@ffap.fr – 06 03 51 70 18
Sedpa – Emmanuelle Jouanole – ejouanole@terranoa.com – 06 33 68 36 54
Spect – Vincent Gisbert – vincentgisbert@spect.fr – 06 18 01 54 34
SPI – Emmanuelle Mauger – emauger@lespi.org – 06 63 01 83 06

Depuis quarante ans, la Scam s’est construit une identité visuelle forte : son site, scam.fr, sa revue, Astérisque, ses créations graphiques portent haut l’ensemble de ses engagements. Mais, alors qu’elle incarne le réel à travers l’image ou le texte, il lui manquait de se raconter par le son.

Retour sur un voyage créatif et sensoriel, aux côtés de l’autrice-compositrice et documentariste sonore Marie Guérin. Elle a capté les bruits du monde mêlés aux motifs musicaux qu’elle a façonnés pour créer l’identité sonore de la Scam.

La glaneuse

Formée, en partie, à l’Institut national de l’audiovisuel, Marie Guérin y aborde les notions techniques et physiques relatives à l’onde sonore. Puis, elle intègre la classe d’électroacoustique de la compositrice Christine Groult, au Conservatoire régional de Pantin, où elle étudie ce que l’expérimentation dite schaefferienne — du nom de Pierre Schaeffer, connu comme le père de la musique concrète — nomme « l’écoute réduite », et dont ces classes sont l’héritage. Marie apprend à tresser un discours, une composition, dans ce que François Bayle, autre pionnier expérimentateur de cette musique, appelle « un aller-retour incessant entre le geste et l’oreille ».

Piocher dans le réel son caractère musical, lors d’une cueillette, d’une capture dans l’environnement sonore, chercher sa poésie « inouïe », comme la définit Schaeffer. Cette matière première collectée qui se transforme, se détourne, se coupe, se retouche, se monte pour que ces sons microphoniques deviennent des sons jamais entendus. C’est ainsi que Marie Guérin crée.

Pour cette nouvelle composition, l’artiste sort du studio, armée de son expérience de musicienne électroacoustique et de documentariste audio, et part capturer le réel, ces bruits du monde. Les prélever. Pour les (re)composer. Trouver sa gamme, les notes, les couleurs.

La signature sera un mélange entre des prises de son du réel, une mélodie jouée à la fois par des instruments acoustiques et des instruments virtuels, le tout façonné en studio par les outils de la musique électronique.

Durant plusieurs jours, Marie arpentera la nature, la ville, des terrains divers et multiples pour capter le bouillonnement de ce qui nous entoure et forger l’identité sonore d’un collectif d’auteurs et d’autrices du réel…

Bienvenue sur le chemin de la création.

Traduire et transposer l’identité de la Scam, recueillir et concentrer ses intentions, ses regards, ses envies, ses énergies, sa diversité, ses voix dans une signature sonore. Passionnant !

Marie Guérin

Jour 1 – La mise en mouvement

Point de départ : l’élaboration d’une partition, d’une formule, un motif comme une typographie sonore, un jeu de ponctuation… Une composition, certes, mais pas au sens classique du terme. Non. Marie Guérin chantonne. Une ritournelle. Inspirée de la tradition orale, populaire, elle sera la base de son travail, mais aussi celle d’une culture ancestrale, où la musique est conçue, organisée, enseignée, conservée en dehors de tout système d’écriture, et que Marie a à cœur de faire entendre. Travaillée avec les outils de la musique électronique, la mélodie sera posée, puis embarquée pour le début d’une autre marche, celle de la glaneuse en quête du réel, de la polyphonie du monde.

L’artiste décide d’entamer son voyage du côté de Montmartre. Équipée d’une enceinte Bluetooth pour rediffuser le motif musical sur le terrain, de son enregistreur, et de son micro qu’elle dit être sa plume, ses notes, sa gamme. Comme pour Charles Duvelle, ethnomusicologue et grand collecteur de musique populaire, « utiliser le microphone comme on utilise un instrument de musique ».

Elle grimpe vers la basilique du Sacré-Cœur. « Hakuna Matata », lui glisse un vendeur de bracelets brésiliens à la sauvette. Et ce sera à la sauvette que Marie poursuivra sa récolte… Elle rencontre Moncef, en haut de la butte, Bernardo et Maxence. Musiciens qui pour le plaisir du passant grattent leur guitare en échange de quelques pièces. Elle enregistre. Puis, rue des Trois-Frères, dans un immeuble soutenu par des étais, Jésus et Elloy. Elle boit une bière, fume une cigarette. Ce jour-là, Marie a recueilli le silence dans la basilique et la prière de l’un de ces flâneurs… Jésus a joué à la guitare la mélodie qu’elle a composée, diffusée sur l’enceinte. Marie éteint l’enregistreur.

Jour 2 – Se confronter au monde

Se fondre dans le réel. Capter ce qui étreint, accumuler et bâtir la banque de sons qui composera les fondations du corpus original. Y plonger le motif mélodico-rythmique. Bousculer la partition. Le travail de création et d’immersion se poursuit.

Suivant sa première inspiration, guidée par l’idée d’aller glaner au pied des street pianos — ces instruments placés dans la rue ou dans les espaces publics qui invitent le passant à jouer, à l’instant — Marie se rend gare Montparnasse, où elle croise Pierre. Assis au piano, il improvise La Lettre à Élise. Ensemble, ils tentent de reproduire la mélodie de Marie qu’elle diffuse et rediffuse comme un memento sur l’enceinte ambulante… Mais cela ne prend pas. Ce que l’on imagine, parfois, et ce que la réalité nous donne ne s’accordent pas toujours.

Marie voudrait pouvoir écrire une partition avec cette musique anecdotique, selon la formule de Luc Ferrari — représentant majeur dans les années 1960 de la musique concrète : un mélange de réel impromptu, fixé et composé de notes, de croquis, de photos, de citations, de ces substances capturées du terrain…  Il faut que l’instrumentarium se construise, trouver ce son de tête, chef de file de l’œuvre.

Jour 3 – Quand soufflent les voix

De cette matière amassée au son de ses escapades, Marie veut nourrir la mélodie d’une présence humaine. Des souffles, des voix, distinctes ou pas, qui bourdonnent, murmurent, glissent dans l’atmosphère. L’artiste cherche la rumeur, cet ensemble confus de bruits, de sons, au même instant, au même endroit. Elle part à la rencontre de la chorale La Tête à l’Est, dirigée par Corinne Ernoux. L’ensemble vocale se lance, les pépiements s’échappent alors de l’harmonie d’où vibre la note en accord continu. Quand le réel se met au service de la mélodie et qu’il devient grille et partition. Le corpus s’étoffe.

Jour 4 – Voyage dans le temps et l’espace

Retour à la gare Saint-Lazare, en immersion. Moumene, voyageur au street piano, rejoue la mélodie de Marie à l’oreille… Mais le piano est trop moderne. Sa tonalité ? La quintessence de la musique occidentale. Marie replonge alors à la genèse, lorsque la mélodie s’est imposée à elle. Cette ritournelle, ancestrale. Le serpent s’invite doucement dans ses pensées créatives. Courbé en S, percé de six trous, à la vibration cuivrée, dont les premières traces remontent à la fin du XVIe siècle, il a longtemps accompagné le chant liturgique et le chœur dont il renforçait la partie grave lors des offices religieux. Pour l’artiste, il incarne quelque chose d’atemporel, d’inclassable, datant d’une époque où la notation musicale était minimale, au plus juste de ce que représente pour elle la musique électroacoustique.

Dans le soin et l’énergie apportés à la confection d’un corpus original se joue déjà une intention forte. Dans les prises de sons, on entend le geste et son intentionnalité. Une clé est à trouver, là, dans le geste – si fort et chargé de responsabilité – de captation du réel.

Marie Guérin

Volny Houstiou, professeur de serpent et de tuba au conservatoire de Rouen, arrive à Paris pour accompagner Marie dans une nouvelle séance d’enregistrement. Déplacer l’instrument in situ. Pour cela, ils investissent la Scam, son porche, sa cour, ses caves, pour y tester différentes acoustiques. Puis, le brouhaha du parc Monceau voisin, entre quiétude et agitation, nœud d’énergie, où Volny se met à jouer au milieu d’un groupe de sportifs. Ça bruisse, palpite, bourdonne…

Pause. Se reprend le souffle.

Comme pour retourner à l’essence même de cet instrument immémorial qu’est le serpent, un dernier instant le consacre, dans l’église orthodoxe roumaine des Saints-Archanges, où le père Iulian les accueille, rue Jean-de-Bauvais dans le Ve arrondissement. Un dernier voyage. Dans le temps et l’espace. Pour capter cette sonorité sublimée dans ce lieu de sacre. La journée est finie. La quête aussi.

Dans le studio du compositeur électronique commencent maintenant le tissage, la composition à partir de ces matériaux. À assembler. Puis à mixer.

Jour 5 – Mise en boîte

La séquence de mixage, réalisé dans les studios du Groupe de recherches musicales — fondés en 1948 par Pierre Schaeffer sous le nom de Groupe de musique concrète, et qui reste aujourd’hui l’un des plus grands centres de musique électroacoustique — clôt cette partition pensée avec les bruits du monde. Avant-dernière étape durant laquelle Marie transpose ce corpus sonore vers la composition finale. Elle joue avec les sons, les étire, les mélange aux instruments électroniques.

L’identité se décompose puis se recompose en autant d’univers que d’usages. Pour la Scam, Marie a imaginé le son du logo animé jusqu’ici muet, un tapis sonore et des virgules qui viendront tour à tour rythmer les contenus vidéos et podcasts à venir de la société d’auteur.

La signature sonore est enfin là. Imaginée, conçue et créée dans ce passage étroit entre la musique et la voix, entre réalité et création, entre bruit du monde et arythmie instrumentale. Un travail délicat, réalisé grâce au savoir-faire et à la sensibilité de Marie Guérin et avec la complicité professionnelle du studio wave.audio, qui désormais fera vivre, et surtout vibrer la Scam.

photo Thomas Bartel

photo Thomas Bartel

photo Thomas Bartel

photo Thomas Bartel

photo Thomas Bartel

photo Thomas Bartel

Lisez la tribune publiée dans Le Monde à l’initiative de l’intersyndicale de l’audiovisuel public et des organisations professionnelles du cinéma et de l’audiovisuel.

L’audiovisuel public mérite un débat sérieux !

Nos organisations regroupent des salarié·es travaillant directement ou indirectement pour les entreprises de l’audiovisuel public, des autrices et auteurs, des entreprises de création, de production et de diffusion d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles.

Nous avons, les unes et les autres, alerté, pétitionné, mobilisé, argumenté longuement pour décrire les dangers d’une suppression de la contribution à l’audiovisuel public (CAP, ex-redevance).

Nous avons dit et redit que le pouvoir d’achat était un problème trop sérieux pour se satisfaire de demies ou de fausses mesures qui n’amélioreront pas la vie de nos concitoyens et fragiliseront l’audiovisuel public.

Nous avons démontré la nécessité de conforter les entreprises de l’audiovisuel public, dont l’indépendance de financement par une taxe affectée constitue la base de l’indépendance éditoriale, pour assumer ses missions : informer, éduquer, divertir.

Nous avons rappelé l’utilité indéniable du service public, accrue par la crise sanitaire, permettant in extremis de pérenniser France 4 comme chaîne de la jeunesse et de la culture.

Nous avons montré que les entreprises de l’audiovisuel public, France Télévisions, Radio France, L’INA, France Médias Monde, TV5Monde, Arte jouent un rôle essentiel de soutien à l’investigation, à la création et à la diffusion du cinéma, de la fiction, du documentaire, du film d’animation, du spectacle vivant et de la musique.

Nous n’avons reçu en retour que des assertions se voulant « rassurantes » et aussitôt contredites par des projets de fusion et des propos dénigrant nos activités.
Nous avons été auditionnés par la mission IGAC–IGF (Inspection générale des Affaires Culturelles et Inspection générale des Finances) mandatée par le précédent Premier Ministre, mais nous venons à peine de prendre connaissance de ce rapport, la veille du 14 juillet, alors qu’il pointe un risque constitutionnel.

Nous avons fait des propositions constructives pour faire évoluer la CAP, pour l’adapter aux nouveaux usages et la moderniser, en changer l’assiette, la rendre plus juste par une progressivité selon les revenus, pour aller plus loin que la seule exonération touchant déjà les 4 millions de ménages les plus pauvres. Et surtout ne pas faire dépendre son budget de décisions annuelles dans un contexte forcément tendu.

Nous avons constaté qu’en Europe, les pays (Allemagne, Italie, pays scandinaves, Suisse) qui ont conforté le financement par une taxe affectée ont aussi conforté leurs services publics, dans des contextes où bien souvent la lutte contre la désinformation de masse devient une priorité.

A contrario, dans les quelques pays qui ont fait le choix de la budgétisation et ont délaissé le financement de leur audiovisuel public par une taxe affectée, leur délitement est rapidement arrivé, avec le train des économies et parfois des attaques contre l’indépendance et la liberté, portées par l’extrême droite quand elle est au pouvoir.

Sur l’ensemble de ces points, de ces travaux, nous n’avons été pour l’instant ni écoutés ni entendus par le Président de la République et son Gouvernement.

Aujourd’hui, au-delà de nos différences, nous, salarié·es, journalistes, autrices et auteurs, réalisatrices et réalisateurs, responsables de structures de production et de diffusion refusons, que le nécessaire débat sur l’audiovisuel public et son financement soit confisqué et escamoté au détour d’un projet de loi de finances rectificatif au cœur de l’été et au profit d’un tour de passe-passe budgétaire.

Il n’est pas raisonnable d’improviser ni de préempter l’avenir du service public de l’audiovisuel sans qu’une réflexion approfondie n’existe, sans que les forces vives de ce pays, sans que les parlementaires, n’aient le temps de participer à une réelle concertation et à un débat commun.

Un débat qui porte sur les missions de service public, le besoin de conforter et de développer les œuvres et programmes que nous concevons, fabriquons et diffusons pour et sur nos services publics.

Un débat qui porte sur l’indépendance et sur les enjeux de diversité culturelle et d’information.

Un débat qui porte sur la démocratie et le rôle que doit jouer en sa faveur l’audiovisuel public et tout l’écosystème dont nous sommes les actrices et acteurs.

Un débat qui porte sur un financement public, qui garantisse la justice fiscale et un rendement dynamique.

Nous exigeons ce vaste débat public à la rentrée de septembre, plutôt qu’un passage en force en plein mois d’août.

Un débat public, citoyen, essentiel, républicain.

Parmi les premiers signataires

David André, réalisateur

Feurat Alani, journaliste, écrivain

Laura Alcoba, écrivaine

Yann Arthus-Bertrand, réalisateur

Thaddee Bertrand, monteur

Julie Bertuccelli, cinéaste, présidente de la Cinémathèque du Documentaire

Lise Blanchet, journaliste,

Jean-Pierre Bloc, monteur

Hervé Brusini, journaliste, président du Prix Albert Londres

Gilles Cayatte, réalisateur

Matthieu Chatelier, réalisateur

Catherine Clément, écrivaine, philosophe

Seb Coupy, réalisateur

Mathilde Damoisel, réalisatrice

Florence Dauchez, journaliste

Jean-François Delassus, écrivain

Leila Djitli, journaliste et réalisatrice,

Amalia Escriva, réalisatrice

Marc Faye, réalisateur

Colette Fellous, écrivaine, productrice radio

Anne Georget, réalisatrice, présidente du Fipadoc

Nicolas Glimois, réalisateur

Pascal Goblot, réalisateur

Tania Goldenberg, réalisatrice

Jacques Graf, photographe,

Geneviève Guicheney, journaliste

Danielle Jaeggi, réalisatrice

Isabelle Jarry, écrivain

Patrick Jeudy, réalisateur

Elisabeth Kapnist, réalisatrice

Samy Ketz, journaliste AFP

Baudouin Koenig, réalisateur

Rémi Lainé, réalisateur, président de la Scam

Roméo Langlois, journaliste France 24

Georgi Lazarevski, réalisateur

Karine Le Bail, chercheuse CNRS, productrice radio

Gwen Le Gouil, journaliste

Thomas Legrand, journaliste éditorialiste France Inter

Sébastien Lifschitz, réalisateur

Virginir Linhart, réalisatrice

Marie Maffre, réalisatrice

Marie Mandy, réalisatrice

Alexis Marant, réalisateur

Jean-Paul Mari, journaliste

Xavier Marquis, auteur réalisateur,

Claudia Marschal, réalisatrice

Laëtitia Moreau, réalisatrice

Emmanuel Moreau, journaliste,

Anita Perez, monteuse
Rithy Panh, réalisateur

Jean-Pierre Perrin, journaliste, écrivain

Nicolas Philibert, réalisateur

Anne Poiret, réalisatrice

Jean-Claude Pomonti, journaliste, écrivain

Jérôme Prieur, réalisateur

Philippe Pujol, journaliste, écrivain

Tania Rakhmanova, réalisatrice

Isabelle Rey, autrice,

Philippe Rochot, journaliste

Françoise Romand, réalisatrice

Marie-Monique Robin, réalisatrice

Hervé Rony, directeur général de la Scam

Bertrand Rosenthal, journaliste,

Christian Rosset, producteur de création radiophonique

Patrick de Saint-Exupéry, journaliste

Marie-Pierre Samitier, journaliste

Nathalie Sapena, journaliste

Guy Seligmann, réalisateur, ancien président de la Scam,

Caroline Swysen, réalisatrice

Frédéric Tonolli, réalisateur

Charlotte Tourres, monteuse

Anja Unger, réalisatrice

Bénédicte Van der Maar, photographe

Jean-Robert Viallet, réalisateur

Tomas Van Houtryve, photographe,

Tristan Waleckx, journaliste

Olivier Weber, écrivain, journaliste

Ruth Zilbermann, réalisatrice

Josianne Zardoya, réalisatrice

Pour cette rentrée, la Scam vous propose deux ateliers, l’un en français et l’autre en anglais, pour maîtriser l’art de convaincre ! Ils sont suivis de séances de pratique, pour celles et ceux ayant un projet très avancé ou terminé.
Comment pitcher son projet et par où commencer ? Peut-on pitcher un documentaire sans perdre la substance du projet ? Quelles sont les attentes des diffuseurs ou sociétés de production ? Comment parler du budget dans un premier rendez-vous ?
Claire Dixsaut vous livrera tous les secrets sur cet exercice délicat !

Les ateliers sont réservés aux auteurices membres de la Scam et à celles et ceux qui ont postulé à l’une des bourses Brouillon d’un rêve.

Attention : il n’est pas possible de postuler à la fois aux séances de pratique de pitch en français et à la séance pratique de pitch en anglais.

Atelier de méthodologie en français

Lundi 26 septembre de 14h à 18h (en présentiel ou à distance)

Ce cours théorique vous donnera toutes les clés nécessaires pour maîtriser l’art de la persuasion, sans trahir la nature de votre projet. Vous découvrirez les outils spécifiques à l’exercice, de la « bande-annonce orale » à la « narration par l’image ».

Séances de pratique du pitch en français

Jeudi 6 ou vendredi 7 octobre de 14h à 18h sur dossier de candidature (en présentiel)

Pour en bénéficier, il faut avoir suivi la formation du 26 septembre et avoir un projet très avancé ou terminé avec une échéance de présentation. Les autrices et auteurs sélectionnés auront préparé un pitch de 5 minutes à présenter au groupe, suivi d’un débat et d’un bilan collectif.

Atelier de méthodologie en anglais

Lundi 10 octobre de 14h à 18h (en présentiel ou à distance)

Ce cours théorique, en anglais, aborde toutes les facettes d’un pitch classique. Contenu et forme, structure et rythme. Il met l’accent sur quelques particularités de la langue anglaise qui rendent un pitch plus dynamique, efficace et naturel. Seront abordés aussi les aspects spécifiques des festivals et marchés dans le cadre desquels vous serez amenés à pitcher.

Séance de pratique du pitch en anglais

Jeudi 20 octobre de 14h à 18h sur dossier de candidature (en présentiel)

La séance est limitée à 6 personnes ayant impérativement suivi la formation du 10 octobre et ayant un projet très avancé ou terminé avec un besoin urgent d’être présenté en anglais. Les auteurs et autrices sélectionnées auront préparé un pitch de 5 minutes.
Chaque personne présentera son pitch devant le groupe avant une séance toujours en anglais de questions-réponses, et un bilan collectif.

Ateliers animés par Claire Dixsaut

Après avoir travaillé dans le secteur documentaire pendant 10 ans pour Canal+ et Time WarnerClaire Dixsaut enseigne le pitch depuis 20 ans : INA, SACD, CEEA, Femis, Pôle Média Grand Paris, Transmedia Immersive University, ainsi que dans des festivals (FIPA, festival de Gdynia en Pologne… ). Elle forme les scénaristes, les réalisateurs, réalisatrices, producteurs et productrices de l’audiovisuel, du cinéma et du transmédia.

Contact

espaceagnesvarda@scam.fr

Après l’annonce de la suppression de la contribution à l’audiovisuel public par le candidat Macron redevenu président de la République, un projet de loi de finance rectificative est d’ores et déjà à l’agenda du Parlement pour le mois de juillet, et devrait proposer un nouveau dispositif. Les pistes de réforme reposeraient sur un financement pluriannuel et la mise en place d’une commission indépendante chargée de se prononcer sur la trajectoire budgétaire. Le gouvernement entendrait ainsi donner des gages d’indépendance et de pérennité au moyen de financer l’audiovisuel public.

Miroir aux alouettes : le budget de l’Etat est voté chaque automne par les parlementaires et aucun comité Théodule ne saurait leur dicter la conduite à tenir.

La Scam a bien conscience que la poursuite de la perception de la contribution à l’audiovisuel public déconnectée de la taxe d’habitation induirait des coûts prohibitifs. Pour autant, forte de ses 49 000 membres, elle milite pour le maintien du principe d’un financement affecté : seul un prélèvement destiné à financer les antennes publiques permet de garantir indépendance, pérennité et ambition indispensables au fonctionnement d’un service public digne d’un pays moderne.

Le rapport intitulé Une autre redevance est possible de Julia Cagé, publié par la fondation Jean Jaurès en début de semaine, est riche d’enseignements. A l’instar de ce qui se pratique dans les pays du Nord de l’Europe, où les sociétés publiques de l’audiovisuel sont de puissants moteurs de création, l’option la plus souhaitable serait la mise en place d’une contribution affectée progressive en fonction du revenu. Elle permettrait à la fois de mieux s’adapter aux foyers les plus modestes, et d’alléger le coût pour celles et ceux qui perçoivent moins de 50.000 euros de revenus annuels.

Les créateurs et créatrices de l’audiovisuel espèrent vivement une prise de conscience collective de la place centrale qu’occupent nos antennes publiques, France Télévisions, Radio France, ARTE France, France Médias Monde et l’INA dans notre société.  Rappelons à celles et ceux qui n’en auraient toujours pas conscience que le service public de l’audiovisuel est un facteur de prospérité non seulement culturel mais aussi économique ; compte-tenu de son rayonnement dans le secteur, un emploi dans le public génère deux emplois et demi dans le privé. N’oublions pas non plus le rôle démocratique essentiel du service public qui est un des meilleurs garants de la qualité de l’information.

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Astrid Lockhart – 06 73 84 98 27 – astrid.lockhart@scam.fr

Le Groupe M6 et la Scam annoncent ce jour avoir signé un nouvel accord global relatif à l’utilisation des œuvres du répertoire de la Scam sur l’ensemble des chaînes et des services associés au Groupe M6. Cet accord, qui entre en vigueur au 1er janvier 2022, a été conclu pour une durée de 5 ans.

Il a pour ambition de valoriser l’exploitation du répertoire de la Scam sur les services du Groupe M6 en garantissant une juste rémunération pour les auteurs et autrices, les réalisateurs et réalisatrices membres de la Scam. Il intègre les nouveaux modes d’exploitation et de commercialisation développés par le Groupe M6 sur ses différents services notamment digitaux.

À travers cet accord, le Groupe M6 témoigne de son attachement à la création audiovisuelle et soutient tous les acteurs qui la représentent.                       

À propos de la Scam 

La Scam, organisme de gestion collective des droits générés par les auteurs et autrices du réel, rassemble 50 000 membres qui explorent toutes les formes du genre documentaire : audiovisuel, radio, littérature, journalisme, traduction, photographie, dessin, écritures et formes émergentes. Elle les représente auprès des pouvoirs publics, des diffuseurs, des distributeurs, des plateformes (vidéo, podcast), des producteurs et des éditeurs. Elle négocie en leur nom, collecte et répartit leurs droits d’auteur (plus de 112 millions d’euros en 2020). Elle défend leurs intérêts et mène une action culturelle en France et à l’international pour la promotion de leurs œuvres. Elle organise des rencontres professionnelles, propose des bourses d’écriture et des prix et assure le financement de manifestations et organismes dédiés.

Contact presse : Astrid Lockhart – astrid.lockhart@scam.fr

À propos du Groupe M6 

Créé en 1987 autour de la chaîne M6, le Groupe M6 est un groupe plurimédia puissant, offrant une large gamme de programmes, de produits et de services. Télévision (13 chaînes dont M6, 2ème chaine privée de France), radio (3 stations dont RTL, 1ère radio privée de France) mais aussi production et acquisition de contenus, digital, e‐commerce, cinéma, musique, spectacles… Fort de ses marques et de ses contenus, le Groupe M6 a progressivement étendu ses activités à travers des diversifications ciblées et des offres innovantes telles que 6play plateforme digitale lancée en 2013 et Salto lancée en 2020. Son objectif : développer la complémentarité de ses marques afin de répondre aux attentes de ses différents publics et à leurs nouveaux modes de consommation. Plus d’informations : groupem6.fr

Contact presse : Paul Mennesson – paul.mennesson@m6.fr

majelan et la Scam se réjouissent de la signature d’un accord qui permet aux auteurs et autrices d’œuvres sonores de percevoir des droits d’auteur liés à l’exploitation de leurs créations.

Cet accord couvre l’ensemble des canaux d’accès au service, qu’il soit opéré directement par majelan ou distribué par un distributeur/opérateur. L’ensemble permet une bonne exposition du répertoire de la Scam dans toute sa diversité.

Créé en juin 2019 par Mathieu Gallet, ex-PDG de Radio France et de l’INA, et Arthur Perticoz, ex- fondateur et DG de Wynd, majelan est un studio de production dirigé par Margaux Grancher et une plateforme de distribution de podcasts, livres audio et séries audio en illimité et sans publicité.

Mathieu Gallet, président-fondateur de majelan :

Cet accord est l’aboutissement d’un long travail de compréhension mutuelle entre la Scam et majelan pour inscrire la production et la diffusion de créations originales audio françaises dans le cadre du droit d’auteur. Je me félicite de l’approche commune qui a été la nôtre en faveur d’un soutien à la création qui tient compte des spécificités d’un secteur économique en plein développement. (suite…)