La Scam, partenaire historique du festival international du photojournalisme, vous attend à Perpignan, autour de trois rendez-vous à ne surtout pas manquer !
Mercredi 3 septembre à 15h au Palais des Congrès et des Expositions
Visa pour l’image accueille la cinquième session du prix Mentor 2025.
Doté de 5 000 euros par la Scam et d’une formation d’une valeur de 2 500 euros du CFPJ Paris, ce prix est dédié à la réalisation d’un projet photographique. L’occasion d’élire en présence du jury votre coup de cœur.
Jeudi 4 septembre de 15h à 16h30 au Palais des congrès, auditorium Charles Trenet
Dès 2023, la SAIF et la Scam organisaient, à Visa pour l’image – Perpignan, une première table ronde sur les bouleversements provoqués par l’émergence de l’intelligence artificielle générative, en particulier sur les enjeux pour les photographes et la liberté d’informer. Deux ans plus tard, la SAIF et la Scam proposent de faire un point d’étape sur les évolutions récentes et les perspectives à venir.
Quels sont les apports du nouveau règlement européen sur l’intelligence artificielle adopté en juin 2024 ? Quelles avancées pour la photographie de presse et la défense des droits d’auteur ? Quel est l’avenir du photojournalisme face au développement de l’IA ?
Cette nouvelle table ronde proposera un état des lieux de la situation juridique actuelle au niveau français et européen. La rencontre sera l’occasion d’évoquer les hypothèses en matière de rémunération et de défense des droits d’auteur et d’aborder les discussions en cours sur la transparence des données d’entraînement et les codes de bonne pratique. Enfin, il sera question des enjeux éthiques et professionnels que l’IA continue de poser pour le photojournalisme.
Le débat sera modéré par Pierre Ciot – photographe, administrateur et membre du bureau de la SAIF, introduit par Olivier Brillanceau – directeur général de la SAIF, en présence notamment de :
Nicolas Mazars – directeur des affaires juridiques et institutionnelles de la Scam,
Eric Barbier – journaliste reporter régional à L’Est Républicain et membre du bureau national du Syndicat national des journalistes (SNJ), co-organisateur du contre-sommet de l’IA en février 2025 à Paris,
Valérie Laure Benabou – professeur de droit privé à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (Paris Saclay), personne qualifiée membre du Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA),
Karine Daniel – sénatrice de la Loire-Atlantique (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain), membre de la Commission des affaires européennes du Sénat, corapporteure de l’avis politique relatif au code de bonnes pratiques en matière d’intelligence artificielle adopté par la commission des affaires européennes du Sénat,
Olivier Laurent – directeur Adjoint de la Photographie du Washington Post et
Benoît Tabaka – secrétaire général et directeur des Affaires Publiques de Google France.
Jeudi 4 septembre au soir au Campo Santo
Le prix Pierre & Alexandra Boulat encourage le travail des photojournalistes se heurtant aux difficultés économiques de leur métier. Doté de 8 000 euros, il permet à un ou une photojournaliste de réaliser un reportage inédit.
Le jury a retenu 8 projets cette année. Bravo aux lauréates et lauréats de la bourse Brouillon d’un rêve Journalisme !
Le jury était composé des journalistes invité·es Sophie Boutboul, Céline Bontron, Camille Diao et des journalistes membres de la commission Journalisme de la Scam : Nathalie Sapena, Sophie Piard, Didier Dahan, Violaine Vermot-Gaud, Anne Poiret, Emilie Gillet, Eric Lagneau, Jean-Michel Mazerolle, Marie-Pierre Samitier, Thierry Ledoux, Jennifer Deschamps, Cédric Lang-Roth, Isabelle Souquet, Walid Berrissoul, Sophie Bechir et Steven Wassenaar
Le prix est attribué à Thomas Morel-Fort pour son projet de reportage Carry that Weight. Il lui sera remis le jeudi 4 septembre à Visa pour l’image.
En quelques décennies, la Chine est passée d’une situation de pénurie alimentaire à une véritable épidémie d’obésité. Aujourd’hui, plus d’un adulte sur deux est en surpoids ou obèse. On estime qu’en 2050, 630 millions de Chinois seront concernés. L’enjeu est donc colossal.
Face à cette crise causée par une urbanisation massive et une croissance fulgurante, un abandon du régime traditionnel au profit d’une alimentation occidentalisée ultra-transformée et un mode de vie de plus en plus sédentaire, deux réponses opposées se dessinent :
Comme dans mes travaux précédents, je chercherai à incarner cette problématique sociétale par les histoires personnelles de plusieurs personnages.
Ce travail racontera ce que signifie “perdre du poids” en Chine en mettant en regard l’essor à la fois de solutions ultra modernes dont on ignore encore les effets secondaires et d’autres maintes fois éprouvées, presque anachroniques mais qui rencontrent un succès croissant.
Thomas Morel-Fort
Photographe indépendant, Thomas Morel-Fort travaille principalement sur des projets documentaires au long cours. Son travail a été publié dans The Guardian, Der Spiegel, 6mois, Marie Claire International, Grazia, Le Parisien, L’Express, L’Obs, Paris Match, La Croix, Le Figaro Magazine, Marianne, Le Monde, L’Équipe Magazine, Mediapart…
En 2015, il entame son premier projet au long cours sur les employées domestiques philippines. Pour cette enquête, il se fait lui-même embaucher comme employé domestique aux côtés de Donna en immersion pendant plus d’un mois dans la villa d’une riche famille libyenne sur la Côte d’Azur. Le Prix Camille Lepage reçu au Festival Visa Pour L’Image en 2019 lui permet de se rendre aux Philippines suivre les familles des femmes rencontrées en France. Tout en continuant de couvrir l’actualité (crise des rohingyas, mouvement des gilets jaunes, conflit en Ukraine),il réalise en duo avec Axelle de Russé un projet à la chambre photographique sur les arts vivants en France après la crise du Covid. Ce projet est lauréat de la commande nationale de la BNF, Radioscopie de la France et exposé dans l’exposition « La France sous leurs yeux » en 2024.
En 2022, il remporte le 1er prix catégorie Sport Story avec un reportage sur Fallou Diop, jeune jockey sénégalais, aux Poyi (Picture of the year international) et le 2eme prix catégorie Sport Story aux Istanbul Photo Awards. En 2023, il remporte le 2eme prix aux Siena International Photo Awards catégorie Daily Life. Son travail a été exposé aux États-Unis, en Angleterre, en Chine, en Turquie, en Italie et en France. En 2025, il est projeté au Festival Deauville Sport Images Festival et est représenté par la Galerie COURCELLES à Paris.
Depuis 2015, le prix Pierre & Alexandra Boulat, soutenu et doté de 8 000 euros par la Scam pour la dixième année consécutive, permet la réalisation d’un projet de reportage photographique inédit.
Dimitri Beck (Polka), Jean-François Camp (Galerie Durev), Cyril Drouhet (Le Figaro Magazine), Romain Lacroix (Paris Match), Delphine Lelu (Visa pour l’image), Lucie Moriceau-Chastagner (Musée de l’Armée) et Steven Wassenaar (photographe, membre de la commission Images fixes de la Scam).
Jean Chung (2008), Margaret Crow (2009), Lizzie Sadin (2010), Maciek Nabrdalik / VII (2012), Arnau Bach (2013), Kosuke Okahara (2014), Alfonso Moral (2015), Ferhat Bouda / Agence VU’ (2016), Romain Laurendeau / Studio Hans Lucas (2017), Jérôme Sessini / Magnum Photos (2018), Axelle de Russé / Hans Lucas (2019), Jérôme Gence (2020), Mary F. Calvert (2021), Laura Morton (2022), Paolo Manzo (2023), Gaëlle Girbes (2024).
Contact
Pour toute demande d’information : annie@pierrealexandraboulat.com
Rencontre avec Hervé Rony et Gilles Babinet à l’occasion d’une journée d’échanges consacrée à la mondialisation et aux industries culturelles et créatives.
#ThinkCulture2025
Le potentiel export des ICC françaises a souffert/souffre de faiblesses : sous-financement, taille réduite des entreprises, investissements insuffisants dans le numérique, méconnaissance de l’international… C’est pourquoi le développement international et la compétitivité des ICC sont considérés comme prioritaires par les pouvoirs publics, de sorte que sont mobilisés à cette fin les ambassades et le réseau culturel à l’étranger, la French Touch, Business France, différents organismes sectoriels : accompagnement, soutien, expertise… Cette action est-elle à la mesure des défis dans le contexte de la concurrence internationale accrue ? Porte-t-elle ses fruits ?
La réglementation européenne (directive sur les droits d’auteurs de 2019, règlement sur l’Intelligence Artificielle de 2024…) comme la législation nationale constituent une armature de protection des droits significative. Pour autant, l’application concrète n’est pas toujours efficiente (par exemple dans le métavers), et les inquiétudes suscitées par l’IA persistent : comment mettre en œuvre l’obligation de transparence demandée aux acteurs de l’IA, comment assurer la juste rémunération des ayants droit ? Faut-il renforcer la régulation, alors que celle-ci est, parfois, jugée d’ores et déjà trop contraignante ou complexe ? Les innovations technologiques finiront-elles-elles par balayer les dispositifs juridiques ?
Politique à la fois culturelle et industrielle, complémentarité des financements publics et privés, le soutien des ICC s’appuie sur le diagnostic initial d’un manque de moyens des entreprises en raison de la faiblesse des fonds propres, de la frilosité du secteur bancaire ou encore de l’insuffisance des données sur les marchés, alors même que les grands acteurs mondialisés du numérique renforcent sans cesse leur poids. L’État a mis en place une action qui se veut d’ampleur : France Relance, et 1 milliard d’euros pour la culture, dont 400 millions dédiés à la stratégie d’accélération des ICC, dont la CDC est l’opérateur, s’ajoute à l’action des ministères, du CNC, de l’IFCIC, du CNM : prêts, crédits, garanties, crédit d’impôt… Les objectifs de renforcement de la solidité et de la compétitivité des entreprises, de l’attractivité du territoire, de l’accélération de la transformation numérique, du renforcement de la RSE des entreprises sont-ils ou non en bonne voie d’être atteints, alors que le secteur culturel apparaît toujours plus comme un enjeu de souveraineté majeur ?
Les États-Unis s’engagent résolument vers une dérégulation généralisée, notamment pour développer au plus vite l’intelligence artificielle, et entendent de plus imposer leur modèle de développement à l’Europe. Celle-ci a jusqu’ici choisi la voie de la régulation, à des fins à la fois culturelles et économiques. Quelle prospective peut-on faire, à court terme, mais aussi à long terme ? Entre confrontation et conciliation, à quoi faut-il s’attendre ?
Module 1 – les ICC et la concurrence internationale : quelle promotion ?
Module 2 – Culture numérique, métavers, IA … : nos frontières, nationale et européenne, protègent-elles encore les droits d’auteurs et droits voisins ?
Module 3 – Les ICC et leurs financements public et privé : quelle politique culturelle ?
Module 4 – Dérégulation en Amérique, régulation en Europe : quelle voie d’avenir ?
Rencontre avec Gilles Babinet, coprésident du Conseil National du Numérique (CNNum) et membre du Comité Intelligence Artificielle générative et Hervé Rony, directeur général de la Scam.
Rendez-vous incontournable de la rentrée organisé par News Tank Culture, Think Culture propose depuis 2016, le temps d’une journée dédiée à l’innovation dans le pilotage de la Culture, de « partager les innovations, débattre des enjeux et d’actualiser son réseau ».
La Scam dresse chaque année à La Rochelle, un état des lieux du secteur audiovisuel. L’occasion de donner le point de vue des auteurs et des autrices sur leur situation et les chantiers français et européens en cours.
57 094 membres actifs (dont les héritiers ayants droits) en 2024 (+ 2441 auteurs et autrices)
34 261 auteurs et autrices ont perçu des droits
124,7 M€ de droits d’auteurs collectés (+ 7 %)
110,61 M€ répartis aux ayants droit (+ 0,7 %)
81% pour l’audiovisuel linéaire et non linéaire (+ 7,6 %)
7,6 % pour la radio
4,3 % pour les journalistes
4% pour les plateformes et réseaux sociaux
3% pour l’écrit, la photo et l’illustration
216 182 œuvres audiovisuelles déclarées (Une hausse de 19,5 % due à la progression des déclarations de vidéastes (+ 23,7 %))
44 053 œuvres radiophoniques déclarées (+ 10 %)
11 754 auteurs et autrices d’œuvres littéraires ont perçu des droits
2025 est une année riche en nouveaux accords bilatéraux à sceller et à signer. En effet, les contrats auprès des quatre grands opérateurs français (Orange, Bouygues Telecom, SFR/SFR Fibre et Free), initialement gérés toutes sociétés d’auteurs confondues, sont en cours de renégociation ainsi que les contrats Radio France, RFI et Meta. Force est de constater que ces négociations sont de plus en plus tendues.
Mais, depuis l’édition 2024 du Sunny Side, la Scam a réussi à signer de nouveaux accords de licence avec les partenaires suivants :
Plusieurs accords bilatéraux ont également été signés avec divers services de vidéo à la demande : TFOU Max, Molotov, La Cinetek, Filmo TV, Tënk Canada, Jour du Seigneur TV, …
La Scam représente deux catégories de bénéficiaires des rémunérations des droits voisins issus de la directive européenne de 2019 sur le droit d’auteur : les journalistes et les « autres auteurs » concourant à des titres de presse (écrivains, photographes/illustrateurs et réalisateurs).
Pour les journalistes, la Scam a signé lundi 23 juin un avenant avec Radio France afin d’étendre son accord spécifique relatif aux droits des journalistes à cette part de rémunération de droits voisins leur revenant. Les journalistes de Radio France percevront donc par l’intermédiaire de la Scam leur part de droits voisins. Les discussions sont en cours avec France Télévisions et les syndicats de journalistes de France Télévisions pour étendre de la même façon l’accord spécifique des journalistes à cette part de droits voisins.
Pour les « autres auteurs », la Scam doit signer le 25 juin avec le SATEV et la Garrd, un accord pour fixer la part revenant aux réalisateurs. Cet accord vise l’équité de traitement entre les réalisateurs et les journalistes audiovisuels. Cette part sera gérée individuellement par les producteurs, mais rien n’est exclu, à l’avenir, pour une éventuelle gestion par la Scam.
La Scam, au sein de la Société des Auteurs Audiovisuels (SAA) et du Groupement Européen des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (Gesac), a participé aux actions de lobbying et rejoint une très large coalition d’ayants droit dans l’UE pour contester la dernière version du « Code of practice », censé définir les obligations de respect du droit d’auteur et de transparence établies par l’AI Act adopté le 23 juin 2024.
Rédigée par un groupe de travail organisé par la Commission européenne, la dernière version du code constitue un recul par rapport aux acquis de l’AI Act : elle ne permet pas aux créateurs et créatrices et celles et ceux qui les représentent d’obtenir suffisamment d’informations sur les contenus protégés utilisés pour l’entraînement des IA génératives. Ces informations sont pourtant essentielles pour l’exercice de leurs droits.
De manière générale, l’exécutif européen montre des velléités préoccupantes de s’abstenir au maximum de réguler le marché de l’IA, alors que le Parlement compte plus de soutiens, parfois très actifs, une innovation encouragée par la régulation. Un rapport sur le droit d’auteur et l’IA générative y est en cours de rédaction et devrait être adopté en fin d’année. Nous y sommes très attentifs.
Signalons également qu’en novembre 2024, la première étude prospective significative (PMP Strategy pour la CISAC) sur l’impact de l’intelligence artificielle générative sur les revenus des créateurs est parue : elle met en évidence le recul prévisionnel de l’emploi (-21% dans l’audiovisuel d’ici 2028) et la création de valeur – significative – pour les fournisseurs d’IA.
Signalons la publication des rapports d’Alexandra Bensamoun (volet juridique) et Joëlle Farchy (volet économique) sur la rémunération des auteurs et autrices, commandés par le CSPLA, qui ont été adoptés officiellement hier. Ils portent sur la mise en œuvre du règlement européen sur l’IA. La Scam se félicite de pouvoir disposer de documents de qualité. Elle en partage très largement les conclusions sur les objectifs de transparence, d’identification des données entrainées et sur les pistes envisagées pour obtenir une rémunération des auteurices.
La Scam a contribué aux réflexions communes préalables à l’adoption de ces rapports et mené un travail de sensibilisation auprès des parlementaires, notamment dans le cadre de la mission « IA et création » menée au Sénat (Pierre Ouzoulias, Agnès Evren, Laure Darcos). Ses conclusions sont attendues pour l’été.
Par ailleurs, la Scam participe à la concertation organisée par les ministres de la Culture et du Numérique, réunissant ayants droit et acteurs de la tech. Une première réunion s’est tenue le 2 juin au ministère de la Culture.
En novembre 2024, les groupes audiovisuels France Télévisions, M6 et TF1, les principales organisations de gestion collective du secteur – l’Adami, la SACD, la Sacem et la Scam – ainsi que les syndicats de producteurs – ANIM France, le SPI et l’USPA – se sont réunis pour officialiser la création de LaFA, la filière audiovisuelle.
Parmi les acteurs de la filière, les chaînes de télévisions historiques sont les premières pourvoyeuses de droits et assurent le meilleur modèle de rémunération proportionnelle pour les membres de la Scam. Elles sont aussi les principales partenaires du financement de la création, aux côtés des producteurs, autre maillon essentiel de la chaîne de création. C’est pourquoi la Scam a soutenu la fondation de LaFA afin de porter une voix unie pour défendre l’écosystème de l’audiovisuel.
Dans un contexte de bouleversements profonds du secteur, l’ambition de LaFA est d’assurer la solidité de son modèle économique, d’accompagner sa transformation, de garantir la diversité et le renouvellement de la création dont les œuvres représentées par la Scam constituent une part essentielle. LaFA garantit aussi de défendre ensemble l’exception culturelle.
Alors que Delphine Ernotte Cunci, la présidente de France télévisions est confirmée à son poste pour un troisième mandat, et Laurent Vallet, président de l’INA également au sien pour un troisième mandat, de fortes incertitudes sur l’avenir de la gouvernance de l’audiovisuel public demeurent. La « PPL Lafon », qui propose la création d’une holding rassemblant France télévisions, Radio France, et l’INA, devrait en principe être discutée en séance publique le 30 juin.
L’urgence aujourd’hui est d’assurer à l’audiovisuel public les moyens des ambitions qui lui sont fixées.
En 10 ans (ce qui correspond aussi au premier mandat de Delphine Ernotte), France télévisions a perdu près de 480M€ en euros constants.
Source : France TV, juin 2025
Le budget 2025 de FTV a été raboté de 47,6 M€ par rapport au projet de loi de finances initial, conduisant l’entreprise à anticiper un déficit de 23 M€ sur l’exercice en cours. En cours d’année 2024, l’entreprise avait déjà dû faire face à l’annulation de 36M€ de crédits.
Pour les auteurs et autrices, il est capital de sécuriser le financement de la production audiovisuelle : FTV reste le premier moteur de la création documentaire audiovisuelle.
Pour rappel : aujourd’hui FTV est astreinte à une enveloppe annuelle de 520M€, soit 440 M€ en audiovisuel (avec 105 M€ pour le documentaire français de création) et 80 M€ pour le cinéma. La profession s’inquiète, à l’instar du président de l’Arcom, que l’investissement dans la création subisse le prochain rabot des nombreuses coupes successives imposés à France TV.
Une récente étude de la Garrd – M6 : conditions de travail des auteurs réal – fait état d’un profond malaise concernant le travail d’un certain nombre d’auteurs et autrices qui réalisent des programmes pour M6.
Le sujet de la santé au travail ne peut laisser la Scam indifférente. Elle a écrit à Guillaume Charles, directeur général des programmes, pour en discuter. Elle souhaite également saisir le Syndicat des Producteurs et Créateurs de Programmes Audiovisuels (SPECT).
Enfin, la Scam demande à être associée aux discussions sur la charte tripartite auteurs/producteurs/diffuseurs que propose, à juste titre, la Garrd.
Chères autrices, Chers auteurs,
Afin de mieux rémunérer les droits de diffusion de vos œuvres, les membres du conseil d’administration ont voté en juin dernier une réforme préparée depuis plusieurs années par les services de la Scam, sur la base d’études prospectives réalisées à partir des résultats de trois années d’exercice.
Cette réforme concerne les chaînes dites « historiques » : France 2, France 3 nationale et régions, France 5, Arte, TF1, Canal+ et M6. Vous constaterez, dès la répartition du mois de décembre, les premiers effets de cette évolution, avec une application progressive des nouvelles règles.
Nous vous en avions communiqué les détails dans votre espace connecté en octobre et souhaitons ici en rappeler les mécanismes.
Pour une revalorisation globale des tarifs minutaires de référence, un ajustement des règles de répartition a été élaboré en fonction de tranches horaires de diffusion – précisons que c’est la première minute de sa diffusion qui inscrit une œuvre dans son créneau horaire.
Les tarifs minutaires de référence varieront donc en fonction des tranches horaires, avec une distinction entre chaînes publiques et privées, ces dernières étant soumises à des pratiques éditoriales et des modèles de financement différents. Ceci permet d’augmenter la rémunération des œuvres diffusées dans les tranches horaires de forte visibilité. Pour les autres tranches horaires, la rémunération sera en grande partie compensée par la hausse générale des tarifs minutaires.
Par ailleurs, pour permettre l’augmentation du tarif minutaire de référence, un taux d’abattement s’appliquera à toutes les rediffusions, quelle que soit la période de rediffusion.
Les premiers ajustements seront effectifs dès la répartition de décembre 2024, pour les diffusions du premier trimestre de cette année sur les chaînes concernées.
Pour une compréhension de ces nouvelles règles, nous vous invitons à consulter les tableaux ci-dessous.
Conscients de la complexité des calculs et de l’aspect technique de cette réforme, nous nous tenons à votre entière disposition pour toute question concernant ces ajustements et leur impact sur la répartition de vos prochains droits. Les services de la Scam restent à votre écoute, très attentifs aux effets de l’application de ces nouvelles règles destinées, répétons-le, à garantir une plus juste rémunération.
Très cordialement.
Rémi Lainé, réalisateur et président de la Scam
Hervé Rony, directeur général de la Scam
Pour toutes informations complémentaires, n’hésitez pas à consulter le barème audiovisuel et les règles de répartition ou à nous contacter relations.auteurices@scam.fr
Anja Unger, présidente de la Scam,
Aymone de Chantérac et GIRAF PROD,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire
2025 – 90 minutes – produit par GIRAF PROD
Hypersensibles, sans filtre, les personnes trisomiques nous font voir le monde autrement : Avec un grand truc en plus !
Si de nombreux progrès ont été réalisés pour favoriser leur inclusion, il leur faut encore, plus que n’importe qui, continuer à se battre pour trouver leur place dans notre société, braver le regard des autres, s’épanouir et être tout simplement heureux ! Pendant des mois, nous avons suivi certaines de ces personnes extra-ordinaires, à différents âges de la vie.
Anja Unger, présidente de la Scam,
Camille Monin, productrice, et Jan Vasak, réalisateur,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire
2025 – 52 minutes – Produit par Day for Night productions et France Télévisions
Avec la participation du RDGE, TV5 Monde, du CNC et de l’Eurométropole de Strasbourg
Animation réalisée par Bétrice Augereau avec le studio Amopix
Le 17 mai 1957, Henriette Trémeaud, épouse du Préfet du Bas-Rhin est tuée dans l’enceinte de la préfecture de Strasbourg, par l’explosion d’une boite à cigares piégée. C’est une histoire de terrorisme mais également une histoire de géopolitique européenne et mondiale. Dans cette affaire, nous retrouvons tous les ingrédients de ce qui nourrit l’histoire de l’espionnage russe en occident depuis 80 ans : espionnage, désinformation, manipulation et même meurtres…
Anja Unger, présidente de la Scam,
Olga Chernykh, LuFilms et Real Pictures,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire
2023 – 72 minutes – produit par LuFilms, Real Pictures, Tama Filmproduktion, Normandie Image et European Solidarity fund for Ukrainian Films
Une photo souvenir d’Ukraine suit une famille de Donetsk, ville industrielle prospère dans la région du Donbass. En 2014, la guerre éclate, bouleverse leur quotidien et les oblige, comme tant d’autres, à se réfugier à Kiev.
En février 2022, le danger les contraint à un second exil. Un sentiment permanent de perte les tourmente maintenant depuis des années.
Anja Unger, présidente de la Scam,
Lorena Zilleruelo, Les films de l’oeil sauvage et Capicúa Films,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire
2022 – 62 minutes – produit par Les films de l’oeil sauvage et Capicúa Films
Ce film a reçu le soutien de la bourse « Brouillon d’un rêve » de la Scam
Bastian, jeune chilien trans traverse une période difficile de sa vie : l’adolescence. Cette période devient davantage difficile à affronter lorsque Bastian fait tout son possible pour s’affirmer. Lorena, sa cousine va le suivre de ses 12 à ses 18 ans et ainsi filmer les bouleversements intimes que traversent sa famille et lui. Des difficultés économiques et sociales vont enrayer sa transition. Avec Bastian, nous faisons la rencontre d’un Chili qui s’ouvre grâce à sa nouvelle génération.
Le prix Albert Londres partage l’alerte lancée par la Société des journalistes de l’AFP, qui dénonce les terribles conditions de vie et de travail de ses correspondants à Gaza.
Le CA sortant de la SDJ
Anja Unger, présidente de la Scam,
Axel Illary et Iman Production,
Sous le haut patronage de Madame Françoise Remarck, Ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire
2002 – 60 minutes – produit par Iman Production
« Zouglou Feeling » explore les origines, l’évolution et l’impact social du mouvement Zouglou en Côte d’Ivoire, à travers les voix de ses pionniers. Témoignages, archives et instants de vie composent ce film engagé et vivant.
La projection sera suivie d’une séance de dédicaces de
Paru en 2024 aux éditions Le Lys Bleu
Ce livre vous invite à revivre l’histoire fascinante d’un mouvement musical qui a profondément marqué l’identité de la Côte d’Ivoire. Avec une plume pleine d’anecdotes, Axel Illary décrit le parcours tumultueux du Zouglou, de ses origines jusqu’à nos jours.
Anja Unger, présidente de la Scam,
le Pr Amine Benyamina, Marie Pierre Samitier
et les Editions Marabout,
ont le plaisir de vous inviter à la présentation de
Et si on parlait des ADDICTIONS ?
Le nombre d’addictions est en forte croissance : tabac et alcool bien sûr mais aussi de nouvelles substances ou objets (MDMA, gaz hilarants, écrans, médicaments, cannabis, etc.).
Le Pr Amine Benyamina et Marie Pierre Samitier mêlent réflexions sociétales et de santé publique, aux côtés des protocoles détaillés pour chaque addiction ou polyaddictions.
Au programme de cette 37e édition des États généraux du film documentaire, cinq films aidés par la Bourse Brouillon d’un rêve, et la Nuit de la radio 2025 En d’autres langues proposée par Antoine Chao.
Lussas – terre d’Ardèche, terre du cinéma documentaire, terre de la liberté de création. Cette année encore, la Scam s’inscrit avec fierté au sein de cette liberté.
La « Journée de la Scam » présente cinq films documentaires soutenus par Brouillon d’un Rêve, une aide à l’écriture pensée par les auteurices pour les auteurices. Elle intervient au moment le plus fragile d’un film, au tout début, quand la liberté est totale et vertigineuse, terrifiante même.
Des films que nous attendons avec une impatience heureuse.
Brouillon d’un Rêve a été conçu pour permettre aux idées de fleurir librement pour atteindre une expression singulière. C’est ce que la Scam soutient avec passion : l’émergence d’une écriture qui nous ouvre vers l’univers tout à fait unique de son auteur ou autrice.
Les films du programme nous emporteront vers cinq horizons, nous feront découvrir cinq mondes : le mystère d’une ligne invisible et pourtant infranchissable tout au sud de l’Afrique, « Where two oceans meet » de Lulu Scott, une exploration du vécu de l’intime, « Le Ballon » de Amanda Robles, la transition d’une vie à l’autre, « Yvon » de Marie Tavernier, ou encore le monde des enfants dans un Palerme inconnu de nos regards, « Il Castello Indistruttibile » de Stefano La Rosa, Virginia Nardelli et Danny Biancardi, et enfin, le monde du vivant raconté par quatre femmes, « Animus Femina » d’Eliane de Latour – cette année se sont imposés à notre sélection les regards de femmes sur le monde.
Ces cinq films se distinguent par leur liberté créative et la richesse des points de vue.
Si l’histoire nous a enseigné une chose en Europe, c’est que cette liberté et cette richesse, si essentielles à notre vivre ensemble, font battre le cœur de nos cultures. Chaque œuvre d’auteur ou autrice, chaque geste artistique est un battement de plus.
Écoutons battre ce cœur, encore et encore.
Anja Unger, autrice-réalisatrice, présidente de la Scam
Une journée de projections et d’échanges qui mettra à l’honneur cinq films documentaires.
Une programmation, imaginée par les deux membres du jury, Hélène Marini et Thomas Jenkoe avec Lise Roure, responsable du dispositif Brouillon d’un rêve de la Scam,
À l’occasion de cette rencontre dédiée au financement du documentaire de création, Lise Roure présentera, aux côtés de plusieurs structures, le dispositif Brouillon d’un rêve et détaillera le fonctionnement des commissions de la Scam, leurs critères et attendus.
La Nuit de la radio 2025 vous invite à une expérience d’écoute collective, casque sur les oreilles, pour découvrir En d’autres langues d‘Antoine Chao.
Faire vivre les langues minoritaires, les faire exister et résonner avec leurs imaginaires, leurs cultures et leurs forces d’expression, relève aujourd’hui d’un acte de résistance face aux langues hégémoniques et leurs modèles politiques et économiques dominants, pour ériger une tour de Babel radiophonique.
Attention, les places sont limitées, les tickets sont à retirer à l’accueil public du festival. Un quota de places sera disponible chaque jour à l’accueil public, dès l’ouverture de la billetterie à Lussas.
Anja Unger, présidente de la Scam,
Anne Poiret, After War et Squawk,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire
2025 – 58 minutes – produit par After War & Squawk
coproduit par Arte
avec le soutien du CNC et de la PROCIREP
et Cinétévé sales
8 ans après la fin de la guerre contre Daech, les milices créées pour défendre l’Irak n’ont jamais été démobilisées. Souvent présentées comme un bloc chiite pro-iranien, elles sont devenues un pouvoir parallèle à l’État et fragilisent la souveraineté du pays. En accédant à leurs leaders, le documentaire explore ce système tentaculaire qui maintient une violence constante dans cette nation qui se croyait en paix.